Îles Ioniennes

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38° 30′ N 20° 30′ E / 38.5, 20.5

Périphérie des Îles-Ioniennes
Îles Ioniennes
Administration
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Capitale Corfou ville (Kerkyra)
Nomes
(ISO 3166-2)
Démographie
Population 212 984 hab.
Densité 92 hab./km2
Géographie
Superficie 230 700 ha = 2 307 km2
Liens
Site web http://www.pin.gov.gr

Les îles Ioniennes (en grec moderne : Ιόνια νησιά, en italien : Isole Ionie) sont un archipel de la mer Ionienne situé au nord-ouest du Péloponnèse, à l'ouest de l'Épire et au sud-ouest de l'Albanie. Elles sont aujourd'hui un territoire grec.

Les îles Ioniennes sont composées de sept îles principales près des côtes occidentales de la Grèce.

La végétation y est abondante, avec des forêts, grâce à un climat doux et relativement humide.

Les Îles Ioniennes (avec une majuscule à « îles ») sont une région administrative (ou périphérie) de la Grèce qui regroupe six des principales îles de l’archipel qui lui donne son nom, les six qui sont au large de la côte occidentale du pays : Corfou, Paxos, Ithaque, Céphalonie, Leucade et Zante. L’île de Cythère, située au sud du Péloponnèse, est rattachée à la périphérie de l’Attique (district régional des Îles).

Cette périphérie est divisée en cinq districts régionaux :

Depuis le programme Kallikratis de 2011, cette région fait également partie du Diocèse décentralisé du Péloponnèse-Grèce occidentale-Îles Ioniennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Grèce antique[modifier | modifier le code]

D'après l'Odyssée d’Homère, Ulysse était roi d’Ithaque.

En -31, a lieu la bataille navale d'Actium près de l'île de Leucade.

Grèce médiévale[modifier | modifier le code]

Au Haut Moyen Âge, l'empire byzantin administre les îles Ioniennes au sein du thème maritime de Céphalonie.

À partir du XIe siècle, les îles subissent les assauts des Normands de Sicile, qui créent en 1185 le Comté palatin de Céphalonie et Zante, État qui subsistera jusqu'en 1479.

À partir de la quatrième croisade (1204), la République de Venise prend progressivement le contrôle de toutes les îles Ioniennes:

Les îles Ioniennes sont les seules parties du territoire grec à échapper à l'occupation ottomane, à l'exception de Leucade. Pendant cette période, les hautes classes de la société se convertissent au catholicisme et nombre d'entre eux deviennent italophones (ils parlaient plutôt le dialecte vénitien). Cependant, la majorité de la population reste attachée à la langue et à la culture grecques, ainsi qu'à la religion orthodoxe.

Grèce moderne[modifier | modifier le code]

Lors de l'émergence du nationalisme grec au XVIIIe siècle, les îles Ioniennes deviennent un refuge pour les intellectuels et combattants indépendantistes, ainsi que leurs sympathisants.

L'annexion des îles par la France révolutionnaire en 1797 lors de la signature du traité de Campo-Formio, entraîne la création par celle-ci de trois départements français de Grèce baptisés : Corcyre, Ithaque et Mer-Égée[4]. Ces derniers sont définitivement supprimés en 1802, suite à la perte de ces territoires en 1798 et 1799.

Drapeau de la république des Sept-Îles

Du 2 avril 1800 au 20 juillet 1807, l'archipel est occupé par les forces russo-ottomanes, avant d'être placé sous protectorat conjoint de ces pays, sous le nom de « République des Sept-Îles ». En 1807, la Russie cède de nouveau les îles à la France, qui les annexe.

Occupées en majeure partie par les Britanniques dès 1809 (à l'exception de Corfou bloqué jusqu'en 1814), les Îles Ioniennes sont attribuées au Royaume-Uni (formellement, aux Puissances victorieuses de Napoléon) sous la forme d'un protectorat par le traité de Paris le 5 novembre 1815.

Les Britanniques dénomment le protectorat « République des îles Ioniennes » (United States of Ionia) et lui attribuent une Constitution. Les îles Ioniennes disposent d'un Sénat de 1799 à 1864. Elles sont rétrocédées à la Grèce le 21 mai 1864 et annexées le 2 juin.

En 1941-1943, les îles constitue un État ionien occupé et annexé de fait par l'Italie, suivie d'une occupation allemande, au cours de laquelle la population juive est déportée et anéantie ; les îles reviennent par la suite à la Grèce.

Liste des sept principales îles (« les Sept Îles ») du Nord au Sud[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Michael Angold, The Latin empire of Constantinople, 1204–1261: marriage strategies in Identities and Allegiances in the Eastern Mediterranean After 1204 p 60 en ligne
  2. (en) Marina Koumanoudi, Fragments of an Island Economy The Venier Kytheran Estate Records 15th c., Venise, Istituto Ellenico di Studi Bizantini e Postbizantini di Venezia,‎ 3-7 décembre 2007 (lire en ligne), p. 498
  3. (en) Siriol Davies et Jack L. Davis, Between Venice and Istanbul: Colonial Landscapes in Early Modern Greece, ASCSA,‎ 2007, 260 p. (lire en ligne), p. 38, 213
  4. Louis Lacroix, Les Îles de la Grèce, Firmin Didot, 1853, p. 638.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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