Antónis Samarás

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Antónis Samarás
Αντώνης Σαμαράς
Antónis Samarás, en juin 2012.
Antónis Samarás, en juin 2012.
Fonctions
175e Premier ministre grec
(14e Premier ministre de la IIIe République hellénique)
En fonction depuis le
(&&&&&&&&&&&&06721 an, 10 mois et 3 jours)
Président Károlos Papoúlias
Gouvernement Samarás
Législature 15e Parlement hellénique
Coalition ND-PASOK-DIMAR (2012-2013)
ND-PASOK (2013-)
Prédécesseur Panagiótis Pikramménos
Président de la Nouvelle démocratie
En fonction depuis le
Prédécesseur Konstantínos Karamanlís
Ministre de la Culture et des Sports
Premier ministre Konstantínos Karamanlís
Prédécesseur Michális Liápis
Successeur Pávlos Geroulános
Député européen de Grèce
Élection 13 juin 2004
Législature VIe législature
Ministre des Affaires étrangères
Premier ministre Konstantínos Mitsotákis
Prédécesseur Geórgios Papoúlias
Successeur Konstantínos Mitsotákis
Ministre des Affaires étrangères
Premier ministre Xenophón Zolótas
Prédécesseur Geórgios Papoúlias
Successeur Geórgios Papoúlias
Ministre des Finances
Premier ministre Tzannís Tzannetákis
Prédécesseur Dimitrís Tsovolás
Successeur Geórgios Agapitos
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance  Athènes (Grèce)
Parti politique Nouvelle démocratie
Conjoint Georgia Kretikos
Enfant(s) Lena Samarás
Costas Samarás
Diplômé de Amherst College
Université Harvard
Profession Économiste
Résidence Villa Maximos, Athènes

Antónis Samarás
Premiers ministres grecs

Antónis Samarás (en grec moderne : Αντώνης Σαμαράς), né le à Athènes, est un homme politique grec, Premier ministre de la République hellénique depuis 2012.

Ministre à plusieurs reprises, il prend la présidence de la Nouvelle démocratie, le plus vieux parti conservateur de l'échiquier politique en , puis devient Premier ministre en , à la suite de la victoire de son mouvement lors des élections législatives.

Biographie[modifier | modifier le code]

De l'Athens College aux premiers portefeuilles ministériels[modifier | modifier le code]

Antónis Samarás commence ses études au sein de l’Athens College, un établissement privé d'enseignement supérieur fondé par son arrière-grand-père maternel Stéphanos Deltas (son arrière-grand-mère était donc Pénélope Delta) et le beau-père de celui-ci Emmanuel Benákis. Il obtient sa licence d'économie au Amherst College en 1974 et son master dans la même matière à Harvard en 1976.

Élu du parti Néa Dimokratía (Nouvelle Démocratie) au Parlement hellénique pour la Messénie dès 1977, il doit attendre 1989 pour être nommé ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement transitoire de Xenophón Zolótas, fonction dont il démissionne, avec l'ensemble des ministres de centre-droit, le .

Il retrouve ce portefeuille deux mois plus tard, le nouveau Premier ministre, Konstantínos Mitsotákis, issu de la Nouvelle Démocratie, l'ayant nommé dans son gouvernement.

Le Printemps politique[modifier | modifier le code]

En 1992, il est démis de ses fonctions pour avoir proposé une ligne dure dans le débat autour du nom de la Macédoine. Il quitte alors la Néa Dimokratía et fonde son propre parti, le Printemps politique (en grec moderne : Πολιτική Άνοιξη), plus à droite. Sa défection cause la chute du gouvernement qui ne tenait alors qu'à une voix de majorité.

Le Printemps politique obtient 4,9 % des voix et dix députés en 1993 puis 8,7 % et deux sièges aux élections européennes de 1994. Avec moins de 3 % en 1996, il n'obtient aucun élu, tout comme aux élections européennes de 1999.

Le mouvement ne participe pas aux élections législatives de 2000 et Samarás se rapproche de la Néa Dimokratía, qu'il finit par rejoindre en 2004, année durant laquelle il est élu au Parlement européen. En janvier 2009, il est désigné ministre de la Culture du gouvernement Karamanlís II. À ce titre, il inaugure le nouveau musée de l'Acropole d'Athènes.

L'opposant de Papandréou[modifier | modifier le code]

Après la défaite électorale de son parti aux élections législatives de 2009 et la démission de Konstantínos Karamanlís, Antónis Samarás s'engage dans la bataille pour s'emparer de la direction de la Nouvelle Démocratie. Il entre en compétition contre Dóra Bakoyánni, ex-ministre des Affaires étrangères, Dimítris Avramópoulos, ex-ministre de la Santé, et le préfet de Thessalonique, Panayiótis Psomiádis.

Si Dóra Bakoyánni demeure longtemps favorite, le désistement d'Avramópoulos en faveur de Samarás, le fait définitivement pencher la balance en sa faveur. Le , lors d'élections faisant appel à tous les militants du parti, il est élu à la tête de la Nouvelle démocratie avec 50,18 % des suffrages (soit 272 250 voix) contre 39,76 % à Dóra Bakoyánni (215 724 voix) et 10,06 % (54 587 voix) à Panayiotis Psomiadis[1].

À la suite de son élection, il annonce sa volonté de procéder à une grande refonte institutionnelle et idéologique du parti afin de revenir au pouvoir.

Premier ministre[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives du 17 juin 2012, son parti remporte une majorité relative en obtenant 129 des 300 sièges du Parlement et forme un gouvernement d'union nationale avec le PASOK et la Gauche démocratique. Le 20 juin, Antónis Samarás devient Premier ministre et prête serment devant le président de la République hellénique, Károlos Papoúlias[2],[3]. Le nouveau gouvernement doit pourtant être remanié une première fois, suite à la démission du ministre des Finances, Vassílis Rápanos, celui-ci ayant refusé ses fonctions, officiellement, pour des raisons de santé[4] ; c'est finalement l'économiste Ioánnis Stournáras qui se voit confier le ministère des Finances. Le 9 juillet, le gouvernement Samarás obtient la confiance de 179 députés sur 300[5].

Un an plus tard, le petit parti de gauche DIMAR, quitte la coalition, de sorte à signifier son désaccord quant à la fermeture de l'audiovisuel public, l'ERT. Les deux ministres de centre-gauche sont remplacés par deux socialistes, dont le président du PASOK, Evángelos Venizélos, nommé vice-Premier ministre, en charge du portefeuille des Affaires étrangères. À l'issue de cette crise interne, le Premier ministre et son gouvernement disposent alors de 153 sièges sur 300.

Notes et références[modifier | modifier le code]

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