Rattachisme

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Le rattachisme ou réunionisme est un courant irrédentiste[1] au sein du Mouvement wallon prônant la réunion de la Wallonie, voire de Bruxelles, à la France.


Drapeau réunioniste




Nom[modifier | modifier le code]

Les rattachistes ainsi que les militants wallons des autres courants préfèrent parler de réunionisme, étant donné que leur région a déjà été unie à la France lors de la période française entre 1792 et 1815, et faisant suite au vote émis au Pays de Liège le 17 février 1793. Le mot rattachisme est lui un belgicisme datant de 1830[2] et est le terme principalement utilisé en Belgique[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Révolution française[modifier | modifier le code]

Une révolution née à Bruxelles en 1789 avait vaincu les troupes autrichiennes, la Belgique étant sous la tutelle de l'empereur d'Autriche-Hongrie Joseph II. L'indépendance des États belgiques unis qui s'en suivit entraîna un retour offensif autrichien vite repoussé par les armées de la république française et, en 1792, les anciens Pays-Bas autrichiens et la principauté de Liège sont réunis à la France. C'est la première occupation française durant laquelle un plébiscite au suffrage universel est organisé au terme duquel la population est réputée avoir voté en faveur de la réunion du pays, y compris du Pays de Liège, à la France [4]. Au début de 1793, les autorités françaises décident de réunir le comté de Hainaut et le Tournaisis en un nouveau département français : le département de Jemmapes. Ce sera le seul territoire belge annexé par la France à cette époque. La population est invitée à voter en faveur de ce projet dans le cadre d'« assemblées primaires »[5].

Les Autrichiens revinrent à nouveau et, en 1793, les troupes françaises furent vaincues, mais ce sera pour revenir victorieusement en 1794. Le territoire fut officiellement annexé à la République en 1795. Il y eut peu de débats au sujet de cette annexion en Belgique. Quelques voix s'élevèrent pour défendre l'idée d'indépendance nationale, mais la majorité de la population était résignée à subir la décision de la Convention nationale. Elle était même soulagée, car elle pensait que l'annexion mettrait fin à l'exploitation du pays par la France, en cours depuis l'arrivée des troupes françaises[6].

En 1814-1815, alors que le Congrès de Vienne discute du sort de la Belgique, le « parti français » se fait entendre. Il s'agissait principalement d'industriels, de commerçants, de fonctionnaires et d'anciens magistrats du régime napoléonien guidés tant par l'intérêt matériel que par le sentiment. Ils sont très peu nombreux et principalement situés en province de Hainaut[7]. Finalement, les grandes puissances conservatrices décideront de rassembler la Belgique et la Hollande dans le royaume des Pays-Bas.

Révolution belge[modifier | modifier le code]

Au moment de la Révolution belge (1830), les partisans du rattachement à la France se firent entendre. Ce courant était largement minoritaire[8] et principalement le fait de la bourgeoisie marchande et industrielle[9] des régions économiquement tournées vers la France[10] : Verviers, Liège et le Hainaut[11]. En outre, le mouvement eut une existence brève[12].

Au début de 1831, quatre journaux défendaient des positions réunionistes : Le Journal de Verviers (Verviers), Le Journal de la province de Liège (Liège), L'Industrie (Liège) et L'Éclaireur (Mons). À Verviers, les réunionistes étaient majoritaires. En effet, l'industrie drapière de cette ville aurait grandement profité de l'accès au marché français. À Liège, ils se limitaient à une fraction de la bourgeoisie industrielle (qui comprenait également des partisans de l'indépendance et des orangistes). À Mons, le courant réunioniste était également minoritaire (une pétition en faveur de la réunion à la France ne recueillit que deux à trois cents signatures pour une population de 23 000 habitants). En Hainaut, les réunionistes étaient principalement des industriels et des commerçants, en particulier des patrons charbonniers. Le réunionisme aurait également reçu quelques sympathies au Luxembourg. À Verviers et à Mons, les réunionistes s'organisent et sont majoritaires aux élections communales de 1830. À Liège et à Tournai, leur représentation est importante[13]. Dans le reste du pays (Brabant wallon, Hesbaye, Namurois, Bruxelles, Flandre), le réunionisme était quasi inexistant[14].

Les arguments des réunionistes sont principalement d'ordre économique. Les cercles industriels et commerçants ne croient en effet pas que la Belgique indépendante puisse être viable[15], la majorité d'entre eux souhaitent « conserver les liens avec le Royaume-Uni des Pays-Bas, tandis qu'une minorité d'entre eux veut retourner sous l'aile de la France[16] ». Leur argument principal est que l'industrie d'une Belgique indépendante ne trouvera jamais de marchés suffisants pour ses produits. Le rattachement à la France est donc selon eux la meilleure solution pour préserver la prospérité du pays[17]. Accessoirement, on trouve aussi des arguments politiques : les frontières naturelles de la France placent la Belgique en France ; la culture de la Belgique est française ; la Belgique indépendante n'est pas viable, vu sa division entre deux races[18]. La francophilie, l'« amour de la langue et de la culture françaises ainsi que de l'État laïc », étaient également des moteurs du mouvement parmi l'élite wallonne[13].

Certains révolutionnaires belges, comme Surlet de Chokier, qui sera peu après régent du royaume de Belgique, se laisseront également convaincre par le réunionisme parce qu'ils pensaient que la Belgique indépendante serait impuissante face aux grandes puissances. Ils considéraient donc que la réunion à la France serait inévitable à terme. Ce courant était nettement minoritaire par rapport aux réunionistes issus du monde économique[19]. On compte parmi les réunionistes des personnalités telles que Charles de Brouckère, Charles Rogier et Alexandre Gendebien[20].

A contrario, certains révolutionnaires, comme Joseph Lebeau, supputaient que la réunion à la France conduirait à une guerre européenne et rejetteront donc toute thèse réunioniste[19]. En effet, le réunionisme avait le désavantage d'être incompatible avec les intérêts des puissances européennes, qui étaient radicalement opposées à la réunion de la Belgique à la France[10]. Néanmoins, l'immense majorité des meneurs de la révolution étaient conscients qu'en cas de guerre avec les puissances conservatrices, la Belgique n'aurait d'autre choix que de se tourner vers la France et peut-être de sacrifier son indépendance. Ils étaient également francophiles : ils appréciaient la culture française et étaient conscients que sans la France, la Sainte-Alliance aurait probablement mis fin à l'indépendance de la Belgique[21]. Le réunionisme était donc vu avec une certaine sympathie par les membres du Congrès[22]. Par contre, l'Église catholique y était opposée, à cause de l'anticléricalisme qui régnait alors en France[23].

Le 18 novembre 1830, au Congrès national, les réunionistes ne peuvent s'opposer au vote à l'unanimité en faveur de l'indépendance de la Belgique[24]. Au début de la révolution, les réunionistes pétitionnent depuis Mons, Liège et Verviers en faveur du rattachement pur et simple à la France[25]. Dès décembre, certains réunionistes envisagent des solutions de repli et lancent alors l'idée d'offrir la couronne du royaume de Belgique à Louis-Philippe. Devant le Congrès, Jean Pirmez, Charles Blargnies, François Lardinois, Pierre David, Goswin de Stassart et Louis Delwarde défendront ce projet[11]. Le Congrès rejette néanmoins cette idée.

La seconde solution de repli pour les rattachistes est de soutenir la candidature du duc de Nemours, fils de Louis-Philippe Ier, au trône de Belgique[25],[11]. Le Congrès national se rallie finalement à cette option et élit le 3 février 1831 le duc de Nemours roi des Belges[26]. Mais Louis-Philippe, craignant une guerre européenne dans laquelle la France serait isolée, refuse la couronne pour son fils. Ce refus décevra fortement les réunionistes. En juin 1831, ils tentent de prendre le pouvoir à Liège, mais échouent[25].

L'avènement de Léopold Ier en juillet 1831 ruine les espoirs d'un rapprochement avec la France. Le mouvement réunioniste perdit son influence dès la fin de 1831[27]. Un certain nombre se réconcilient avec l'idée d'une Belgique indépendante mais la majorité d'entre eux y restèrent opposés, toujours principalement pour des raisons économiques. Ils s'allient alors aux orangistes, car « la Belgique n'est pas viable et, selon eux, le marché hollandais vaut mieux que pas de marché du tout. »[25] Cette alliance leur permit de continuer à jouer un rôle[10]. À partir de 1832, le courant réunioniste semble avoir complètement disparu[27].

De 1940 à nos jours[modifier | modifier le code]

L'occupation allemande attisa la thèse réunioniste dans une minorité d'intellectuels. C'est ainsi que l'éditeur liégeois Georges Thone n'hésita pas, en pleine guerre, à se rendre auprès du gouvernement Laval de Vichy pour proposer à celui-ci un marchandage qui entérinait la perte définitive de l'Alsace et de la Lorraine annexées de fait par l'Allemagne nazie depuis 1940, mais avec la compensation de l'annexion de la Wallonie[28]. En pleine guerre, le réunionisme ou rattachisme, dans cette perspective, était nettement d'extrême droite et même pro nazi. Il ne sortit rien de cette tentative qui n'avait aucun soutien avéré en Wallonie.

Mais le réunionisme revint en force durant la question royale lorsque le Congrès national wallon des 20 et 21 octobre 1945 vota en faveur de la réunion de la Wallonie à la France. Avant de se rallier in fine au fédéralisme[29].

Le réunionisme fut donc un courant important du mouvement wallon et du parti du Rassemblement wallon qui obtint dans les années 1970 près de 20 % des suffrages exprimés, devenant ainsi le second parti de Wallonie[30].

En 1999, en réaction au vote par le Parlement flamand des cinq résolutions mettant en place l’adoption d’un système confédéral en Belgique, un nouveau parti militant pour la réunion de la Wallonie et de Bruxelles à la France fut créé, le RWF (Rassemblement Wallonie France) dont la section bruxelloise se nomme le « Rassemblement Bruxelles-France » (RBF). Son président est Paul-Henry Gendebien, un descendant d’Alexandre Gendebien.

Le projet politique du rattachement de la Belgique française (Wallonie + Bruxelles) à la République française reçoit en juillet 2008 le soutien d'un ancien élu libéral du Mouvement réformateur (MR), Daniel Ducarme, délégué MR pour les Belges de l'étranger. Selon la rédaction d'une loi organique portant sur le statut d'autonomie de la Belgique française, un véritable statut viable et à même de recevoir l'adhésion de la population wallonne voit le jour en se basant sur la politique française envers ses collectivité territoriales d’outre-mer[31].

Le 9 mai 2009, Jules Gheude, essayiste politique, a présidé à l'Université de Liège les États généraux de Wallonie. Cette initiative citoyenne, visant à préparer les esprits wallons à l'après-Belgique, a permis d'analyser, de manière fouillée, les trois scénarios suivants : un État wallon indépendant, un État Wallonie-Bruxelles, la réunion de la Wallonie à la France. 74,4 % des participants se sont prononcés en faveur de la dernière option (16,2 % pour un État wallon indépendant et 9,4 % pour un État Wallonie-Bruxelles (www.etatsgenerauxdewallonie.org)[32].En février 2008, Jules Gheude a créé le Gewif : Groupe d'Études pour l'intégration de la Wallonie à la France (www.gewif.net)[33].

Objectifs[modifier | modifier le code]

Le réunionisme propose une réunion progressive de la Wallonie et de Bruxelles à la France, en gardant à ces régions leur identité et leur territoire, visant soit à une intégration comme région française classique, soit à une intégration avec des dispositions spéciales comme pour la Corse ou l'Alsace-Moselle, soit encore à une intégration avec un statut d'autonomie comme ce fut le cas pour les territoires français d'outre-mer avant 2003. Cette dernière possibilité est toutefois une pure hypothèse dans la mesure où, si le préambule de la Constitution de la Ve République mentionne que la République offre aux territoires d'Outre-Mer qui manifestent la volonté d'y adhérer des institutions nouvelles fondées sur l'idéal commun de liberté, d'égalité et de fraternité et conçues en vue de leur évolution démocratique), le caractère ultra-marin de la Wallonie est une fiction géographique. En tant que 28e région de France, la Wallonie ferait ainsi partie intégrante de la République, garderait Namur comme chef-lieu de région et serait composée de 5 départements correspondants aux 5 provinces wallonnes actuelles. En importance économique, elle se classerait au 5e rang. Pour ses partisans, cette situation aurait l'avantage de rééquilibrer l'axe franco-allemand et rapprocherait la France des Pays-Bas.

Partis réunionistes[modifier | modifier le code]

Le réunionisme est prôné par Rassemblement Wallonie France (en abrégé RWF) et son aile bruxelloise le Rassemblement Bruxelles-France (en abrégé RBF) et par FRANCE, parti existant avant à la création du RWF et présent aux élections dans deux à trois arrondissements de la province de Liège. Le RWF soutient que le fédéralisme belge est un échec tandis que FRANCE prône l'indépendance de la Wallonie comme étape du rattachement et rejette (à titre indicatif) la réunion de Bruxelles à la France.

Ces partis ont obtenu aux élections législatives régionales de 2004 des scores variant de 0,14 (FRANCE) à 1,02 % (RWF) des voix sur l'ensemble du territoire wallon. À Bruxelles, le RBF n'a recueilli que 0,4 % des voix.

Situation actuelle dans l'opinion[modifier | modifier le code]

Les rattachistes mettent en valeur les résultats du sondage IFOP[34], [35] publié le 29 juillet 2008 dans le quotidien belge Le Soir et dans celui du Nord-Pas-de-Calais La Voix du Nord, qui révèle qu'en cas d'indépendance de la Flandre, 49 % des francophones de Belgique deviendraient favorables à un rattachement à la France de même que 60 % des Français, alors que le personnel politique des deux côtés de la frontière est extrêmement minoritaire à partager ce point de vue. Ces chiffres atteignent là un nouveau record. Il est rappelé que ces mêmes Francophones souhaitent que la Flandre ne prenne pas son indépendance et que la Belgique survive. Dans une interview publiée le même jour sur Le Figaro.fr[36], Pascal Delwit, professeur en science politique à l'ULB, explique que « la société belge est aux antipodes du modèle français », mais en admettant que « culturellement le rapprochement est évident ». Par ailleurs, le journal satirique Pan n'hésite pas à qualifier ce sondage de canular, tout en faisant remarquer qu'il a été effectué par et publié dans un journal français, et qu'avec un échantillon de 500 personnes il ne semble pas pouvoir être considéré comme représentatif par la législation belge en matière de sondages[37].

Un sondage, réalisé par Dedicated Research pour Le Soir et la RTBF du 5 au 10 septembre 2008, révèle que 9 % des Wallons souhaitent que la Région wallonne soit progressivement rattachée à la France ; 15 % pensent que cette possibilité a le plus de chance de se réaliser dans les 15 ans à venir[38].

Un autre sondage IFOP réalisé après les élections belges de 2010 auprès de 502 Wallons de plus de 18ans, révèle que 32 % des sondés sont favorables au rattachement de la Wallonie à la France en cas d'éclatement de la Belgique[39].

Rattachisme en France[modifier | modifier le code]

Personnalités favorables au rattachisme[modifier | modifier le code]

En France, des personnalités comme Jean-Luc Mélenchon[40], Michel Jobert[41], Jean-Pierre Chevènement[42], Jacques Myard, Nicolas Dupont-Aignan, Alexandre Adler[43] et Éric Zemmour[44] s'étaient exprimés sur le sujet, ne refusant pas la possibilité d'un tel rattachement à la France.

Selon Alain Peyrefitte, le général de Gaulle[45] avait des idées favorables au réunionisme, tout en estimant que les Wallons devaient prendre l'initiative de la demande de rattachement : « La Wallonie existe, mais il n'y a pas une nation wallonne, les Wallons n'ont jamais cherché à devenir un État. Ils demandent à être intégrés au sein de la République française, dont ils ont déjà fait partie. C'est tout autre chose que, pour les Québécois, de s'émanciper de la domination anglo-saxonne. Beaucoup de Wallons pensent qu'ils seraient mieux traités par la France que par la Flandre. C'est probable. Ils retrouveraient au sein de la France la fierté d'appartenir à une grande nation, la fierté de leur langue et de leur culture, le goût de participer aux grandes affaires du monde et de se battre pour de grandes causes humaines. Toutes choses qu'ils ont perdues dans leur association contre nature, imposée par les Anglais, avec les Flamands qui ne les aiment pas et qu'ils n'aiment pas. Pour les besoins de l'unité de la Belgique, on a raboté ce qu'ils avaient de différent. Ils en sont frustrés. »

Le rattachisme et l'opinion française[modifier | modifier le code]

Selon un sondage IFOP réalisé auprès de 1 006 personnes, interrogées du 5 au 7 juin 2010, deux Français sur trois (66 %) sont pour le rattachement des provinces wallonnes à la France si les élections du dimanche 13 juin 2010 débouchaient sur l'éclatement de la Belgique[46].

Un sondage réalisé les 14 décembre 2010 et 15 décembre 2010 par La Voix du Nord révèle que 61 % des habitants du Nord-Pas-de-Calais sont partisans d'un rattachement de la partie francophone de la Belgique à la France[47].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Catherine Lanneau, Université de Liège, « Une frontière artificielle ? L’irrédentisme français en Wallonie »,‎ 15 mars 2011 (consulté le 7 juillet 2011)
  2. Helmut Gaus, Alexandre Gendebien et la révolution belge de 1830, Gand, Academia Press,‎ 2007, 76 p. (lire en ligne), p. 5
  3. Trésor de la langue française informatisé, « Rattachiste » (consulté le 7 juillet 2011)
  4. A. Borgnet, Histoire de la révolution Liégeoise de 1789 : 1785 à 1795, d'après les documents inédits, 2 vol., Liège, 1865, T. II, pp. 243et suiv.
  5. Jean Stengers, Histoire du sentiment national en Belgique des origines à 1918, tome 1, Les Racines de la Belgique, éditions Racine, Bruxelles, 2000 (ISBN 2-87386-218-1), p. 134.
  6. Jean Stengers, op. cit., p. 153.
  7. Jean Stengers, op. cit., p. 169-170.
  8. Jean Stengers, op. cit., p. 209,Els Witte, Nouvelle Histoire de Belgique, vol. 1 : 1830-1905, Bruxelles, Complexe, coll. « Histoire »,‎ 2005, 640 p. (ISBN 2-8048-0066-0), « La construction de la Belgique », p. 112
  9. Jean Stengers, op. cit., p. 207-208.
  10. a, b et c Els Witte, op. cit., p. 112
  11. a, b et c Jean Stengers, op. cit., p. 209.
  12. Els Witte, op. cit., p. 112, Jean Stengers, op. cit., p. 215
  13. a et b Els Witte, op. cit., p. 110-111.
  14. Jean Stengers, op. cit., p. 206-209.
  15. Jean Stengers, op. cit., p. 210.
  16. Els Witte, op. cit., p. 110.
  17. Jean Stengers, op. cit., p. 210-211.
  18. Jean Stengers, op. cit., p. 212.
  19. a et b Jean Stengers, op. cit., p. 213.
  20. Els Witte, op. cit., p. 60.
  21. Jean Stengers, op. cit., p. 214-215.
  22. Els Witte, op. cit., p. 112 et Jean Stengers, op. cit., p. 214-215
  23. Jean Stengers, op. cit., p. 226.
  24. Jean Stengers, op. cit., p. 205-206.
  25. a, b, c et d Els Witte, op. cit., p. 111.
  26. Le scrutin se fit en deux tours. Au premier tour, le duc de Nemours recueillit 89 votes sur 191, au second 97 sur 192.
  27. a et b Jean Stengers, op. cit., p. 215.
  28. Hervé Hasquin, Les séparatistes wallons et le gouvernement de Vichy, une histoire d'omerta, publ. Académie Royale de Belgique, classe des lettres, Bruxelles 2004.
  29. Philippe Destate, Le Parlement wallon : une assemblée attendue, Namur, 1998.
  30. Rassemblement wallon [RW - MSN Encarta]
  31. La Belgique française d’un député francophone
  32. Voir "Le Soir" du 11 mai 2009.
  33. Depuis sa création, le Gewif a confectionné dix Cahiers, que l'on peut consulter sur le site www.gewif.net.
  34. Un Wallon sur deux se verrait bien Français, Le Soir, 29 juillet 2008.
  35. Un Wallon sur deux prêt à devenir français !, La Voix du Nord, 29 juillet 2008.
  36. « Une société aux antipodes du modèle français », Le Figaro.fr, 29 juillet 2008.
  37. Statistique, quand tu nous manipules, LePan.be, 21 août 2008.
  38. Sondage dans la perspective des prochaines élections régionales réalisé pour Le Soir et la RTBF – septembre 2008
  39. http://www.lefigaro.fr/international/2010/06/24/01003-20100624ARTFIG00627-un-tiers-des-wallon-prets-a-devenir-francais.php
  40. Jean-Luc Mélenchon, Qu'ils s'en aillent tous, éd. Flammarion, p. 120. http://www.bruxelles-francophone.be/topic3881.html
  41. Selon le RWF : http://www.rwf.be/pages/questions_reponses/intervenants/jobert.html
  42. RTL 11/07/1996 http://rwf.ifrance.com/presse/debat.htm
  43. France Culture 09/07/2007 http://www.lefigaro.fr/debats/20070825.FIG000000504_la_belgique_va_t_elle_demander_le_divorce.html
  44. Éric Zemmour, Mélancolie française, éd. Fayard.
  45. Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, éd. de Fallois, 2000, t. III, p. 329. http://alain-radart.skynetblogs.be/post/3402530/de-gaulle-visionnaire
  46. http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE6580QJ20100609
  47. « Si la Belgique devait éclater, je serai partisan d'un rattachement de la partie francophone à la France » : 24 % des sondés sont tout à fait d'accord ; 37 % plutôt d'accord ; 16 % ne se prononcent pas ; 13 % plutôt pas d'accord et 9 % pas du tout d'accord. Sondage réalisé les 14 et 15 décembre 2010 par La Voix du Nord, via internet, auprès de 1330 lecteurs constituant un panel représentatif de la population régionale de plus de 18 ans (méthode des quotas). Les relations franco-belges dans la région, page 21, Dany Boon sans frontière, cahier spécial La Voix du Nord / Nord Eclair / Nord Littoral, 20 janvier 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site du principal parti réunioniste :

Un index du réunionisme, faisant la liste des organisations et des personnalités engagées dans ce courant d'idée :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hervé Hasquin, Les séparatistes wallons et le gouvernement de Vichy (1940-1943). Une histoire d’omerta, Académie royale de Belgique, coll. Classe des lettres, 2004, 196 p.
  • Paul-Henry Gendebien, Le choix de la France, éd. Luc Pire, 2001, 183 p.
  • André Schreurs, Liège, terre de France, Liège, éd. Jeune France, 1948.
  • Georges Jarbinet, 1795-1975, 180e anniversaire de la réunion du pays de Liège à la France, catalogue de l'exposition organisée par la section liégeoise de Wallonie Libre, Liège, 1975.
  • Jules Gheude : "L'incurable mal belge sous le scalpel de François Perin", éd. Mols, 2007, 479 p.
  • Jules Gheude : "Le choix de la Wallonie", éd. Mols, 2008
  • Jules Gheude : "Quand les Wallons s'éveilleront", éd. Mols, 2009, 334 p.
  • Jules Gheude : "Le petit guide de l'après-Belgique", éd. Mols, 87 p.
  • Jules Gheude : "On l'appelait Belgique", Mon Petit Editeur, 2011, 129 p.
  • Jacques Lenain : "Wallonie et Bruxelles : le destin de la Belgique française" (www.belgique-francaise.fr)