Bodrum

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Bodrum
Halicarnasse

Panorama sur Bodrum
Administration
Pays Turquie Turquie
Province Muğla ( 48 )
Région Région égéenne
(Ege Bölgesi)
Géographie
Latitude
Longitude
37° 02′ 00″ Nord
         27° 25′ 50″ Est
/ 37.033333, 27.43056
Démographie
Population 28 075 hab. (2009)
Localisation
Bodrum
Sources
World Gazetteer
Index Mundi/Turquie

Bodrum, fondée par les Grecs sous le nom d’Halicarnasse, est une ville du sud-ouest de la Turquie, dans la province de Muğla. Port bordé par le golfe de Cos (mer Égée), elle compte officiellement un peu plus de 88 000 habitants (en pratique plusieurs centaines de milliers en été). Elle devint à partir des années 1960 un centre touristique grâce aux efforts de l'écrivain Cevat Sakir. Aujourd'hui, il s'agit d'une station touristique très fréquentée, particulièrement prisée par la bourgeoisie d'Istanbul et les touristes étrangers. Bodrum est en outre l'escale de nombreuses croisières.

La ville est desservie par l'aéroport de Milas (code AITA : BJV).

Sommaire

[modifier] Etymologie

Le nom Bodrum serait une déformation du latin Petreum, ou Petronium ; survenue au fil du temps à partir du nom du château Saint-Pierre.

[modifier] Histoire

[modifier] Période grecque

Article détaillé : Halicarnasse.
Vestiges du théâtre de l'ancienne Halicarnasse

La ville est fondée, sous le nom de Halicarnasse (en grec ancien Ἁλικαρνασσός / Halikarnassós) par les Doriens (fl. -1110). Exclue de l'hexapole dorienne, elle devient le centre d'un petit royaume avant de passer sous domination achéménide. Elle voit naître l'historien Hérodote (circa -484), puis devient la capitale de la satrapie perse de Carie. A la mort du satrape Mausole (-353), sa soeur et épouse Artémise II fait construire un immense cénotaphe, le Mausolée, l'une des sept merveilles du monde antique, qui rend la ville célèbre.

Assiégée par Alexandre le Grand (334 av. J.-C.), la ville est incendiée et s'en remet difficilement.

[modifier] Moyen Âge

Au XIVe siècle la destruction du mausolée fut achevée par un tremblement de terre.

Château Saint-Pierre et entrée du port

En 1402, l'empire ottoman fut désorganisé par les attaques de Tamerlan, en particulier suite à la défaite d'Ankara. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem en profitèrent pour construire un robuste château-fort, auquel ils donnèrent le nom de saint Pierre, à partir des matériaux du mausolée. Durant plus d'un siècle ils ne cessèrent d'améliorer les défenses du site. Le château fut assiégé vainement en 1453 et 1480

En 1522, les Ottomans, sous la direction du sultan Soliman le Magnifique, entrèrent dans Rhodes au terme d'un siège de six mois. Le sultan, sensible à l'austérité de vie des « moines soldats », et au courage qu'ils avaient manifesté durant le siège sous la direction de leur grand maître, Philippe Villiers de l'Isle-Adam, les laissa quitter Rhodes en toute liberté (1er janvier 1522) après s'être fait remettre toutes les possessions de l'Ordre des Hospitaliers dans le Dodécanèse, ainsi que le château Saint-Pierre. Le village de Bodrum se développa ensuite grâce au commerce des éponges.

Le nom de Saint-Pierre, Petreum en latin, sera déformé en Bodrum par les Turcs[1].

Fortifications du chantier naval (XVIIIe siècle)

La première mention des chantiers navals date de 1727, mais c'est en 1770, après la destruction de la flotte ottomane dans le port de Çeşme, que les chantiers furent agrandis. Un décret impérial imposa en effet la construction d'une nouvelle flotte. La difficulté à maintenir un approvisionnement en bois précipita le déclin de ces chantiers, déclin scellé par un décret de 1833 qui interdit la construction de grand navires à Bodrum.

[modifier] XIXe et XXe siècle

En 1824 la ville servit de base arrière à l'armée turque durant la révolte grecque : le château servit de garnison, les chantiers navals furent fortifiés.

Le château fut utilisé comme prison entre 1895 et 1915, mais abandonné suite au bombardement du cuirassé français Duplex en mai 1915 qui endommagea sérieusement l'édifice. Il fut restauré entre 1960 et 1964; Il abrite aujourd'hui un musée d'archéologie sous-marine.

En 1925 l'écrivain Cevat Sakir, exilé à Bodrum, prit goût à la ville. Il ne ménagea pas ses efforts pour développer le tourisme, allant jusqu'à prendre le surnom de Pêcheur d'Halicarnasse.

[modifier] Lieux et Monuments

[modifier] Personnalités liées à la ville


[modifier] Galerie

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[modifier] Notes et références

  1. La lettre "p", en effet, n'existe pas dans l'alphabet arabe [sauf en persan] ; elle est rendue parfois par "b" parfois par "f".

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

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[modifier] Bibliographie


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