Aléxis Tsípras

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Aléxis Tsípras
Αλέξης Τσίπρας
Image illustrative de l'article Aléxis Tsípras
Fonctions
Président de SYRIZA
En fonction depuis le
Prédécesseur Création du parti
Vice-président du Parti de la gauche européenne
En fonction depuis le
Président Pierre Laurent
Président de Synaspismós
Prédécesseur Alékos Alavános
Successeur Dissolution du parti
Biographie
Date de naissance (39 ans)
Lieu de naissance Athènes (Grèce)
Parti politique Synaspismós
SYRIZA
Diplômé de Université polytechnique
nationale d'Athènes
Profession Ingénieur civil

Aléxis Tsípras (grec moderne : Αλέξης Τσίπρας), né le à Athènes[1], est un homme politique grec membre de SYRIZA. Il est président du parti et de son groupe parlementaire[2],[3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Un lycéen engagé à gauche[modifier | modifier le code]

Dès la fin des années 1980, il s'engage dans les Jeunesses communistes grecques (KNE). Au début des années 1990, en tant qu'élève du lycée d'Ambelokipi, il est politiquement actif dans la révolte des lycéens contre la loi controversée du ministre de l’Éducation et des Affaires religieuses du moment, Vasilis Kontogiannopoulos. Il devient un membre influent du mouvement lycéen après avoir été invité par la journaliste Anna Panagiotarea à une émission télévisée.

Une formation d'ingénieur civil[modifier | modifier le code]

Il poursuit des études d'ingénierie civile à l'université polytechnique nationale d'Athènes (UPNA). Après avoir obtenu son diplôme d'ingénieur en 2000, il continue ses études en aménagement du territoire dans le cadre d'un programme inter-départemental de l'UPNA, tout en travaillant comme ingénieur civil dans l'industrie du bâtiment. Il est l'auteur de plusieurs études et projets sur la ville d'Athènes[4],[5],[6].

En tant qu'étudiant à l'université, il rejoint le mouvement de rénovation de la gauche et devient membre du bureau exécutif du syndicat des étudiants de l’École d'ingénieurs civils (NTUA) et représentant des étudiants au Sénat de l'Université. De 1995 à 1997, il est membre élu du comité central de l'Union nationale des étudiants de Grèce (EFEE)[4].

Un très jeune responsable au Synaspismós[modifier | modifier le code]

Tsipras demeure au Synaspismós après le départ de la coalition du Parti communiste grec (KKE). Il devient le premier secrétaire politique de la section de la jeunesse du Synaspismos, Neolaia Syn, de mai 1999 à novembre 2003, avant de laisser la place à Tasos Koronakis. Il parvient de façon très efficace à maintenir la ligne politique du parti, en s'imposant face à ses rivaux politiques de gauche comme de droite. Il prend une part active à la création du « Forum social grec » et participe à toutes les manifestations internationales contre la mondialisation néolibérale. En décembre 2004, lors du 4e congrès du Synaspismós, il est élu membre du comité politique central du parti, puis au secrétariat politique, où il devient responsable des questions de la jeunesse et de l'éducation[4].

Débuts électoraux[modifier | modifier le code]

Tsipras fait sa première apparition sur la scène politique traditionnelle lors des élections locales de 2006 lorsqu'il se présente à Athènes sur la liste « Anoihti Poli » (Grec : Ανοιχτή Πόλη, « Ville Ouverte ») SYRIZA qui obtient 10,51 % des voix[4],[7]. Il ne se présente pas aux élections pour le Parlement grec, la Vouli lors des élections législatives de 2007, préférant poursuivre son mandat de conseiller municipal d'Athènes.

Président de parti à 33 ans[modifier | modifier le code]

Alexis Tsipras tenant un discours au 5e congrès de Synaspismos en tant que candidat à la présidence du parti.

Il est élu président du Synaspismós lors du 5e congrès du parti, le 10 février 2008, après que le président sortant, Alékos Alavános, a décidé de ne pas se représenter pour raisons personnelles[8]. Il est alors âgé de 33 ans et devient le plus jeune responsable jamais été élu à la tête d'un parti politique parlementaire en Grèce.

Lors des élections législatives d'octobre 2009 , il est élu député de la circonscription Athènes A' et élu à l'unanimité président de son groupe parlementaire par le secrétariat de SYRIZA[2],[3].

2012 : le bouleversement à gauche[modifier | modifier le code]

SYRIZA, première force de gauche au Parlement[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives anticipées du 6 mai 2012, SYRIZA enregistre le meilleur résultat de son histoire, avec 16,78 % des suffrages, obtenant 52 sièges de députés dont Tsipras, largement réélu dans sa circonscription athénienne. Son parti devenant la deuxième force politique au Parlement, il se voit charger deux jours plus tard par le président Papoúlias de former un gouvernement de coalition dans les 72 heures[9], tâche qu'il ne réussit pas à remplir[10].

En l'absence de majorité, de nouvelles élections sont convoquées pour le 17 juin 2012. Au courant du mois de mai SYRIZA est donné favori par la plupart des sondages d'opinion pour ces nouvelles élections.

La tournée européenne[modifier | modifier le code]

Le 21 mai, Aléxis Tsípras effectue une visite en France. Il rencontre des dirigeants du Front de gauche, dont Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent, tient une conférence de presse à l'Assemblée nationale, avant de participer à un meeting commun [11],[12],[13], mais n'est reçu par aucun ministre du nouveau Gouvernement Ayrault, ni par aucun responsable du Parti socialiste, alors que dans le même temps François Hollande reçoit Evángelos Venizélos, le leader du Mouvement socialiste panhellénique (PASOK)[14]. Le 22 mai, il se rend en Allemagne, où il rencontre le leader de Die Linke, Oskar Lafontaine[15]. Ce même jour, SYRIZA se transforme officiellement en parti politique, abandonnant son statut de coalition. Il en prend alors la présidence.

La confirmation de juin[modifier | modifier le code]

Les élections législatives anticipées du 17 juin 2012 confirment la domination de SYRIZA à gauche. Avec 1 655 086 voix, le parti progresse de 60 %, remportant 26,9 % des suffrages et 71 parlementaires. Il talonne la Nouvelle démocratie (ND) de 170 000 voix seulement et devance le PASOK de 900 000 suffrages.

Élections européennes de 2014[modifier | modifier le code]

Lors des élections européennes de 2014, il est le candidat à la présidence de la Commission européenne du Parti de la gauche européenne.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Sa compagne est Peristera Baziana, ingénieure en électricité et en informatique. Ils se sont rencontrés en 1987 au lycée d'Ampelokipoi et ont rejoint ensemble les Jeunesses communistes de Grèce.

Ils ont deux fils, Paul, né en 2010[16] et Orphée-Ernesto (grec moderne : Ορφέα-Ερνέστο) , né en 2013[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (grk) « Αλέξιος Παύλου Τσίπρας : ΠΡΟΕΔΡΟΣ ΤΗΣ Κ.Ο. ΤΟΥ ΣΥΝΑΣΠΙΣΜΟΥ ΡΙΖΟΣΠΑΣΤΙΚΗΣ ΑΡΙΣΤΕΡΑΣ ΒΟΥΛΕΥΤΗΣ Α' ΑΘΗΝΩΝ », Parlement hellénique (consulté le 16 octobre 2010)
  2. a et b « Ανανέωση αλλά και ηχηρές απουσίες στη νέα Βουλή » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 20130318
  3. a et b (en) « Alexis Tsipras to head SYRIZA Parliamentary group », Athina 9.84 Municipal Radio, athina984.gr,‎ 2009-10-08 (lire en ligne)
  4. a, b, c et d (en) « Alexis Tsipras », Synaspismos, syn.gr (consulté en 2009-05-22)
  5. (grk) « Σχόλιο Γραφείου Τύπου του ΣΥΝ για τις προσωπικές επιθέσεις εναντίον του Προέδρου του ΣΥΝ - Επισύναψη επιστολών », syn.gr,‎ 2008-11-21 (consulté le 16 October 2010)
  6. (grk) « Αλέξης Τσίπρας », enet.gr,‎ 2009-10-9 (consulté le 16 October 2010)
  7. (en) « Coalition selects A. Tsipras for Athens mayorship » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 20130318
  8. (en) « Tsipras new SYN leader, new CPC elected » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 20130318
  9. Grèce : Tsipras reçu par le président, Le Figaro, 8 mai 2012.
  10. Grèce : Alexis Tsipras, entre Chavez et Hollande, Le Figaro, 9 mai 2012.
  11. « Le «Mélenchon grec» en visite à l'Assemblée nationale », lefigaro.fr,‎ 21 mai 2012 (consulté le 25 mai 2012)
  12. (fr) [vidéo] Alexis Tsipras conférence de presse avec le Front de gauche sur YouTube
  13. (fr) [vidéo] Meeting Front de Gauche avec Aléxis Tsípras (21/05/2012) sur YouTube
  14. http://www.lexpress.fr/actualites/1/politique/hollande-a-recu-le-leader-socialiste-grec-venizelos_1117498.html Hollande a reçu le leader socialiste grec Vénizélos, l'Express, 22 mai 2012
  15. « Alexis Tsipras consolide ses soutiens à Paris et Berlin », temoignages.re,‎ 23 mai 2012 (consulté le 25 mai 2012)
  16. (grk) « Έγινε πατέρας ο Αλέξης Τσίπρας », cosmo.gr,‎ 17 mai 2010 (consulté le 16 octobre 2010)
  17. (grk) « Αλέξης Τσίπρας: Βαφτίζει το γιο του Ορφέα-Ερνέστο (Aléxis Tsípras baptise son fils Orphée-Ernesto) », peoplegreece.com,‎ 18 juin 2013 (consulté le 26 janvier 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]