Aboubacar Sangoulé Lamizana

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sangoulé Lamizana
Fonctions
2e président de la République de Haute-Volta[1]

(14 ans, 10 mois et 22 jours)
Élection
Premier ministre Gérard Ouédraogo
Lui-même
Joseph Conombo
Prédécesseur Maurice Yaméogo
Successeur Saye Zerbo (président du Comité militaire de restauration du progrès national)
2e Premier ministre voltaïque

(4 ans, 4 mois et 29 jours)
Président Lui-même
Prédécesseur Gérard Ouédraogo
Successeur Joseph Conombo
Biographie
Nom de naissance Aboubacar Sangoulé Lamizana
Date de naissance
Lieu de naissance Dianra (Haute-Volta)
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Ouagadougou (Burkina Faso)
Nationalité burkinabé
Profession Officier
Résidence Palais présidentiel de Ouagadougou

Aboubacar Sangoulé Lamizana
Premiers ministres de Haute-Volta
Présidents de la République de Haute-Volta

Aboubacar Sangoulé Lamizana est un militaire et le deuxième président de la République de Haute-Volta (actuel Burkina Faso), né le à Dianra (province du Sourou, Burkina Faso) et mort à Ouagadougou le .

Biographie[modifier | modifier le code]

Sangoulé Lamizana fait ses études primaires en Haute-Volta et à l’école primaire supérieure Blanchot au Sénégal. Élève à l’école des officiers africains à Saint-Louis (Sénégal), il est incorporé contre son gré le dans l’armée française comme « tirailleur sénégalais ». Il gravit les différents grades de l’armée française avec qui il a combattu en Indochine et en Algérie. Après l’indépendance de la Haute-Volta le , il est chargé de créer l’armée nationale, avec le concours d’autres officiers tel le colonel Yorian Gabriel. Le , il est nommé chef d'état-major général des forces armées.

Après le soulèvement populaire du qui a amené à la démission du premier président Maurice Yaméogo, il devient chef de l'État au nom de l’armée.

Le , il fait adopter une nouvelle Constitution qui précise que « les charges et prérogatives de la République seront assumées par la personnalité militaire la plus ancienne dans le grade le plus élevé », c'est-à-dire lui-même. Des élections législatives sont organisées en décembre 1970.

Le , il nomme comme Premier ministre Gérard Ouédraogo.

Des querelles entre le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale Joseph Ouédraogo (en) entraînent une paralysie de l’État. Le , Sangoulé Lamizana suspend la Constitution. Un gouvernement de renouveau national est nommé, composée en majorité de militaires, dont Saye Zerbo, nommé ministre des Affaires étrangères.

Le , une nouvelle Constitution est adoptée, créant la Troisième République. En mai 1978, une élection présidentielle est organisée. Mis en ballottage au premier tour, il est élu au second tour avec 56,27 % des voix face à Macaire Ouédraogo.

En 1980, des grèves, déclenchées par le syndicat des enseignants, se généralisent. Pendant deux mois, plusieurs secteurs du pays sont paralysés. Le 25 novembre, un coup d’État militaire est perpétré par le Comité militaire de redressement pour le progrès national (CMRPN). Aboubacar Sangoulé Lamizana est renversé et le colonel Saye Zerbo, ancien ministre des affaires étrangères, devient le chef de l’État.

Le , Aboubacar Sangoulé Lamizana est jugé par un Tribunal populaire de la révolution. On lui reproche sa gestion de 400 millions de francs CFA de fonds spéciaux. Il est acquitté, après plusieurs témoignages qui plaideront en sa faveur.

Aboubacar Sangoulé Lamizana décède le à la clinique Notre-Dame-de-la-Paix.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Président du gouvernement militaire provisoire du 3 janvier 1966 au 14 juin 1970.


Sources[modifier | modifier le code]