Union sportive arlequins perpignanais

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis USA Perpignan)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir USAP.
USAP
Logo du USAP
Généralités
Nom complet Union sportive arlequins Perpignan-Roussillon
Surnoms USAP
Noms précédents Association sportive perpignanaise (1902-1919)
Union sportive perpignanaise (1919-1933)
Union sportive arlequins perpignanais (1933-1940)
Union des sports athlétiques perpignanais (1940-1987)
Union des sports athlétiques Perpignan-Roussillon (1987-1997)
Fondation [1]
Statut professionnel 1995
Couleurs sang et or ou ciel et blanc
Stade Stade Aimé-Giral
(14 593 places)
Siège Allée Aimé Giral
66000 Perpignan
Championnat actuel Pro D2
Président Drapeau : France François Rivière
Entraîneur Drapeau : France Sylvain Deroeux (Directeur Sportif)
Drapeau : France Philippe Benetton (avants)
Drapeau : France François Gelez (arrières)
Joueur le plus capé Drapeau : France David Marty (37 sélections)[2]
Drapeau : Roumanie Ion Paulică (69 sélections)[3]
Site web www.usap.fr
Palmarès principal
National[Note 1] Championnat de France (7)
Challenge Yves du Manoir (3)

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Autre

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Saison 2015-2016 de l'Union sportive arlequins perpignanais
0

Dernière mise à jour : 28 août 2015.

L'Union Sportive Arlequins Perpignan-Roussillon[Note 2] (USAP prononcé ussap) est un club de rugby à XV français basé à Perpignan et septuple champion de France (1914, 1921, 1925, 1938, 1944, 1955 et 2009) ce qui fait de lui le sixième club le plus titré derrière le Stade toulousain, le Stade français, l'AS Béziers, le SU Agen et le FC Lourdes, à égalité avec le Stade bordelais.

Le club fut présent dans l'élite du championnat de France de 1911 à 2014 sans interruption[4] (seul le Stade toulousain est présent depuis plus longtemps) jusqu'à sa descente en mai 2014. Au niveau européen, le club totalise onze participations à la Coupe d'Europe, compétition dont il a atteint une fois la finale en 2003 (perdue face au Stade toulousain). L'équipe joue actuellement en Pro D2.

Historique[modifier | modifier le code]

L'Association sportive perpignanaise (1902-1914)[modifier | modifier le code]

L'équipe de l'ASP lors de la saison 1913-1914

Le rugby arrive à Perpignan en octobre 1886 avec le club de l’Union athlétique du collège de Perpignan[5]. Le premier club civil, le Stade roussillonnais est fondé peu après (en 1896)[5] et, le , est créé l’ancêtre du club actuel : l'Association sportive perpignanaise (ASP)[6]. En , l’ASP bat l’École vétérinaire de Toulouse pour le titre de champion du Sud de Deuxième série[7]. De 1905 à 1911, le club remporte tous les titres de champion du Languedoc[7].

Le 23 avril 1911, l'ASP devient champion de France de deuxième série aux dépens de Dole (20 à 5 à Colombes)[8] et accède à l'élite du rugby français qu'il n'a plus quittée depuis[4].

En 1912, un conflit éclate au sein du club et aboutit au départ de plusieurs membres et joueurs (dont le capitaine de l'équipe, Gilbert Brutus)[9] qui vont créer, le 29 avril, le Stade olympien perpignanais (SOP)[10].

En septembre 1912, l'arrivée comme entraîneur-joueur du technicien gallois Rowland Griffiths[11], tout juste finaliste du championnat avec le Racing club de France, va faire franchir un palier au club qui, après une demi-finale en 1913, remporte le titre en 1914 contre le Stadocest tarbais (8 à 7), malgré une nette domination des tarbais en première mi-temps. La transformation qui donne la victoire aux Catalans à quelques instants de la fin est réussie par Aimé Giral qui tombera au front pendant la Première Guerre mondiale quelques mois plus tard avec six équipiers (Joseph Couffe, François Fournié, Joseph Lida, François Nauté, Maurice Gravas et Raymond Schuller)[12] et donnera son nom au stade actuel du club[13]. Le vice-président du club, Jean Laffon, tombera aussi et donnera, en 1922, son nom au premier stade du club[14],[15].

De son côté, le SOP devient champion de France de deuxième série en 1913 (contre l’AS Française 14-8)[16].

Pendant la Première Guerre mondiale, et malgré la suspension du championnat de France, les garçons non mobilisés continuent de jouer pour l'ASP sous le nom de Green Devils perpignanais (par respect aux joueurs de l'ASP appelés à défendre la patrie[17]). Ils sont champions du Languedoc en 1916[14] face au SOP qui remporte le titre en 1917[18].

L'Union sportive perpignanaise (1919-1933)[modifier | modifier le code]

L'USP lors de la saison 1924-1925, champion du Languedoc.

Le 7 mai 1919, les deux clubs perpignanais (l'ASP et le SOP) fusionnent et créent l'Union sportive perpignanaise[19]. En l'honneur des joueurs du club tombés pendant la guerre et en hommage aux soldats, l'USP adopte le maillot «bleu horizon» (la couleur des uniformes et adopte le maillot ciel), sur un short blanc et des bas sang et or.

En 1921, le club est de nouveau champion de France. Ce deuxième titre est remporté 5 à 0 face au Stade toulousain à Béziers.

Entre 1924 et 1926, l’USP dispute trois finales consécutives. Après une défaite (3 à 0) face au Stade toulousain, elle gagne celle de 1925 contre l’AS Carcassonne (5 à 0) mais perd la dernière une nouvelle fois face au Stade toulousain (11 à 0).

L'Arlequin club perpignanais lors de la saison 1926-1927

À la fin de cette saison, à la suite d'un désaccord avec ses dirigeants, l'entraineur, Gilbert Brutus, part pour Quillan[20], entraînant avec lui sept joueurs[Note 3] du club[21].

Parmi les autres clubs existants à Perpignan, les Arlequins club perpignanais (ou Quins en catalan) se hissent jusqu'à l'élite du rugby français en 1925. Leur nom provient du fait que le club était très pauvre au départ et que les joueurs, propriétaires de leur maillot, ne pouvaient le remplacer lorsqu'il était déchiré (ce qui arrivait fréquemment au rugby). Les réparations étaient alors effectuées avec des morceaux de tissu qui n'étaient pas toujours de la couleur souhaitée, d'où leurs ressemblance avec le costume d'Arlequin. Ambitieux, ils proposèrent à l’USP des derbys féroces. Ce club fut, lui aussi, pillé par le chapelier de Quillan (Jean Bourrel) puisque quatre joueurs[Note 4] partirent jouer à Quillan[21].

Ainsi dépouillés de leurs meilleurs joueurs, les deux clubs perpignanais vont végéter dans un championnat où les clubs les plus riches se servent chez les autres ce qui entraine, au début des années trente, la sécession entre l'Union française de rugby amateur (UFRA) et la Fédération française de rugby (FFR). Alors que l'USP choisi de suivre les autres clubs dissidents[Note 5] et de disputer le championnat UFRA[22], les Quins choisissent de rester dans le giron de la FFR[22].

L'Union sportive arlequins perpignanais (1933 - 1944)[modifier | modifier le code]

L'équipe de l'USAP en 1938 avec au centre avec le ballon Desclaux le capitaine

Le 5 mai 1933, la fusion entre les deux rivaux devient effective et le nouveau club prend le nom d'Union sportive arlequins perpignanais (USAP)[23]. Il a pour président le docteur Pierre Nicolau[23] (ancien président de l'USP) et son adjoint est Joseph Bazia[23] (ancien président des Quins).

Ardent fusioniste en 1909[23] (lors de la fusion entre l'ASP et le Perpignan sportif) et en 1919[23] (entre l'ASP et le SOP), Marcel Laborde est cette fois écarté de la nouvelle direction. Il décide de recréer l'Association sportive perpignanaise (ASP) en juin 1934[24]. Il est alors contacté par Jean Galia qui, venant d'être radié par la FFR pour non-respect des règles de l'amateurisme[25], s'est rapproché des Anglais de la Rugby Football League[26]. Ils vont alors créer, le 24 août 1934, un club de rugby à XIII : le XIII catalan. Ce nouveau club recrute bon nombre de joueurs de l'USAP (Camille Montade, François Noguères...)[27] ainsi que l'emblématique Roger Ramis pour devenir le premier entraineur des treizistes[24]. La rivalité XIII/XV à Perpignan vient de commencer.

Ces remous n'empêchent pourtant pas le club de grandir et de se structurer. En septembre 1935 est créée la première équipe junior (Reichel) de l'USAP[28] qui remporte le titre national en 1937 et en 1938.

Le club brille aussi chez les seniors avec, en 1935, un premier titre en challenge Yves du Manoir et une place en finale du championnat de France (défaite 3 à 0 contre Biarritz). De 1936 à 1938, l'USAP dispute toutes les finales du challenge sans toutefois parvenir à s'imposer. En 1938, le club est champion de France pour la quatrième fois de son histoire (11 à 6 toujours contre Biarritz) mais perd son titre la saison suivante lors de la troisième finale USAP-Biarritz de la décennie (6 à 0).

La Seconde Guerre mondiale intervient. En septembre 1940, le club est obligé de quitter le stade Jean Laffon et s'installe sur le stade Aimé Giral[13]. En 1942, sous la pression de l'État français, le terme 'Arlequins' est remplacé par 'Athlétique'[29]. La guerre fera de nouvelles victimes dans les rangs perpignanais dont Gilbert Brutus qui, devenu résistant, meurt en captivité le 7 mars 1944[30] et donnera lui aussi son nom à un stade de Perpignan[29].

Après une belle saison 1943 (défaite en demi-finale de la zone Sud contre Agen pour les seniors et titre pour les juniors), le club retrouve les sommets en devenant champion de France en 1944, disposant des Bayonnais en finale sur le score de 20 à 5. Mais comme en 1926, l'équipe championne de France se verra une nouvelle fois dépouillée de plusieurs joueurs[Note 6] mais par les clubs professionnels de rugby à XIII cette fois[31] dont le jeune arrière, Robert Puig-Aubert, parti à Carcassonne pour y devenir une légende du rugby à XIII français[32].

Un demi-siècle d'amateurisme (1945-1994)[modifier | modifier le code]

Ce nouvel exil est presque fatal au club qui, en 1949, échappe de peu à la relégation. En 1949, devant cette situation, les dirigeants font appel à une figure du club (Jep Desclaux) et à un ancien joueur et entraineur (Fernand Vaquer) pour entrainer les seniors. Le club, s'appuyant une fois de plus sur ces juniors (champions de France en 1947), repart de l'avant.

Les premiers résultats sont prometteurs : quarts de finale en 1950, demi-finale en 1951 et finale en 1952. Mais les années cinquante sont marquées par Lourdes qui s'impose en finale 20 à 11.

La consécration arrive en 1955 avec le titre de champion de France (11 à 6 face à Lourdes). Cette année sera une réussite pour le club qui remporte aussi le challenge du Manoir (22 à 11 face à Mazamet), le titre de champion de France avec ses juniors Reichel et est vice-champion avec ses juniors Crabos (catégorie créée en 1950 et déjà titrés en 1953 et 1954). Le club décrochera à cette occasion son quatrième challenge du club complet (après ceux de 1938, 1952 et 1953).

Après cette saison, le club commence à perdre de son lustre. Les départs de Fernand Vaquer (1958) puis de Jep Desclaux (1960) signent la fin de cette période. Les années soixante vont voir le club s'ouvrir un peu vers l'extérieur avec l'arrivée de joueurs non catalans dont Jo Maso. L'équipe, dirigée par Jean Carrère, atteint la finale du challenge Yves du Manoir en 1965 mais s'incline en finale face à Cognac (5 à 3), laissant entrevoir des jours meilleurs. Mais les querelles internes vont de nouveau engendrer un malaise au sein du club, malaise qui se traduit par l'éviction de Jean Carrère et le départ de plusieurs joueurs. Les années 1960 seront des années dures pour le club qui y consommera quatre présidents (Boy, Roland, Fourcade, Garrigue), ses meilleurs joueurs sont attirés par les clubs de rugby à XIII du département et le public boude le stade Aimé Giral. Néanmoins le club préserve l'essentiel en se maintenant dans l'élite du rugby français[33].

Les années soixante-dix s'annoncent prometteuses avec de nombreux joueurs titrés dans les équipes de jeunes. Ces années correspondent à l'arrivée d'une génération de joueurs emblématiques du club Paul Goze, Jean-Claude Ros, Jean-Louis Got et Jean-François Imbernon, des avants réputés pour la rudesse de leur jeu[33]. Bien qu'abonné aux phases finales, le club n'arrive plus à atteindre les sommets. Hormis une finale perdue 12-4 en 1977 contre l’AS Béziers, l’USAP n'arrive plus à jouer les premiers rôles.

Les années quatre-vingt confirment ce lent déclin du club qui rentre dans l'anonymat du championnat de France même si les catégories de jeunes continuent de briller.

Au début des années 1990, le club renoue avec les sommets de l'élite, atteignant régulièrement les phases finales sans parvenir à passer le cap des matchs éliminatoires. L'USAP remporte en 1994 son premier trophée depuis 1955 : le challenge Yves du Manoir face à l'AS Montferrand (18-3). Ce troisième titre dans la compétition met fin à 39 ans de disette.

L'ère professionnelle (1995-2014)[modifier | modifier le code]

Essai de l'USAP face à Toulouse.

En 1995, l'IRB accepte le professionnalisme et le club doit se structurer pour suivre la mutation opérée par son sport. Ainsi, le 20 juin 1998, le club est transformé en une société anonyme à objet sportif (SOAS) présidée par Jacques Rodor[34]. Marcel Dagrenat est désigné président du conseil d'administration le 25 octobre 2000[35]. Les assemblées générales extraordinaires de la SAOS des 14 mars et 10 juin 2002 ont décidé la transformation du club en société anonyme sportive professionnelle (SASP) qui sera gérée par la holding USAP per sempre[35].

Mêlée USAP-Castres olympique à Aimé Giral

Sur le plan sportif, le club dispute en 1998 la première finale de championnat jouée au Stade de France, finale perdue contre le Stade français (34-7). Puis, sous la houlette d’Olivier Saïsset, ancien entraîneur et joueur de l’AS Béziers, le grand rival régional, arrivé en 2000, le club catalan atteint systématiquement les playoffs du championnat, et dispute une nouvelle finale, perdue en 2004 une nouvelle fois face au Stade français (38-20). Depuis 1999 l'USAP devient un club bicéphale avec d'une part une association gérant le secteur amateur de l'école de rugby aux espoirs et d'un autre côté un groupe professionnel rattaché à la LNR.

Perpignan dispute aussi régulièrement la Coupe d’Europe. Après une expérience sans lendemain lors de l'édition 1998-1999, le club y prend part systématiquement depuis 2001, soient dix participations consécutives, pour une finale, perdue en 2003 contre le Stade toulousain (22-17).

À noter que depuis 2004, le club entretient un partenariat avec la section rugby du FC Barcelone[36].

En 2007, Le coentraîneur de l'Équipe de France, Jacques Brunel, reprend le rôle d'entraîneur, assisté de Franck Azéma pour les lignes arrières et de Bernard Goutta pour les avants. Lors de la saison 2008-2009, l'USAP termine premier en phase régulière du Top 14, et, après avoir éliminé le Stade français à Gerland en demi-finale (25 à 21), le club devient champion de France pour la septième fois de son histoire face à l'ASM Clermont Auvergne (22 à 13).

Pour la saison 2009-2010, l'USAP réédite sa performance de terminer premier en phase régulière du Top 14 et, après avoir éliminé le Stade toulousain en demi-finale, s'incline en finale face à l'ASM Clermont Auvergne (19-6). Mais cette accumulation de saisons à rallonge marque les organismes et, pour la saison 2010-2011, le club doit faire face à une accumulation de blessures et fini la saison à la neuvième place du Top 14, son plus mauvais classement depuis plus de dix ans, ce qui lui fait manquer l'édition 2011-2012 de la Coupe d’Europe. Un cycle s'achève, symbolisé par le départ de Jacques Brunel (qui est remplacé par Jacques Delmas) à l'issue de la saison.

Pour la saison 2013-2014, le club ne se montre pas a son avantage en championnat, avec pourtant un départ convenable, et flirte avec la relégation dès la seconde moitié de saison. Le match à Barcelone, face au Rugby_club_toulonnais, perdu 31-46, sonne presque le glas de cette équipe qui n'a jamais connu la deuxième division, se trouvant alors à la treizième position lors de la 25e et avant-dernière journée de Top 14.

À la 26e journée, une ultime défaite face à l'ASM Clermont Auvergne (25-22), combiné au bonus défensif arraché par Oyonnax face à Brive condamne à moins de 8 minutes de la fin du match l'USAP à une relégation historique en seconde division, 100 ans jour pour jour après son premier titre de champions de France, le 3 mai 1914.

Identité[modifier | modifier le code]

En 1997, le club a pris le nom d'Union sportive arlequins Perpignan-Roussillon et changé les couleurs de ses maillots, abandonnant le traditionnel bleu ciel pour le « sang et or » des armes de la Catalogne. C’est un indice de la forte identité catalane de plus en plus mise en avant depuis quelques années[37]. La devise du club (en catalan) est Sempre endavant, ce qui signifie « Toujours en avant ». Son hymne officieux est l' Estaca, hymne catalan contre l'oppression franquiste composé en 1968 par Lluís Llach. Le club tente de développer le rugby de l’autre côté des Pyrénées. En 2004, il a ainsi lancé un partenariat avec le FC Barcelone[36], club omnisports extrêmement puissant, qui possède une section rugby. Il envisage régulièrement de disputer des rencontres à Barcelone à l’avenir.

Club "de feu", l’USAP n’a pas toujours brillé par la stabilité de ses dirigeants, surtout depuis l'avènement du professionnalisme dans le rugby (1995).

Marcel Dagrenat, homme d’affaires arrivé au club en 1996 en tant que manager et nommé président du conseil d'administration le 25 octobre 2000[35], a réussi à moderniser et consolider le club comme entité professionnelle capable de jouer les premiers rôles au niveau français comme européen. Il crée la holding USAP per sempre[Note 7], principal actionnaire du club (environ 80 % des actions), dont il est le président[35] et préside aussi la société anonyme sportive professionnelle du club[35].

Mais lassé des querelles intestines, notamment avec l’association qui gère le secteur amateur du club, et critiqué pour sa gestion vue parfois comme autocratique[38], il démissionne de son poste le 17 octobre 2006[39]. Coup de théâtre un mois plus tard, le 23 novembre 2006, avec son équipe, ils reprennent les rênes de la holding USAP per sempre, grâce au vote de l'Amicale des Anciens de l'Usap qui ne détient que 1 % des actions de la holding (qui se sont avérées décisives)[40]. Marcel Dagrenat est notamment associé avec Jordi Pujol, fils de l'ancien président du gouvernement autonome de Catalogne[40].

En juillet 2007, un changement d'alliance au sein de la holding met en minorité le clan de Marcel Dagrenat qui est destitué le 13 juillet et est remplacé par Paul Goze qui est désigné président de la SASP USAP lors de l'assemblée générale du 6 août 2007[41].

En juin 2010, le nouveau président du FC Barcelone, Sandro Rosell, a affirmé son souhait d'un accord de partenariat entre le club barcelonais et l'USAP[42]. Cet accord permit notamment l'implication du Barça dans l'organisation du quart de finale de Coupe d'Europe 2011 entre l'USAP et Toulon et disputé au stade Lluís Companys de Barcelone[43]

Toutefois, l’identité catalane n’empêche pas l’USAP d’ouvrir largement ses portes avec l’avènement du professionnalisme puisqu'une dizaine de nationalités se côtoient actuellement au sein de l’effectif (voir ci-dessous l'effectif de la saison).

Historique des couleurs[modifier | modifier le code]

Le drapeau catalan ayant inspiré le maillot extérieur du club
Tchale-Watchou avec le maillot arlequin du club

Couleurs historiques[modifier | modifier le code]

À l'époque de l'ASP (Association sportive perpignanaise), le club jouait dans un maillot blanc avec un scapulaire bleu ciel (ou en rouge si le club adverse évoluait en blanc). À la fin de la Première Guerre mondiale, l'association décide de changer de couleur en adoptant le bleu horizon qui était celle de l'uniforme des « poilus » en hommage aux sept joueurs de l'équipe Championne de France en 1914 tombés pour la France lors de la Grande Guerre[Note 8]. Ainsi, jusqu'à la fin des années 1990 (à part entre 1926 et 1933 où le club évolua en blanc ou en rouge si l'adversaire était en blanc), le club jouera en maillot bleu horizon, culotte blanche et bas sang et or.

À la fin des années 1990, le maillot sang et or (à forte dominante rouge accompagné d'une culotte rouge et de bas sang et or) devient le maillot principal du club. Nous sommes rentrés dans l'ère du rugby professionnel et, pour des raisons commerciales, le club souhaite se tourner vers la très riche communauté autonome de Catalogne. Cependant, le maillot bleu horizon n'a pas été abandonné puisqu'à son arrivée le Président Paul Goze, s'inspirant de ce qui se fait dans d'autres clubs et dans d'autres sports, décide d'opter pour une tenue à domicile, la bleu horizon, et une tenue extérieure, le sang et or. Lors de la saison 2014-2015, l'usap fait occasionnellement appel dans les moments difficiles en signe de révolte au maillot sang et or, symbole des armes de la catalogne.

Maillots Coupe d'Europe[modifier | modifier le code]

Pour la Heineken Cup, le maillot est souvent de couleurs plus fantaisistes, noir et jaune ou bleu marine selon les années. Si pour la saison

Les maillots de 2013-2014

2008/2009 le club avait opté pour un maillot blaugrana, les couleurs du club de football du FC Barcelone, l'USAP a choisi d'innover pour la saison 2010/2011 en choisissant à maillot à losanges bleus, jaunes et grenats, un clin d'œil à l’appellation arlequin correspondant à la lettre "A" de "USAP". Pour la saison 2013-2014, et pour le retour en H-Cup du club catalan, un maillot blanc bordés de fines rayures sang et or fera son apparition.

Maillots collectors[modifier | modifier le code]

Il est à noter que lors de la saison 2012-2013, le club qui célèbre alors ses 110 ans décide de mettre à l'honneur le maillot historique blanc avec un scapulaire bleu ciel de l'ASP (Association Sportive Perpignanaise) au cours d'un match à domicile contre Montpellier[44].

Le maillot de l'USAP à Barcelone en 2014, véhiculant l'identité catalane

Lors de la troisième délocalisation au stade Olympique du Montjuic à Barcelone de l'USAP, un maillot aux couleurs de la senyera, le drapeau catalan, avec quatre bandes verticales sang sur fond or est porté par les joueurs ressemblant fortement aux maillots portés par les clubs de football catalans comme le FC Barcelone et le Valencia CF. Sous le blason se trouve la nouvelle devise du club : "Com la nostra senyera sem de sang i or" (Comme notre drapeau, nous sommes en sang et or).

Hymnes[modifier | modifier le code]

El Cant de l'USAP est le nouvel hymne du club de rugby de l'USAP. Cette chanson a été créée au cours de la saison 2007/2008. Il existe d'autres hymnes comme L'Estaca de Lluís Llach mais aussi la chanson "Els hi fotrem" de Jordi Barre diffusé à l’intérieur du stade à chaque essai de l'USAP.

Blason[modifier | modifier le code]

Le blason de l'USAP est composé d'un écu bleu sur lequel se trouve un losange. Ce losange est composé de quatre barres sang sur fond or, le tout surmonté de l'inscription "USAP". Le logo officiel de la section professionnelle est une variante du blason, l'écu bleu a disparu et sur le flan inférieur droit du losange se trouve l'inscription "Perpignan 1902" rappelant l'année de fondation du club. Sur la partie inférieure, la devise Sempre Endavant figure parfois.

Devise[modifier | modifier le code]

Longtemps la devise du club a été Sempre Endavant (Toujours en avant) qui est en fait la version courte de la devise de la Catalogne et de Notre Dame de la Réal qui est Sempre endavant, mai morirem (Toujours en avant, jamais nous ne mourrons)[45]. En 2014, le nouveau président du club François Rivière a fait connaître son intention d'adopter une nouvelle devise "Com la nostra senyera sem de sang i or" (Comme notre drapeau, nous sommes en sang et or) qu'il fait mettre sous le blason du maillot créé pour la troisième délocalisation de Barcelone et qu'il souhaite voir sur tous les maillots pour la saison 2014-2015.

Mascotte[modifier | modifier le code]

Cap de Burro avec le maillot bleu horizon

Comme la plupart des clubs du Top 14, l'USAP dispose depuis la saison 2010-2011 de sa mascotte : il s'agit d'un âne dont le nom est Cap de burro (tête d'âne en catalan). En effet, depuis longtemps déjà, l'âne est le symbole choisi par les habitants des deux côtés de la Catalogne. Il représente l'intelligence face à la force du taureau espagnol. Le fait que l'espèce soit en voie d'extinction rappelle également la fragilité de la culture catalane face à la castillane.

Structures[modifier | modifier le code]

Le stade[modifier | modifier le code]

Stade Aimé-Giral lors d'un match USAP-Castres olympique en 2012

L'USAP a d'abord joué au Stade Jean Laffon (du nom du vice-président de l'ASP tué lors de la Première Guerre mondiale) jusqu'au 13 octobre 1940 avant de déménager au Stade Aimé-Giral (du nom du demi d'ouverture de l'ASP, champion de France en 1914 et tombé au combat en 1915, à l'âge de 19 ans).

Dans l'enceinte du stade se trouve un monument aux morts dédié aux joueurs du club tombés lors de la Première Guerre mondiale.

Le stade a été entièrement rénové entre 1998 et 2008 avec la reconstruction de quatre tribunes couvertes :

  • la tribune Desclaux en 1999 (3 353 places)
  • la tribune Vaquer en 2001 (2 200 places)
  • la tribune Chevalier en 2003 avec la création de loges (4 099 places)
  • la tribune Goutta en 2008 (2 058 places)

D'autres travaux ont permis la fermeture des virages (2006) et la pose de deux écrans géants (2009).

Toutefois, le nombre d'abonnés dépassant les 10 000 et la capacité actuelle du stade étant de 14 593 places, un projet de construction d'un nouveau stade d'une capacité de 25 000 places fut à l'étude à la mairie de Perpignan[46], mais plus ou moins abandonné au vu des résultats faibles de l'équipe depuis la saison 2010-2011, où celle-ci a plus tendance à jouer le maintien que le haut du tableau[réf. nécessaire].

Centre de formation[modifier | modifier le code]

Créé en 2004 le centre de formation de l'USAP a été classé en catégorie 1 par la Fédération française de rugby et par la Ligue nationale de rugby[47] ce qui en fait l'un des meilleurs centres de formation de France. Il est le socle du projet sportif commun entre le secteur associatif de l'USAP et le secteur professionnel. L'USAP est également le club du Top 14 Orange ayant le plus de joueurs formés en son sein dans son effectif professionnel, parmi lesquels on retrouve le pilier Jérôme Schuster, le talonneur Guilhem Guirado, les deuxième ligne Romain Taofifenua et Yohann Vivalda, les flankers Jean-Pierre Pérez, Bertrand Guiry et Gilles Arnaudiès, le troisième ligne centre Romain Bezian, les numéros 9 Florian Cazenave et David Mélé, le demi d'ouverture Gilles Bosch, les ailiers Adrien Planté et Armand Batlle, ainsi que l'arrière Joffrey Michel. Grand centre de formation, il est en 2009 : un des meilleurs de France.

Par ailleurs, et à titre d'exemple, 10 joueurs de l'USAP ont été sélectionnés en équipe de France A, en moins de 20 ans, moins de 18 ans et en équipe de France à VII au cours de la saison 2009-2010. Sur le plan scolaire et universitaire le club fait savoir que 90 % des joueurs du centre de formation ont réussi leur objectif pédagogique (obtention d'un diplôme : Bac, Bac pro, BTS ou licence professionnelle)[48].

Aspects juridiques et économiques[modifier | modifier le code]

Statut juridique et légal[modifier | modifier le code]

Avant l'année 1995, les instances qui dirigent le rugby, que ce soit l'International Rugby Board au niveau mondial ou la FFR au niveau national, prohibaient la pratique du rugby professionnel. Comme beaucoup de clubs de haut niveau l'USAP n'apparaissait que sous sa forme associative, contrairement pourtant à la loi du 16 juillet 1984 qui oblige les associations sportives ayant des activités commerciales et ou rémunérant des sportifs au-delà d'une certaine somme fixée par le Conseil d'État à adopter un statut de société commerciale. C'est ce qu'on appelait alors pudiquement le professionnalisme marron[34].

Le 1er juillet 1998, à la demande de la LNR, nouvelle entité chargée de gérer le rugby professionnel en France, tous les clubs de rugby professionnels changent de statut. Le 20 juin 1998, l'USAP opte donc pour le statut de SAOS et est alors présidée par Jacques Rodor[34]. La SAOS (Société Anonyme à Objet Sportif) ne permet ni la redistribution de dividendes ni la rémunération de ses dirigeants afin de préserver une certaine idée du sport[34].

Le 25 octobre 2000, l'assemblée générale décide de modifier le mode de direction de la société constituée d'un Conseil de surveillance et d'un directoire pour le remplacer par la formule d'un Conseil d'Administration dont Marcel Dagrenat sera désormais le nouveau président[35].

Les assemblées générales extraordinaires du 14 mars et du 10 juin 2002[34]. décident la transformation du club en SASP, Société Anonyme Sportive Professionnelle. Tel statut permet théoriquement la redistribution des dividendes aux actionnaires et la rémunération des dirigeants, ce qui est susceptible d'attirer de nouveaux actionnaires. Précisons toutefois que cela ne sera pas fait par l'USAP[34].

Organigramme[modifier | modifier le code]

Direction Secteur professionnel Secteur amateur (association)
Président : François Rivière
Vice-président chargé du sportif : Jean-Charles Nieto
Vice-président chargé du sponsoring : Laurent Sobraquès
Vice-président chargé de la communication : Jacques Vial
Vice-président chargé des finances : Sébastien Sicard
Directeur sportif : Sylvain Deroeux
Administrateur de l'Équipe 1re : Bernard Sobraquès
Manager général : Alain Hyardet
Entraîneur des Avants : Grégory Patat
Entraîneur des Arrières : François Gélez
Responsable Préparation Physique : Nicolas Szézur
Responsable Vidéo : Didier Plana
Président de l’association : Bernard Llaona[49]
Directeur du Centre d'Excellence : Bruno Rolland
Directeur de l'école de rugby : Louis Cros

Budget[modifier | modifier le code]

Selon le président du club, Paul Goze, le budget de l'USAP pour l'exercice 2012-2013 s'élève à 14,4 millions d'euros[50] ce qui fait du club catalan le neuvième budget du Top 14 Orange.

Évolution du budget du club par saison :

Budget prévisionnel de l'USA Perpignan
Saison 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015
Budget 9,5 M€[51] 11,5 M€[52] 12,0 M€[53] 12,39 M€[54] 14,08 M€[55] 15,3 M€[56] 14,4 M€[50]  ? 11,07 M€
Variation - + 21 % + 3,4 % + 3,25 % + 13,6 % + 8,66 % - 5,88 %  ? -

Sponsors et équipementiers[modifier | modifier le code]

L'USA Perpignan ne s'appuie pas sur un mécène mais plutôt sur un tissu d'entreprises à dimension nationale ou régionale pour son financement. Au total, se sont plus de 300 entreprises qui composent les partenaires de l'USAP[57].

Pour la saison 2012-2013 le sponsor maillot principal est la compagnie Aviva[58], sixième groupe d'assureur mondial dont le siège social est à Londres. Figurent également sur le maillot[58] les logos du Groupe Joa, propriétaires de Casinos en France et proposant également des jeux en ligne et des paris sportifs et hippiques, du Groupe Maurin qui est le premier groupe français distribuant des marques importées (parmi lesquelles Nissan et Ford dont les logos apparaissent également sur les tenus des joueurs de l'USAP) et Veolia Environnement, leader mondial des services à l'environnement peut apparaître au niveau du short[58].

L'USAP peut s'appuyer également sur ses partenaires institutionnelles tels que la Mairie de Perpignan, le Conseil Général des Pyrénées Orientales et la Région Languedoc-Roussillon dont les logos sont aussi présent sur la tunique sang-et-or ou bleu horizon[58].

L'équipementier du club est la marque de vêtement de sport italienne Erreà[58] depuis la saison 2009-2010. Depuis l’avènement du professionnalisme l'USAP a eu plusieurs équipementiers parmi lesquels, Canterbury of New Zealand, la marque sportive allemande Puma, la marque britannique Gilbert, australienne Kooga, les spécialistes du rugby Cotton Oxford et Le Roc Sport.

Historique des sponsors maillot de l'USAP
Période Sponsor
1999 - 2001 Itinéris (téléphonie mobile)
2001 - 2006 Orange (téléphonie mobile)
2007 - 2009 Pepsi Cola (marque de soda)
2009 - 2011 AXA (Groupe d'assurance)
Depuis 2012 Aviva (Groupe d'assurance)

Partenariat avec le FC Barcelone[modifier | modifier le code]

Stade Olympique de Montjuic où l'USAP délocalisa pour la première fois un match de Heineken Cup

L'histoire raconte que le 16 mai 1998 des hauts dirigeants du Barça aurait été époustouflés par les images de la première finale du championnat organisée au Stade de France entre l'USAP et le Stade français. Malgré l'échec sportif, les tribunes entièrement au couleurs catalanes "sang-et-or" impactèrent les responsables du club de football barcelonais[59].

Lors d'une conférence de presse, Paul Goze et Sandro Rosell, présidents respectifs de l'USAP et du FC Barcelone, accompagnés de Ramon Cierco, président des sections non professionnelles du Barça et de Ignasi Planas, président de la Fédération Catalane de Rugby ont officialisé un partenariat entre les deux clubs[60]. Ce partenariat comprend notamment la délocalisation d'un match (si possible de façon annuelle) au Stade Olympique de Montjuic de Barcelone. Autour de ce match une série d'évènements est organisée sous le nom de la Festa del rugbi català[60]. Le premier match organisé au Stade olympique de Montjuic eut lieu le 9 avril 2011 lors d'un quart-de-finale de Coupe d'Europe entre l'USAP et le RC Toulon. L'USAP remporta son quart-de-finale sur le score de 29 à 25. Le match se joua devant 55 000 spectateurs et fut largement relayé par les médias barcelonais et espagnols[61]. Un site Internet commun aux deux clubs a été mis en place pour immortaliser l'évènement[60].

Essai de l'USAP face au Stade Toulousain au Stade Olympique de Montjuic de Barcelone.

Une seconde Festa del rugbi català est organisée lors de la cinquième journée de la saison 2012-2013 de Top 14 à l'occasion de la réception du Stade toulousain, le 15 septembre 2012. Le FC Barcelone est chargé de la promotion de l'événement sur la capitale catalane, cette promotion est assurée notamment par l'intermédiaire de clips publicitaires sur les réseaux sociaux[62]. Le 4 septembre, Paul Goze, président de l'USAP, Sandro Rosell, président du FC Barcelone et Santi Vila, maire de Figueres, annoncent lors d'une conférence de presse que 40 % des bénéfices de ce match seront reversés aux sinistrés des incendies qui ont violemment touché la région frontalière de l'Empordà lors de l'été 2012[63]. Cette deuxième fête du rugby catalan est donc lancée sous le slogan Tots per l'Empordà (Tous pour l'Empordà). La délocalisation au Stade Olympique de Montjuic est une réussite sportive, l'USAP bat le club quadruple champion d'Europe et champion de France en titre sur le score de 34 à 20[64], empochant au passage un point de bonus offensif pour avoir marqué trois essais de plus que son adversaire du jour. Toutefois, le succès populaire autour de ce deuxième match est beaucoup plus mitigé que la première délocalisation : seulement 22 747 spectateurs assistent à la victoire du club catalan sur son rival toulousain. Les dirigeants de l'USAP ne manqueront pas de rappeler que le même match à Perpignan n'aurait pu se jouer devant plus des 15 000 spectateurs que peut accueillir le Stade Aimé Giral. Cependant, le succès n'a rien à voir avec l'élan populaire qui a eu lieu lors de la première Festa del rugbi català qui avait réussi à faire venir 55 000 spectateurs et à remplir le stade olympique du Montjuic.

Au-delà de cette délocalisation l'idée est de permettre au club perpignanais de s'assurer une certaine notoriété en Catalogne afin d'attirer d'éventuels investisseurs catalans, ce qui lui permettrait de pouvoir se maintenir au plus haut niveau et de pouvoir rivaliser financièrement avec les autres grands clubs du Top 14 Orange.

Par ailleurs, l'USAP s'engage à apporter son savoir-faire sportif au service de la section rugby du FC Barcelone. Grâce aux différents accords passés avec les clubs de rugby de Catalogne, deux joueurs ont déjà intégré le centre de formation de l'USAP[65]. L'idée est de pouvoir à terme incorporer ces joueurs dans l'effectif professionnel du club.

Personnalités historiques du club[modifier | modifier le code]

Les présidents du club[modifier | modifier le code]

Portrait de François Rivière.
François Rivière est le président de l'USAP depuis août 2013.

L'actuel président de la SASP (secteur professionnel) de l'USAP est François Rivière qui a remplacé, le 12 août 2013[66], Daniel Besson. Dans un article publié par l'Equipe.fr [67], il est indiqué qu'il va investir un peu plus d'un million d'euros afin de faire passer le budget annuel du club à 16M d'euros et qu'il en devient l'actionnaire majoritaire avec 68% des parts.

Daniel Besson avait remplacé, le 23 novembre 2012[68], Paul Goze, démissionnaire du poste après son élection à la présidence de la Ligue nationale de rugby[68].

Le 14 juillet 2007, Paul Goze, dont le mandat fut marqué par l’obtention du septième titre de champion de France du club en 2009, 54 ans après le précédent (1955)[69], avait été choisi par les actionnaires majoritaires du club pour prendre la suite de Marcel Dagrenat.

Marcel Dagrenat, issu du milieu de la grande distribution et gérant de plusieurs hypermarchés, a, lui, occupé cette fonction à partir du mois de février 2000, succédant ainsi à Marc Bournazeau. Marcel Dagrenat prit la direction de la SASP au moment du changement de statut en 2002. Il permit à l'USAP de passer le cap du professionnalisme, en changeant le statut du club, en agrandissant considérablement et en modernisant le stade Aimé Giral, en faisant venir de nouveaux partenaires de Catalogne. Par ailleurs, c'est sous son investiture que le club ouvrit une boutique officielle. Son passage fut également marqué par l'arrivée de nouvelles stars venant notamment de l'hémisphère sud.

Entraîneurs[modifier | modifier le code]

Pour la saison 2015-2016, l'équipe première de l'USAP est dirigée par Grégory Patat et François Gelez. Patat s'occupe des avants et Gelez est responsable des arrières. EN décembre Philippe Benetton remplace Grégory Patat.

Joueurs emblématiques et internationaux[modifier | modifier le code]

Ce modèle est-il pertinent ? Cliquez pour voir d'autres.
Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [Comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Les internationaux de l'USAP[modifier | modifier le code]

L'ouvreur néo-zélandais Dan Carter fit un passage remarqué au club

Perpignan a fourni de nombreux internationaux au XV de France. On citera « Jep » Desclaux (années 1930 et 1940), Jean-François Imbernon (années 1970 et 1980) ou, l'ancien capitaine Nicolas Mas. Les derniers internationaux catalans en date sont Romain Taofifénua et Sébastien Vahaamahina.

À l’heure actuelle, l’USAP possède de nombreux joueurs ayant connu une ou deux sélections, et aujourd'hui trois d’entre eux (Nicolas Mas, David Marty et Guilhem Guirado) ont fait partie du groupe France pour la Coupe du monde 2011 (la deuxième pour Nicolas Mas et David Marty après celle de 2007).

Parmi les étrangers, l'ouvreur, centre ou arrière du pays de Galles James Hook et son compatriote le deuxième ligne Luke Charteris ont, eux aussi, disputé la Coupe du monde 2011, tout comme Sona Taumalolo et Kisi Pulu, piliers de l'équipe des Tonga ou Daniel Leo avec les Samoa. Le troisième ligne aile Alasdair Strokosch évolue, lui, avec l'équipe d'Écosse.

Lors de l'avant-saison 2007-2008, l'USAP réussit un grand coup sur le marché des transferts : le recrutement de l'arrière des champions du monde 2007, le Sud-Africain Percy Montgomery.

Pour la saison 2008-2009, l'USAP réitère l'exploit en recrutant l'ouvreur des All Blacks, Daniel Carter. Ce dernier dispute son premier match avec le club le 14 décembre 2008 contre les Leicester Tigers, lors de la 4e journée de Coupe d'Europe, mais se blesse sept semaines et cinq matches plus tard, le 31 janvier 2009, à la dernière minute du match opposant l'USAP au Stade français au Stade de France. La rupture partielle de son tendon d'Achille le tient éloigné des terrains pour plusieurs mois. Même s'il suivra le club jusqu'au titre, son aventure en tant que joueur avec l'USAP n'aura duré qu'un mois et demi, mais on retiendra l'apport que ce dernier à pu apporter au vestiaire. L'investissement du joueur fut rentabilisé.

Liste des internationaux français[modifier | modifier le code]

57 joueurs ont porté au moins une fois le maillot de l'équipe de France de rugby alors qu'ils évoluaient sous les couleurs du club.

À ces joueurs il convient d'associer Didier Plana qui fut appelé en 1998 pour la tournée de l'équipe de France dans les îles du Pacifique (Samoa et Tonga) mais qui, bien qu'ayant pris part à deux matchs (dits matchs de semaine), ne compte aucune sélection en équipe de France.

Le nombre de sélections indiqué pour chaque joueur correspond au nombre de fois où le joueur a été sélectionné alors qu'il évoluait sous les couleurs de l'USAP.

Liste des internationaux étrangers[modifier | modifier le code]

Les 28 joueurs cités ci-dessous sont ceux ayant eu au moins une sélection pour leur pays alors qu'ils évoluaient sous le maillot de l'USAP. Ainsi, le nombre de sélections indiqué correspond à celles que le joueur a obtenu alors qu'il évoluait au sein du club.