Saint-Hubert (Belgique)

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Saint-Hubert
La basilique
La basilique
Blason de Saint-Hubert
Héraldique
Drapeau de Saint-Hubert
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Neufchâteau
Bourgmestre Jean-Luc Henneaux
Majorité Cap 2012
Sièges
Cap 2012
IC (MR)
PS
17
10
5
2
Section Code postal
Saint-Hubert
Arville
Awenne
Hatrival
Mirwart
Vesqueville
6870
6870
6870
6870
6870
6870
Code INS 84059
Zone téléphonique 061, 084
Démographie
Gentilé Saint-Hubertois(e)
ou Hubertin(e)
ou Borquin(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
5 652 (1er janvier 2014)
50,04 %
49,96 %
51 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
21,80 %
60,45 %
17,74 %
Étrangers 2,05 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 12,14 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 12 060 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 01.53′ N 5° 22.45′ E / 50.0255, 5.3741750° 01.53′ Nord 5° 22.45′ Est / 50.0255, 5.37417  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
111,16 km2 (2005)
24,51 %
64,51 %
6,71 %
4,24 %
Localisation
Situation de la ville dans l'arrondissement de Neufchâteau et la province de Luxembourg
Situation de la ville dans l'arrondissement de Neufchâteau et la province de Luxembourg

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Saint-Hubert

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Saint-Hubert
Liens
Site officiel saint-hubert.be

Saint-Hubert (en wallon Sint-Houbert) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Elle doit son nom à Hubert de Liège et est surtout connue pour sa basilique des Saints-Pierre-et-Paul, son abbaye et le hameau-musée Fourneau Saint-Michel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation générale[modifier | modifier le code]

Saint-Hubert se situe au cœur de l'Ardenne belge, en Haute Belgique, à 61 km au sud de Namur et 60 km au nord d'Arlon. La ville se développe à proximité immédiate de la N89 reliant Bouillon (au sud-ouest) à Salmchâteau (au nord-est) et, dans une moindre mesure, à proximité de la N4 reliant Bruxelles à Luxembourg. Le point culminant de la commune (589,5 m) se trouve au nord-est de la ville, sur l'aérodrome militaire et il est seulement accessible via la route Hurtebisse.

Communes limitrophes de Saint-Hubert
Tellin Nassogne Tenneville
Saint-Hubert Sainte-Ode
Libin Libramont-Chevigny

Localités de la commune[modifier | modifier le code]

Les sections de la commune sont Arville, Awenne, Hatrival, Mirwart, Saint-Hubert et Vesqueville. Les autres localités sont Fourneau Saint-Michel, Lorcy et Poix-Saint-Hubert.

Histoire[modifier | modifier le code]

Découvertes archéologiques[modifier | modifier le code]

En 2010 débutent des fouilles archéologiques sur la place de l’Abbaye : Denis Henrotay, archéologue, responsable de l'étude du sous-sol de la place de l'Abbaye a mis à jour la « Porterie » de l'ancienne abbaye, déjà connue. Quelque temps plus tard, à la surprise générale, c'est une cave d'une villa romaine qui est apparue. Les fouilles progressant vers la Basilique, les chercheurs ont découvert de nombreux ossements enterrés à une petite trentaine de centimètres du sol pavé, vraisemblablement un cimetière que des centaines de milliers de personnes ont piétiné durant des siècles, sans le savoir. Des ossements d'hommes, de femmes et d'enfants, recouverts de linceul et qui dateraient du XIe voire XIIIe siècle.

L'ancien palais abbatial.

Ces découvertes archéologiques représentent un bond de 300 ans d'histoire dans la connaissance des origines de la ville. La villa gallo-romaine découverte est sans doute celle que, d'après les archives, on attribue à Plectrude, mais beaucoup plus tardive. On sait qu'elle a brûlé à la fin du IIIe siècle. Les Archives de l'État possèdent bien des documents de l'année 687, mais ils ne sont pas clairs, beaucoup de zones d'ombre subsistent. « J'ai lu et relu les textes. On dit que « Plectrude arrive dans une vaste solitude à côté de la fontaine Andage». Jusqu'à aujourd'hui, ces textes ne nous satisfaisaient pas. Avec cette découverte, cela devient plus cohérent ! Il s'agit bien de la villa qui est évoquée dans nos archives de toute façon. » affirme Thierry Scholtes.

Saint-Hubert[modifier | modifier le code]

Autrefois nommé Andage, le futur village de Saint-Hubert vit s'installer une communauté religieuse, à l'aube du VIIIe siècle. À l'initiative de Pépin de Herstal et de son épouse Plectrude, la communauté se voit dotée d'importantes possessions au cœur du fisc royal d'Amberloup. Un siècle plus tard, vers 819, la première communauté est remplacée par une abbaye, dirigée par celui qui deviendra saint Beregise. Les récits hagiographiques du milieu du Moyen Âge s'efforceront de discréditer le premier noyau de religieux installés à Andage, et son remplacement par une communauté obéissant à la règle de saint Benoît. Accusés de mœurs dissolues, les premiers moines d'Andage ont plus probablement souffert de leur isolement, sur une terre ingrate, parmi une population sans doute encore peu au fait des croyances chrétiennes. C'est peut-être dans cette même direction qu'il faut chercher la translation à Andage du corps de l'évêque de Liège, en 825. L'ancien évêque de Liège, déjà révéré dans son évêché, contribua largement au développement de l'abbaye d'Andage, à tel point que le nom de la ville évolua pour prendre le patronyme de Saint-Hubert.

Vie et légende de Saint Hubert[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Gilles-au-Pré

Hubert, fils de Bertrand, duc d'Aquitaine et arrière-petit-fils de Clovis est né vers 660. Il a été nommé évêque de Liège vers 700. Cet évêché comprenait anciennement le territoire actuel de la province de Liège, certaines parties des provinces d’Anvers, du Brabant, de Namur et de Luxembourg, ainsi que du Limbourg (belge et néerlandais). Au début, le lieu de résidence d’Hubert se trouvait à Maastricht, mais vers 710, celui-ci vint s’établir à Liège. Il est considéré comme un des fondateurs de la ville de Liège. Il fut évêque à une époque où il y avait encore beaucoup de régions non christianisées. Il voyageait à cheval ou en bateau à l’intérieur de son évêché pour y évangéliser les personnes habitant ces contrées, ce qu’il fit jusqu'à sa mort en 727. Ses bienfaits furent très vite reconnus par l’Église et il fut d’ailleurs sanctifié dès le 3 novembre 743.

Depuis le XVe siècle, la légende rapporte qu’alors qu’Hubert chassait un Vendredi Saint, il fit la rencontre d'un cerf blanc portant une croix lumineuse au milieu de ses bois. Celui-ci lui ordonna de se convertir et de vouer sa vie à l'évangélisation. De retour à Liège, il fut condamné par l’évêque Lambert à payer une amende et à faire un pèlerinage. Arrivé à Rome, le pape le désigna comme successeur de l’évêque Lambert, qui venait d’être assassiné.

La basilique et le quartier abbatial
Article détaillé : Abbaye de Saint-Hubert.

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Abandonnée en 1797, l'abbaye fut démembrée et ses biens vendus. Sous l'occupation française puis hollandaise, le palais abbatial accueillit pendant une décennie l'administration du département des Deux-Ourthes, avant de sombrer dans la léthargie qu'on lui connaît encore aujourd'hui.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Saint-Hubert.svg
La ville possède des armoiries.
Blasonnement : D’azur à la rencontre de cerf crucifère soutenu d’un cor enguiché, le tout d’or.
  • Délibération communale : 7 avril 2000
  • Arrêté de l'exécutif de la communauté : 24 août 2000
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ 2002.



Démographie[modifier | modifier le code]

Le graphique suivant reprend la population résidente au 1er janvier de chaque année[1] pour la commune.

Économie et tourisme[modifier | modifier le code]

Ressources naturelles[modifier | modifier le code]

Saint-Hubert est un centre touristique important de l'Ardenne. La ville jouit d’un vaste environnement boisé, partagé entre possessions privées, communales et royales. La forêt de Freyr et le domaine Saint-Michel sont ainsi deux ensembles contigus de forêts mixtes proposant une grande variété de paysages et une qualité biologique exceptionnelle sur près de 30 000 hectares (partagés entre plusieurs communes). La pratique du tourisme cohabite avec celle de l'exploitation forestière, des études agronomiques et de la chasse.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Le musée de plein air de Fourneau Saint-Michel.

Les principales curiosités touristiques de Saint-Hubert sont:

Aérodrome[modifier | modifier le code]

Article détaillé : aérodrome de Saint-Hubert.

L'aérodrome civil de Saint-Hubert (Code ICAO: EBSH) fut créé en 1930. Il a servi d'école d'aviation dès 1934 sous l'autorité du capitaine Orta. Il fut cédé à l'État belge en 1946. L' Aéroclub des Ardennes y exerce ses activités depuis 1958 et le Centre national de vol à voile depuis 1960. On y trouve également une station météo, automatique depuis 2007. Le vol à voile est l'activité favorite à l'aérodrome de Saint-Hubert et des stages ADEPS permettent également de s'y initier à cette activité.

Folklore et festivités[modifier | modifier le code]

  • Cortège carnavalesque le samedi 43 jours avant Pâques.
  • Chaque année, le premier week-end de septembre, ont lieu les journées internationales de la chasse et de la nature.
  • Chaque été, dans le cadre du Festival de Wallonie, le Juillet Musical organise des concerts dans la ville et les villages voisins.
  • Le Borqtour, un festival de musique rock et electro logé sur la cour reliant la basilique à l'abbaye ayant lieu au début du mois d'août.

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La ville fait partie de la zone de police Semois et Lesse pour les services de police, ainsi que de la de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie*[modifier | modifier le code]

Monographies[modifier | modifier le code]

  • Maxime Dessoy, Saint Hubert, le patron de l'Ardenne, l'abbaye, la basilique, Gofflot, Saint-Hubert, s.d.
  • Alain Dierkens, Jean-Marie Duvosquel, Nathalie Nyst, et al., L'ancienne église abbatiale de Saint-Hubert, Études et Documents, Monuments et Sites, t. 7, Namur, Ministère de la Région wallonne, Direction générale de l'Aménagement du Territoire, du Logement et du Patrimoine, Division du Patrimoine, 1999
  • Pierre-Paul Dupont, Saint-Hubert en Ardenne, Gemboux, Duculot, 1971
  • Léon Hector, Études sur Saint-Hubert en Ardenne et son ancienne paroisse, Arlon, Fasbender, 1956
  • Thierry Réjalot o.s.b., Manuel du pèlerin et du visiteur au Sanctuaire de Saint Hubert-en-Ardenne, Gembloux, Duculot, 1934

Articles[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Paul Dupont, « Saint-Hubert », in Abbayes de Belgique, Groupe Clio 70, Léon Dewincklear, 1973, p. 174–199
  • Émile Tandel, Les communes luxembourgeoises, t. VIb : Arrondissement de Neufchâteau, Arlon, Institut archéologique du Luxembourg,‎ 1893, « Saint-Hubert », p. 952–1039

Liens externes[modifier | modifier le code]