Ellinikí Radiofonía Tileórasi

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Ellinikí Radiofonía Tileórasi

Description de l'image  EPT logo.svg.
Création 1938
Dates clés 1970 : EIR devient EIRT
Disparition 11 juin 2013
Personnages clés Athanásios Papageorgíou
(Président du Conseil)
Forme juridique Entreprise publique
Siège social Drapeau de Grèce Athènes (Grèce)
Activité Audiovisuel
Produits Télévision, Radiodiffusion
Filiales ERA NET, ERA2, ERA3, ERA Spor, Voix de la Grèce, ET1, NET, ET3, ERT World, ERT HD

Ellinikí Radiofonía Tileórasi (en abrégé ERT ; en grec Ελληνική Ραδιοφωνία Τηλεόραση, ΕΡΤ — Radio Télévision hellénique) était le groupe audiovisuel public grec, dont la partie télévisuelle a été fermée sans préavis par le gouvernement Samarás le 11 juin 2013 à 23 h 00[1]. Son financement provenait à 88 % de la redevance. Il faisait partie de l'Union européenne de radio-télévision et a été un actionnaire fondateur d'Euronews. Il est remplacé peu après par NERIT.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ellinikí Radiofonía Tileórasi commença à émettre des émissions de radio en 1938, depuis Athènes, sous le sigle d'EIR (Fondation de la Radiodiffusion hellénique). L'occupation de la Grèce par les puissances de l'Axe stoppa les émissions qui reprirent à la libération du pays. Trois stations nationales et une internationale à destinations des émigrés grecs étaient alors en service. En 1950, EIR fut une des 23 organisations fondatrices de l’Union européenne de radio-télévision. Les premières tentatives d'émissions de télévision eurent lieu en 1965 et le 23 février 1966, I próto kanáli (ERT aujourd'hui ET1), la première chaine de télévision en langue grecque commençait à émettre. En 1970, EIR changea de nom pour devenir EIRT (Fondation de la Radiodiffusion et Télévision Hellénique). À cette date, il y avait deux chaînes en Grèce : ERT et YENED (ΥΕΝΕΔ), la chaîne appartenant à l'armée grecque. Cette chaîne faisait principalement la propagande de la dictature des colonels. En 1974, YENED resta sous contrôle de l'armée et conserva son nom. Au début des années 1980, YENED se transforma en ERT2 (actuellement NET). Le 14 décembre 1988, une troisième chaîne, installée à Thessalonique (ET3 encore aujourd'hui) fut créée.

Durant les 20 premières années de son existence, ERT n'émettait que de 17h à minuit ou 2h du matin. Depuis 1997, les trois chaînes émettent 24 heures sur 24. Ellinikí Radiofonía Tileórasi a été un des principaux sponsors des Jeux olympiques d'été de 2004 à Athènes pour lesquels elle disposait aussi de l'exclusivité de retransmission. ERT retransmet les JO depuis ceux de Mexico en 1968. Elle a aussi l'exclusivité des compétitions d'athlétisme de l'IAAF. La redevance, prélevée sur les factures d'électricité à hauteur de 4,30 euros (en 2013), constitue l'essentiel des ressources financières du groupe public, qui a déjà du subir des baisses drastiques de ses ressources publiques depuis 2007, en même temps que la baisse de ses ressources publicitaires (face aussi à la concurrence des médias privés, car les chaines publiques ne représentent plus que 13,3% de l'audience cumulée des chaînes de télévision en Grèce, loin derrière la chaîne privée Mega avec 20 % ou la chaîne privée grecque Antenna 1 avec 17 %, et à peine plus que la chaîne privée Alpha TV avec 13,1 %, les chaînes internationales cumulant quant à elles 11,6 %). Le groupe public et ses salariés disposent aussi de quelques autres fonds d'origine publique (notamment pour les droits sociaux et pour certains fonds de développement destinés à compenser des missions publiques dans l'éducation, et depuis 2008 d'une part accrue au financement privé par l'augmentation de ses espaces publicitaires, malgré la chute de ses audiences. En dépit de cela, ERT a été le premier groupe de télévisions grec à proposer une diffusion 24 heures sur 24 sur ses chaînes, et le premier aussi à passer à la télévision numérique et à offrir une chaîne en haute définition (NET HD) depuis le printemps 2011.

Le 19 août 2011, dans le contexte de la crise économique, et dans le cadre de ses économies budgétaires, le gouvernement Papandréou annonçait la suppression prochaine pure et simple de la première chaîne de télévision publique ET1 (dont l'audience a considérablement chuté au fil des années), et des chaînes publiques numériques Cine Plus et Sport Plus, ainsi que Prisma+ (une chaîne pour les malentendants), Cinesport+ (qui regroupera temporairement Cine Plus et Sport Plus avant de cesser elle aussi ses émissions), Studio+ (chaîne musicale en association avec la chaîne privée MAD TV) et Info+ (dont les activités dans l'information seront jointes à celles de l'ancienne chaine ERT Sat pour former ERT World, et celles de la rédaction de NET). La radio publique ERA perdrait un quart de ses émetteurs et plus de la moitié de ses stations locales. Les bâtiments à Athènes (où sont produits les chaînes ET1 et NET) et Thessalonique (ceux de la chaîne régionale ET3 diffusée cependant dans tout le pays) seront récupérés pour y loger des ministères. Les syndicats ont déclaré qu'ils allaient s'opposer à ces mesures[2].

Critiques[modifier | modifier le code]

La taxe obligatoire audiovisuel était de 60 euro par an pour le service audiovisuel public en 2013 mais l'ERT n'a jamais publié ses comptes certifiés depuis 30 ans[3].

Selon l'éditorialiste de gauche Yannis Pretenderis : « C’est l’organisme le plus corrompu et le plus dysfonctionnel de l’État » ; opinion partagé par plusieurs anciens haut responsables[4].

Dans une dépêche diplomatique révélée par WikiLeaks, l'ambassadeur des États-Unis à Athènes, Charles Ries, décrivait le paysage médiatique grec en 2006 ainsi : « À première vue, les médias grecs peuvent ressembler aux médias américains, avec un mélange de quotidiens sérieux et de tabloïds, des télévisions nationales et régionales, des stations de radios et des garanties constitutionnelles de la liberté de la presse. Une observation plus approfondie révèle une industrie médiatique contrôlée par des tycoons, dont les autres entreprises à succès leur permettent de financer leurs activités déficitaires dans les médias. Ces activités leur permettent d'exercer une influence politique et économique. » Quant aux relations entre médias, monde des affaires et gouvernement, « elles sont plus compliquées et incestueuses qu'entre les dieux, les demi-dieux et les hommes dans les mythes grecs »[5].

Fermeture[modifier | modifier le code]

Arrêt brutal du 11 juin 2013[modifier | modifier le code]

Le 11 juin 2013, obéissant aux directives du gouvernement grec, qui continue d'être soumis à des pressions financières graves, le groupe ERT annonce que ses chaînes de télévision vont cesser d'émettre ce même soir[6].
Le gouvernement grec indique qu'il agit aux obligations imposées par la troïka[7], version relayée par plusieurs médias et hommes politiques[8],[9]. La Commission européenne publie alors un communiqué indiquant n'être en rien responsable de la fermeture de la télévision grecque[10],[11].
A la suite de cette fermeture, plus de 2 000 employés perdent leur emploi à l'ERT. Il est prévu que le gouvernement grec crée par la suite un organisme à plus petite échelle (dont le nom proposé, provisoire, serait NERIT pour New Hellenic Radio, Internet and Television (Νέα Ελληνική Ραδιοφωνία, Ίντερνετ και Τηλεόραση, ΝΕΡΙΤ), une société anonyme partiellement détenue et contrôlée par l'État grec et non une société publique, mais pas encore légalement enregistrée)[12]. Le gouvernement Samarás annonce vouloir ne reprendre qu'environ un millier de salariés, mais dans un recrutement plus ouvert où les anciens salariés ne seront pas nécessairement prioritaires et en procédant à des évaluations de compétence et de productivité, et sous des contrats résiliables comparables au privé et non des postes publics comme actuellement. Le détail de l'impact de cette fermeture sur les services de radio et télévision des diffuseurs publics doit être annoncé. Il est annoncé que les employés de la télévision d'État protesteront contre la fermeture. Simos Kedikoglou (el), porte-parole du gouvernement grec Samarás, a confirmé le 11 juin 2013 que l'ensemble de l'audiovisuel public grec cesserait ses activités le soir même à minuit heure grecque (23 h CET). C'est donc sans préavis que les chaînes ont finalement été coupées, brutalement, peu avant 23h (heure locale)[13] lorsque le principal émetteur numérique, situé en banlieue d'Athènes et formant le point de départ vers les autres émetteurs et les relais par satellite, a été coupé avant même l'heure annoncée, une coupure qui a eu lieu en plein milieu d'émission débattant de ce sujet.
Il est à noter que cette fermeture a été faite uniquement par le gouvernement Samarás c'est-à-dire sans l'approbation du Parlement hellénique[14],[15],[16],[17].

Le 12 juin, à midi heure locale (11 h CET, 10 h UTC), les noms de domaine ert.gr, ert3.gr, voiceofgreece.gr et ert-archives.gr ont été supprimés sur le registre des noms de domaines grecs. Les sites web officiel d'ERT sont donc devenu inaccessibles (dans les heures qui ont suivi selon les caches DNS des divers fournisseurs d'accès Internet) : les émissions en direct sur Internet de la première chaîne du groupe (ERT LIVE) ont cessé également, de même que la publication des articles d'actualité. Le courriel envoyé à la rédaction des chaines du service public, et destiné à ce nom de domaine, n'est plus transmis non plus. Le même jour, les lignes téléphoniques des studios des chaînes de télévision et de radio sont coupées, les employés occupant les locaux non évacués travaillent encore avec leur lignes téléphoniques mobiles personnelles. Certains autres émetteurs sont trouvés à Athènes et Patras pour diffuser le signal d'ET1 sur un nouveau canal (en analogique seulement, et non en numérique par les émetteurs précédents qui ont cessé d'émettre). Mais les émissions de NET, la chaîne la plus importante, ne sont pas reprises sur le réseau hertzien. Les autres sites liés au nom de domaine egr.gr (en tant que contact officiel) devraient fermer rapidement aussi (dont les pages officielles sur Facebook ou Twitter si leur contact officiel n'est plus joignable), s'ils ne sont pas transférés (ou vendus symboliquement) à une autre entité encore légalement existante (par exemple à une filiale d'ERT située hors de Grèce, ou un syndicat des personnels d'ERT). Les émissions en direct sont reprises sur Internet pour l'instant sur d'autres sites (dont celui de l'Université de Grèce)[18],[19],[20]

Enfin le site grec The Press Project soutient la position des journalistes d'ERT et de ses syndicats, mobilisés pour préserver les actifs et missions du groupe public et les droits des salariés. Tout en donnant des détails sur les justifications légales proposées par le gouvernement grec, il propose de continuer (provisoirement) la diffusion des émissions de la principale chaîne diffusée sur Internet, en cherchant des appuis auprès d'autres diffuseurs[21],[22]. Une des radios du groupe public continue encore ses émissions sur certains émetteurs de la bande FM, malgré l'interdiction. Si les noms de domaines du groupe ont été suspendus le 12 juin sur les registres DNS de noms de domaines grecs, les serveurs web sont encore actifs et qu'il est encore possible d'accéder au site www.ert.gr en créant une résolution locale de son nom vers son adresse IP, toujours fonctionnelle (on peut encore ajouter 141.101.126.253 www.ert.gr dans son fichier /etc/hosts, mais sans garantie que cette adresse IP restera fonctionnelle). Cependant cela ne permet que consulter les articles mais pas de regarder le flux vidéo en direct d'ERT LIVE ; ces sites d'information pourraient donc encore rouvrir sous un nom de domaine différent contrôlé par une organisation de salariés. Les émissions d'ERT LIVE relayées par d'autres sites Internet pourraient toutefois cesser aussi si ses studios à Athènes (occupés par le mouvement « #occupyERT » lancé par le personnel d'ERT, relayé sur Twitter et soutenu par plusieurs télévisions publiques européennes) sont évacués de force, comme cela a eu lieu à Thessalonique pour la chaîne ET3 qui n'est plus en mesure de diffuser le moindre signal.

Depuis le 5 mai 2014, les émetteurs ont été réactivés, et les programmes ont repris.

Le groupe public a toutefois subi depuis des mois (y compris en direct sur la chaîne NET le soir de la coupure) des attaques sur le train de vie et les salaires jugés exorbitants, ou sur le manque de travail, de certains de ses dirigeants ou salariés (trop payés aux yeux de responsables du gouvernement et de certains Grecs subissant sévèrement la crise, y compris pour ceux travaillant dans le secteur public et dont les salaires ont été réduits plusieurs fois) et a été sommé de faire des efforts drastiques pour réduire sa facture publique (y compris le montant de la redevance face à la hausse déjà importante des taxes sur les factures d'électricité où cette redevance est aussi prélevée) sans abuser de son privilège lié à son mode de financement direct par tous les foyers grecs. Pourtant le montant de la redevance est taxé aussi lourdement que l'électricité et constitue une source de financement pour l'État grec, supérieure au montant des subventions publiques apportées au groupe.

[réf. nécessaire]

Incertitudes d'une possible reprise[modifier | modifier le code]

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Cette fermeture brutale est sans précédent dans le monde (même si d'autres chaines de télévision publique ont pu fermer ou se restructurer, cela n'a jamais concerné la totalité du service public de radio et télévision). Le groupe public dispose pourtant d'un financement stable, garanti par le paiement d'une redevance mensuelle que le gouvernement grec ne veut plus soutenir (mais que certaines autres collectivités ou groupements associatifs ont partiellement compensé sous forme d'aides depuis le début de la grave crise économique touchant la Grèce dont les services publics, mais surtout l'État lui-même, sont lourdement endettés). Malgré la crise, et ses difficultés financières liées à la réduction de ses budgets et la hausse de la concurrence, le groupe de radio-télévision public n'est finalement que peu endetté et parvenait à s'adapter. Dans la grave situation de crise de la Grèce, la facturation de la redevance avec l'électricité semble avoir été perçu comme un frein à la privatisation profitable des sociétés publiques gérant la distribution de cette énergie, la redevance audiovisuelle étant aussi dans le collimateur des coupes budgétaires, le gouvernement ne voulant pas financer la mise en place d'un autre système de collecte (par exemple sur les taxes locales qui sont notoirement très mal et très inéquitablement collectées, par un service public fiscal qui subit aussi de larges coupes budgétaires pour son propre fonctionnement), ni payer les frais de cette collecte par des groupes privés qui reprendraient le réseau électrique national.

De plus le gouvernement semble devoir répondre aux pressions des groupes de télévision privés, qui souffrent autant de la réduction de leur propres ressources publicitaires dans un pays en crise économique grave (où la concurrence par la télévision publique, qui dispose de ressources largement garanties, est jugée déloyale) que de la concurrence accrue d'Internet et des autres médias étrangers en tant que support à la publicité. Ces groupes privés ont également très mal vécu l'introduction en 2008 de la publicité sur le service public (alors que ces recettes publicitaires générées sont restées très minimes dans les ressources du groupe public) : aucun de ces groupes privés n'a pu par exemple étendre sa couverture internationale de façon rentable (comme cela a été fait avec ERT World, le principal frein étant celui de la langue grecque elle-même), et aucun n'a investi réellement pour passer à la haute définition. Pourtant le groupe public assurait le financement en coproduction de programmes repris aujourd'hui par le secteur privé, qui n'a pas eu à les financer à la même hauteur en ponctionnant leur propres ressources. Il n'est même pas garanti que la société para-publique prévue, NERIT, pourra même naître pour reprendre une partie des activités abandonnée pendant des mois par un groupe public entièrement sacrifié, alors que durant ce temps-là les groupes privés auront occupé le terrain laissé vacant (y compris celui de l'audience et des parts de marché publicitaire), sans pour autant accepter de prendre en charge aucune des missions publiques (ni par exemple la diffusion des émissions religieuses, incompatibles avec la publicité) car le gouvernement ne les subventionnera pas. De plus NERIT renaîtrait sans rien, puisque les locaux d'ERT seront repris par des ministères, et que les compétences seront toutes parties ailleurs et coûteront alors cher à recruter.

Réactions[modifier | modifier le code]

L’archevêque orthodoxe d'Athènes, dans un pays où l'orthodoxie est quasiment une religion d'État, dénonce cette fermeture et soutient l'action des salariés du groupe public. En effet le groupe public ERT est le seul à diffuser les émissions religieuses très suivies, notamment en période sainte où la messe est diffusée tous les jours et aussi par les spectateurs grecs émigrés dans d'autres pays où ERT est souvent le seul lien avec leur langue et leur culture. Les chaines privées n'ont aussi fait que peu d'efforts pour assurer leur diffusion hors du pays, alors qu'ERT pouvait être suivie par des spectateurs dans le monde entier, le plus souvent sans abonnement spécifique ou au sein de bouquets de programmes étrangers relativement économiques incluant au moins une chaîne du groupe, dont ERT World qui a cessé aussi d'émettre sur le satellite (en France par exemple, la chaîne était reprise dans leur bouquet de base par les opérateurs Free, Alice, SFR et Virgin Mobile, sans supplément d'abonnement, et c'était la seule chaîne grecque proposée).

L'Union européenne de radio-télévision (UER) annonce également avoir pris contact avec d'anciens salariés d'ERT pour la reprise du signal d'ERT sur satellite par l'octroi d'un canal subventionné par plusieurs sociétés publiques européennes de radiodiffusion qui soutiennent le maintien d'un service public de radio et télévision en langue grecque pour la Grèce. Des signaux sont désormais en place. De plus, un « live streaming » de l'ERT a été mis en place sur le site officiel de UER afin de permettre le visionnage depuis internet[23], proposant une édition en continu couvrant notamment la coupure du service public grec. Le 12 juin, en soutien pour les téléspectateurs grecs, la chaîne publique franco-allemande ARTE propose un journal d'actualité en langue grecque à 19h45 (heure française) sur une page de son site web[24]. En Belgique, la RTBF (télévision publique belge francophone) et l'UER ont conjointement fait en sorte que le signal de l'ERT soit diffusé sur le réseau câblé en Wallonie et à Bruxelles[25].

Plusieurs groupes politiques et personnalités européennes déplorent ou s'insurgent de la brutalité des politiques d'austérité conduites sous la pression de ses bailleurs de fonds internationaux[9],[8]. Interpellée par le député européen Daniel Cohn-Bendit, la Commission européenne dément toute implication dans cette fermeture[10],[11],[26].

Nouvelle chaîne[modifier | modifier le code]

Le 10 juillet 2013, une nouvelle télévision : la Télévision publique grecque (grec moderne : Ελληνική Δημόσια Τηλεόραση) commence à émettre, de façon temporaire (films et documentaires seulement), sur les canaux jusque là utilisés par ERT. Le 5 mai 2014, elle a été remplacée par un organisme permanent : NERIT (Nouvelle télévision, radio et internet grecques) [27].

Mais récemment, les chaînes NET et ET3 ainsi que ERA ont recommencé à émettre de façon illégale sur internet grâce au site The Press Project. En novembre 2013, NET cesse finalement sa diffusion sur internet laissant ET3 et ERA les seules chaînes a diffuser leur programmes sur internet.

Activités[modifier | modifier le code]

Avant la fermeture, le groupe emploie 2 700 salariés, dispose de 3 chaines plus 2 par satellites et de 25 radios. L’ERT avait environ 4 % d’audience par chaîne, soit 12 % pour les trois chaînes.

Radio[modifier | modifier le code]

Ellinikí Radiofonía Tileórasi diffuse depuis 1988 ses cinq radios sous le sigle ERA (Elliniki Radiofonia, « Radiodiffusion hellénique »).

  • ERA NET est une radio d'informations et de talk-shows.
  • ERA2 est une radio musicale.
  • ERA3 "Trito Programma" est une radio culturelle qui diffuse principalement de la musique classique, ainsi que des pièces de théâtre et de la poésie.
  • ERA Spor (ou ERA4) est la radio sportive, diffusant des bulletins d'informations générales et sportives.
  • Voix de la Grèce (ou ERA 5) est diffusée en ondes courtes.

La nuit, les programmes des trois premières radios sont les mêmes.

Il y a aussi 19 radios régionales dépendant du groupe ERA. Seule la radio de Macédoine a deux stations (et un programme en ondes courtes). À Athènes et à Corinthe, ERA possède aussi KOSMOS, diffusant de la world music en FM et FILIA une radio multilingue à destination des travailleurs immigrés.

Télévision[modifier | modifier le code]

Les cinq chaînes de la télévision nationale se sont « spécialisées » :

  • ET1 (anciennement ERT, première chaîne historique de Grèce) est plutôt une chaîne de divertissement (mais de faible audience).
  • NET (ancienne chaîne de l'armée, devenue la plus importante du groupe) est une chaîne d'informations (également diffusée en haute définition où elle est appelée NET HD)
  • ET3 est une chaîne « régionale » pour la Grèce du nord (même si elle émet sur l'ensemble du pays).
  • ERT World (précédemment ERT Sat) est à destination de l'étranger.
  • ERT HD est une chaine qui diffuse des événements internationaux importants.

Les deux premières émettent depuis le Radiomegaro à Aghia Paraskevi en banlieue d'Athènes. La troisième est installée à Thessalonique. La quatrième est diffusée par satellite (et souvent la seule chaîne grecque reçue à l'étranger). La cinquième est diffusé dans plusieurs villes de la Grèce comme l'Athènes, la Théssalonique et l'Alexandroúpoli par exemple.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « GRÈCE • Écran noir sur la télévision publique », courrierinternational.com, 12 juin 2013.
  2. (en) « e-Kathimérini »,‎ 20 août 2011 (consulté en 20 août 2011)
  3. « L'AJE déplore la fermeture de l'ERT en Grèce, et reconnait la nécessité de changements radicaux », sur Association des journalistes européens,‎ 13 juin 2013 (consulté le 19 juin 2013)
  4. Jean Quatremer, « Grèce : l’ERT était « l’organisme le plus corrompu et le plus dysfonctionnel de la Grèce » », sur Libération,‎ 12 juin 2013 (consulté le 19 juin 2013)
  5. Alain Salles, « L'audiovisuel grec privé tout aussi lié que le public au pouvoir politique », sur Le Monde,‎ 14 juin 2013 (consulté le 19 juin 2013)
  6. (fr) « L'État grec a fermé brutalement l'intégralité de son audiovisuel public », sur Le Figaro,‎ 11 juin 2013 (consulté le 11 juin 2013)
  7. La troïka désigne les experts représentant la Commission européenne, la Banque centrale européenne et le Fonds monétaire international, chargés d'auditer la situation économique grecque et notamment l'état de ses finances publiques dans le cadre de l'accord de refinancement négocié en mai 2010 et pendant toute la durée de validité de celui-ci.
  8. a et b Grèce: les réactions après la fermeture de la télévision publique sur lexpress.fr
  9. a et b Arrêt de la télé publique grecque: les réactions en France et dans le monde sur nouvelobs.com
  10. a et b Statement by the European Commission on the closure of the Hellenic Broadcasting Corporation
  11. a et b La Commission européenne dément être derrière la fermeture de la télévision grecque sur lemonde.fr
  12. (el) « Νέα Ελληνική Ραδιοφωνία, Ίντερνετ και Τηλεόραση (Nouvelle société Hellénique de Radio, Internet et Television, NERIT) », www.minpress.gr,‎ 12 juin 2013 (consulté le 12 juin 2013)
  13. (fr) « Le gouvernement grec ferme brutalement sa télévision publique », sur Le Monde,‎ 11 juin 2013 (consulté le 12 juin 2013).
  14. Grèce: grèves et rassemblements contre la fermeture de la télé publique
  15. fermeture télévision Grèce
  16. Grèce : grève générale jeudi contre la fermeture de la télévision publique
  17. Télé grecque : comment a-t-on pu en arriver là ?
  18. (el) « Les émissions d'ERT LIVE continuent sur Internet, relayées par l'Université de Grèce », sur Blogspot Grèce (consulté le 12 juin 2013)
  19. (el) « Les émissions d'ERT LIVE », sur SevenArt.gr, ThePressProject.gr (consulté le 12 juin 2013)
  20. (el) « Les émissions d'ERT LIVE », sur 902.gr via UStream (consulté le 12 juin 2013).
  21. (el) « Η κυβέρνηση κλείνει την ΕΡΤ (Le gouvernement ferme l'ERT », sur The Press Project, Grèce,‎ 12 juin 2013 (consulté le 12 juin 2013).
  22. (el) « Λουκέτο στην ΕΡΤ, Ζωντανή αναμετάδοση του σήματος για όλο τον κόσμο (Signal de diffusion en direct d'ERT pour le monde entier) », sur The Press Project, Grèce,‎ 12 juin 2013 (consulté le 12 juin 2013).
  23. http://www3.ebu.ch/cms/en/sites/ebu/contents/news/2013/06/monitor-ert-online.html
  24. (fr) « Le journal en langue grecque », sur ARTE,‎ 12 juin 2013 (consulté le 13 juin 2013).
  25. http://www.rtbf.be/info/medias/detail_l-ert-a-nouveau-diffusee-a-bruxelles-et-en-wallonie?id=8017687
  26. http://www.dailymotion.com/video/x10tmsy_olli-rehn-repond-a-daniel-cohn-bendit-sur-la-fermeture-de-la-tele-publique-grecque-12-juin-2013_news Olli Rehn répond à Daniel Cohn-Bendit sur la fermeture de la télé publique grecque (12 juin 2013) sur dailymotion
  27. (en) e-Kathimerini 10/07/2013