Antónis Samarás

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Antónis Samarás
Αντώνης Σαμαράς
Antónis Samarás, en juin 2012.
Antónis Samarás, en juin 2012.
Fonctions
175e Premier ministre grec
(14e Premier ministre de la IIIe République hellénique)
En fonction depuis le 20 juin 2012
(&&&&&&&&&&&&033411 mois et 0 jour)
Président Károlos Papoúlias
Gouvernement Samarás
Législature 15e Parlement hellénique
Coalition ND-PASOK-DIMAR
Prédécesseur Panagiótis Pikramménos
Président de la Nouvelle démocratie
En fonction depuis le 30 novembre 2009
Prédécesseur Konstantínos Karamanlís
Ministre grec de la Culture et des Sports
7 janvier 20096 octobre 2009
Premier ministre Konstantínos Karamanlís
Prédécesseur Michális Liápis
Successeur Pávlos Geroulános
Député européen de Grèce
20 juillet 200425 septembre 2007
Élection 13 juin 2004
Législature VIe législature
Ministre grec des Affaires étrangères
11 avril 199014 avril 1992
Premier ministre Konstantínos Mitsotákis
Prédécesseur Geórgios Papoúlias
Successeur Konstantínos Mitsotákis
23 novembre 198916 février 1990
Premier ministre Xenophón Zolótas
Prédécesseur Geórgios Papoúlias
Successeur Geórgios Papoúlias
Ministre grec des Finances
2 juillet 198912 octobre 1989
Premier ministre Tzannís Tzannetákis
Prédécesseur Dimitrís Tsovolás
Successeur Geórgios Agapitos
Biographie
Date de naissance 23 mai 1951 (1951-05-23) (61 ans)
Lieu de naissance  Athènes (Grèce)
Parti politique Nouvelle démocratie
Conjoint Georgia Kretikos
Enfants Lena Samarás
Costas Samarás
Diplômé de Amherst College
Université Harvard
Profession Économiste
Résidence Villa Maximos, Athènes

Antónis Samarás
Premiers ministres grecs

Antónis Samarás (en grec moderne : Αντώνης Σαμαράς), né le 23 mai 1951 à Athènes, est un homme politique grec.

Ministre à plusieurs reprises, il prend la présidence de la Nouvelle démocratie, le plus vieux parti conservateur de l'échiquier politique en novembre 2009, puis devient Premier ministre en juin 2012, à la suite de la victoire de son mouvement lors des élections législatives.

Sommaire

Biographie [modifier]

Études [modifier]

Antónis Samarás commence ses études au sein de l’Athens College, un établissement privé d'enseignement supérieur fondé par son arrière-grand-père maternel Stéphanos Deltas (son arrière-grand-mère était donc Pénélope Delta) et le beau-père de celui-ci Emmanuel Benákis. Il obtient sa licence d'économie au Amherst College en 1974 et son master dans la même matière à Harvard en 1976.

Les débuts [modifier]

Élu du parti Néa Dimokratía (Nouvelle Démocratie) au Parlement hellénique pour la Messénie dès 1977, il doit attendre 1989 pour être nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement transitoire de Xenophón Zolótas, fonction dont il démissionne, avec l'ensemble des ministres de centre-droit, le 16 février 1990.

Il est renommé à son poste à peine deux mois plus tard, par le nouveau Premier ministre, Konstantínos Mitsotákis, issu de la Nouvelle Démocratie.

Le Printemps politique [modifier]

En 1992, il est démis de ses fonctions pour avoir proposé une ligne dure dans le débat autour du nom de la Macédoine. Il quitte alors la Néa Dimokratía et fonde son propre parti, le Printemps politique (en grec moderne : Πολιτική Άνοιξη), plus à droite. Sa défection cause la chute du gouvernement qui ne tenait alors qu'à une voix de majorité.

Le Printemps politique obtient 4,9 % des voix et dix députés en 1993 puis 8,7 % et deux sièges aux élections européennes de 1994. Avec moins de 3 % en 1996, il n'obtient aucun élu, tout comme aux élections européennes de 1999.

Le retour à la Nouvelle Démocratie [modifier]

Le mouvement ne participe pas aux élections législatives de 2000 et Samarás se rapproche de la Néa Dimokratía, qu'il finit par rejoindre en 2004, année où il est élu au Parlement européen. En janvier 2009, il est désigné ministre de la Culture du gouvernement Karamanlís II. À ce titre, il inaugure le nouveau musée de l'Acropole d'Athènes.

L'opposant de Papandréou [modifier]

Après la défaite électorale de son parti aux élections législatives de 2009 et la démission de Konstantínos Karamanlís, Antónis Samarás s'engage dans la bataille pour s'emparer de la direction de la Nouvelle Démocratie. Il entre en compétition contre Dóra Bakoyánni, ex-ministre des Affaires étrangères, Dimítris Avramópoulos, ex-ministre de la Santé, et le préfet de Thessalonique, Panayiótis Psomiádis.

Si Dóra Bakoyánni demeure longtemps favorite, le désistement d'Avramópoulos en faveur de Samarás, le 10 novembre 2009 fait définitivement pencher la balance en sa faveur. Le 30 novembre 2009, lors d'élections faisant appel à tous les militants du parti, il est élu à la tête de la Nouvelle démocratie avec 50,18 % des suffrages (soit 272 250 voix) contre 39,76 % à Dóra Bakoyánni (215 724 voix) et 10,06 % (54 587 voix) à Panayiotis Psomiadis[1].

À la suite de son élection, il annonce sa volonté de procéder à une grande refonte institutionnelle et idéologique du parti afin de revenir au pouvoir.

Premier ministre [modifier]

Lors des élections législatives du 17 juin 2012, son parti remporte une majorité relative en obtenant 129 des 300 sièges du Parlement et forme un gouvernement de coalition avec le PASOK et la Gauche démocratique. Le 20 juin, Antónis Samarás devient Premier ministre et prête serment devant le président de la République hellénique, Károlos Papoúlias.

Notes et références [modifier]

  1. Kathimerini, 30 novembre 2009.

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