Antónis Samarás

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Samaras.
Antónis Samarás
Αντώνης Σαμαράς
Antónis Samarás en 2012.
Antónis Samarás en 2012.
Fonctions
175e Premier ministre de Grèce
En fonction depuis le 20 juin 2012
(2 ans, 6 mois et 9 jours)
Président Károlos Papoúlias
Gouvernement Samarás
Législature 15e
Coalition ND-PASOK-DIMAR (2012-2013)
ND-PASOK (2013-2014)
ND-PASOK-SNE (2014-)
Prédécesseur Panagiótis Pikramménos
Président de la Nouvelle démocratie
En fonction depuis le 30 novembre 2009
Prédécesseur Konstantínos Karamanlís
Ministre de la Culture et des Sports
7 janvier6 octobre 2009
Premier ministre Konstantínos Karamanlís
Prédécesseur Michális Liápis
Successeur Pávlos Geroulános
Député européen de Grèce
20 juillet 200425 septembre 2007
Élection 13 juin 2004
Législature 6e
Ministre des Affaires étrangères
11 avril 199014 avril 1992
Premier ministre Konstantínos Mitsotákis
Prédécesseur Geórgios Papoúlias
Successeur Konstantínos Mitsotákis
23 novembre 198916 février 1990
Premier ministre Xenophón Zolótas
Prédécesseur Geórgios Papoúlias
Successeur Geórgios Papoúlias
Ministre des Finances
2 juillet12 octobre 1989
Premier ministre Tzannís Tzannetákis
Prédécesseur Dimitrís Tsovolás
Successeur Geórgios Agapitos
Biographie
Date de naissance 23 mai 1951 (63 ans)
Lieu de naissance Athènes (Grèce)
Parti politique Nouvelle démocratie
Diplômé de Amherst College
Université Harvard
Profession Économiste
Résidence Villa Maximos (Athènes)

Antónis Samarás
Premiers ministres grecs

Antónis Samarás (en grec moderne : Αντώνης Σαμαράς), né le 23 mai 1951 à Athènes, est un homme politique grec, Premier ministre de la République hellénique depuis 2012.

Ministre à plusieurs reprises, il prend la présidence de la Nouvelle démocratie, le plus vieux parti conservateur de l'échiquier politique en novembre 2009, puis devient Premier ministre en juin 2012, à la suite de la victoire de son mouvement lors des élections législatives.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une prestigieuse éducation[modifier | modifier le code]

Antónis Samarás commence ses études au sein de l’Athens College, un établissement privé d'enseignement supérieur fondé par son arrière-grand-père maternel Stéphanos Deltas (son arrière-grand-mère était donc Pénélope Delta) et le beau-père de celui-ci Emmanuel Benákis. Il obtient sa licence d'économie au Amherst College en 1974 et son master dans la même matière à Harvard en 1976.

Une lente ascension politique[modifier | modifier le code]

Élu du parti Néa Dimokratía (Nouvelle Démocratie) au Parlement hellénique pour la Messénie dès 1977, il doit attendre 1989 pour être nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement transitoire de Xenophón Zolótas, fonction dont il démissionne, avec l'ensemble des ministres de centre-droit, le 16 février 1990.

Il retrouve ce portefeuille deux mois plus tard, le nouveau Premier ministre, Konstantínos Mitsotákis, issu de la Nouvelle Démocratie, l'ayant nommé dans son gouvernement.

Le Printemps politique[modifier | modifier le code]

En 1992, il est démis de ses fonctions pour avoir proposé une ligne dure dans le débat autour du nom de la Macédoine. Il quitte alors la Néa Dimokratía et fonde son propre parti, le Printemps politique (en grec moderne : Πολιτική Άνοιξη), plus à droite. Sa défection cause la chute du gouvernement qui ne tenait alors qu'à une voix de majorité.

Le Printemps politique obtient 4,9 % des voix et dix députés en 1993 puis 8,7 % et deux sièges aux élections européennes de 1994. Avec moins de 3 % en 1996, il n'obtient aucun élu, tout comme aux élections européennes de 1999.

Le mouvement ne participe pas aux élections législatives de 2000 et Samarás se rapproche de la Néa Dimokratía, qu'il finit par rejoindre en 2004, année durant laquelle il est élu au Parlement européen. En janvier 2009, il est désigné ministre de la Culture du gouvernement Karamanlís II. À ce titre, il inaugure le nouveau musée de l'Acropole d'Athènes.

Chef de l'opposition[modifier | modifier le code]

Après la défaite électorale de son parti aux élections législatives de 2009 et la démission de Konstantínos Karamanlís, Antónis Samarás s'engage dans la bataille pour s'emparer de la direction de la Nouvelle Démocratie. Il entre en compétition contre Dóra Bakoyánni, ex-ministre des Affaires étrangères, Dimítris Avramópoulos, ex-ministre de la Santé, et le préfet de Thessalonique, Panayiótis Psomiádis.

Si Dóra Bakoyánni demeure longtemps favorite, le désistement d'Avramópoulos en faveur de Samarás, le 10 novembre 2009 fait définitivement pencher la balance en sa faveur. Le 30 novembre 2009, lors d'élections faisant appel à tous les militants du parti, il est élu à la tête de la Nouvelle démocratie avec 50,18 % des suffrages (soit 272 250 voix) contre 39,76 % à Dóra Bakoyánni (215 724 voix) et 10,06 % (54 587 voix) à Panayiotis Psomiadis[1].

À la suite de son élection, il annonce sa volonté de procéder à une grande refonte institutionnelle et idéologique du parti afin de revenir au pouvoir.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Un gouvernement d'union nationale[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives du 17 juin 2012, son parti remporte une majorité relative en obtenant 129 des 300 sièges du Parlement et forme un gouvernement d'union nationale avec le PASOK et la Gauche démocratique. Le 20 juin, Antónis Samarás devient Premier ministre et prête serment devant le président de la République hellénique, Károlos Papoúlias[2],[3]. Le nouveau gouvernement doit pourtant être remanié une première fois, suite à la démission du ministre des Finances, Vassílis Rápanos, celui-ci ayant refusé ses fonctions, officiellement, pour des raisons de santé[4] ; c'est finalement l'économiste Ioánnis Stournáras qui se voit confier le portefeuille des Finances. Le 29 juin suivant, Samarás manifeste son soutien à l'élection d'Evángelos Meïmarákis à la présidence du Parlement grec.

Le 9 juillet, après un discours prononcé par le Premier ministre présentant la politique qu'il compte mettre en œuvre, le gouvernement Samarás obtient la confiance de 179 députés sur 300[5].

La crise de l'ERT[modifier | modifier le code]

Un an plus tard, le petit parti de gauche DIMAR, quitte la coalition, de sorte à signifier son désaccord quant à la fermeture de l'audiovisuel public, l'ERT. Les deux ministres de centre-gauche sont remplacés par deux socialistes, dont le président du PASOK, Evángelos Venizélos, nommé vice-Premier ministre, chargé du portefeuille des Affaires étrangères. À l'issue de cette crise interne, le Premier ministre et son gouvernement disposent alors de 153 sièges sur 300.

Un nouveau remaniement[modifier | modifier le code]

Il procède à un nouveau remaniement le 9 juin 2014, à la suite des élections européennes du 25 mai qui ont vu le parti de la gauche radicale SYRIZA virer en tête avec une nette avance sur la ND. Ainsi, l'ancien ministre socialiste de l'Emploi Andréas Lovérdos, qui a fondé l'Accord pour une nouvelle Grèce (SNE), revient au gouvernement en tant que ministre de l'Éducation ; Ioánnis Stournáras est remplacé par l'économiste Gikas Hardouvelis ; six autres personnalités sont nommées, tandis que le ministre de l'Ordre public Níkos Déndias devient ministre de l'Économie.

L'élection présidentielle anticipée[modifier | modifier le code]

Le 9 décembre 2014, après avoir annonce la convocation dune élection présidentielle anticipée, Antónis Samarás annonce le soutien de la coalition gouvernementale à l'ancien commissaire européen Stávros Dímas[6]. Si au troisième tour de ce scrutin aucun candidat n'est élu, des élections législatives anticipées seront provoquées, d'où l'enjeu d'un tel scrutin. Nombreux sont les analystes qui prétendent qu'en anticipant l'élection du successeur de Károlos Papoúlias, le Premier ministre a voulu gagner, puisque le parti de gauche radicale SYRIZA, résolument opposée à la politique d'austérité, est présenté comme le favori d'un éventuel scrutin parlementaire anticipé.

Le 17 décembre, au premier tour de scrutin, le candidat de la coalition gouvernementale, par ailleurs seul candidat à cette élection présidentielle, n'a recueilli que 160 voix, résultat largement insuffisant pour l'emporter à l'issue de ce premier tour, puisque 200 voix étaient requises pour l'élection[7],[8]. Le second tour, qui se tient le 23 décembre, n'est pas plus fructueux, puisque avec 168 voix, Dímas n'est pas encore élu chef de l'État.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (el) « Antónis Samarás, nouveau chef de la Nouvelle Démocratie », Kathimeriní, 30 novembre 2009.
  2. (fr) « Grèce: Antonis Samaras investi Premier ministre », Euronews, 21 juin 2012.
  3. (fr) « Le conservateur Antonis Samaras devient premier ministre en Grèce », Le Monde, 20 juin 2012.
  4. (fr) « Grèce : le nouveau gouvernement privé de ministre des Finances », Euronews, 25 juin 2012.
  5. (fr) « Grèce : le Parlement accorde sa confiance à Samaras », Euronews, 9 juillet 2012.
  6. (fr) « Grèce: Stavros Dimas candidat à la présidence », Le Figaro, 9 décembre 2014
  7. (fr) « Pas de président en Grèce, Stavros Dimas ne passe pas au premier tour », Euronews, 17 décembre 2014
  8. (fr) « Grèce: le Parlement échoue à élire un président de la République », RFI, 17 décembre 2014

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]