Vignory
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| Vignory | ||
Héraldique |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Champagne-Ardenne | |
| Département | Haute-Marne | |
| Arrondissement | Chaumont | |
| Canton | Vignory | |
| Intercommunalité | Communauté de communes du Bassin de Bologne Vignory et Froncles | |
| Maire Mandat |
Francis Majorkewiez 2008-2014 |
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| Code postal | 52320 | |
| Code commune | 52524 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
278 hab. (2010) | |
| Densité | 14 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 217 m – Max. 389 m | |
| Superficie | 19,46 km2 | |
| Localisation | ||
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Vignory est une commune française, située dans le département de la Haute-Marne et la région Champagne-Ardenne.
Sommaire |
Géographie[modifier]
Histoire[modifier]
La première mention du nom de Vignory remonte à 815, date à laquelle Charlemagne donnerait la terre de Vignory à l'abbaye de Luxeuil. Vignory était à l'origine une seigneurie démembrée de l'ancien comté de Bologne.
Au début du XIe siècle, Guy, premier seigneur attesté à Vignory, fait construire l'église Saint-Etienne puis le château de Vignory. Son fils Roger de Vignory( † v.1059) achève l'édification de l'église et fonde le prieuré Bénédictin de saint-Étienne vers 1049. Il épouse en 2ème noce vers 1042, Adèle de Bar-sur-Aube, fille de Nocher III, comte de Bar-sur-Aube.
Le village fut placé sous la souveraineté du Comte de Bourgogne jusqu'à la fin du XIIe siècle, il passa par la suite au comté de Champagne.
Au XIIIe siècle, Gautier Ier, 7ème seigneur de Vignory, fait construire des murailles autour de son village afin de protéger les habitants d'éventuelles attaques. La commune de Vignory est créé en 1319, après l'affranchissement concédé par le seigneur Jean de Dampierre. Pendant toute l'époque médiévale Vignory fut le plus important bourg de la région. Il était doté d'une administration complète (bailli, prévôt, lieutenant de justice ...) et de nombreux équipements (trois hôpitaux, des moulins, deux fours, des halles...).
Au XVIe siècle, cette seigneurie appartenait à la puissante famille d'Amboise.
Les XVIIe et XVIIIe siècles ont vu l'essor économique et démographique de la commune. Le village comptait près de mille habitants en 1773 dont la plupart vivaient du commerce de la confection (bonneterie, chapeaux, cordonnerie, tannerie...) et des nombreuses auberges, hostelleries (le village était situé sur l'ancien axe Chaumont - Joinville).
Deux épidémies de choléra (en 1832 et en 1854) réduisirent la population à 552 habitants en 1892. La déviation de l'axe Chaumont - Joinville entraîna la chute de toutes les activités, qui aggrava la dépopulation. Ce phénomène s'est poursuivi tout au long du XXe siècle pour aboutir à la situation actuelle ou le dernier recensement ne fait plus état que de 307 habitants.
Administration[modifier]
Démographie[modifier]
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|
| 410 | 445 | 437 | 385 | 335 | 307 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | |||||
Héraldique[modifier]
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Les armes de Vignory se blasonnent ainsi : de gueules aux six burelles d’argent |
Lieux et monuments[modifier]
Le château[modifier]
Les vestiges du château de Vignory, bâti au début du XIe siècle par Guy de Vignory.
L'église Saint-Étienne[modifier]
L'église Saint-Étienne de Vignory, consacrée à Saint-Étienne est un exemple rare et remarquable de transition de l'architecture carolingienne au style roman. La première pierre a été posée en 1032, par la volonté de Guy de Vignory, premier seigneur du nom. L'église Saint-Étienne est l’un des rares édifices du nord de la France du tout début de l’ère romane qui a traversé l’histoire sans avoir subi de profonds remaniements (à l’exception d’ajout, aux XVe ‑ XVIe siècles, de cinq chapelles ouvrant sur le bas-côté sud de l’édifice).
Le Lavoir[modifier]
En 1832, la fontaine du village fut démolie et remplacée par la grande halle d’un nouveau lavoir dressé selon les plans de l’architecte Chaussier de Chaumont. Bien que terminé dès 1833, l’édifice ne fut réceptionné qu’en 1840 suite à un litige concernant la fourniture de pompes hydrauliques. Avec son ordonnancement de 20 colonnes posées sur un solide muret de pierre de taille, cette grande halle, ouverte sur ses quatre côtés, s’apparente à un véritable temple à péristyle toscan. Quant aux colonnes d’ordre dorique, leurs cannelures furent taillées à la ripe et passées ensuite au grès pour être adoucies comme de la marbrerie. Le toit à pans peu marqués est recouvert de tuiles mécaniques posées sur un tavillon de planches. La charpente qui s’appuie sur une corniche en bois quelque peu ouvragée est constituée de trois fermes ; une relativement simple au centre et deux un peu plus sophistiquées aux extrémités afin de soutenir les croupes du toit. L’intérieur, pavé de moellons, ne présente qu’un seul bassin rectangulaire d’environ 10 m par 2 m alimenté en continu par une source dont on peut voir la rigole d’amenée (pas de bassin de rinçage dans la mesure où le courant de la source permet l’évacuation continue de l’eau de lavage). Ce lavoir se situe face à un imposant bâtiment qui abritait jadis l’un des deux hôtels du village à savoir l’Hôtel de la Croix Verte. À noter la présence de mannequins en costume d'époque qui contribuent à recréer l'atmosphère d'antan.