James Cagney

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James Cagney
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James Cagney en 1939.

Nom de naissance James Francis Cagney
Naissance
New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Décès (à 86 ans)
Stanfordville, New York, États-Unis
Profession Acteur
Films notables L'Ennemi public
La Glorieuse Parade
L'enfer est à lui
Les Pièges de la passion
La Glorieuse Parade, le film qui permis à James Cagney de remporter un Oscar en 1942.

James Cagney est un acteur, producteur de cinéma et réalisateur américain, né le à New York (États-Unis) et mort le à Stanfordville, New York (États-Unis).

Classé huitième acteur de légende par l'American Film Institute, il a reçu l'Oscar du meilleur acteur en 1942 pour son rôle dans La Glorieuse Parade.

Il fut l'une des grandes vedettes du Hollywood des années 1930, excellant dans les rôles de « dur », sans pour autant délaisser les films comiques. Il possède son étoile sur le Walk of Fame au 6502 Hollywood Blvd. Il fut l'une des personnalités imitées par le Rat Pack (Frank Sinatra, Dean Martin et Sammy Davis, Jr.) dans leurs spectacles dès 1960.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et premier pas[modifier | modifier le code]

James Cagney naît dans le quartier de Lower East Side à New York en 1899. Il est le second fils d'une famille de sept enfants. Son père, James Francis Cagney Sr, est barman et boxeur amateur d'origine irlandaise et la mère, Carolyn, est norvégienne par son père et irlandaise par sa mère. Issu d'une famille défavorisée, Cagney doit réaliser de nombreux petits boulot au cours de sa jeunesse mais réussit en parallèle à être diplômé de la Stuyvesant High School en 1918.

Sa carrière artistique commence véritablement en 1919, où Cagney apparaît d'abord en tant que danseur déguisé en femme dans la pièce de théâtre Every Sailor, puis dans les vaudevilles et les music-hall à Broadway. Réussissant à intégrer durablement la scène New-Yorkaise des années 20, Cagney y rencontre alors à cette époque Frances Willard "Billie" Vernon, qui deviendra sa femme en 1922 et avec laquelle il vivra jusqu'à sa mort.

1930-35 : Les débuts à la Warner Bros[modifier | modifier le code]

En 1930, le rachat par la société de production Warner Bros des droits d'une pièce de théâtre de Broadway intitulée "Penny Arcade" dans laquelle jouaient James Cagney et sa partenaire sur scène Joan Blondell, propulse les deux acteurs du théâtre au cinéma. Dans ce film, Cagney incarne alors le premier rôle d'un style particulier qui reviendra de manière récurrente au cours de sa carrière, celui du "dur" aux traits attachants et que l'on se prend à comprendre et apprécier. Il signe dans la foulée son premier contrat avec la Warner, et joue ensuite dans de nombreux films de gangsters très populaires auprès du public : Au seuil de l'enfer (The Doorway to Hell), ou encore ce qui deviendra le premier film marquant de sa carrière, L'Ennemi public (The Public Enemy), où son interprétation reçoit un succès critique et populaire important. En rupture avec la représentation idéalisée des personnages principaux et des héros de l'époque, le film est notamment marqué par une scène devenue mythique où Cagney écrase un pamplemousse sur le visage de l'actrice Mae Clarke.

Il tourne ensuite en 1930 et 1935 de nombreux films, parmi lesquels Taxi! où il effectue des scènes de danse à l'écran, Prologues (Footlight Parade) et Voici la marine (Here Comes the Navy) qui marque sa première collaboration avec Pat O'Brien et le début d'une longue amitié entre les deux hommes.

1935-38 : Premier éloignement des studios[modifier | modifier le code]

Éternel entêté, Cagney profite de son succès grandissant auprès du public pour renégocier à plusieurs reprise son contrat avec la Warner concernant son rythme de tournage et son salaire. En 1935, à la suite du film Brumes (Ceiling Zero), il décide de rompre son contrat et d'aller en justice, estimant avoir été lésé par son studio. Pendant la durée du procès, Cagney se retire à la campagne pour devenir fermier, et ne tourne plus qu'avec le studio indépendant Grand National Films où il continue à marquer la critique par ses interprétations. En 1937, Cagney remporte une double victoire dans son procès contre la Warner: juridique mais également financière, le studio se décidant en effet à proposer à sa star un salaire de $150 000 et un maximum de deux films par ans en échange de son retour devant la caméra.

1938-42 : Le retour à la Warner[modifier | modifier le code]

Il reprend sa carrière à la Warner en 1938, et joue à cette occasion dans deux films Le Vantard (Boy Meets Girl) de Lloyd Bacon et surtout Les Anges aux figures sales (Angels with Dirty Faces) de Michael Curtiz, tout deux joués avec Pat O'Brien comme partenaire. Des deux films, le second est certainement celui qui lui permet de développer le plus son jeu, avec un rôle plus sombre et profond de gangster aux motivations ambiguës. Le film marque également la première des trois collaborations entre Cagney et l'acteur Humphrey Bogart (qui apparaît encore à l'époque dans des seconds rôles), ainsi que sa première nomination à l'Oscar du meilleur acteur. En 1939, Cagney joue dans Les Fantastiques Années 20 (The Roaring Twenties). C'est sa première collaboration avec le réalisateur Raoul Walsh, et la dernière avec Bogart. Le film symbolise également la pause de Cagney dans le registre du film de gangster, il faudra ensuite en effet attendre dix ans (L'Enfer est à lui en 1949) pour qu'il retrouve un rôle de ce type. En 1942, Cagney retrouve Michael Curtiz avec La Glorieuse Parade (Yankee Doodle Dandy), film biographique relatant la vie de l'artiste George M. Cohan qui permet à Cagney de gagner l'Oscar du meilleur acteur.

1942-55 : Nouvelle tentative d'indépendance et rappel à la Warner[modifier | modifier le code]

Entre 1942 et 1948, Cagney retrouve le circuit indépendant en fondant avec son frère sa propre société de production. Pendant cette période il tourne peu et cherche à se détacher de son image de bad guy, mais le public n'accroche pas à sa nouvelle image. En 1949, à la suite de plusieurs échecs et d'un litige avec le studio de Samuel Goldwyn, Cagney se voit obligé de revenir dans le circuit des majors et retrouve la Warner pour le film l'Enfer est à lui (White Heat), de Raoul Walsh. Ce film marque un retour retentissant de Cagney au rôle de gangster, avec une interprétation très remarquée et encore plus noire que dans ses films des années 30. La dernière phrase de Cagney dans le film, "Made it, Ma! Top of the world!", sera classée 18e meilleure citation de l'histoire du cinéma américain par l'American Film Institute.

Les années suivantes voient Cagney jouer avec succès dans des comédie musicales et des films de gangster. Sa société de production est cependant contrainte de fermer en 1953. 1955 est certainement une année faste. Il joue en effet pour Nicholas Ray dans À l'ombre des potences (Run For Cover), puis dans Les Pièges de la passion (Love Me or Leave Me) de Charles Vidor pour lequel Cagney reçoit sa seconde nomination aux oscars, 17 années après la première. Il joue également la même année dans Permission jusqu'à l'aube (Mister Roberts) de John Ford avec Henry Fonda, Jack Lemmon, et William Powell pour l'ultime apparition de ce dernier à l'écran. Le film recevra plusieurs oscars dont celui du Meilleur Film et du Meilleur Second Rôle pour Jack Lemmon.

Les dernières années[modifier | modifier le code]

Après 1955, James Cagney continua de jouer dans des films aux registres variés comme le western La Loi de la prairie (Tribute to a Bad Man) de Robert Wise où il remplace Spencer Tracy, ou dans L'Homme aux mille visages (Man of a Thousand Faces), film biographique sur l'acteur Lon Chaney et réalisé par Joseph Pevney. En 1961, il collabore pour son avant-dernier film avec Billy Wilder dans la comédie Un, deux, trois (One, Two, Three) où l'on retrouve son style de jeu encore énergique, rapide et efficace. À sa sortie, le film peine cependant à trouver son public.

Refusant dès lors tout rôle et luttant avec la maladie, James Cagney se retire des écrans et participe plus que sporadiquement à des événements mondains. Victime d'une première crise cardiaque en 1977 qui l'empêchera ensuite de monter à cheval ou de danser, Cagney fait finalement sa dernière apparition significative à l'écran dans le film Ragtime de Milos Forman, en 1981.

James Cagney meurt d'une crise cardiaque le 30 mars 1986 à l'âge de 86 ans à Stanfordville, dans l'état de New York. Il est inhumé a Harthorne, New York, au cimetière Gate of Heaven.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • 1943 : Oscar du meilleur acteur pour La Glorieuse Parade.
  • 1974 : "Life Achievement Award" décerné par l'AFI (American Film Institute).
  • 1978 : "Life Achievement Award" décerné par la SAG (Screen Actors Guild).
  • 1981 : "Career Achievement Award" décerné par le NBR (National Board of Review).

Nominations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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