Virton

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Virton
L'hôtel de ville
L'hôtel de ville
Blason de Virton
Héraldique
Drapeau de Virton
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Luxembourg Province de Luxembourg
Arrondissement Virton
Bourgmestre François Culot (IC-MR)
Majorité IC-MR,cdH
Sièges
IC-MR
cdH
PS
Ecolo
21
8
6
5
2
Section Code postal
Virton
Bleid
Èthe
Ruette
Latour
Saint-Mard
6760
6760
6760
6760
6761
6762
Code INS 85045
Zone téléphonique 063
Démographie
Gentilé Virtonais(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
11 670 (1er janvier 2014)
48,44 %
51,56 %
124 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
(1er janvier 2013)
22,91 %
59,65 %
17,44 %
Étrangers 5,90 % (1er janvier 2013)
Taux de chômage 14,66 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 13 017 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 49° 34.05′ N 5° 31.95′ E / 49.5675, 5.5325 ()49° 34.05′ Nord 5° 31.95′ Est / 49.5675, 5.5325 ()  
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
94,49 km2 (2005)
39,76 %
47,52 %
9,94 %
2,78 %
Localisation
Situation de la ville dans son arrondissement et la province de Luxembourg
Situation de la ville dans son arrondissement et la province de Luxembourg

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte administrative de Belgique
City locator 13.svg
Virton

Géolocalisation sur la carte : Belgique

Voir la carte topographique de Belgique
City locator 13.svg
Virton
Liens
Site officiel virton.be

Virton (en gaumais Viertan) est une ville francophone de Belgique située en Région wallonne, chef-lieu d'arrondissement en province de Luxembourg. Elle fait partie de la Lorraine gaumaise.

L'église Saint-Laurent.

Géographie[modifier | modifier le code]

Virton est située à une distance de 190 km au sud-est de Bruxelles et de 44 km à l'ouest de la ville de Luxembourg.

Virton est la capitale de la Gaume, région où la langue vernaculaire traditionnelle est le gaumais. La commune fait partie de la Lorraine belge, seule région géologique du Jurassique (Ère secondaire) de Belgique.

Le Ton, un affluent de la Chiers, traverse la ville en bordure sud-est avant de prendre les eaux de la Vire un peu plus au sud.

La gare ferroviaire de Virton–Saint-Mard est desservie par la ligne 165 Athus-Libramont.

Virton est le point de départ de la route nationale 82 menant à Arlon. Elle est traversée par la route nationale 87 reliant la frontière française à Lamorteau (Rouvroy) et Parette (Attert), ainsi que par la route nationale 88 reliant Florenville et Athus (Aubange).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune est délimitée au sud par la frontière française qui la sépare du département de Meurthe-et-Moselle et de la région Lorraine.

Communes limitrophes de Virton
Tintigny Étalle Saint-Léger
Meix-devant-Virton
Rouvroy
Virton Musson
Épiez-sur-Chiers (F) Allondrelle-la-Malmaison (F) · Longuyon (F) · Tellancourt (F) Ville-Houdlémont (F)
Saint-Pancré (F)

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom Virton vient non pas de la confluence des rivières Vire et Ton, mais du mot latin vertunum, qui est devenu vertun puis Virton.

  • Toponymie anciennes : Wirten, Wertong.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existe quelques éléments pour affirmer que ce qui a été appelé ultérieurement Vertunum a été occupé avant la conquête des Gaules.

À l'époque romaine, Vertunum est un lieu important situé à proximité de l'intersection de plusieurs voies de communication.

En 406, cette bourgade est détruite par les barbares. Le nouveau Virton est construit plus au nord.

La première mention de Virton apparaît dans une bulle du pape Luce III en 1183. Elle dépend alors de la maison de Chiny : l'un des premiers comtes y construit un château. La ville est soumise à la loi de Beaumont en 1270.

À la disparition de la famille de Chiny, Virton dépend de nombreuses dynasties jusqu'à la Révolution française.

À la chute de Napoléon en 1815, le village est rattaché, de par le Traité de Vienne, à la Confédération germanique en même temps que le duché de Luxembourg. Virton deviendra définitivement belge avec le Traité de Londres en 1839, malgré l'attachement sentimental à la France toute proche (en 1830 le drapeau français flotta sur la tour de l'église et en 1848 des émeutes républicaines survinrent dans la ville).

En août 1914, Virton est le lieu de combats meurtriers lors des premiers chocs entre troupes Françaises et Allemandes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Virton.svg
La ville possède des armoiries.
Blasonnement : De gueules à deux flèches d’or passées en sautoir, les pointes en bas, armées et empennées d’argent.
Source du blasonnement : Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ 2002.



Bourgmestres[modifier | modifier le code]

Quelques maires (la Gaume est la seule région de Belgique où les bourgmestres sont encore appelés maires) depuis la fusion des communes[1] :

  • Jean-Baptiste M. Foncin
  • Joseph Michel
  • Jean Culot
  • Claude Baudoin
  • Pierre Scharff
  • Michel Thiry
  • François Culot

Autres personnalités politiques[modifier | modifier le code]

  • Édouard d'Huart (1800–1884), ancien député de l'arrondissement de Virton et ministre des finances.
  • Charles Magnette (1863-1937), sénateur, président du Sénat.
  • Joseph Michel (né en 1925), ministre belge de l'Éducation entre 1977 et 1979 et ministre de l'Intérieur entre 1974-1977 et 1986-1988, président de la Chambre.

Autres villages de la commune[modifier | modifier le code]

Belmont, Bleid, Chenois, Èthe, Gomery, Grandcourt, Latour, Ruette, Saint-Mard, Saint-Remy

Démographie[modifier | modifier le code]

Le graphique suivant reprend la population résidente au 1er janvier de chaque année[2] pour la commune.

Folklore[modifier | modifier le code]

Le 26 décembre se déroule la fête des amoureux. Cette fête serait d'origine médiévale. Les différentes animations durant cette journée sont l'élection du « Roi du pâté gaumais » (les participants doivent manger le maximum de pâtés en 20 minutes accompagné de café), le « Just married trophy » (les jeunes mariés de l'année parcourent la ville), et les géants le D'Jean et la D'Jeanne qui accompagnent la fanfare de Virton dans les rues. Restauration dans les bars et restaurants de la ville du matin au soir et dans la nuit.

Sécurité et secours[modifier | modifier le code]

La ville fait partie de la zone de police Gaume pour les services de police, ainsi que de la de la zone de secours Luxembourg pour les services de pompiers. Le numéro d'appel unique pour ces services est le 112.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. G. Lambert, J. Michel, A. Petit et P. Vaulet, Histoire de Virton : des origines à l'an 2000, Virton, Éd. des musées gaumais ASBL,‎ 1998.
  2. « Chiffres de la population résidente au 1er janvier, par année 1990‑2010 », sur le site de l’INS (consulté le 11 janvier 2011).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • A. Brion, Le pays gaumais,‎ 1989/1992, p. 139.
  • L. Lomry, Le pays gaumais,‎ 1940, p. 6–8.
  • Valérie Pesesse, Travail de fin d'études en vue de l'obtention d'un diplôme d'institutrice primaire,‎ 1995–1996.

Liens externes[modifier | modifier le code]