Affaire Dutroux

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L’affaire Dutroux est une affaire criminelle qui a eu lieu en Belgique en 1996, et a connu un retentissement mondial. Le principal protagoniste de l’affaire, Marc Dutroux, était, entre autres, accusé de viol et de meurtre sur des enfants et de jeunes adolescentes, ainsi que d'activités relevant de la pédophilie, et fut condamné pour ces faits.

Les dysfonctionnements de la Justice et les rivalités policières qui ont été mises au jour par cette affaire ont provoqué en Belgique d’importants remous.

Le roi Albert II et la reine Paola reçurent pendant une semaine l'ensemble des parents d'enfants disparus avant d'organiser une grande table ronde au palais royal, au cours de laquelle le souverain condamna publiquement les erreurs commises et incita tous les responsables à améliorer la justice et la police.

La Marche blanche organisée à Bruxelles le 20 octobre 1996 pour dénoncer cet état de choses rassembla un nombre très important de personnes. Une bataille de chiffres a suivi cette manifestation et le nombre généralement donné est de 350 000 manifestants, alors que la Sûreté de l'État en a dénombré 615 000, suivant en cela le juge d'instruction bruxellois Jean-Claude Leys, promu depuis au Parquet Général de Mons. Cette marche bouleversa la classe politique et fit espérer puis entreprendre de profondes réformes institutionnelles[1] toujours en cours dont il est difficile encore d’évaluer les résultats. La Marche blanche déboucha également sur la création en 1998 du Centre européen Child Focus pour enfants disparus et sexuellement exploités (Bruxelles), dont la reine Paola assume la présidence d'honneur ; la reine tire du reste parti de ses contacts avec d'autres Premières dames pour inciter à créer un centre similaire, avec un même numéro d'appel, dans tous les pays européens.

L'instruction[modifier | modifier le code]

Michel Bourlet, procureur du roi de Neufchâteau depuis 1984, était en 1996, avec Jean-Marc Connerotte, sous le feu des projecteurs lorsque l'affaire Dutroux a éclaté au grand jour. Connerotte va faire un appel à témoin via un numéro vert mis en place à partir du 19 août 1996, deux jours après la découverte des corps de Julie et Mélissa[2]. L'audition de ses témoins, désignés par un "X" suivi d'un chiffre (de X1 à X11), provoquera l'affaire du témoin X1. Le dossier est retiré en octobre 1996 au juge Connerotte, à la suite de « l'arrêt spaghetti ». La cour de cassation a estimé qu'il avait fait preuve de partialité en participant à une réunion au bénéfice des parents des enfants disparus. Michel Bourlet étant présent en tant que représentant du ministère public, sa présence ne lui a pas été reprochée. Michel Bourlet a rencontré à plusieurs reprises des différends avec le nouveau juge d'instruction Jacques Langlois, à propos de l'instruction sur les « réseaux » autour de Dutroux et le rôle notamment de Michel Nihoul dans l'affaire.

À la suite de l'arrestation de Marc Dutroux, Michelle Martin et Michel Lelièvre, Laetitia Delhez et Sabine Dardenne sont libérées le 15 août 1996 de la cave de Dutroux à Marcinelle. Michel Bourlet voulait alors étudier l'affaire en profondeur, « J'irai jusqu'au bout, si on me laisse faire », a-t-il déclaré le 24 août 1996.

Le procès[modifier | modifier le code]

Le procès Dutroux, qualifié de « procès du siècle » par la presse belge, a débuté le 1er mars 2004 à Arlon.

Lundi 14 juin 2004, les jurés entrent en délibération.

Les inculpés[modifier | modifier le code]

Marc Dutroux[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Marc Dutroux.

Marc Dutroux est né le 6 novembre 1956 à Ixelles en Belgique et est l’aîné de cinq enfants. Ses parents sont instituteurs. Ils se séparent en 1971 et Dutroux reste avec sa mère.

En 1986, il est arrêté pour séquestrations, enlèvements et de viols de mineures de moins de 16 ans[3]. Condamné en 1989 à 13 ans et demi de prison, il bénéficie d'une libération conditionnelle en avril 1992, alors que le procureur et les psychiatres s'y sont opposés[4].

Marc Dutroux a été arrêté durant l’été 1996. Les enlèvements qui lui sont reprochés ont eu lieu en 1995 et 1996 mais s’inscrivent dans une longue série de méfaits. On lui impute :

  • d’être à la tête d’une bande impliquée dans l’enlèvement et la séquestration de six jeunes filles dont cinq mineures ;
  • d’être membre d’une association de malfaiteurs et d'avoir participé à un trafic de drogue ;
  • d’avoir assassiné An Marchal, Eefje Lambrecks et Bernard Weinstein ;
  • d’avoir enlevé Laetitia Delhez, Sabine Dardenne, An Marchal, Eefje Lambrecks, Julie Lejeune et Melissa Russo ;
  • d’avoir séquestré Julie Lejeune, Melissa Russo, An Marchal, Eefje Lambrecks, Sabine Dardenne, Laetitia Delhez, Bernard Weinstein, Pierre Rochow, Philippe Divers, Bénédicte Jadot à Marcinelle-Charleroi dans une geôle mesurant 2,34 m de long et 99 cm de large, pour une hauteur de 1,64 m ;
  • d’avoir commis un vol avec violence au préjudice de Philippe Divers et Pierre Rochow ;
  • d’avoir violé trois jeunes Slovaques, Henrieta Palusova et les sœurs Manckova, ainsi que Laetitia Delhez, Sabine Dardenne, An Marchal, Eefje Lambrecks, Julie Lejeune et Melissa Russo.

Michelle Martin[modifier | modifier le code]

Michelle Martin, épouse et complice de Marc Dutroux, est née à Watermael-Boitsfort (Belgique) le 15 janvier 1960[5].

  • A laissé mourir de faim Melissa Russo et Julie Lejeune dans la cave de Marcinelle pendant que Marc Dutroux était en prison.
  • A obtenu sa liberté conditionnelle le 28 août 2012 et réside chez les sœurs clarisses de Malonne, près de Namur.

Michel Lelièvre[modifier | modifier le code]

  • A aidé Marc Dutroux à enterrer An Marchal et Eefje Lambrecks, vivantes, à 3 mètres de profondeur sous son hangar à Jumet.
  • A aidé Marc Dutroux dans tous ses crimes.

En 2011, le tribunal d'application des peines de Bruxelles a refusé sa libération conditionnelle[6].

Michel Nihoul[modifier | modifier le code]

Michel Nihoul est né le 23 avril 1941 à Verviers[7]. Il est arrêté en août 1996 après que son nom a été fourni aux enquêteurs par Michel Lelièvre. Certains[Qui ?] ont vu en lui le chef d'un réseau pédophile à qui Dutroux fournit les fillettes qu'il enlève. Le 22 juin 2004, il est condamné à cinq ans de prison pour association de malfaiteurs, mais acquitté pour les faits liés aux enlèvements. Il bénéficie d'une remise en liberté conditionnelle en avril 2005[8].

Le verdict[modifier | modifier le code]

  1. Marc Dutroux a été reconnu coupable d’être le chef d’une association de malfaiteurs impliquée dans les enlèvements d’enfants et membre d’une association impliquée dans le trafic de drogue ; de l’enlèvement de Julie Lejeune, Mélissa Russo, An Marchal, Eefje Lambrecks, Sabine Dardenne et Laëtitia Delhez ; de l’assassinat de Bernard Weinstein, An, Eefje, Julie et Mélissa ; de la séquestration de Philippe Divers, Pierre Rochow et Bénédicte Jadot ainsi que celle de Bernard Weinstein, Julie, Mélissa, An, Eefje, Sabine et Laëtitia ; du viol des sœurs Manckova, de Henrieta Palusova, de Julie, Mélissa, An, Eefje, Sabine et Laëtitia. Il a été condamné à la réclusion à perpétuité et à une peine de dix années de mise à la disposition du gouvernement (peine permettant au gouvernement de le garder en prison en cas de libération conditionnelle).
  2. Michelle Martin a été reconnue coupable d’association de malfaiteurs impliquée dans les enlèvements et séquestrations d’enfants ; de la séquestration de Laëtitia, Sabine, An, Eefje, Mélissa et Julie avec la circonstance aggravante d’avoir entraîné la mort de ces deux dernières ; du viol de Yancka Mackova. Les psychiatres ont reconnu en elle une femme fragile exposée à la décompensation de bouffées psychotiques. Elle a été condamnée à trente années de réclusion et demande sa liberté conditionnelle chaque année depuis 2009 [9], considérant qu'elle fut la victime de la perversité de son compagnon Marc Dutroux (ayant vécu un « inceste platonique » par sa mère qui avait reporté sur elle la culpabilité de la mort accidentelle de son père, elle aurait subi le même phénomène de dépendance et d'enfermement de la part de Marc Dutroux)[10]. Elle a produit à nouveau cette demande en mai 2011, demandant à se retirer dans un couvent en France. Le ministère français de la Justice bloque cette demande expliquant que cela peut provoquer des troubles de l'ordre public. En juillet 2012, en réponse à sa nouvelle demande de libération conditionnelle sur la base de la loi Le Jeune de 1888, le tribunal d'application des peines de Mons l'autorise à séjourner dans le couvent des sœurs clarisses de Malonne, réduisant ainsi à 16 ans la peine de 30 ans de prison à laquelle elle avait été condamnée[11]. Cette décision a été accueillie par des contestations populaires sur l’entièreté du territoire belge[12]. Le pourvoi en cassation formé par le Parquet à l'encontre de cette décision[13],[14] a été rejeté par la Cour de Cassation qui a ainsi confirmé le 28 août 2012 la mise en liberté conditionnelle[15].
  3. Michel Lelièvre a été reconnu coupable de participation à une association de malfaiteurs impliquée dans les enlèvements et les séquestrations d’enfants, ainsi que de participation à une association mêlée au trafic d’êtres humains ; des enlèvements de Sabine, An et Laëtitia ; de la séquestration de An, Eefje, Sabine et Laëtitia ; de trafic d’ecstasy. Il a été condamné à vingt-cinq années de réclusion.
  4. Michel Nihoul a été reconnu coupable d’être le chef d'une association de malfaiteurs impliquée dans un trafic de drogue, vol de voitures et leur trafic, de documents d'identité ou dans la traite des êtres humains. Il est acquitté pour l'enlèvement de Laëtitia. Il a été condamné à cinq années de prison et libéré en avril 2005.

Les victimes[modifier | modifier le code]

Julie et Mélissa[modifier | modifier le code]

Julie Lejeune et Mélissa Russo sont les deux victimes les plus connues de Marc Dutroux.

Julie, huit ans et demi, et Mélissa, neuf ans, disparaissent à Grâce-Hollogne le 24 juin 1995. Leurs corps seront retrouvés à quatre mètres de profondeur à Sars-la-Buissière le 18 août 1996 ; elles seraient mortes le 24 mars 1996 et auraient été enterrées le 27 mars 1996. Les démarches inlassables de leurs parents pour les retrouver et la mobilisation des médias avaient fait connaître leurs noms et visages au public bien avant la découverte de Marc Dutroux, leur ravisseur.

Ainsi, quand l'affaire Dutroux éclate, la société belge est ébranlée par le sort subi par les victimes. Des manifestations de citoyens, appelées « marches blanches », font alors prendre conscience aux politiciens et aux forces de police des erreurs commises durant l'enquête, ce qui a plusieurs conséquences :

  • une commission parlementaire entend des centaines de témoins pendant des mois, en direct, devant les caméras de la télévision ;
  • la police et la gendarmerie sont fusionnées et leur mode de fonctionnement est réformé ;
  • des institutions nouvelles voient le jour, afin d'améliorer la prise en compte des disparitions inquiétantes et mieux observer le droit des victimes ;
  • à partir de l'association Child Focus, créée par des parents des victimes avec l'aide de l'État, des structures internationales sont mises en place pour améliorer les moyens de recherche des enfants disparus.

Pendant plusieurs années, au flanc du porche monumental du palais de Justice de Bruxelles, une sorte d'autel improvisé a reçu des fleurs, régulièrement renouvelées par des mains anonymes et honorant la mémoire des victimes : An, Eefje, Julie, Mélissa, Loubna (Loubna, dont l'affaire, comme celle de la petite Élisabeth Brichet, victime de Michel Fourniret, fut un temps rapprochée de celle de Julie, Mélissa, An et Eefje, mais à laquelle Dutroux se révélera finalement être étranger).

An et Eefje[modifier | modifier le code]

Le lieu du crime (Jumet). La maison fut démolie et remplacée par un monument

An Marchal et Eefje Lambrecks, âgées respectivement de dix-sept et dix-neuf ans, sont enlevées ensemble le 23 août 1995 dans la région d’Ostende, alors qu'elles sortaient d'une soirée entre amis et rentraient en tramway. On retrouvera leurs corps le 3 septembre 1996 sous le hangar du jardin d'un complice de Dutroux, à Jumet, à 2,50 mètres sous terre.

Sabine Dardenne[modifier | modifier le code]

C’est le 28 mai 1996 dans la matinée, alors qu’elle se rendait à l’école à vélo, que Sabine, douze ans, disparaît dans la région de Tournai. Le 15 août 1996, Marc Dutroux avoue aux enquêteurs, alors à la recherche de Laëtitia Delhez, qu’il détient aussi dans sa cave cette autre petite disparue. Sabine sera délivrée en même temps que Laëtitia et racontera aux enquêteurs les circonstances de son enlèvement et les quelque douze semaines de séquestration qu’elle a passées dans la maison de Dutroux, principalement dans la cache située dans la cave. Sabine décrit comment, dès le lendemain de son arrivée à Marcinelle, Dutroux se serait employé, avec l’aide de Michel Lelièvre, à lui faire comprendre que ni ses parents ni la police ne cherchaient à la délivrer en payant une rançon, mais que lui était là pour la protéger contre le « chef » qui voulait la liquider. Elle écrira plusieurs lettres, jamais envoyées, à ses parents et sa famille dans lesquelles elle raconte son sentiment d’abandon et de culpabilité. Son témoignage sera étayé au moyen d’un carnet dans lequel elle a consigné scrupuleusement tous les événements qu’elle a vécus durant cette période : ses conditions de vie, les viols, le conditionnement et les privations qu’elle a subis de la part de son geôlier.

Selon son avocat, Me Jean-Philippe Rivière, Sabine attendait du procès une confrontation avec Marc Dutroux : « Elle y tient beaucoup, même si elle sait que ce ne sera pas facile ». « Je veux regarder Dutroux dans les yeux », avait-t-elle déclaré, sortant d’un silence de sept ans, « lui montrer que je ne suis pas devenue folle, malgré ce qu’il m’a fait subir ». Cette « confrontation » eut lieu le 16 avril 2004 devant la cour d'assises à Arlon (Belgique). Comme annoncé, Sabine Dardenne a regardé Dutroux en face mais pas « dans les yeux » car lui n'a pas osé affronter son regard. Elle alla même jusqu'à l'interpeller : « Finalement, pourquoi ne m'avez-vous pas tuée ? ». Satisfaite du verdict qui mettait enfin à bas la thèse des réseaux, thèse totalement incompatible avec son vécu et satisfaite de la sévérité des peines, Sabine Dardenne est retournée à l'anonymat dont, petite fille, elle avait été sortie bien malgré elle. Elle a publié un livre J'avais 12 ans, j'ai pris mon vélo et je suis partie à l'école... (Oh ! Éditions, Paris) qui fut traduit en quatorze langues et vendu à plusieurs millions d'exemplaires.

Laëtitia Delhez[modifier | modifier le code]

Le 9 août 1996, en début de soirée, Laëtitia, quatorze ans, est enlevée à sa sortie de la piscine de Bertrix par Marc Dutroux et Michel Lelièvre. Selon leurs propres déclarations, ils se seraient rendus tous deux à Bertrix dans le but d’enlever une jeune fille si l’occasion s’en présentait. Après l’avoir kidnappée, Dutroux l’aurait droguée et violée à trois reprises. Laëtitia a été enfermée dans la cache de Marcinelle, avec Sabine, pour n’en être délivrée que quelques jours plus tard par les enquêteurs du juge Connerotte.

Laëtitia, qui avait appris à Sabine que toute la Belgique la recherchait lorsqu’elle avait été à son tour séquestrée dans la cave de Marcinelle, est venue témoigner devant la cour d'assises. Totalement indifférente à l'acquittement de Nihoul, contrairement à ce que clamaient ses avocats en son absence, et ravie de la sévérité des peines elle est, elle aussi, retournée à l'anonymat. Elle est aujourd'hui mariée et mère de famille. Sabine Dardenne est la marraine d'un des enfants de Laetitia Delhez.

Bernard Weinstein[modifier | modifier le code]

À la mi-novembre 1995, le Français Bernard Weinstein[16], complice de Dutroux dans plusieurs affaires de vol de voiture et de séquestration de personnes, disparaît. Sur les indications précises de Marc Dutroux, le corps de Weinstein est retrouvé enterré au même endroit que ceux de Julie et Mélissa, dans la propriété que Dutroux possède à Sars-la-Buissière, le 18 août 1996. Il semble que Dutroux ait voulu se débarrasser d’un témoin gênant en la personne de Weinstein, lequel devait être activement recherché pour des faits commis avec Dutroux quelques jours avant sa disparition. Un témoin d’autant plus compromettant pour Dutroux dans les enlèvements de Julie, Mélissa, An et Eefje. Michelle Martin donne une autre explication : en fait, Dutroux aurait voulu s’emparer d’une somme de plus de 500 000 FB que Weinstein avait reçue de sa mère. L’autopsie réalisée en août 1996 met en avant des traces d’inhalation de terre au niveau de la trachée et des bronches permettant de confirmer que Bernard Weinstein a été enterré vivant après avoir été torturé.

Affaires annexes[modifier | modifier le code]

Évasion de Marc Dutroux[modifier | modifier le code]

Le 23 avril 1998, pendant son transfert au palais de justice, Marc Dutroux, qui n'est pas menotté, parvient à maîtriser un des policiers chargés de le garder, le déleste de son arme et s'échappe. On suppose que son intention était de gagner la France, mais il s'agit surtout d'un acte désespéré. C'est un Dutroux aux abois qui est arrêté quelques heures plus tard, dans une forêt, après qu'un garde forestier (Stéphane Michaux) l'a surpris et reconnu. L'incident, néanmoins, déclenche une vaste indignation publique, démontrant que la psychose Dutroux n'est alors pas encore tout à fait éteinte en Belgique et le ministre de la Justice, Stefaan De Clerck, le ministre de l'Intérieur, Johan Vande Lanotte, et le chef de la gendarmerie belge sont contraints de démissionner, à la différence de la Procureur général de la cour d'appel de Liège Anne Thily[17].

En 2000, Dutroux fut condamné à une peine de cinq ans de prison pour avoir menacé l'un des officiers de police lors de son évasion, celle-ci en tant que telle n'étant pas répréhensible selon la loi belge.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Bouffioux, Ce n'est pas terminé !, Bruxelles : Luc Pire, 1998
  • Annemie Bulté, Douglas De Coninck & Marie-Jeanne Van Heeswyck, Les Dossiers X - Ce que la Belgique ne devait pas savoir sur l'affaire Dutroux, Bruxelles : EPO, 1999
  • Françoise Van De Moortel, Intimes convictions, Coédition EVO-Réseau des Comités blancs, 1999
  • Frédéric Lavachery & Jean Nicolas, Dossier pédophilie, le scandale de l'affaire Dutroux, Paris : Flammarion, 2001
  • Douglas De Coninck, 30 témoins morts, éditions mols, 2004
  • Michel Bouffioux & Marie-Jeanne Van Heeswyck, La face cachée de l'enquête Dutroux & consorts, Bruxelles : Éditions Couleur livres, 2004
  • Sabine Dardenne, avec la collaboration de Marie-Thérèse Cuny, J'avais 12 ans, j'ai pris mon vélo et je suis partie à l'école, Paris : Oh ! Éditions, 2004, 232 pages
  • Me Xavier Magnée, Marc Dutroux, un pervers isolé?, Paris : Calmann-Lévy, 2005
  • Jean-Denis Lejeune (père de Julie Lejeune), Dis à ma fille, Bruxelles : Luc Pire, 2007
  • Marc Toussaint & Xavier Rossey, Tous manipulés ? (avant, pendant, après l'affaire Dutroux), Bruxelles : Bernard Gilson, 2010
  • Pierre Guelff, Dutroux, l'affaire, les pistes, les erreurs (interview exclusive de Dutroux), Belgique-France : Éditions Jourdan, 2013

Documentaire télévision[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Notamment l'accord 'Octopus' scellant la réforme des polices, le 23 mai 1998.
  2. LE 0800 DE CONNEROTTE RECOIT 20 APPELS PAR HEURE, par Jean-Claude VANTROYEN, page 11, lundi 14 octobre 1996
  3. Affaire Dutroux : Les grandes dates du dossier sur le site de la RTBF, 5 août 2011
  4. Fabrice Aubert, « Affaire Dutroux : l'horreur qui révulsa la Belgique » sur le site de TF1, 29 février 2004
  5. Acte d'accusation du Parquet de la cour d'appel de Liège. D/37606, le 30 avril 2003
  6. Michel Lelièvre ne sera pas libéré, mardi 10 mai 2011, dépêche Belga, Le Soir
  7. http://archives.lesoir.be/serie-27-30-michel-nihoul-escroc-et-failli-en-serie_t-20040212-Z0P1RR.html
  8. Frédéric Delepierre, « Michel Nihoul, l’exilé », Le Soir,‎ 5 juillet 2012 (lire en ligne)
  9. http://archives.lesoir.be/pas-de-liberation-conditionnelle-pour-michele-martin_t-20091217-00RF0X.a.html?&v5=1
  10. Nicole Malinconi, Vous vous appelez Michelle Martin, Denoël,‎ 2008, 111 p. (ISBN 2207260038)
  11. « Défilé à Bruxelles contre la libération de l'ex-femme de Dutroux », Le Point, 19 août 2012.
  12. « Le visage qui replonge la Belgique dans l'horreur », L'illustré, 21 août 2012.
  13. http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/l-ex-femme-de-dutroux-est-libre-chronologie_1144595.html
  14. http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/751379/michelle-martin-liberee-le-31-juillet.html
  15. La Cour de cassation valide la libération de Michelle Martin, Le Soir en ligne, 28 août 2012
  16. archives.lesoir.be
  17. Le Soir, "Évasion: qui est responsable?"

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