USS Alabama (film)

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USS Alabama
Titre québécois Marée rouge
Titre original Crimson Tide
Réalisation Tony Scott
Scénario Michael Schiffer (en)
Acteurs principaux
Sociétés de production Hollywood Pictures
Don Simpson/Jerry Bruckheimer Films
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Guerre
Durée 116 minutes
Sortie 1995

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

USS Alabama ou Marée rouge au Québec (Crimson Tide) est un film américain réalisé par Tony Scott, sorti en 1995.

Synopsis[modifier | modifier le code]

1995. Le leader ultra-nationaliste russe, Vladimir Radtchenko, à la tête d'unités dissidentes de l'armée russe, menace l'ordre international en s'emparant d'une base de missiles nucléaires située dans l'est de la Russie.

Le sous-marin USS Alabama (SSBN-731).

Placés en état d'alerte DEFCON 2, les forces armées des États-Unis envoient plusieurs sous-marins nucléaires lanceurs d'engins de classe Ohio, dont l’USS Alabama, sur la zone. Placé sous le commandement de l'intransigeant commandant Ramsey et assisté de son commandant en second le lieutenant Hunter, la mission de l’Alabama est de patrouiller le long des côtes russes de l'océan Pacifique afin de contrer un éventuel lancement de missiles stratégiques des dissidents russes, en ayant recours à une frappe nucléaire préventive contre eux si nécessaire.

Après avoir reçu un « message-flash »[n 1] du commandement américain, ordonnant à l’Alabama de lancer ses missiles Trident contre les dissidents russes en train de ravitailler leurs silos de missiles, l'équipage de l’Alabama doit affronter un sous-marin nucléaire d'attaque russe de classe Akula, aux mains des dissidents ; mais, au cours du combat, le sous-marin ennemi disparait des écrans-radar, masqué dans la couche thermique à la suite de l'explosion d'une torpille, brouillant les échos radar du vaisseau.

Pendant le combat, l’Alabama reçoit un fragment de message-flash à propos d'un « ...tir de missiles nucléaires... » ; malheureusement, celui-ci est incomplet, le câble sous-marin de la radio de secours (bouée radio)[n 2] ayant été sectionné pendant le combat, interrompant la retranscription du message. C'est alors qu'une mutinerie éclate dans le sous-marin, opposant les partisans d'un tir de missiles immédiat contre les Russes — menés par le commandant Ramsey — et ceux favorables à une attente de la confirmation de l'ordre de tir contenu dans le message-flash tronqué, ces derniers étant menés par le lieutenant Hunter qui, après une violente altercation avec Ramsey, prend le contrôle du vaisseau et place le commandant aux arrêts dans sa cabine.

Quelque temps plus tard, l'Akula réapparaît par surprise sur les écrans radar et attaque l’Alabama ; Hunter parvient à détruire le sous-marin ennemi, mais ce dernier titre une dernière salve de torpilles avant d'être détruit, occasionnant d'importants dommages au bâtiment américain. L’Alabama, privé de propulsion, commence à sombrer dans les abysses, menaçant d'imploser lorsqu'il aura atteint sa profondeur maximale. Cependant, alors que tout semble perdu, la propulsion redémarre, et l’Alabama remonte vers la surface, Hunter voulant à tout prix faire confirmer le message-flash interrompu lors de la première attaque avec l'antenne VLF de secours, la radio de bord étant hors-service à la suite du combat.

C'est alors que des officiers restés fidèles à Ramsey délivrent le commandant et reprennent le contrôle du navire par les armes. Hunter est à son tour mis aux arrêts par Ramsey, celui-ci lançant la procédure de le tir de missiles balistique contre les dissidents russes. Mais Hunter, parvenant à se libérer et accompagné de marins ralliés à sa cause, empêche in extremis le déclenchement du tir, conservant la clé de tir de la console de tir-missiles et forçant ainsi Ramsey au statu quo. Les deux officiers parlementent, Ramsey donnant quelques minutes à Hunter pour faire vérifier le message-flash. La radio de bord parvient à être réparée et la communication est rétablie peu après, permettant la retranscription du message : le tir de missile est annulé, les forces dissidentes de Radtchenko ayant capitulé. Ramsey, admettant son erreur, laisse alors volontairement le commandement du bâtiment à Hunter et se retire dans sa cabine.

Revenus à terre, l'affaire est jugée en cour martiale par les autorités de la Navy. Après audition par le tribunal militaire spécial de l'aéronavale à Pearl Harbor, le commandant Ramsey est autorisé à prendre sa retraite du service actif ; le lieutenant Hunter, sur recommandation de Ramsey, est en attente d'un nouveau poste de commandement sur sous-marin.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section proviennent de la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

Les scénaristes Robert Towne et Steven Zaillian ont été engagés pour quelques réécritures, sans pour autant apparaître au générique. Robert Towne a par exemple écrit la scène « Von Clausewitz »[1].

Quentin Tarantino a également participé de manière non créditée à l'écriture de quelques dialogues. Le dialogue à propos du Surfer d'argent lui est d'ailleurs régulièrement attribué (l'aspect pop culture de l'échange ressemble en effet beaucoup à son style d'écriture). Il a également nommé le personnage Russell Vossler en référence à son ami Rand Vossler[1].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Avant de revenir à Gene Hackman, le rôle du capitaine Frank Ramsey a été envisagé pour Al Pacino, Tommy Lee Jones et Warren Beatty[1]. Par ailleurs Val Kilmer s'est vu proposer un rôle, inconnu, par les producteurs, mais il a décliné l'offre[1].

Dans une interview, Don Simpson a déclaré avoir pensé à Brad Pitt, Andy Garcia et Tom Cruise pour le rôle de Denzel Washington[1].

Tournage[modifier | modifier le code]

Pour le tournage, une passerelle de sous-marin a été reproduite et montée sur une plate-forme mobile. Ce plateau est également utilisé pour simuler l'USS Georgia dans le film Independence Day, sorti un an plus tard[1].

La marine américaine a refusé de participer à la production du film, arguant que celui-ci racontait une mutinerie, et qu'il donne donc une mauvaise image de la discipline dans l'armée.

La marine nationale française a prêté son concours à la production et est remerciée dans le générique. Les premières et dernières scènes du film sont tournées sur le porte-avions Foch. Certaines scènes ont été ainsi tournées près de l'île Longue dans le Finistère[4].

Le reporter Richard Valeriani (en) de CNN, qui apparaît au début et à la fin du film sur le porte-avions Foch, est bel et bien un journaliste, en réalité un ancien correspondent diplomatique de NBC News dans les années 1960 et 1970, qui prête son nom pour le film[5].

Musique[modifier | modifier le code]

Crimson Tide
Music from the Original Motion Picture
Bande originale de Hans Zimmer
Sortie 1995
Durée 60:26
Genre musique de film
Label Hollywood Records
Critique

Albums de Hans Zimmer

La musique du film est composée par Hans Zimmer, qui avait déjà collaboré avec Tony Scott pour Jours de tonnerre et True Romance.

Liste des titres
No Titre Durée
1. Mutiny 8:57
2. Alabama 23:50
3. Little Ducks 2:03
4. 1SQ 18:03
5. Roll Tide / Hymn: Father Strong to Save (en) 7:33
60:26

Sortie[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
91 387 195 $[7] [8] 9[8]
Drapeau de la France France 638 643 entrées[2]
Alt=Image de la Terre Mondial 157 387 195 $[7] - -

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[9]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Emergency Action Message (en) en anglais.
  2. Le sous-marin, lors du début du deuxième message-flash, était trop en profondeur pour capter la transmission ; la bouée radio a alors été larguée par Hunter, mais le câble de la bouée a été sectionné lors de l'attaque.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g (en) Anecdotes - Internet Movie Database
  2. a et b « USS Alabama », sur JP box-office.com (consulté le 22 novembre 2015)
  3. (en) Release info sur l’Internet Movie Database
  4. Lieux de tournage - Internet Movie Database
  5. Fiche de Richard Valeriani sur l'Internet Movie Database.com (consulté le 13 février 2016).
  6. (en) « Hans Zimmer Crimson Tide (Original Motion Picture Soundtrack) », sur AllMusic (consulté le 22 novembre 2015)
  7. a et b (en) « Crimson Tide », sur Box Office Mojo (consulté le 22 novembre 2015)
  8. a et b (en) « Crimson Tide - weekly », sur Box Office Mojo (consulté le 22 novembre 2015)
  9. (en) Awards sur l’Internet Movie Database

Liens externes[modifier | modifier le code]

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