Ouest Provence

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Syndicat d'agglomération nouvelle Ouest Provence
Image illustrative de l'article Ouest Provence
Administration
Pays Drapeau de France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Bouches-du-Rhône
Siège Istres
Communes 6
Président René Raimondi
Date de création 1972
Démographie
Population 97 623 hab. (2009)
Densité 281 hab./km2
Géographie
Superficie 347,7 km2
Liens
Site web http://www.ouestprovence.fr/

Ouest Provence est une ville nouvelle du sud de la France, à l'ouest de Marseille, précédemment connue sous l'appellation Rives de l'Étang de Berre, puis Nord-Ouest de l'Étang de Berre. Elle s'étend sur six communes : Miramas, Istres, Fos-sur-Mer, Cornillon-Confoux, Grans et Port-Saint-Louis-du-Rhône. Ouest Provence compte 99 523 habitants (estimation INSEE 2010) et s'étend sur une superficie de 355 kilomètres carrés.

Sommaire

Population [modifier]

La population des six communes est passée de 38 110 en 1968 à 88 482 en 1999, mais la croissance s'est concentrée sur les trois communes qui faisaient partie de la ville nouvelle depuis l'origine.

Administration [modifier]

Le syndicat d'agglomération nouvelle regroupe les trois communes qui ont constitué la ville à l'origine (Fos-sur-Mer, Istres et Miramas) ainsi que trois communes qui les ont rejointes en 2003 (Cornillon-Confoux, Grans et Port-Saint-Louis-du-Rhône). La commune de Vitrolles était aussi associée à la ville nouvelle (jusqu'à la dissolution de l'établissement public d'aménagement), mais n'appartient pas au SAN.

Histoire [modifier]

Affaires [modifier]

Le SAN Ouest-Provence est présidé depuis Novembre 2012 par l'actuel maire de Fos-sur-Mer, René Raimondi.


Le SAN Ouest-Provence été présidé de janvier 2003 à Novembre 2012 par un ancien maire de Fos-sur-Mer, Bernard Granié (PS) qui, depuis le milieu des années 90, alimente régulièrement la gazette judiciaire. Bruno Fay et Laurent Ollivier, auteurs du Casier judiciaire de la République (Ramsay, 2002) rappellent ainsi cette chronologie :

  • Poursuivi pour escroquerie et prise illégale d'intérêt pour avoir favorisé l'achat d'un hôtel Frantel par la commune de Fos-sur-Mer, en acceptant une surévaluation des travaux.
  • 20 avril 1995 : mis en examen pour ingérence, abus de biens sociaux et recel dans le cadre de la société Lovauto et une entreprise de location de voitures dont la gestion était confiée à sa femme et à son fils.
  • janvier 2000 : jugé devant le tribunal correctionnel d'Aix en Provence.
  • 22 mars 2000 : condamné à 18 mois de prison avec sursis, 300 000 francs d'amende et cinq ans de privation de ses droits civiques.
  • 12 avril 2001 : relaxé par la Cour d'appel d'Aix en Provence, le procureur ayant requis la relaxe et précisant par la suite « non pas parce que j'étais convaincu de votre honnêteté, mais parce que, en droit, l'infraction qui vous était reprochée n'était pas constituée. »

Au début de l'année 2007 éclate une affaire qui va le conduire en prison :

  • 12 janvier 2007 : Bernard Granié est mis en examen pour "corruption passive et trafic d'influence commis par une personne exerçant une fonction publique et atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics”, et incarcérée à la prison des Baumettes à Marseille.
  • 6 mars 2007 : Bernard Granié est remis en liberté après 53 jours de prison préventive après versement d'une caution de 100000 euros. Il reste sous contrôle judiciaire.
  • 9 mars 2007 : Bernard Granié renonce à se présenter aux élections législatives de juin 2007, où il avait obtenu l'investiture PS.
  • 25 novembre 2009 : devant le TGI d'Aix en Provence, le procureur requiert 5 années de prison ferme à l'encontre de Bernard Granié, ainsi qu'une amende de 150 000 euros et 5 ans de privation de ses droits civiques et civils. Le jugement est mis en délibéré au 20 janvier 2010.
  • 20 janvier 2010 : Bernard Granié est condamné à 1 an de prison ferme, 100 000 euros d'amende, 5 ans de privation de son éligibilité (avec exécution provisoire), et 5 ans d'interdiction d'exercice de toute fonction publique (avec exécution provisoire).
  • 22 janvier 2010 : Bernard Granié annonce son refus de démissionner.
  • 8 février 2010 : Michel Sappin, préfet de la région PACA, signe l'arrêté notifiant à Bernard Granié sa démission d'office de tous ses mandats.
  • Michel Pezet, avocat de Granié et ancien député et ancien président socialiste du Conseil régional de PACA, attaque cet arrêté devant le tribunal administratif, qui lui donne raison (la peine complémentaire d'inéligibilité aurait dû être élargie à l'ensemble des droits électifs pour être juridiquement fondée).
  • 11-12 mai 2011 : procès en appel, l'avocate générale requiert 3 ans ferme et 150 000 € d'amende, 5 ans d'inéligibilité, d'interdiction d'exercer toute fonction politique et de droit de vote. Mise en délibéré au 7 septembre 2011.
  • 7 septembre 2011 : Bernard Granié est condamné à 2 ans de prison ferme, 100 000 euros d'amende, et 5 ans d'inéligibilité, d'interdiction d'exercer toute fonction politique et de droit de vote. Son avocat dépose un nouveau recours, en cassation cette fois.
  • 8 octobre 2012 : Hugues Parant, préfet des Bouches-du-Rhône, demande à Bernard Granié, condamné définitivement pour corruption en septembre avec cinq ans d'inégibilité, de démissionner de ses mandats et fonctions[1].

Transports [modifier]

Bus et Train [modifier]

Depuis l'association entre Ouest Provence et le CAPM de Martigues le réseau de bus s'appelle Ulysse. Il est composé de 29 lignes dont 5 lignes intercommunales. Une ligne de train entre Miramas-Marseille traverse toute les villes du syndicat.

Notes et références [modifier]

Voir aussi [modifier]

Article connexe [modifier]

Liens externes [modifier]