Province de Brabant

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50° 47′ N 4° 38′ E / 50.783, 4.633

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Province de Brabant (méridional)

1815 – 1995

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Carte de la province de Brabant en 1995, avant sa scission.

Informations générales
Statut Province du Royaume des Pays-Bas, puis de Belgique
Chef-lieu Bruxelles
Histoire et événements
1815 Création
1995 Scission

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La province de Brabant ou Brabant était l'une des neuf provinces belges définies en 1830, centrée autour de sa capitale, Bruxelles.

Histoire[modifier | modifier le code]

Son origine remonte à l'annexion par la France révolutionnaire des Pays-Bas autrichiens en 1795, lorsque ce qui restait de l'ancien duché de Brabant fut séparé en deux départements français : le département de la Dyle autour de Bruxelles et le département des Deux-Nèthes autour d'Anvers.

Après la chute de Napoléon en 1815, ces départements français seront transposés tels quels en provinces du royaume des Pays-Bas. La Dyle devient la province du Brabant-Méridional (par opposition à la province de Brabant-Septentrional, partie nord de l'ancien duché) et les Deux-Nèthes deviennent la province d'Anvers. Un arrêté royal de 1819, appliqué à partir de 1823, impose le néerlandais comme langue officielle dans l'ensemble de cette province (comme dans les autres provinces flamandes), à l'exception de Nivelles. Cette réforme suscita de vives oppositions et le roi des Pays-Bas rétablit la liberté linguistique le 4 juin 1830. Lors de l'indépendance de la Belgique en 1830, la province du Brabant méridional devient la province de Brabant.

En 1962, lors de l'établissement de la frontière linguistique séparant la région de langue néerlandaise et la région de langue française, le Brabant était la seule province traversée par celle-ci, suite au transfert de Mouscron et de Comines-Warneton de la Flandre-Occidentale au Hainaut et des Fourons de Liège au Limbourg. Le canton de Landen passa également à cette époque de la province de Liège à la province de Brabant. Dix-neuf communes autour de Bruxelles ont par contre un statut bilingue. Cette situation a conduit à la division du Brabant en territoires plus petits lorsque la tutelle des provinces est passée de l'État fédéral aux Régions.

En 1995, en faisant dépendre les provinces des régions et non plus du pouvoir fédéral, la quatrième réforme de la Constitution belge vient entériner la division de la province de Brabant en Brabant wallon au sud et Brabant flamand au nord, qui dépendront dorénavant respectivement de la Région wallonne et de la Région flamande créés lors de la première réforme de la Constitution, en 1970, par la fixation de la frontière linguistique. La région Bruxelles-capitale, enclavée dans le Brabant flamand, ne relève d'aucune province mais a toutefois gardé quelques éléments du niveau provincial (principalement un gouverneur et un vice-gouverneur). Les compétences provinciales sont intégralement reprises par les institutions régionales.

Langues[modifier | modifier le code]

Selon les informations données par la Libre Belgique[1],l'Union de Francophones [2], la population de l'ancienne Province du Brabant serait largement francophone. 1 662 000 francophones (Brabant Flamand : 172 000, Bruxelles- Capitale : 1 120 564, Brabant Wallon : 379 515, contre 977 000 néerlandophones( Brabant Flamand : 922 000, Bruxelles-Capitale 55 000). Le découpage de la province donne 1 251 km2 à la partie la plus francophone (Brabant Wallon et Bruxelles-Capitale) et près du double : 2106 km2 à la partie la plus néerlandophone. Cette différence est source de conflits. Les francophones sont coincés dans un espace réduit, alors que les partis néerlandophones veulent récupérer ou supprimer les communes à facilité.

Entités issues de la scission de la Province de Brabant[modifier | modifier le code]

Province de Brabant wallon[modifier | modifier le code]

Son chef-lieu, capitale administrative est Wavre. Le Brabant wallon regroupe les 27 communes francophone unilingues de l'Arrondissement de Nivelles (n'ayant donc aucune facilités linguistiques pour les néerlandophones) et faisant partie de la Région wallonne.

Région de Bruxelles-Capitale[modifier | modifier le code]

Comporte 19 communes, toutes officiellement bilingues, mais très nettement francophones depuis plus d'un siècle. (plus de détails sur la situation linguistique à Bruxelles).

Province de Brabant flamand[modifier | modifier le code]

Son chef-lieu est Louvain (Leuven en néerlandais).

Le Brabant flamand est officiellement néerlandophone et comporte 65 communes, 35 dans l'arrondissement administratif de Hal-Vilvorde et 30 dans l'arrondissement de Louvain (Leuven). Elle fait partie de la Région flamande. Selon le journal La libre Belgique 15,7% de la population serait francophone (le plus fort taux en Région Flamande)[3]. Soit 172000 francophones (2012).

La province est officiellement unilingue mais propose des facilités linguistiques (loi nationale belge de 1963) pour les francophones dans six communes à facilités de la périphérie bruxelloise : Crainhem (Kraainem), Drogenbos, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse (Sint-Genesius-Rode), Wemmel et Wezembeek-Oppem, ainsi que dans la commune de Biévène (Bever) limitrophe de la Région wallonne, communes où les francophones sont majoritaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr) Legrand R. (1968), Le massif de Brabant. Mémoire pour servir à l’explication des cartes géologiques et minières de la Belgique. Mém.Serv.Géol.Bel., 9, 148 pages

Bibliographie[modifier | modifier le code]