SYRIZA

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Coalition de la Gauche Radicale
Συνασπισμός Ριζοσπαστικής Αριστεράς
Synaspismós Rhizospastikís Aristerás
Image illustrative de l'article SYRIZA
Logo officiel
Présentation
Président Alexis Tsipras
Fondation 2004
Siège 1 place Eleftherias,

105 53 Athènes,
Drapeau de la Grèce Grèce

Députés
71 / 300
Députés européens
1 / 22
Périphéries de la Grèce
17 / 725
Idéologie Socialisme démocratique, communisme, sécularisme, écosocialisme, anticapitalisme, altermondialisme
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne
Adhérents 36 000
Couleurs jaune
Site web www.syriza.gr

La SYRIZA (en grec moderne : ΣΥΡΙΖΑ, Συνασπισμός Ριζοσπαστικής Αριστεράς, Synaspismós Rhizospastikís Aristerás, Coalition de la Gauche Radicale) est une coalition de mouvements politiques de rupture, devenu le premier parti politique de gauche en Grèce lors des élections législatives de 2012.

Le leader au Parlement hellénique est Alexis Tsipras. C'est, depuis les dernières législatives, le principal parti de l'opposition au parlement grec[1],[2]. SYRIZA est membre du Parti de la gauche européenne.

Création[modifier | modifier le code]

Le processus de formation de la SYRIZA fut lent et long. Elle trouverait ses origines dans le Χώρος Διαλόγου για την Ενότητα και Κοινή Δράση της Αριστεράς (Espace de Dialogue pour l'Unité et l'Action Commune de la Gauche) né en 2001 pour débattre de questions telles que la guerre au Kosovo ou les privatisations.

Cet Espace amena à la création de coalitions électorales pour les élections locales de 2002. Une de ces coalitions les plus efficaces fut celle menée dans la circonscription d'Athènes - du Pirée par Manolis Glezos.

La naissance officielle de la SYRIZA est cependant liée aux élections législatives de 2004 [réf. souhaitée]. Les membres de l'Espace créèrent en effet alors un programme qui pourrait servir à une alliance électorale. Les partis fondateurs de cette alliance sont le Synaspismos, la Gauche du Renouveau Écologique et Communiste (AKOA) (el)[3], la Gauche ouvrière internationaliste (DEA), le Mouvement de la gauche unifiée dans l'action (KEDA) (une scission du KKE), les Citoyens Actifs (une organisation proche de Manolis Glezos).

La SYRIZA recueillit 241 539 voix (3,3 %) et eut 6 députés, tous membres du Synaspismos, ce qui mena à des tensions dans la coalition.

Crise et réconciliation[modifier | modifier le code]

Les petits mouvements membres de la SYRIZA accusèrent alors le Synaspismos de ne pas tenir l'engagement pré-électoral selon lequel un des élus démissionnerait pour permettre à Yannis Banias, leader de l'AKOA, de siéger. La Gauche ouvrière internationaliste fit alors scission, ainsi que le Synaspismos qui décida de faire dorénavant cavalier seul pour les élections européennes de 2004.

Finalement, en décembre 2004, le 4e congrès du Synaspismos décida de revenir dans la SYRIZA. Cette volonté fut matérialisée par l'élection d'Alekos Alavanos à la tête du Synaspismos.

La coalition se rapprocha encore plus lors de l'organisation du 4e Forum social européen de mai 2006 à Athènes.

Élections législatives de 2007[modifier | modifier le code]

La SYRIZA, à laquelle se joignit la KOE, un mouvement communiste, ainsi qu'Intervention écologique, créa la surprise en recueillant 360 000 voix, soit plus de 5 %, et obtint 14 sièges principalement dans les grandes villes :

  • Liste nationale : Yannis Banias
  • 1re circonscription d'Athènes (ville) : Anna Filini, Periklis Korovesis
  • 2e circonscription d'Athènes (banlieue) : Fotis Kouvelis, Giannis Dragasakis, Mihalis Papagiannakis, Grigoris Psarianos
  • 1re circonscription du Pirée (ville) : Thodoris Dritsas
  • 2e circonscription du Pirée (banlieue) : Panagiotis Lafazanis
  • Attique : Thanasis Leventis
  • 1re circonscription de Thessalonique (ville) : Tasos Kourakis
  • 2e circonscription de Thessalonique (ensemble du nome) : Litsa Ammanatidou-Paskhalidou [réf. souhaitée]
  • Achaïe : Nikos Tsoukalis
  • Heraklion : Alekos Alavanos

Échec aux élections européennes et nouvelle crise[modifier | modifier le code]

Alexis Tsipras, leader de la SYRIZA.

En mars 2009, la SYRIZA était créditée [Par qui ?] de 7,5 % des intentions de votes.

Mais la coalition a obtenu moins de 5 % des voix aux élections européennes [réf. souhaitée]. Alekos Alavanos blâme le nouveau leader du Synaspismós, Alexis Tsipras, pourtant son ancien protégé et successeur à la tête du Synaspismós. Il lui reproche d'avoir nommé en tête de liste un eurosceptique convaincu. La coalition est dès lors en crise[4]. Une partie en sort en 2010 pour fonder un nouveau parti, la Gauche démocrate (Grèce).

Élections d'octobre 2009[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives anticipées du 4 octobre 2009 [réf. souhaitée], la SYRIZA obtient 315 627 voix, soit 4,60 % (- 0,44) et 13 députés à la Vouli (- 1).

Élections législatives anticipées de mai 2012[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives anticipées du 6 mai 2012, la SYRIZA fait une percée plus ample que prévue par les sondages avec 1 061 265 voix, soit 16,78 % (+ 12,18) et 52 députés à la Vouli (+ 39), et, suite à l’effondrement du Pasok (13,2 %, 41 députés), devient la première force à gauche et la deuxième du pays, derrière la Nouvelle Démocratie (18,85 %, 108 députés) et devant le Pasok[5]. Sa représentante Sofia Sakorafa est la parlementaire qui a obtenu le plus grand nombre de suffrages[6].

De la coalition au parti unitaire[modifier | modifier le code]

Comme le système politique grec n'accorde la prime majoritaire (50 députés en plus de ceux élus à la proportionnelle intégrale) qu'aux partis politiques, et non pas aux coalitions de partis, SYRIZA décide de se transformer en parti politique. Le , le parti SYRIZA Front Unioniste Social (grec moderne : ΣΥΡΙΖΑ Ενωτικό Κοινωνικό Μέτωπο) a été déclaré auprès du procureur de la Cour Suprême [réf. souhaitée]. L'emblème reste le même et le président de ce nouveau parti est toujours Aléxis Tsípras. Il est géré et représenté par un comité directeur de 19 membres[7],[8]. Cette modification de statut semble nécessaire pour pouvoir bénéficier des 50 sièges réservés au parti qui arrive en tête, les coalitions de partis étant apparemment exclues de ce dispositif[réf. souhaitée].

Il est à noter que la SYRIZA a auparavant tenté sans succès de former une alliance avec Pacte social (en)[9],[10]. Des discussions avec les Verts et ANTARSYA (en) n'ont pas non plus abouti[11].

Élections législatives de juin 2012[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives grecques du 17 juin 2012, la SYRIZA connaît à nouveau une très forte progression de plus de 60 %, obtenant 1 655 053 voix soit 26,89 % des suffrages exprimés. Elle gagne 19 sièges supplémentaires à la Vouli pour atteindre un total de 71 députés.

Le parti Nouvelle Démocratie réussit cependant à la devancer et est parvenu à former avec le PASOK et la Gauche démocrate (DIMAR) une coalition favorable au maintien des engagements envers l'UE, la BCE et le FMI, tout en insistant sur la nécessité de renégocier les termes du « memorandum » conclu. La SYRIZA a fait entendre qu'elle est prête à une « opposition constructive » à cet égard.

D'autres partis de gauche (KKE, Antarsya) ayant réalisé des résultats sensiblement plus mauvais que lors des élections législatives de mai 2012, il semble qu'une partie de leur électorat se soit reportés sur la SYRIZA[réf. souhaitée].

Évolution en 2013[modifier | modifier le code]

Le 27 février 2013, en déplacement dans la ville de Patras, Alekos Alavanos annonce son intention de créer un nouveau parti à gauche, qui participera aux prochaines élections séparément de SYRIZA et dont l'axe programmatique central sera la sortie de la Grèce de la zone euro (qui est également une revendication du KKE). Il proposera la mise en place d’un « Plan B » : « interruption de tout paiement destiné à satisfaire les « créanciers » du pays, sortie de l'euro et réintroduction d’une monnaie nationale, autrement dit des liquidités massivement injectées sur le marché intérieur lui permettant déjà une certaine reprise du marché intérieur, et le renforcement des capacités d'exportation.  » [12]. Le parti Plan B, scission de Syriza, est créé en mai 2013 [13].

Le SYRIZA prévoit d'organiser son Congrès en juillet 2013 afin de changer son mode d'organisation. Ce Congrès devrait être l'occasion de fusionner les composantes de la coalition en un seul parti[14]. Ce changement est nécessaire eu égard au mode de scrutin législatif grec qui accorde une prime majoritaire en termes de siège au parti arrivé en tête des suffrages[15].

Historique électoral[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Parthénon Post, 11 avril 2013
  2. Le Point, 19 juin 2013
  3. www.akoa.gr
  4. (en) « Leftists face crisis after Alavanos walkout », E-Kathimerini, 19/06/2009
  5. Résultats élections législatives 2012, sur le site du ministère de l'intérieur grec
  6. Sofia Sakorafa : « Nous demandons un audit international de la dette »
  7. (grk) « Δήλωση στην εισαγγελία του Αρείου Πάγου από τον ΣΥΡΙΖΑ ως νέο πολιτικό κόμμα αντί συνασπισμός κομμάτων (Déclaration auprès du procureur de la Cour Suprême de la SYRIZA comme un nouveau parti politique au lieu d'une coalition de partis) », www.ekathimerini.com,‎ 22 mai 2012 (consulté le 25 mai 2012).
  8. (grk) « Ενιαίο κόμμα ο ΣΥΡΙΖΑ », Ta Nea online,‎ 22 mai 2012 (consulté le 20 juin 2012).
  9. (en) « Temporary Cabinet Named in Greece as Agency Lowers Nation’s Debt Rating », The New York Times,‎ 17 mai 2012 (consulté le 19 mai 2012).
  10. (grk) « Parties switch attention to new elections », www.ekathimerini.com,‎ 16 mai 2012 (consulté le 17 mai 2012).
  11. (en) « Greece: Trying to understand Syriza », BBC (consulté le 17 mai 2012).
  12. Cité par l'historien et anthropologue Panagiotis Grigoriou in Monoxyde d'euro, blog Greek crisis, 4 mars 2013 : « http://www.greek-crisis.gr/2013/03/monoxyde-deuro.html » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-04-13
  13. Pro-drachma party Plan B launches in Greece, BBC News, 18/05/2013 [1]
  14. Le Parthénon Post, 11 avril 2013
  15. http://www.slate.fr/story/57693/grece-mode-scrutin Slate.fr, 14 juin 2012]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :