Mialet (Gard)

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Mialet
Le Pont des Camisards.
Le Pont des Camisards.
Blason de Mialet
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Gard
Arrondissement Alès
Canton La Grand-Combe
Intercommunalité Alès Agglomération
Maire
Mandat
Jean-Marc Verseils
2014-2020
Code postal 30140
Code commune 30168
Démographie
Gentilé Mialétain
Population
municipale
602 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 06′ 42″ nord, 3° 56′ 37″ est
Altitude Min. 140 m – Max. 691 m
Superficie 30,76 km2
Localisation

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Liens
Site web mialet.fr

Mialet est une commune française située dans le département du Gard en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Mialet est une commune située à quelques kilomètres d'Alès, de Saint-Jean-du-Gard et d'Anduze. C'est sur cette commune que se trouve le Mas Soubeyran, hameau cévenol typique qui abrite le Musée du Désert, haut lieu de la résistance des protestants durant les XVIIe et XVIIIe siècles.

Hydrographie et relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Provençal Mialet, du roman Melet, Mellet, du latin Meletum[1].

Ses habitants se nomment les Mialétains et les Mialétaines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

  • Enceinte préhistorique sur les collines environnantes (Sauque Ronde, 451 m).

Antiquité[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Poste fortifié en bordure d'une bretelle de chemin de Regordane reliant Nîmes à Gergovie (route des Arvernes),
  • Dans une charte de Philippe le Bel est cité le Sieur « Hugue de Melete ».
  • Hugues de Melet, chevalier, rend hommage aux descendants de Bernard Pelet, seigneur d'Alais, en 1253[2].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Deux compoix des années 1598 et 1647 donnent des informations sur la vie de la cité à cette époque.

Mialet adopte la religion réformée. En 1560, premier synode provincial aux Aigladines, et en 1613, levée d'impôts pour agrandir le temple. Malgré la paix d'Alais en 1629, la tension monte entre le pouvoir central et les protestants. Louis XIV révoque l'Édit de Nantes (1685). Mialet entre dans une période difficile. Les mesures draconiennes prises par le pouvoir pour ramener les protestants dans le giron de l'Église catholique, font que ceux-ci se soulèvent et prennent les armes. Ils deviennent les Camisards, et avec une troupe d'un millier de combattants, paysans et artisans, tiennent tête à une armée de 30 000 hommes. C'est une guerre sans pitié. En mars 1703, 670 habitants de Mialet, dont 180 enfants, sont déportés en Roussillon. La démolition des maisons n'étant pas assez rapide, le roi autorise le brûlement des Cévennes. En 1704, cessation de combats après négociation entre chefs camisards et représentants du roi. La religion reste sous haute surveillance, mais fidèle à la religion réformée.

En 1709, hiver d'une extrême rigueur : tous les oliviers sont détruits.

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

L'Édit de tolérance en 1787, accorde un état civil aux protestants. Ils retrouvent leurs droits civiques en décembre 1789, et leur temple, en 1837. Entre-temps ils célèbrent leur culte dans l'église Saint-André.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Deux filatures et une fabrique de lacets sont installées en bordure du Gardon pour filer et utiliser de la soie. Elles cessent leurs activités entre 1900 et 1930.

L'élevage du ver à soie s'arrête dans les années cinquante. Les charbonnières, nombreuses pendant la dernière guerre, ne fument plus lorsque les gazogènes sont abandonnés. Le moulin de la Bonté et celui de Trabuc s'arrêtent dans les mêmes années. Les châtaigneraies séculaires sont décimées par une maladie dans les années soixante.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Gilbert Rouanet PS  
mars 2014 en cours Jean-Marc Verseils DVD Agriculteur retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 602 habitants, en augmentation de 4,7 % par rapport à 2009 (Gard : 4,64 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 566 1 392 1 515 1 437 1 381 1 358 1 400 1 421 1 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 400 1 322 1 237 1 171 1 134 1 102 1 100 1 053 1 013
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
935 937 896 665 633 561 524 489 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
427 371 354 449 511 539 557 598 602
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises de l'agglomération[modifier | modifier le code]

Secteurs d'activités[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pont des Camisards.
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Musée du Désert.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grotte de Trabuc.
  • Grotte de Trabuc

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Laporte dit Rolland. Né au Mas Soubeyran le 3 janvier 1680 et décédé au château de Castelnau-lès-Valence le 14 avril 1704. Chef des révoltés camisards en Cévennes, il était aussi surnommé le « Général des enfants de Dieu ».
  • Georges Vaucher (1900-1982), spéléologue suisse, y est décédé

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mialet Blason D'azur, à une épée d'or mise en pal[8].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les amis de la vallée du Gardon de Mialet, Circuits de promenade.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (oc+fr) Frédéric Mistral et Jules Ronjat, Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, Raphèle-lès-Arles, M. Petit, , 2 vol. ; 25 cm (ISBN 84-499-0563-X, notice BnF no FRBNF37258238), p. 334, t. 2
  2. (fr+la) Claude Devic et Joseph Vaissette, Histoire générale de Languedoc, Toulouse, J.-B. Paya, 1840-1846, 10 vol. ; in-8 (notice BnF no FRBNF36384293), p. 189, t. 6
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. Notice no PA00103073, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Eugène Germer-Durand, Ministère de l'instruction publique (Éditeur scientifique) et Comité des travaux historiques et scientifiques (dir.), Dictionnaire topographique du département du Gard : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Impr. impériale, , XXXVI-298 p., in-4 (notice BnF no FRBNF30500934), p. 136