Athus

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Athus
(nl) Athus
(de) Athem
Vue du vieil Athus et de la Messancy, au printemps 2014.
Vue du vieil Athus et de la Messancy, au printemps 2014.
Blason de Athus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Arlon
Commune Blason d'Aubange Aubange
Section Athus
Code postal 6791
Zone téléphonique 063
Démographie
Gentilé Athusien(ne)
Population 7 367 hab. (31 décembre 2013[1])
Densité 1 275 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 33′ 46″ N 5° 50′ 10″ E / 49.562777777778, 5.8361111111111 ()49° 33′ 46″ Nord 5° 50′ 10″ Est / 49.562777777778, 5.8361111111111 ()  
Superficie 578 ha = 5,78 km2

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Athus (prononcé [aty][2], luxembourgeois : Attem, allemand : Athem, wallon : Atu) est une localité et une section de la commune belge d'Aubange. Elle est située en Région wallonne, dans la province de Luxembourg. On y parle le français et la langue vernaculaire traditionnelle est le luxembourgeois (qui est cependant de moins en moins utilisée).

Athus possède la particularité d'être située le long de deux frontières belges: celle avec le Grand-Duché de Luxembourg et celle avec la France. Le tripoint transfrontalier se situe au sud-est de la cité, jouxtant Rodange (canton d'Esch-sur-Alzette, Grand-Duché de Luxembourg) et Mont-Saint-Martin (département de Meurthe-et-Moselle, France).

Ce fut une commune à part entière entre 1878 (lorsqu'elle se sépare d'Aubange) et la fusion des communes de 1977 (date à laquelle elle y fut à nouveau rattachée).

Athus connu son essor grâce à l'activité métallurgique et sidérurgique, principalement à partir du XVIIIe siècle, et fut autrefois renommée pour son usine sidérurgique qui ferma ses portes en 1977, dans la foulée du déclin de la sidérurgie dans toute la région.

La localité compte 7 367 habitants au 31 décembre 2013 et est, à ce titre, la plus peuplée des entités de la commune d'Aubange (dont elle représente presque la moitié du poids démographique). Elle constitue un continuum bâti avec Aubange, Longeau et Guerlange, portant ce nombre à plus ou moins 13 000. De plus, Athus est intégrée au cœur d'une agglomération urbaine transfrontalière de 127 622 habitants: l'agglomération transfrontalière du pôle européen de développement, dont elle est l'une des principales localités avec Longwy, Differdange et Pétange. Cette agglomération tient son nom de l'espace économique et industriel transfrontalier: le Pôle Européen de Développement, bordant tout le sud de la cité.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie politique[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Athus est située à l'extrême sud de la Belgique, plus précisément dans le Pays d'Arlon et fait partie de la Lorraine belge. Son territoire s'étend sur 578 hectares si l'on reprend les limites de l'ancienne commune d'Athus d'avant la fusion de 1977, (qui ne comprenait que la localité même). L'altitude moyenne est de 280 mètres au devant de l'église[3]. Cependant on compte un dénivelé maximum de 100 mètres entre le point le plus haut et le plus bas (au niveau de la Chiers).

Elle possède un emplacement géographique (et économique) notable car elle est située à la limite sud du territoire belge, délimitée à l'est par la frontière luxembourgeoise et au sud par celle avec la France. À ces trois frontières se situe le tripoint Belgique-France-Luxembourg.

Localités environnantes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Meix-le-Tige Messancy Guerlange
Longeau
Rose des vents
Aubange N Pétange (L)
O    Athus    E
S
Longwy (F) Mont-Saint-Martin (F) Rodange (L)

La section d'Athus[modifier | modifier le code]

L'actuelle section d'Athus se compose de trois localités:

Elle est, avec 7 646 habitants (au 31 janvier 2012), la plus peuplée des quatre sections de la commune d'Aubange. Elle est aussi la deuxième en termes de superficie, après Halanzy.

En Belgique, une section est normalement définie par les limites des anciennes communes d'avant la fusion de 1977. À cette date, les quatre (anciennes) communes d'Athus, d'Aubange, d'Halanzy et de Rachecourt créèrent donc la « nouvelle » (et actuelle) commune d'Aubange et leurs anciens territoires en devinrent théoriquement les actuelles sections. Cependant, lors de la fusion, le village de Guerlange et le hameau de Noedelange quittèrent la commune de Messancy pour s'adjoindre à la commune d'Aubange mais, n'étant pas autrefois une commune à part entière, ils ne constituaient pas une section à proprement parler et furent donc rattachés à celle d'Athus.

La section actuelle d'Athus est donc plus grande que les limites de l'ancienne commune d'Athus d'avant 1977.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cuestas de Lorraine.

La Lorraine belge, dont fait partie Athus, est la seule région géologique du Jurassique (Ère secondaire) du pays. Elle est située entre la deuxième et la troisième cuesta de Lorraine: la cuesta charmoutienne au nord et la cuesta bajocienne au sud, cette dernière délimitant la frontière entre la France et la Belgique[4].

Les sols des environs sont principalement composés de grès tendres et de calcaires gréseux, ferrugineux ou non, qui forment la crête de la cuesta[5]. Une quantité de fer importante est présente dans les calcaires et les calcaires gréseux, ce qui donne aux sols une couleur brun-rouge caractéristique et qui permit le développement de l'activité métallurgique dans la région. À quelques centaines de mètres de là, au Grand-duché de Luxembourg, la région est d'ailleurs appelée la région des Terres Rouges.

Cours d'eau[modifier | modifier le code]

La Messancy vue depuis le parc animalier.

Athus est traversée par la Messancy qui se jette dans la Chiers (Kuer en luxembourgeois), celle-ci traversant une petite partie du sud de la cité. Leur confluent fut transformé en petite écluse lors de la création de l'usine sidérurgique à la fin du XVIIIe, afin de capter les eaux pour alimenter les systèmes de refroidissement de cette dernière. À cet endroit, la Messancy a un débit quatre fois supérieur à celui de la Chiers. Ces deux rivières sont des affluents de la Meuse. Aucune d'entre elles n'est navigable à cet endroit. Une source d'eau est présente juste avant le confluent entre les deux rivières. Celle-ci créé un étang de 0.51 ha, rue Floréal, où l'on peut pratiquer la pêche[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Géographie du Luxembourg#Climat.

Athus bénéficie d'un climat tempéré de type subatlantique. Cela signifie que les hivers sont généralement doux, les étés relativement frais (le tout par rapport au climat mondial), et le total des précipitations est élevé.

Voici un tableau représentant les températures maximales et minimales moyennes à l'ombre, en degrés Celsius, ainsi que la quantité de précipitations (pluie, neige etc.) en millimètres, le tout en moyenne depuis 1984 dans la région d'Athus (le sud-est de la province de Luxembourg)[7].

Nuvola apps kweather.png Climat de la région d'Athus
Mois J F M A M J J A S O N D Moyenne annuelle
Températures maximales (°C) (moyennes et à l'ombre) 2,7 4,6 7,9 12,8 16,8 20,1 21,7 21,1 18,5 12,7 6,8 3,2 12,4
Températures minimales (°C) (moyennes et à l'ombre) -2,8 -1,9 -0,2 3,3 6,6 10,0 11,6 11,4 8,6 4,5 1,3 -1,6 4,2
Précipitations (hauteur moyenne en mm) 93 72 70 68 77 79 80 76 75 87 95 102 81

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les premières appellations d'Athus sont d'origines franques (donc germaniques): Athem. Le suffixe -hem qui provient du franc -heim. L'appartenance d'Athus au Saint-Empire romain germanique fit que, contrairement à ses voisines, ce suffixe resta et ne se changea pas en -ourt, comme ce fut le cas notamment pour Battincourt (dont le nom original était Bêthem), qui, lui, passa aux mains du royaume de France[8] et non de l'Empire (voir section Histoire). On trouve également deux autres noms pour Athus au temps où le village était divisé entre sa partie haute et sa partie basse, celles-ci respectivement dénommées « Obenathem » (Athus haut) et « Niederathem » (Athus bas)[9]. Athem est donc l'écriture la plus ancienne. Par la suite, on trouve plusieurs formes romanes pour l'écrire, comme Attus en 1259, Athue en 1301, pour ultérieurement devenir Atthu en 1677 ou encore Atus en 1777.

La prononciation correcte veut que l'on omette l'« s » finale (Phonétique:[aty]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le « quartier Pesch » est l'un des plus vieux quartiers d'Athus.

Origines et période romaine[modifier | modifier le code]

Les origines d'Athus sont sujettes à discussion entre trois possibilités : des origines celtes, romaines ou germaniques. Cependant, il semble que ce soit cette dernière qui soit la plus correcte. En effet la date de fondation du premier hameau se situe bien à l'époque de l'invasion romaine, probablement entre -54 et -53, et les Celtes, eux, vécurent également dans la région, mais pas à Athus. On trouve leurs traces dans les hameaux voisins de Guerlange et Clémency avec la découverte de plusieurs tombes[10] et grâce à la toponymie de certains lieux. Mais les premiers Athusiens ne furent ni Celtes, ni Romains, mais bien des membres de la tribu germanique des Ubiens que Jules César autorisa à s'installer sur la rive droite du Rhin lorsqu'il le traversa. À cette époque, l'ancienne forteresse celte du Titelberg (Grand-Duché de Luxembourg) venait d'être restaurée par les Romains et quelques-uns des colons germains, recherchant la protection de l'occupant, vinrent s'installer au pied de celle-ci, devenue un camp romain, et y construisirent leurs fermes. Ainsi naquit la bourgade d'Athus. À cette époque elle se composait exclusivement d'agriculteurs germains qui assuraient le ravitaillement des habitants du Titelberg. Le premier lieu-dit connu fut la ferme Am Tumeltgen qui se situait au croisement des actuelles Grand-Rue et Rue Houillon.

Athus serait donc d'origine germanique et non romaine, comme la présence du tumulus (monument funéraire datant de 600 à 450 ans avant Jésus-Christ) de la Rue de Rodange semblerait le faire croire.

Les Francs et le christianisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Royaumes francs.

Au IVe siècle commencent les invasions barbares et le déclin de l'Empire Romain d'occident. Vers 459, les Francs, descendant de l'Eifel, chassent les Romains et s'établissent dans nombre de régions, dont celle de l'actuel Luxembourg. C'est avec eux que le christianisme, venant de Trèves va s'introduire dans les populations conquises, remplaçant les religions de la Rome Antique et celles des peuples germaniques. En effet la première église régionale sera construite en 631 dans la bourgade voisine de Mont-Saint-Martin sous le roi mérovingien Dagobert Ier. Athus fait alors partie du royaume de l'Austrasie puis est intégrée au royaume franc en 751 sous Pépin le Bref, ensuite sous Charlemagne, qui crée son propre empire : l'Empire carolingien. À la mort de ce dernier (le 28 janvier 814) son immense territoire est scindé en trois parties, du nombre de ses petits-fils (traité de Verdun). Athus fait alors partie d'un de ces trois territoires : la Lotharingie (qui est toujours un royaume franc) créée en 855. Athus dépend de la Châtellenie de Longwy et de la seigneurie de Rodange. C'est à partir de ce moment-là que le hameau de l'époque va être trimbalé d'un comté, duché ou pays à un autre.

En effet, la Lotharingie ne vécut pas longtemps comme telle et fut scindée en 959 entre les duchés de Basse-Lotharingie et de Haute-Lotharingie, dans lequel se situe alors Athus. Le village passe sous le joug du comté de Luxembourg (lui-même faisant toujours partie de la Haute-Lotharingie) lors de sa fondation en 963 quand Sigefroy de Luxembourg acquiert les ruines d'un vieux fort romain appelé Castellum Lucilinburhuc, qui deviendra la place forte de Luxembourg Ville.

L'époque lorraine[modifier | modifier le code]

Athus fait historiquement partie de la Lorraine, tout au moins de la partie belge et non de la Gaume.

En 1047, la Haute-Lotharingie change en quelque sorte de nom et devient le Duché de Lorraine, qui est lui-même un état du Saint-Empire romain germanique. Athus sera séparée en deux en 1264 par le comte Henri II de Luxembourg qui lègue une partie de son village au Duc de Lorraine de l'époque: Ferry III. Naissent alors « Niederathem » (Athus-bas) et « Obenathem » (Athus-haut), mais en soi, cela ne change pas grand-chose car les « deux Athus » dépendent de toute façon toujours du même empire, (Saint-Empire romain germanique), également du même duché (celui de Lorraine donc), il n'y a que le comté qui change. Athus ne sera « réunifiée » physiquement qu'en 1830 avec la construction de la Grand-Rue.

Le village ne s'étend pas beaucoup et reste un hameau agricole. On note la création d'un cimetière entre 1360 et 1400 au lieu-dit Kirfich et un début de population résidente dans des chaumières et non plus dans des fermes, va se grouper tout autour. Vers 1500, Athus est prise en charge par les seigneurs de Noedelange et voit la naissance d'une chapelle jouxtant le cimetière (c'est aujourd'hui la Place Verte. On recense 3 fermes, 1 moulin et 70 habitants. En 1554 une épidémie de peste frappe le village.

L'époque française et le début de l'activité du fer[modifier | modifier le code]

Le premier édifice religieux d'Athus était une chapelle se trouvant à la Place Verte, ici vue sous la neige au petit matin, en 2010.
Article détaillé : Histoire de France.

En 1632, en pleine Guerre de Trente Ans, le royaume voisin, la France de Louis XIII, envahit le Saint-Empire romain germanique et son Duché de Lorraine, et occupe des places fortes, s'assurant des passages qui la relient à ses alliés pour affaiblir le Saint-Empire dirigé par la famille Habsbourg. Dans ce but, Longwy (châtellenie dont fait partie Athus) est prise en 1646, sous les ordres d'Henri de La Ferté-Senneterre. Théoriquement toujours duché de l'Empire, la Lorraine et Athus furent néanmoins occupées par les Français jusqu'à la fin des années 1670. C'est lors du Traité de Nimègue, le 10 août 1678, que Longwy, et donc Athus, furent officiellement concédées à la France de Louis XIV, par Charles V de Lorraine.

La guerre et les épidémies ravagent le village: en 1636, Athus est abandonnée, il n'y a plus aucun habitant jusqu'en 1648 où la population revient doucement (on ne compte que 3 habitants l'année suivante...). Puis, en 1664, la vocation d'Athus va tout doucement changer, passant de l'agriculture à la métallurgie, entrainant une bonne fois pour toutes le repeuplement du hameau. En effet, un certain François Thomassin, prévôt d'Arrancy, installe un fourneau, le long de la Messancy près de l'actuel lieu-dit du Brüll, afin d'alimenter en fonte la forge d'Herserange qu'il vient de racheter.

XVIIIe et XIXe siècles: passages d'un état à l'autre[modifier | modifier le code]

L'histoire d'Athus est de longue date liée à celle du Luxembourg dont voici le blason.
Article détaillé : Histoire du Luxembourg.

Le 21 janvier 1718, le Traité de Paris conclu entre Philippe d'Orléans et son beau-frère, le duc de Lorraine et de Bar, Léopold Ier cède tout le prévôté de Longwy, et donc Athus, à la Lorraine (à l'exception de la place forte et de la ville fortifiée par Vauban de Longwy même). Mais ce n'est que de courte durée car, en 1738, le Traité de Vienne, fait repasser la Lorraine de François III, au sein du Royaume de France de Louis XV. Et le petit jeu de chaises musicales continue pour Athus puisqu'en 1769, le village est recédé au comté de Luxembourg, alors dépendant des Pays-Bas autrichiens, et se retrouve à nouveau sous le joug des Habsbourg.

Pendant ce temps, en 1751, les forges d'Herserange et donc le fourneau athusien, sont rachetées par la famille d'Huart, qui aura plus tard une grosse importance dans la création de l'usine d'Athus. C'est à partir de ces années que le fourneau va être agrandi et que la population va commencer à croître rapidement. En 1769, on compte 50 ménages dans les deux parties d'Athus et en 1786, 75 maisons sont déjà recensées pour un total de 313 habitants.

Après la Révolution française de 1789, la jeune République de France reconquiert le Luxembourg et en fait un département (le « département des Forêts »). Athus relève alors de la commune d’Aubange. Mais après la défaite de Napoléon à Waterloo en 1815, l'actuelle Belgique ainsi que l'actuel Luxembourg, passèrent aux mains du royaume des Pays-Bas de Guillaume Ier.

Mais en 1830, la Belgique, qui n'existe pas encore, se révolte contre les néerlandais, c'est la Révolution belge qui va mener à l'indépendance et à la création de l’état belge tel qu'il est aujourd'hui. Le village d'Athus, situé loin de l'agitation révolutionnaire de Bruxelles, fait toujours partie du Duché de Luxembourg qui est alors offert entièrement à la Belgique après l'indépendance de cette dernière.

Cependant, les grandes puissances européennes de l'époque sont résolues à priver le jeune royaume belge du point stratégique qu'est la forteresse de Luxembourg-Ville. Arrivent alors les protocoles de Londres, le 20 janvier 1831, qui stipulent que la Belgique doit rendre le Luxembourg aux Pays-Bas. Le traité des XXIV articles (15 novembre 1831), accorde cependant à la Belgique le « Luxembourg wallon », qui représente la majeur partie de l'actuelle province de Luxembourg) ainsi que le Pays d'Arlon (Arelerland) pourtant de langue luxembourgeoise. C'est ainsi qu'Athus (et toute la province de Luxembourg) devint (et resta) belge alors que le Grand-duché devenait progressivement indépendant quelques années plus tard. L'appartenance à la Belgique mit fin au jeu de chaises musicales qui trimballait Athus d'un état à l'autre.

La Belgique et les premiers changements notables[modifier | modifier le code]

La gare sera inaugurée en 1862, avec l'arrivée du chemin de fer.

La stabilité politique du nouveau Royaume belge et le début de la révolution industrielle en Europe vont permettre à Athus de se développer et ce autour de sa principale richesse: l'activité du fer.

D'un point de vue local, le village commence à subir des changements de plus en plus importants. Il se sépare de la paroisse d'Aubange en 1808 et le premier curé d'Athus est nommé, il s'agit de Croat Victor. Athus fait alors partie de diocèse de Metz et du doyenné de Messancy jusqu'en 1823 où elle sera rattachée au diocèse de Namur. Cette même année, on compte 453 habitants. En 1827 est créée la première école. Trois ans plus tard, la Grand-Rue est construite, reliant physiquement une bonne fois pour toutes « Niederathem » et « Obenathem », pour former un grand village. En 1833, l'actuelle église Saint-Étienne est édifiée (le chantier ayant débuté quatre ans plus tôt), mais elle ne possède pas encore son clocher (il sera installé en 1863). En 1840 on entreprend d'extraire le minerai d'alluvions depuis le bois, le tout sur 8 ha, aux lieux-dits Hertschlberg et Langfeldt afin d'alimenter le fourneau.

Quand la ligne de chemin de fer fut posée en 1862, un passage à niveau fut construit afin de pouvoir passer les rails. Celui-ci n'existe plus aujourd'hui et fut remplacé par le pont actuel et la rue de la Jonction en 1938. (Illustration)

Le chemin de fer arrive en 1862 avec la construction de la ligne 167 entre Athus et Arlon. La gare d'Athus sera édifiée cette même année par la Grande compagnie du Luxembourg. Pour ce faire, le cours de la rivière toute proche, la Messancy, sera détourné de quelques mètres par le tunnel que l'on connait aujourd'hui sous le nom de « Pont noir ». La gare sera connectée à Longwy un an plus tard et à Rodange en 1874 (ligne 171). En 1877 la ligne sera prolongée jusqu'à Signeulx puis petit à petit vers Virton et Bertrix créant la célèbre ligne 165 dite « l'Athus - Meuse ». Un passage à niveau sera édifié dans la Grand Rue pour aller vers Aubange en 1860. Il fut remplacé en 1938 par l'actuel pont, qui n'est plus en ligne droite dans le prolongement de la Grand Rue comme l'était le passage à niveau, et qui donna naissance à la rue de la Jonction (d'où son nom). Une passerelle pour les piétons sera également construite, d'abord en métal et en bois, puis une première fois en béton (en 1960) suivi d'une nouvelle, l'actuelle, toujours en béton, installée fin des années 1990.

En 1872, un arrêté royal autorise la formation d'un corps de sapeurs-pompiers volontaires afin de couvrir la cité ainsi qu'Aubange et Longeau. Il est commandé par le Lieutenant Joseph Michaelis et se compose de deux pompes à bras. (Ce corps de pompiers sera dissous en 1906 puis recréé sous sa forme actuelle en 1937).

De 1878 à 1977: l'âge d'or et la sidérurgie[modifier | modifier le code]

Le troisième hôtel de ville d'Athus, Grand-Rue. C'est aujourd’hui une agence de mutuelle.

Après plusieurs améliorations du fourneau athusien, les propriétaires, Fernand et Hippolyte d'Huart, décident de créer une véritable usine sidérurgique dans la cité. C'est la naissance de l'Usine d'Athus, le 25 juillet 1872 sous le nom officiel de Société Anonyme des Hauts Fourneaux d'Athus[11]. C'est le début de l'âge d'or. Progressivement, la sidérurgie va prendre de l’ampleur, ce qui amène une désaffection de plus en plus marquée de l’agriculture. La terre à fer prend le pas sur la terre à blé. Lentement, l’Athus commercial s’ébauche, le village s’enrichit et construit sa notoriété. De nombreux cafés, boutiques et commerces en tous genres commencent à jalonner l’artère principale (Grand-Rue - Rue de Rodange).

En 1870, Athus compte 613 habitants et commence à devenir plus importante que sa voisine, Aubange. Les Athusiens lancent alors l'idée de se détacher de cette dernière et de créer leur propre commune. Ce sera chose faite le 6 juin 1878. La cité devient donc une commune à part entière. On y organise les premières élections communales le 29 octobre 1878. La première séance du conseil a lieu le 13 mars 1879 avec à sa tête le premier bourgmestre d'Athus : Jean-Baptiste Arend. L'Hôtel de ville est alors situé à la Rue du Centre (aujourd'hui devenu une école maternelle). Cette même année, le premier marché hebdomadaire est tenu et un an plus tard la deuxième école, école libre celle-là, voit le jour.

En 1891, une « prison de passage » est construite Grand-Rue et le premier poste de police voit le jour en 1899 au Quartier Pesch, suivi bientôt par un poste de Gendarmerie. En 1913, l’Hôtel de ville déménage de quelques mètres pour s'installer dans l'actuel centre culturel. Un nouveau bâtiment sera construit afin d'abriter les fonctions communales en 1928, dans la Grand-Rue à côté du pont de la Chiers (c'est aujourd'hui une agence de mutuelle). Ce sera donc le troisième Hôtel de ville d'Athus. Le premier téléphone public y sera accessible.

Les deux guerres mondiales et l'occupation[modifier | modifier le code]

Un obusier de la Seconde Guerre mondiale, trône en guise de monument souvenir sur la place des Martyrs, en face de la gare.

Athus et son usine seront occupées par les Allemands pendant la Première Guerre mondiale. L'usine accueilli d'ailleurs des prisonniers russes venus y travailler, comme en attestent certains clichés d'époque[12].

Elle le fut une nouvelle fois, pendant la seconde. En effet, la cité sera prise le premier jour de l'invasion, le 10 mai 1940, par les nazis pour n'en être libérée que le 6 septembre 1944 par les Américains venus de l'ouest (Virton, Musson puis Aubange) par l'actuelle nationale 88 qui sera d'ailleurs renommée « avenue de la libération » sur sa portion ouest qui pénètre la cité.

Parmi les nombreux dégâts de la deuxième guerre, citons celui de la destruction de la caserne des pompiers (située au Quartier Pesch) en mai 1940, qui fut détruite par... des obus français provenant de la ligne Maginot[13]. Elle fut reconstruite en 1942. La passerelle du chemin de fer fut également détruite par les allemands, le premier jour de l'invasion, puis reconstruite par les pionniers tyroliens. On notera également que deux des cloches de l'église Saint-Étienne seront volées par les Allemands à la fin de la guerre, la plus grosse le 13 juillet 1944 et la moyenne le lendemain, dans le but d'être envoyées en Allemagne pour être refondues et soutenir l'effort de guerre. Elles seront retrouvées par chance à Arlon et replacées dans le clocher le 22 septembre 1944 par les monteurs de l'usine.

Plusieurs vestiges et monuments souvenirs de la guerre sont encore visibles aujourd'hui un peu partout dans la localité, comme sur la place des Martyrs (en face de la gare), où trône un obusier de la seconde guerre, mais aussi sur le site de l'ancienne usine, avec un monument commémorant les résistants locaux retranchés dans cette dernière, et finalement exécutés par les Allemands.

Athus fut également l'une des communes où se trouvaient l'un des 90 postes d'alerte de la frontière est de la Belgique, construits avant l'invasion allemande et le début de la seconde guerre mondiale. Celui d'Athus étant le dernier et portant le numéro « PA 90 ». Le premier se situant à Lixhe, le long du Canal Albert (« PA 0 »)[14].

L'« après guerre »[modifier | modifier le code]

La population s'accroît énormément au cours de la première moitié du XXe siècle, passant de 1 550 habitants en 1889 à 5 550 habitants en 1947. Les immigrés d'origine italienne notamment[15], arrivent en masse pour travailler à l'usine. Il faudra néanmoins attendre que les barrières douanières s’ouvrent complètement pour permettre à l’activité commerciale de s’épanouir. C’est dans ce marché commun d’ouvriers du fer et de frontaliers qu’Athus va trouver sa vocation de ville industrielle et commerçante, due notamment à sa gare ferroviaire se situe, comme la cité, aux trois frontières avec la France et le Grand-duché de Luxembourg. C'est alors une cité florissante où se mêlent commerçants et ouvriers, bourgeois et paysans. On voit apparaître des commerces et services en tous genres dont plusieurs hôtels, deux cinémas (le Palace et le Conty), plusieurs grands magasins attirant une clientèle aisée venant de toute la région (Hachel...). C'est aussi un élan culturel avec l'installation d'un Athénée Royal dans les années 1930. En 1945, un projet de construction d'une nouvelle église de 1500 places sera émit, mais finalement il ne verra jamais le jour. Il se chiffrait à l'époque à 2,5 millions de francs belges.

La cité va beaucoup se développer pendant les Trente Glorieuses sous la tutelle du bourgmestre Jean Gillet qui va contribuer énormément à son urbanisation et à sa renommée. Plusieurs quartiers sortiront de terre pendant son mandat (comme les quartiers résidentiels du Dolberg et la cité sociale dite du Home Lorrain) et elle se verra attribuer son blason par arrêté royal, le 20 janvier 1956. En 1972 la population atteint son apogée en dépassant les 7 500 habitants.

Déclin et époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La Grand-Rue, artère principale autrefois jonchée de commerces, est aujourd'hui dans un bien triste état.

Mais l'ouverture des frontières augmente la présence des marchés étrangers et la concurrence accrue dans le milieu de l'industrie et particulièrement dans celui de la sidérurgie. L'usine d'Athus doit fermer ses portes le 5 septembre 1977 après de nombreuses luttes syndicales, toutes restées vaines. Elle sera la première grosse usine sidérurgique à fermer ses portes dans le Royaume, annonçant le déclin de cette activité dans le nord de l'Europe.

La cité ne s'en remit jamais et perdit sa principale source de richesse. Nombreux commerces et marchands durent également mettre la clef sous le paillasson et la population s'en alla trouver du travail ailleurs. Après cet événement tragique naquit la volonté de garder Athus vivante en attirant différents investisseurs et grandes entreprises étrangères dans la région, notamment par le biais de l'intercommunale IDELUX. Le Pôle européen de Développement (P.E.D.) fut créé mais malheureusement il ne put jamais faire continuer à vivre la ville et ses alentours au même rythme qu'à l'époque de la sidérurgie.

Toujours en cette même année 1977, la Belgique entame la fusion des communes. Au vu de son histoire qui la rattacha autrefois longtemps à Aubange, Athus fusionna alors avec elle et deux autres communes voisines, Halanzy et Rachecourt, pour former l'actuelle commune d'Aubange.

De par sa proximité avec le Grand-duché de Luxembourg, la localité est à présent, pour une bonne partie, devenue une ville dortoir pour de nombreux travailleurs transfrontaliers. Néanmoins, quelques commerces locaux subsistent encore et une volonté politique s'affiche depuis quelques années pour redynamiser cette ancienne cité ouvrière[16]. La population revient petit à petit, entre autres grâce à l'afflux majeur d'étrangers (un septième de la population actuelle).

Insécurité et criminalité[modifier | modifier le code]

La Rue de Rodange, au sud de la cité, est tristement célèbre pour être régulièrement le théâtre de la criminalité actuelle alors qu'elle était autrefois le cœur même d'Athus, car située juste à côté de son usine.

Aujourd'hui, Athus est malheureusement connue dans la province pour être peu sûre et de plus en plus aux prises avec la criminalité, tel que le grand banditisme[17]. Cela lui vaut parfois le titre de « Chicago belge »[18], en référence à la période des gangs de cette ville américaine dans les années autour de la Crise de 1929.

En effet, depuis la fermeture de l'usine en 1977, le chômage n'est jamais vraiment redescendu et l'afflux majeur d'étrangers ne trouvant pas d'emploi à partir des années 1990, entraîna une augmentation progressive de la criminalité, ainsi que de la pauvreté. Ce furent d'abord des actes de petit banditisme puis, dans les années 2000, certains quartiers devinrent réellement infréquentables, surtout la nuit, comme le centre-ville ou les quartiers sud dont la tristement célèbre Rue de Rodange. Meurtres et règlements de comptes[19], prostitution[20], trafic de drogues douces et dures[21], agressions[22], braquages[23], incendies criminels (notamment de véhicules)[24], coups de feu[25], bagarres armées, accidents[26] et autres ne sont que quelques exemples qui rendent la vie dure aux autorités et aux policiers de la Zone de police Sud-Luxembourg. De plus, de nombreux bâtiments de ces quartiers sont en état de délabrement et parfois squattés, quant aux autres ils sont souvent insalubres et ne répondent plus aux normes de sécurité. Le phénomène des marchands de sommeil est également de plus en plus présent à ces endroits[27]. Une politique axée en priorité sur la sécurité et l'intégration des populations étrangères est installée depuis quelques années, mais sans effet concret pour le moment. Les délinquants sont principalement des jeunes habitants la cité ou venant de France[28], notamment des villes voisines de Mont-Saint-Martin et de Longwy[29], qui connaissent également ces mêmes problèmes de criminalité et d'intégration des étrangers, particulièrement dans leurs ZUP. Ces derniers forment de plus en plus des « gangs », parfois en fonction de leur origine, comme celui des capverdiens, des noirs-africains ou des tunisiens.

Certaines actions ont été entreprises comme l'augmentation de la présence policière, les contrôles accrus d'identité[30] et de circulation ou encore la fermeture de certains établissements posant régulièrement problèmes[31].

Le projet de rénovation urbaine[modifier | modifier le code]

L'idée d'un ré-aménagement urbain total du centre-ville d'Athus est née en 2006 au début de la législature du bourgmestre cdH Jean-Paul Dondelinger. Des comités de quartier, trois groupes de travail, le comité de pilotage emmené par IDELUX et la Commission consultative d’aménagement du territoire et de mobilité se sont concertés et ont travaillé ensemble pour qu'en 2007 la commune d'Aubange lance officiellement le projet. Il fut adopté par le conseil communal le 19 décembre 2011[32] et le plan de financement fut reconnu par le Gouvernement wallon le 15 novembre 2011[33] avec l'appui du ministre Paul Furlan.

Il s'agit de dix projets géographiquement différents[34] axés sur l'embellissement et la ré-urbanisation de la ville[35], de plus en plus délabrée et en manque d'investissement depuis la fermeture de son usine sidérurgique en 1977. Parmi ces projets se trouvent[36] :

  • Un gros projet au sud de la Rue de Rodange, l’entrée sud d’Athus. Il se constitue notamment d'une halle d'exposition et d'un parking Park and Ride le long du contournement routier de la cité, la N830 (Avenue de l'Europe), afin d'accéder au centre-ville via des systèmes de transports en commun. Tout le bas de la Rue de Rodange sera reconfiguré en synergie avec la commune voisine de Pétange via la création de ronds-points, de nouvelles voiries, de logements et de commerces.
  • Au nord, dans le quartier de la gare, les terrains jouxtant l'ancienne gare cargo seront réaménagés en logements et en commerces avec une nouvelle liaison au-dessus des voies afin de faciliter la mobilité vers l’axe est-ouest. De plus les carrefours Grand-rue/rue Arend[37] et Avenue de la Libération/rue de France seront également refaits afin d'accroitre la mobilité et la fluidité du trafic.
  • Au centre, les quartiers autour de la place du Brüll sont actuellement des terrains en friche et seront urbanisés en logements et via la création d’un parking de 100 places en profitant de la différence de niveau du terrain. Les abords du centre culturel seront également remodelés, avec la démolition et la reconstruction de certains immeubles délabrés voire inhabités[38]. Le centre bénéficierait également d'un réaménagement d’espaces publics ouvrants la rue du centre et la Grand rue sur le parc ainsi qu'un réaménagement de la place Verte, cœur historique de la cité, en piteux état actuellement.

Le coût estimé des projets est de 81 829 600 € dont 53 577 300 € subventionnables par la Région wallonne. Le reste devrait être pris en charge par la commune et les investisseurs privés. Pour certains projets le long de la frontière luxembourgeoise, une collaboration avec ces voisins est également à l'étude. La durée de cette vaste opération de dix projets est estimée à 10 ans (estimation en 2012).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Voici les armoiries de la cité d'Athus, concédées par Arrêté Royal le 20 janvier 1956[39].

Blason Athus(BE).svg
Les armoiries d'Athus sont celles des seigneurs de Reiffenberg.
Blasonnement : D'argent à trois bandes de gueules, l'écu surmonté d'un heaume d'argent, colleté et liseré d'or, doublé et attaché de sable aux lambrequins, â dextre d’argent et de gueules, semestre d'argent et de sable. Cimier, un vol à l'antique aux armes de l'écu. Supports, deux lions d'or, tenant chacun une bannière aux armes de l'écu.



Démographie[modifier | modifier le code]

Avec 7 367 habitants au dernier recensement annuel du 31 décembre 2013, Athus est la plus peuplée des localités de la commune d'Aubange et abrite presque la moitié de sa population (16 282). On dénombre 3 740 femmes et 3 627 hommes, ainsi que 1 505 étrangers[40] (soit environ 30 % de la population totale de la cité).

Athus est également au cœur d'une agglomération urbaine transfrontalière de 127 622 habitants: l'agglomération transfrontalière du pôle européen de développement.

Le graphique suivant représente l'évolution du nombre d'habitants dans la cité depuis 1570[41], date du premier recensement connu[42].

On remarque trois évènements majeurs sur ce graphique:

  • La chute de population en 1636 lorsque les épidémies et la Guerre de Trente Ans ravagèrent ce qui n'était alors que le hameau d'Athus, et où toute population disparu jusqu'en 1648. On compta alors 3 habitants l'année suivante.
  • L'apogée de la population de la cité en 1970 (environ 7 500 habitants selon les sources) lors de l'âge d'or de l'usine sidérurgique qui en faisait la richesse et la notoriété.
  • La chute de la population à partir du début des années 1970, due à la mauvaise conjoncture économique et le début de la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain qui entraina la fermeture de l'usine d'Athus en 1977, ce qui fut une catastrophe industrielle, sociale, économique mais aussi démographique pour Athus. Le nombre d'habitants s'est finalement stabilisé dans les années 1980 et a commencé à ré-augmenter depuis la seconde moitié des années 2000 jusqu'à atteindre 7 367 au 31 décembre 2013. Cette augmentation lors des deux dernières décennies est surtout due à une affluence importante d'habitants d'origine étrangère, notamment portugais[43] comme c'est le cas dans beaucoup de villes et de villages luxembourgeois de nos jours. Athus est également devenue une cité dortoir au vu de sa situation géographique jouxtant le Grand-Duché de Luxembourg. En effet, les revenus salariaux de ce dernier sont plus avantageux[44] et attirent bon nombre de travailleurs qui toutefois restent résidents des pays voisins. Ce sont les travailleurs transfrontaliers.

Langues[modifier | modifier le code]

Athus est officiellement et majoritairement francophone mais la langue vernaculaire historique est le luxembourgeois ou plus précisément l’Areler, qui en est un patois. Cependant, cette langue est de moins en moins parlée, au profit bien sûr du français, mais aussi d'autres langues amenées par l'immigration, comme le portugais.

Économie[modifier | modifier le code]

L'usine sidérurgique[modifier | modifier le code]

L'usine d'Athus.

Les premières traces d'exploitation de fourneaux dans la région remontent à 1551: Clément de Rouvroy installe une forge à Herserange, bientôt complétée par le premier fourneau d’Athus en 1662. Le minerai de fer est extrait sur place et le charbon de bois provient des forêts avoisinantes.

Le 25 juillet 1872 naît la Société Anonyme des Hauts Fourneaux d'Athus. Les fondateurs sont Fernand et Hippolyte d’Huart, maîtres de la forge à Longwy et à Lasauvage. L'installation comprenait deux hauts fourneaux de 3 mètres de creuset et une batterie de 50 fours à coke. Mais cette dernière peu rentable est arrêtée assez tôt. L'usine est créée et demande l'autorisation de construire un pont sur la Messancy pour la relier à la Rue de Rodange, ainsi que d'établir un petit barrage dans la rivière pour en extraire l'eau afin d'alimenter les circuits hydrauliques de refroidissement de l'entreprises. Cette eau, une fois chaude, sera redistribuer dans les maisons ouvrières jouxtant l'usine afin de les chauffer.

Le site de l'entrée de l'ancienne usine de nos jours, un monument en acier rappelle le passé des lieux.

En 1880, la société prend le titre de S.A. des Hauts-Fourneaux et Aciérie d'Athus. L’usine vend son acier sous forme de lingots ou barres martelées. L'usine est alors composée de deux hauts fourneaux qui produisent 240 tonnes de fonte d'affinage par jour. En 1911 arrive la première fusion, signée avec la Société Anonyme de Grivegnée afin de complémentariser les deux sites. La nouvelle société prend le nom de S.A. d'Athus - Grivegnée.

Au début de la Première Guerre mondiale, le travail sera interrompu. Le haut fourneau de Grivegnée est démoli pendant celle-ci et on décide de le reconstruire à Athus. L'usine est ainsi dotée d'un quatrième haut fourneau de 3 mètres 50 de creuset. En 1927, deuxième fusion: La S.A. Athus - Grivegniée fusionne avec la S.A. des Aciéries d'Angleur et des charbonnages Belges. Cette nouvelle société prend le nom de S.A. d'Angleur - Athus et en 1928 un cinquième haut fourneau est érigé ainsi qu'un cinquième convertisseur à l’aciérie en 1937. Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands occupent l'usine et expatrie l'acier pour leurs propres fonds. Athus et l'usine seront libérées en septembre 1944.

Les maisons ouvrières typiques des rues aux alentours du site de l'ancienne usine, au sud de la cité, comme ici la Rue Ougrée.

En 1945, nouvelle fusion: la S.A. d'Angleur - Athus fusionne avec la S.A. John Cockerill. L'usine modernisée produit 358 000 tonnes d'acier et se voit dotée d'un moulin à scories et d'un complexe à production d’oxygène. Le 30 mars 1973, Cockerill cède sa division d'Athus à la Métallurgique et Minière de Rodange et la nouvelle dénomination est changée en Métallurgique et Minière de Rodange Athus (MMRA). Mais cette fusion est purement axée sur le financier et n'est pas profitable. De plus, la concurrence se fait rude et la situation empire malgré les promesses et les garanties des dirigeants.

Après plusieurs exploitations, stoppées, reprises, fusionnées et les manifestations ouvrières extraordinaires (notamment à Bruxelles), le 5 septembre 1977 l’usine d’Athus ferme définitivement ses portes et sera entièrement démantelée. Elle sera la première grande usine sidérurgique et métallurgique à fermer en Belgique, annonçant le déclin de cette activité dans toute l'Europe du Nord.

Cet événement marqua au fer rouge l'histoire de la ville ainsi que son économie et restera profondément gravé dans la mémoire de la population de toute la région. Certains employés ont été transférés sur le site sidérurgique de Rodange au Grand Duché de Luxembourg. Aujourd'hui ne subsistent que quelques bâtiments comme le Musée « Athus et l'Acier » ainsi que les « cités » d'ouvriers, faites de maisons typiques (Rue Ougrée, Rue de la Chiers...).

L'usine se situait à l'emplacement actuel de la Rue du Terminal, à côté du confluent de la Messancy et de la Chiers, non loin de la Rue de Rodange. Elle a également été un bastion de la résistance sud-luxembourgeoise dans lequel elle s'était barricadée lors des derniers jours de l'occupation allemande à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Après la sidérurgie[modifier | modifier le code]

Lors de la fermeture de l'usine en 1977 et avec le déclin de l'activité sidérurgique dans la région, Athus n'était plus que l'ombre d'elle-même, l'ombre de cette ville riche et florissante qu'elle était autrefois grâce à ses travailleurs de l'acier. Pour remédier à l'après sidérurgie et tenter de créer de nouveaux emplois, les politiciens locaux invitèrent plusieurs grandes entreprises à s'installer dans la région telles que Champion (à Aubange) ou Ampacet (à Messancy).

Le P.E.D. (Pôle Européen de Développement)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pôle Européen de Développement.

Le Pôle Européen de Développement est un espace économique, commercial et industriel situé autour des « trois frontières », à l'extrémité sud d'Athus et de Rodange (Luxembourg), et au nord de Mont-Saint-Martin (France). Il fut créé en 1985[45] par un accord signé avec ces deux autres pays afin de redynamiser la région d'un point de vue économique[46]. Une politique commune d’aménagement du territoire fut déterminée en 1993 via la signature d’une charte entre les différents membres de l’association. Ces dernières années, le P.E.D. a noué des contacts avec le projet luxembourgeois voisin d'Esch-Belval afin d'étendre encore la zone de coopération à cet ancien site sidérurgique, également en gros travaux de réaménagement.

On trouve plusieurs types d'industries ou de services sur le site:

  • des industries techniques: AGC (usine de verre), Scott, Ampacet, Magolux...
  • des commerces: Le gigantesque espace commerciale Pôle Europe. Les hypermarchés Auchan, Cora ouCactus. Le zoning des Acacias (Athus), du Pulleventeux (Longwy)...
  • des services de loisirs: complexe cinématographique Utopolis (Longwy).
  • des services HORECA: hôtel-restaurant « Le pôle européen », restaurant « La criée », restauration rapide KFC...

Le Terminal Conteneurs d'Athus (TCA)[modifier | modifier le code]

Le Terminal Conteneurs actuellement.
Article détaillé : Terminal conteneurs d'Athus.

Implanté au cœur du P.E.D., le TCA fut créé en 1979, avec l'appui d'IDELUX[47]. Il est spécialisé dans la gestion de conteneurs par rail depuis la mer du Nord (principalement les ports d'Anvers, Zeebruges et Rotterdam via la ligne « Athus - Meuse » notamment) vers l'arrière-pays européen (France, Allemagne, Luxembourg). Cette entreprise est le porte-drapeau de la cité et de la région d'un point de vue international. En effet le TCA ne cesse d'accroître son activité, reconstruisant petit à petit la renommée internationale et commerciale d'Athus.

Le TCA c'est, en quelques chiffres :

  • en 1979 : 2 030 conteneurs traités sur une surface exploitable de 1,5 ha
  • en 1983 : la superficie du terminal passe à 3 ha
  • en 1992 : elle dépasse 6 ha
  • les années 1999 et 2000 voient une progression importante des investissements : 60 000 conteneurs sont ainsi traités sur une capacité de 80.000, et la superficie s’élève à 11 ha
  • en 2006 : à la suite de nouveaux investissements (4 000 000 euros), le Terminal Conteneurs d'Athus connait une nouvelle hausse de sa superficie (15 ha) et porte sa capacité de traitement de conteneurs à 120 000 conteneurs par an.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Le parc animalier[modifier | modifier le code]

Le parc animalier et l'îlot artificiel de la Messancy, sous la neige.

Situé au cœur de la ville, le parc animalier d'Athus fut créé en même temps que le parc public longeant la Messancy au début des années 2000. Des espèces d'animaux fort différentes comme des daims, des chèvres, des moutons, des oies ou diverses variétés d'oiseaux y vivent dans des enclos[48]. L'accès est libre et soumis aux horaires d'ouverture du parc. Une aire de jeu pour enfants s'y trouve également.

Le Crassier[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui l'un des rares vestiges qu'il reste de l'usine et de ce qui s'y rapportait est ce que les gens de la région appellent « le Crassier ». C'est en fait un terril le long de la Chiers qui servait autrefois de décharge pour les scories en fusion non-utilisables. Ces déchets étaient amenés depuis les usines (en l’occurrence celle d'Athus et également celle de Rodange) par des trains de wagons à benne basculante qui déversaient des centaines de kilos de matière en fusion. Les anciens Athusiens racontent que c'était très joli à voir la nuit, le ciel se teintant d'orange et de jaune dans une légère fumée.

On peut aujourd'hui aller se promener dans un de ces crassiers, notamment celui de l'usine de Rodange qui borde un chemin le long de la Chiers, reliant Athus à la ville de Pétange de l'autre côté de la frontière. On admirera donc ces monticules ressemblant à des falaises que le vent a taillées et où la nature a repris ses droits, rares témoins du passé sidérurgique si important dans la région et pour la cité.

Culture[modifier | modifier le code]

Centre culturel et bibliothèque[modifier | modifier le code]

La nouvelle bibliothèque dans l'ancien magasin de vêtements "Hachel" (Grand Rue)

Athus possède un centre culturel : le Centre Culturel Hubert Juin, situé Rue du Centre. Dans cet espace s'organisent de nombreuses expositions, spectacles et pièces de théâtre tout au long de l'année[49]. Ses abords devraient être réaménagés dans le plan de rénovation urbaine (voir plus haut).

La cité dispose d'une bibliothèque emménagée dans l'ancien bâtiment Hachel, Grand-Rue[50]. Véritablement située au cœur de la ville, elle se déploie sur trois étages avec une salle de lecture, une salle d'exposition et une ludothèque. Le projet était à l'étude depuis les années 1990 mais de nombreux problèmes, notamment la découverte d'amiante et d'instabilité du bâtiment, en ont retardé l'échéance. La nouvelle bibliothèque s'est donc finalement ouverte ce 26 novembre 2012. La salle d'exposition se nomme salle Jean Lebon, du nom d'un écrivain local.

Le Pôle Européen Culturel (PEC)[modifier | modifier le code]

En 2007, un théâtre construit avec des conteneurs provenant du Terminal conteneurs d'Athus et nommé Pôle Européen Culturel (le P.E.C.) (clin d'œil au Pôle Européen de Développement (P.E.D.)), fut implanté à Athus au milieu de la zone industrielle et ce pour une durée de trois mois. De nombreuses activités y furent proposées comme des concerts, des projections cinématographiques ou des représentations théâtrales. Le projet, pour le moins original, se solda néanmoins par un déficit[51].

Associations et folklore[modifier | modifier le code]

Athus compte parmi ses diverses associations culturelles :

  • la Confrérie des Maîtres de Forges d'Athus est née en 1994 avec pour principal but de faire connaître l'ex-cité métallo au-delà de ses frontières[52]. Elle puise beaucoup de ses traditions dans le passé sidérurgique de la cité et tâche d'y faire honneur. Elle prend part à beaucoup de manifestations ayant lieu à Athus et fait également brasser une bière locale nommée naturellement: La coulée des métallos. Lors de ses chapitres annuels, la Confrérie nomme ses nouveaux membres en fonction de leur action pour la ville et de la manière dont ils la font rayonner. Elle possède son propre costume: le Cubilot ;
  • les Majorettes d'Athus. Cette formation de majorettes de la localité d'Athus était autrefois fort connue dans toute la Belgique grâce aux nombreux prix et championnats qu'elle remporta[53]. Le groupe fut dissous à la fin du XXe siècle, énième preuve du déclin de la ville sur tous les plans après la fermeture de son usine ;

Un nouveau groupe de majorettes nouvelle génération (Twirling bâton) s'est refondé à Athus en 2013, sous le noms des « Etincelles d'Athus ».

  • le Club des jeunes.

Musées[modifier | modifier le code]

  • L'univers des pompiers, un musée consacré aux sapeurs-pompiers[55], créé par un ancien combattant du feu local. Il rassemble une collection (privée) de plus de 3000 véhicules de pompiers miniatures auxquels s'ajoutent pas moins de 700 casques provenant de toutes les époques et de tous les pays. On peut également admirer des dizaines de tenues d'intervention de tous âges, des insignes, du matériel et d'autres objets relatifs aux sapeurs-pompiers.

Parmi les fleurons de la collection se trouvent d'anciens véhicules d'incendie entretenus avec soin par les différents volontaires du musée.

Religion[modifier | modifier le code]

L'Église Saint-Étienne et l'ancien cimetière.

La principale religion de la cité est le catholicisme même si la pratique de celle-ci se perd de plus en plus comme partout en Belgique. Athus fait partie du diocèse de Namur[56] et du doyenné de Messancy[57]. La cité dispose d'une église et d'une chapelle (cette dernière dédiée à saint Éloi se situe Rue de Rodange).

L'église Saint-Étienne[modifier | modifier le code]

L'église d'Athus est dédiée à Saint Étienne[58]. Sa construction débute en 1829, pour s'achever quatre ans plus tard. Le presbytère ne sera ajouté qu'en 1860 et le clocher en 1863. Ce dernier dispose de trois cloches fondues à Athus même[59]:

  • la première, « Étienne », pèse 1 230 kg et sonne en mi bémol majeur. Y est inscrit : « Saint-Étienne, lapidé, éloigne les pierres de la grêle » ;
  • la deuxième, « Donat », pèse 750 kg et sonne en fa. Y est inscrit : « Je me nomme Donat, j'éloigne les nuages menaçants » ;
  • la troisième, « Maria », pèse 500 kg et sonne en sol. Y est inscrit : « Je sauverai les affligés et ceux qui souffrent, Marie, l’espérance, le salut, la puissance de l'homme par la Croix du Christ ».

Finalement, le transept sera construit en 1894.

Au-dessus de l’entrée principale est gravé en latin : « Hic domus Dei ». Ce qui se traduit par « Ici habite Dieu ».

Deux des cloches de l'église seront volées par les Nazis à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plus grosse le 13 juillet 1944 et la moyenne le lendemain, dans le but d'être envoyées en Allemagne pour être refondues et soutenir l'effort de guerre. Elles seront retrouvées par chance à Arlon et replacées dans le clocher le 22 septembre 1944 par les monteurs de l'usine.

Politique[modifier | modifier le code]

Athus était une commune à part entière avant la fusion des communes de 1977. À cette date, elle fusionna avec les communes d'Aubange, Halanzy et Rachecourt, pour former la Commune d'Aubange. Vu sa population ouvrière importante due à son usine, la cité a été longtemps dirigée par les socialistes.

Liste des bourgmestres de la commune d'Athus (1878 - 1977)[modifier | modifier le code]

La commune d'Athus fut créée le 6 juin 1878 par la séparation de celle d'Aubange. Elle vécut ainsi jusqu'à la fusion des communes de 1977. Athus connut sept bourgmestres[60] :

  • Jean-Baptiste Arend (de 1878 à 1888) ;
  • Pierre Houillon (de 1888 à 1912) ;
  • Joseph Dehard (de 1912 à 1917) ;
  • Frédéric Wagner (de 1920 à 1932) ;
  • Joseph Bechet (de 1932 à 1947) ;
  • Jean Gillet (de 1947 à 1972) ;
  • Raymond Dumont (de 1972 à 1977).

Transports[modifier | modifier le code]

La gare vue depuis la place des Martyrs.

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare d'Athus.

La gare se situe sur deux lignes SNCB: la ligne 167 vers Arlon et la ligne 165 vers Bertrix et Namur (dite aussi L'Athus - Meuse). Elle est également connectée au réseau luxembourgeois vers Rodange et un projet de reconnexion vers Longwy (France) est prévu. Tout comme la ville, la gare a beaucoup souffert de la fermeture de l'usine sidérurgique. En effet, le trafic des voyageurs était bien plus important avant 1977, pendant les années d'or de la ville.

Voici les différentes lignes passagers :

  • Lignes SNCB:
  • Lignes CFL:
    • une relation RegioExpress Athus - Esch-sur-Alzette - Luxembourg-ville cadencée à l'heure. Cette relation n'est pas la plus courte vers Luxembourg, une correspondance à Rodange est recommandée.
    • des trains P (heure de pointe) opérés par les CFL vers Luxembourg en utilisant la ligne directe Pétange - Luxembourg.
La gare d'Athus: un train belge « Désiro » reliant Virton et Arlon et un train luxembourgeois de la CFL en partance pour Luxembourg-ville via Esch-sur-Alzette.
Direction précédente Arrêt précédent Trains Arrêt suivant Direction suivante
Gedinne
ou Libramont
Rodange   L
SNCB Ligne 165
  Messancy Arlon
Virton Rodange   L
SNCB Ligne 165
CFL Ligne 70
  Messancy Arlon
Luxembourg
ou Rodange
Rodange   L
SNCB Ligne 165
  Messancy Arlon
Rodange Rodange   P
SNCB Ligne 165
  Terminus
ou Messancy
Terminus
ou Arlon
Luxembourg Rodange   RB
CFL Ligne 70
  Terminus Terminus

Routes[modifier | modifier le code]

Athus est desservie par l'A28 (qui devient la N81 jusqu'à Arlon au nord (connectant l'E411 vers Bruxelles et Luxembourg-Ville à l'échangeur de Weyler, sortie 32) et jusqu'à l'échangeur avec la E42, vers Metz et Nancy, à Guénange (France) au sud, changeant de nom après la frontière française pour s’appeler N52 puis A30.

Elle est également traversée par la N88, qui relie Florenville à Pétange (frontière luxembourgeoise) et longée au sud par la N830, nommée « Avenue de l'Europe » sorte de contournement de la ville, qui est le prolongement de l'A13, jusqu'à Esch-sur-Alzette (et Luxembourg-Ville) dans un sens et jusqu'à Mont-Saint-Martin dans l'autre.

De par sa situation géographique, Athus est tous les jours traversée par des centaines de navetteurs transfrontaliers venant de Lorraine belge et de Gaume en direction du Luxembourg, ce qui ne manque pas de créer des soucis de trafic dans le centre-ville. La solution d'une nouvelle autoroute reliant Virton est connue depuis des années mais souffre d'un manque de moyens financiers pour être créée.

Lignes de bus[modifier | modifier le code]

La cité est desservie principalement par des lignes de bus belges de la société TEC section Namur-Luxembourg. Ces lignes sont les suivantes :

D'autres lignes de bus traversent également la ville :

  • la ligne privée reliant l'usine Ferrero d'Arlon ;
  • la ligne luxembourgeoise entre Pétange - Rodange - Athus - espace commercial « Pôle Europe » de Mont-Saint-Martin ;
  • la ligne urbaine d'Athus, le vendredi uniquement, permettant aux Athusiens de se rendre au marché, Place du Brüll.

Services[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville de la commune d'Aubange, qui siège à Athus, rue Neuve.

Athus étant la plus grande et la plus peuplée des sections de la commune d'Aubange, beaucoup de services s'y trouvent. Parmi ceux-ci :

Autrefois s'y trouvait également un hôpital aujourd'hui transformé en maison de soins psychiatriques et en bureaux (clinique Belle-Vue, Avenue de la Libération). Une maison de retraite de 90 lits est en construction[61] et devrait entrer en fonction en 2015.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement fondamental (maternel et primaire)[modifier | modifier le code]

  • École du Centre (Athénée Royal) ;
  • École du Dolberg (Athénée Royal) ;
  • École de la Frontière (Athénée Royal) ;
  • École du Home Lorrain (Athénée Royal) ;
  • IMMA (Institut Marie Médiatrice Athus).

À noter qu'il n'y a pas d'école communale sur le territoire d'Athus.

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Voir aussi: Enseignement secondaire en Belgique.

  • Athénée Royal d'Athus (Rue Neuve), enseignement général, technique et professionnel[62].
  • Institut Cardijn-Lorraine (Rue Luttgens et Rue Neuve), enseignement général et technique.

Sport[modifier | modifier le code]

Le complexe sportif du Joli Bois.

Athus possède un complexe sportif : le Joli-Bois, du nom de son emplacement jouxtant le bois. Il est composé d'une salle multisports, d'une piscine et d'un mur d'escalade. C'est le lieu de départ de promenades sur chemins balisés et d'un parcours santé dans la forêt voisine.

Voici la liste des clubs sportifs de la cité :

Personnalités[modifier | modifier le code]

Anecdotes[modifier | modifier le code]

L'ancienne gare cargo, aujourd'hui démolie, servit de lieu de tournage et de shooting photographiques.
  • Athus apparaît dans la chanson Moussaillon, capitaine[63] du groupe belge Cré Tonnerre: (« Toutes les filles sont belles, moussaillon, capitaine, d'Athus à Arlon, capitaine, moussaillon. »)

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recensement officiel annuel de la commune d'Aubange, service population, au 31 décembre 2013
  2. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Louvain-la-Neuve, Peeters,‎ 1994 (lire en ligne), p. 105.
  3. Histoire d'Athus, Maurice Muller, page 4
  4. « Les climats et les cuestas en Gaume », sur Site de la maison du tourisme de Gaume
  5. « Formation des sols des environs d'Aubange », sur Site internet de l'Université de Liège.
  6. « L'étang de pêche d'Athus », sur Site internet la biodiversité en Région Wallonne.
  7. Source: IRM, Bulletins mensuels et observations climatologiques, partie I, consultés en 2013.
  8. Histoire d'Athus, Maurice Muller, page 6
  9. Histoire d'Athus, Maurice Muller, page 21
  10. « Les tombes aristocratiques, cours d'archéologie de l'université François Rabelais de Tours », sur Site du forum de l'université.
  11. « Histoire de l'usine d'Athus », sur Site internet du grand Aubange
  12. Ouvrage « Athus, souvenance », chapitre 10
  13. Extrait du livre « Les combattants du feu en Belgique, Tome II », par Francis BOILEAU, PL éditions, page 200.
  14. « L'histoire des 90 postes d'alerte de la frontière est de la Belgique. », sur Site internet de la provicne de Luxembourg.
  15. « Appartenance politique et attitude religieuse dans l'émigration italienne en Lorraine sidérurgique », sur site de Persée (revues scientifiques françaises)
  16. « La rénovation urbaine d'Athus », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  17. « Statistiques de la criminalité en commune d'Aubange », sur Site internet du cadastre belge.
  18. « La rue de Rodange à Athus c'est Chicago », sur site internet du quotidien belge « La Meuse ».
  19. « Tentative de meurtre en plein Athus », sur Site internet du quotidien belge « La Gazette ».
  20. « Razzia dans le milieu de la prostitution à Athus », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  21. « L'héroine transitait par Athus », sur Site internet du quotidien belge « Le Soir ».
  22. « Deux blessés par couteau à Athus », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  23. « La caisse volée par ruse chez une commerçante athusienne », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  24. « Douze voitures incendiées en une seule nuit à Athus », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  25. « Les policiers se font tirer dessus et répondent à leur tour », sur Site internet du quotidien belge « La Meuse ».
  26. « Des fugitifs foncent sur la police à Athus », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  27. « La commune garante d'un logement de qualité », sur site internet de la section locale du parti politique belge cdH.
  28. « Vidéo: Athus face à l'insécurité », sur Site internet de la télévision locale « TV lux ».
  29. « Tentative de meurtre à Athus: les suspects venaient de France », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  30. « Opération policière coup de poing à Athus », sur Site internet de la RTBF.
  31. « Fermeture de certains cafés d'Athus après des faits de violence », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  32. « Adoption du projet de réurbanisation d'Athus par le conseil communal », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  33. « Reconnaissance du projet de réurbanisation d'Athus par le Gouvernement Wallon », sur Site internet officiel du Gouvernement Wallon
  34. « Les dix projets du plan de rénovation urbaine d'Athus, téléchargeables. », sur site internet du cdH local d'Aubange.
  35. « Le nouveau visage d'Athus en dix projets », sur Site internet du quotidien belge « L'Avenir du Luxembourg ».
  36. « cinq des dix projets du plan de rénovation urbaine d'Athus », sur Site internet du quotidien belge « Le Soir ».
  37. « Vidéo du projet d'aménagement de la grand rue à hauteur du carrefour dit de l'Edelweiss », sur YouTube
  38. « Vidéo du projet d'aménagement de la rue du centre et des abords du Centre culturel », sur YouTube
  39. « Héraldique de la cité d'Athus », sur Site internet de la confrérie des Maîtres de forges d'Athus.
  40. aussi bien au registre de la population qu'au registre des étrangers
  41. Source: Registres de la population de la commune d'Aubange consultés en avril 2014.
  42. Voir l'ouvrage « Athus Souvenance » (Bibliographie)
  43. « Aubange: cours de français pour les résidents portugais », sur Site de la RTBF.
  44. Jean-Marc Derlet, « Les Grands-Ducaux mieux payés que les frontaliers », L'Avenir, 11 mars 2011. http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=DMF20110311_010
  45. « Histoire du P.E.D. », sur Site « espaces transfrontaliers »
  46. « La faillite de la sidérurgie, 30 ans après (partie 4/5) », sur site du quotidien belge "Le Soir"
  47. Terminal Conteneurs d'Athus
  48. « Photographies d'animaux du parc animalier d'Athus », sur Site internet de phototech.
  49. [1]
  50. « La bibliothèque d'Athus est ouverte », sur Site internet de la RTBF.
  51. « Le déficit du P.E.C. est tout relatif », sur Site internet du quotidien "L'avenir du Luxembourg".
  52. « L'aciérie Thomas et l'acier querel », sur Site internet de la Confrérie des Maîtres de forges d'Athus
  53. « Les Majorettes d'Athus », sur Site internet de la Confrérie
  54. Athus et l’Acier
  55. L’Univers des Pompiers
  56. « Diocèse de Namur », sur Site du diocèse de Namur
  57. « Carte du doyenné de Messancy », sur Site du diocèse de Namur
  58. « Aubange », sur le Site des Combles et Clochers
  59. Histoire d'Athus, Maurice Muller, page 86
  60. Histoire d'Athus, Maurice Muller, page 119
  61. « Une nouvelle maison de retraite de 90 lits à Athus. », sur Site internet du quotidien belge « l'Avenir ».
  62. « Athénée Royal d'Athus », sur Site internet de l'établissement.
  63. « Paroles de la chanson « Moussaillon, capitaine » du groupe « Cré Tonnerre » », sur Site internet officiel du groupe Cré Tonnerre.
  64. « Tournage d'un film à la gare d'Athus. », sur Site internet du quotidien belge « La Meuse ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Anne-Marie Biren et Jean-Paul Dondelinger, Histoire de l’usine d’Athus (1872 ‑ 1977)
  • André Schmit, Athus à la belle époque
  • André Fournel, Aubange de mes souvenirs 1930 ‑ 1940
  • Louis Lambert, Liliane Dagonnier et Guy Dagonnier, Athus souvenir "1878 à 1988"
  • Christian Lamour, Le P.E.D., 20 ans après.
  • Maurice Muller, Histoire d'Athus

Liens externes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]