Ouest Provence

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Syndicat d'agglomération nouvelle Ouest Provence

Logo de Ouest Provence

Administration
Pays France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Date de création 1972
Président Bernard Granié
Site web www.ouestprovence.fr
Siège Istres
Statistiques
Superficie 347,7 km2
Population 97 716 hab. (2008)
Densité 281,0 hab./km2
Subdivisions
Communes 6

Ouest Provence est une ville nouvelle du sud de la France, à l'ouest de Marseille, précédemment connue sous l'appellation Rives de l'Étang de Berre, puis Nord-Ouest de l'Étang de Berre. Elle s'étend sur 6 communes, qui comptent au total 96 161 habitants sur 34 771 hectares.

Sommaire

[modifier] Population

La population des six communes est passée de 38 110 en 1968 à 88 482 en 1999, mais la croissance s'est concentrée sur les 3 communes qui faisaient partie de la ville nouvelle depuis l'origine.

[modifier] Administration

Le syndicat d'agglomération nouvelle regroupe les 3 communes qui ont constitué la ville à l'origine (Fos-sur-Mer, Istres et Miramas) ainsi que 3 communes qui les ont rejointes en 2003 (Cornillon-Confoux, Grans et Port-Saint-Louis-du-Rhône). La commune de Vitrolles était aussi associée à la ville nouvelle (jusqu'à la dissolution de l'établissement public d'aménagement), mais n'appartient pas au SAN.

[modifier] Histoire

[modifier] Affaires

Le SAN Ouest-Provence est présidé depuis janvier 2003 par un ancien maire de Fos-sur-Mer, Bernard Granié (PS) qui, depuis le milieu des années 90, alimente régulièrement la gazette judiciaire. Bruno Fay et Laurent Ollivier, auteurs du Casier judiciaire de la République (Ramsay, 2002) rappellent ainsi cette chronologie :

  • Poursuivi pour escroquerie et prise illégale d'intérêt pour avoir favorisé l'achat d'un hôtel Frantel par la commune de Fos-sur-Mer, en acceptant une surévaluation des travaux.
  • 20 avril 1995 : mis en examen pour ingérence, abus de biens sociaux et recel dans le cadre de la société Lavauto et une entreprise de location de voitures dont la gestion était confiée à sa femme et à son fils.
  • janvier 2000 : jugé devant le tribunal correctionnel d'Aix en Provence.
  • 22 mars 2000 : condamné à 18 mois de prison avec sursis, 300 000 francs d'amende et cinq ans de privation de ses droits civiques.
  • 12 avril 2001 : relaxé par la Cour d'appel d'Aix en Provence, le procureur ayant requis la relaxe et précisant par la suite « non pas parce que j'étais convaincu de votre honnêteté, mais parce que, en droit, l'infraction qui vous était reprochée n'était pas constituée. »

Au début de l'année 2007 éclate une affaire qui va le conduire en prison :

  • 12 janvier 2007 : Bernard Granié est mis en examen pour "corruption passive et trafic d'influence commis par une personne exerçant une fonction publique et atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics”, et incarcérée à la prison des Baumettes à Marseille.
  • 6 mars 2007 : Bernard Granié est remis en liberté après 53 jours de prison préventive après versement d'une caution de 100000 euros. Il reste sous contrôle judiciaire.
  • 9 mars 2007 : Bernard Granié renonce à se présenter aux élections législatives de juin 2007, où il avait obtenu l'investiture PS.
  • 25 novembre 2009 : devant le TGI d'Aix en Provence, le procureur requiert 5 années de prison ferme à l'encontre de Bernard Granié, ainsi qu'une amende de 150 000 euros et 5 ans de privation de ses droits civiques et civils. Le jugement est mis en délibéré au 20 janvier 2010.
  • 20 janvier 2010 : Bernard Granié est condamné à 1 an de prison ferme, 100 000 euros d'amende, 5 ans de privation de son éligibilité (avec exécution provisoire), et 5 ans d'interdiction d'exercice de toute fonction publique (avec exécution provisoire).
  • 22 janvier 2010 : Bernard Granié annonce son refus de démissionner.
  • 8 février 2010 : Michel Sappin, préfet de la région PACA, signe l'arrêté notifiant à Bernard Granié sa démission d'office de tous ses mandats.
  • Michel Pezet, avocat de Granié et ancien député et ancien président socialiste du Conseil régional de PACA, attaque cet arrêté devant le tribunal administratif, qui lui donne raison (la peine complémentaire d'inéligibilité aurait dû être élargie à l'ensemble des droits électifs pour être juridiquement fondée).
  • 11-12 mai 2011 : procès en appel, l'avocate générale requiert 3 ans ferme et 150 000 € d'amende, 5 ans d'inéligibilité, d'interdiction d'exercer toute fonction politique et de droit de vote. Mise en délibéré au 7 septembre 2011.
  • 7 septembre 2011 : Bernard Granié est condamné à 2 ans de prison ferme, 100 000 euros d'amende, et 5 ans d'inéligibilité, d'interdiction d'exercer toute fonction politique et de droit de vote. Son avocat dépose un nouveau recours, en cassation cette fois.

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes

[modifier] Sources

[modifier] Notes et références


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