Michael Caine

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Sir Michael Caine
Description de cette image, également commentée ci-après
Michael Caine en 2012.
Nom de naissance Maurice Joseph Micklewhite, Jr.
Naissance (84 ans)
Rotherhithe (Londres), Angleterre, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Britannique
Profession Acteur
Producteur
Films notables voir Filmographie

Michael Caine, né Maurice Micklewhite Jr. le à Londres, est un acteur et producteur britannique.

Oscar du meilleur second rôle en 1987 pour Hannah et ses sœurs et, en 2000, pour L'Œuvre de Dieu, la part du Diable, il est anobli la même année par la reine Élisabeth II.

En juillet 2016, il change de nom pour adopter officiellement son nom de scène, Michael Caine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille pauvre du sud de Londres, Maurice Micklewhite se passionne très tôt pour le théâtre.

À 18 ans, il est enrôlé dans les forces britanniques et est envoyé en Corée. À son retour, il exerce quelques petits jobs (garçon de course, accessoiriste…) et joue dans des théâtres régionaux. Il participe également à de très nombreuses pièces pour la télévision. Il adopte rapidement le nom de scène de Michael Caine, en référence à son film préféré, Ouragan sur le Caine (1954) de Edward Dmytryk.

C'est en 1956 qu'il fait ses débuts au cinéma, dans Commando en Corée de Julian Amyes.

Carrière[modifier | modifier le code]

Michael Caine dans la bande-annonce de Zoulou (1964).

Après une quinzaine d'apparitions au cinéma, Michael Caine se retrouve enfin en haut de l'affiche avec Zoulou (1964) de Cy Endfield. Mais, c'est l'année suivante qu'il connaît la consécration pour Ipcress - Danger immédiat (1965), film d'espionnage dans lequel il interprète Harry Palmer, un agent secret à l'opposé de James Bond. Il reprend ce rôle dans Mes funérailles à Berlin et Un cerveau d'un milliard de dollars. À la même époque, il assoit définitivement sa notoriété avec Alfie le dragueur, une prestation de séducteur pour laquelle il reçoit une nomination aux Oscars, et Que vienne la nuit d'Otto Preminger, aux côtés de Jane Fonda.

À partir des années 1970, il tourne davantage aux États-Unis sans pour autant devenir une grande star hollywoodienne. Soldat anglais combattant aux Nouvelles Hébrides pendant la Seconde Guerre mondiale dans Trop tard pour les héros (1970), il est un gangster réclamant vengeance dans La Loi du milieu (1971), un coiffeur piégé par le mari de sa maîtresse dans Le Limier (1972) ainsi qu'un chasseur de trésor dans L'Homme qui voulut être roi (1975). Durant la décennie suivante, Michael Caine continue de tourner à un rythme effréné. Parmi ses performances marquantes : celles d'un psychiatre dans Pulsions (1980), d'un dramaturge mal intentionné dans Piège mortel (1982) ou d'un entraîneur de football dans un camp de prisonniers allemand dans À nous la victoire (1981) de John Huston.

Frôlant l'Oscar pour L'Éducation de Rita en 1984, il remporte la fameuse statuette en 1987 en donnant la réplique à Mia Farrow dans Hannah et ses sœurs de Woody Allen. Capable d'autodérision, il se montre également à l'aise dans la comédie, enchaînant C'est la faute à Rio (1984), Le Plus escroc des deux (1988) et Élémentaire, mon cher… Lock Holmes (id.), où il campe un Sherlock Holmes plutôt inhabituel (dans cette parodie, il se montre peureux et c'est le docteur Watson/Ben Kingsley qui est le véritable cerveau). En 1995, il tourne coup sur coup deux films dans lesquels il reprend le rôle d'Harry Palmer : Bullet to Beijing de Georges Mihalka et Midnight in St Petersburg de Douglas Jackson.

En 1987, il interprète le rôle d'un agent secret dans Le Quatrième Protocole, où il combat un espion de l'ex-URSS, campé par Pierce Brosnan.

Michael Caine en 2008 à la première européenne de The Dark Knight.
Michael Caine au concert du prix Nobel de la paix en 2008.

On le voit ensuite aux côtés de Jack Nicholson dans Blood and wine (1996), de Bob Rafelson dans Little voice (1998) et de Geoffrey Rush dans Quills - la plume et le sang (2000). En 2000, il remporte un deuxième Oscar, toujours pour un second rôle, grâce à L'Œuvre de Dieu, la part du diable de Lasse Hallström. Il fut anobli par la reine Élisabeth II cette année. Acteur vétéran, la jeune génération le réclame comme partenaire de jeu : Sandra Bullock pour Miss Détective (2001), Mike Myers pour Austin Powers dans Goldmember (2002) et Brendan Fraser pour Un Américain bien tranquille (2003). Norman Jewison le dirige en ancien tortionnaire nazi dans le thriller Crime contre l'Humanité en 2003.

Père de Nicolas Cage dans The Weather Man, il se spécialise, depuis quelques années, dans les rôles de mentor, que ce soit dans l'adaptation de la série Ma sorcière bien-aimée, Les Fils de l'homme d'Alfonso Cuarón, ou Batman Begins dans lequel il reprend le rôle du majordome de Bruce Wayne/Batman, Alfred Pennyworth (tenu, avant lui, par Michael Gough), et collabore pour la première fois avec Christopher Nolan et Christian Bale, qu'il retrouve ensuite à l'occasion de Le Prestige, de The Dark Knight : Le Chevalier noir, suite des aventures de l'homme chauve-souris, Inception et Interstellar . Opposé à Laurence Olivier dans Le Limier, en 1972, Michael Caine reprend aujourd'hui le rôle tenu par ce dernier, dans la réadaptation réalisée par Kenneth Branagh, tandis que Jude Law se glisse, pour la seconde fois (après Irrésistible Alfie) dans la peau d'un personnage créé par celui qui s'oppose à lui dans le film.

En 2016, lors du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, il prend parti pour le Brexit[1]. En juillet de la même année, il change de nom pour adopter officiellement son nom de scène, Michael Caine[2],[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Michael Caine avec l'équipe du film lors de l'avant-première de The Dark Knight à Londres, le .
Michael Caine avec l'équipe du film lors de la première de Inception (2010).

Années 2010[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Dominique Paturel[4],[5], Gabriel Cattand[4] et Bernard Dhéran[4] ont été les voix françaises régulières en alternance de Michael Caine. Depuis 2005 et le film Batman Begins, Frédéric Cerdal[4],[5] leur succède et devient la voix française de l'acteur. Il y a également eu Francis Lax[4], Michel Roux[4] Marc Cassot[4] et Michel Le Royer[4] qui l'ont doublé respectivement à quatre et trois reprises chacun.

Au Québec, Vincent Davy[6] est la voix française régulière de l'acteur.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Empreintes de mains de Michael Caine au Leicester Square, à Londres.

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Oscar[modifier | modifier le code]

Golden Globe[modifier | modifier le code]

Festival de San Sebastián[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Statue de cire de Michael Caine au musée Tussauds.

Hommages[modifier | modifier le code]

Le groupe anglais Madness lui consacre en 1984 une chanson My Name Is Michael Caine dans leur album Keep Moving.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Des personnalités britanniques pour le Brexit » (consulté le 23 juin 2016)
  2. « Michael Caine décide de changer définitivement de nom », Le Figaro.fr, 22 juillet 2016.
  3. Barnes 2016.
  4. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u et v « Comédiens ayant doublé Michael Caine en France » sur AlloDoublage
  5. a, b, c et d « Comédiens ayant doublé Michael Caine en France » sur Doublagissimo
  6. a, b, c, d et e « Comédiens ayant doublé Michael Caine au Québec » sur Doublage.qc.ca, consulté le 1er septembre 2014.
  7. François Justamand, « Rencontre au sommet », sur Objectif Cinéma, (consulté le 30 août 2016)
  8. London Gazette : n° 52952, p. 7, 13-06-1992.
  9. London Gazette : n° 55879, p. 1, 19-06-2000.
  10. Ministère de la Culture : [1], 06-01-2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Emma Andrews, The Films of Michael Caine, Barnden Castel Williams Ltd, 1974, 47 p.
  • (en) Anne Billson, My Name Is Michael Caine : A Lifetime in Films. Muller, 1991, 192 p.
  • (en) Henry Barnes, « My name is Michael Caine … actor changes name due to Isis », The Guardian,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]