Wallons du Wisconsin

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Il existe aux États-Unis une petite zone du Wisconsin, autour de Green Bay, où l'on parle le wallon, en raison d'une émigration assez importante au XIXe siècle.

Historique[modifier | modifier le code]

À partir de 1850, 15 000 personnes[1], provenant pour la plupart des alentours de Gembloux et de Wavre émigrèrent vers le nord de cet État américain, mais la mortalité fut importante à bord des bateaux. La première vague d'immigrants partit de Grez-Doiceau pour s'établir dans l'actuelle localité de Robinsonville-Champion[2]. En 1860, ils étaient plus de 4 500, à 80 % dans les comtés de Kewaunee, Door et Brown. Leurs descendants sont actuellement au nombre de 20 000, mais rares sont les jeunes qui parlent encore le wallon, qui est donc en voie d'extinction, même si la conscience des origines est encore vivace[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs localités du Wisconsin conservent dans leur nom la trace de cette immigration : Brussels, Namur, Rosiere (de Rosières), Champion, Walhain, Grand-Leez. En outre, un lac situé au Michigan porte le nom de Walloon Lake, en référence à des colons wallons qui s'y seraient installés au XIXe siècle.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Statue de Curly Lambeau devant l'entrée principale du Lambeau Field

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Françoise Lempereur et Xavier Istasse, Les Wallons du Wisconsin, nos cousins d'Amérique ont immigré il y a 150 ans, SPW Editions, Namur, 2011 (ISBN 978-2-9540045-1-8).
  • Daniel Dellisse, Les Belges du Wisconsin, Le Cri, Bruxelles, 2011 (ISBN 978-2-8710-6577-7).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Patricia Mougel, Univ. Minnesota, pdf
  2. J. Ducas, From Grez-Doiceau to Wisconsim, p.7-8.
  3. Sophie Devillers dans La Libre Belgique 2006, 29 août 2006.