Fredric March

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir March.
Fredric March
Description de cette image, également commentée ci-après

Photographié par Carl Van Vechten en 1939

Nom de naissance Ernest Frederick McIntyre Bickel
Naissance
Racine, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 77 ans)
Los Angeles, États-Unis
Films notables Docteur Jekyll et Mr. Hyde
Une étoile est née
La Joyeuse Suicidée
Ma femme est une sorcière
Les Plus Belles Années de notre vie
Fredric March et Carole Lombard dans La Joyeuse Suicidée
Spencer Tracy et Fredric March dans Procès de singe

Fredric March est un acteur, né le à Racine, Wisconsin (États-Unis) et mort d'un cancer le à Los Angeles (Californie).

Fredric March a obtenu deux fois l'Oscar du meilleur acteur, d'abord en 1931 pour Docteur Jekyll et Mr. Hyde de Rouben Mamoulian puis en 1946 pour Les Plus Belles Années de notre vie de William Wyler. Il a également été nommé à trois autres reprises en 1931 pour The Royal Family of Broadway, 1938 pour Une étoile est née et 1952 pour Mort d'un commis voyageur.

Carrière[modifier | modifier le code]

Il a commencé une carrière d'employé de banque avant de se tourner vers le cinéma en 1921, prenant pour pseudonyme le nom de jeune fille de sa mère. D'abord figurant, il obtient son premier rôle important comme partenaire de Ruth Chatterton dans The Dummy en 1929.

Dans les années trente notamment, March fut l'une des plus importantes stars masculines de Hollywood, rivalisant avec Gary Cooper (dans Sérénade à trois) et Cary Grant (dans L'Aigle et le Vautour) en 1933, portant par son interprétation des superproductions signées Cecil B. DeMille, Rouben Mamoulian, Sidney Franklin et Lewis Milestone, se faisant une spécialité à peine discutée par Paul Muni de personnages prestigieux, héros de la littérature ou de l'histoire : après ses mémorables Docteur Jekyll et M. Hyde, l'acteur s'illustre en Benvenuto Cellini, Jean Valjean, Jean Lafitte, Christophe Colomb, Philippe de Macédoine (père de Richard Burton et mari de Danielle Darrieux dans le péplum de Robert Rossen). Pour la télévision il sera en 1953 Don Juan - face à Joseph Schildkraut en diable.

Élégant, séduisant et alerte, n'excluant pas la gravité et le doute, pris sous contrat par la Paramount, après Ruth Chatterton, March est le partenaire parfait de Norma Shearer, Merle Oberon, Kay Francis, Claudette Colbert, Carole Lombard, Janet Gaynor ou Joan Crawford, la météorique Jeanne Eagels, Miriam Hopkins, Greta Garbo dans Anna Karénine et Katharine Hepburn dans Mary Stuart, ou dans d'autres styles Joan Bennett et Veronica Lake, plus tard Kim Novak ; il impose sa présence sympathique ou énigmatique face aux comédiennes les plus charismatiques, imposant son propre charme, son humour et son allure. Dirigé aussi par Mitchell Leisen, Ernst Lubitsch, Howard Hawks et Edmund Goulding, sacré sex-symbol et acteur dramatique tout à la fois, il remporte en 1936 et 1937 deux succès personnels dans Anthony Adverse, saga d'aventures de Mervyn LeRoy au côté d'Olivia de Havilland (où il endosse un rôle à la Errol Flynn ou Clark Gable), et dans le mélodrame Une étoile est née de William Wellman, également réalisateur de la célèbre comédie La joyeuse suicidée avec March et Lombard, qui fustige d'une autre façon l'hypocrisie de la société américaine ; Une étoile est née inspira deux "remake" avec James Mason et Kris Kristofferson (qui remplace Elvis Presley initialement prévu) reprenant le rôle difficile de March, ainsi que The Artist avec Jean Dujardin.

Après la guerre, Les Plus Belles Années de notre vie de William Wyler (1946), un autre mélodrame et de la plus belle eau, lui vaut encore des louanges dithyrambiques. Tay Garnett, George Cukor et René Clair semblent déjà loin cependant. March a touché à tous les genres avec succès, faisant autorité dans le métier et collectionnant les honneurs. Jugé parfois "désuet", en vestige du deuxième âge d'or d'Hollywood, il collectionne les films prestigieux : Mort d'un commis voyageur d'après Arthur Miller en 1951 (rôle-titre repris à l'écran par Dustin Hoffman), La tour des ambitieux de Robert Wise (1954) avec William Holden et Barbara Stanwyck, Man on a Tightrope d'Elia Kazan, Alexandre le Grand en 1956, Les Séquestrés d'Altona de Vittorio De Sica (1962) d'après Jean-Paul Sartre, à la distribution internationale (Sophia Loren, Maximilian Schell...), Procès de singe de Stanley Kramer qui l'oppose à Spencer Tracy dans un face à face d'anthologie, le film de guerre Les Ponts de Toko-Ri de Mark Robson, les thrillers La maison des otages de William Wyler (1955) avec Humphrey Bogart et Sept jours en mai de John Frankenheimer (1964), avec également Burt Lancaster, Ava Gardner et Kirk Douglas. March travaille aussi avec Martin Ritt pour le western Hombre en 1967, sorte de testament de l'acteur March, où celui-ci est opposé au jeune Paul Newman. Frankenheimer de nouveau le met en scène dans son dernier film en 1973, The Iceman Cometh, d'après la pièce d'Eugene O'Neill, dont il partage la vedette avec Lee Marvin, Robert Ryan et Jeff Bridges ; March confronte ailleurs son jeu à celui de Ben Gazzara.

À la télévision, l'acteur joue notamment dans The Twentieth Century d'après Ben Hecht au côté de Lilli Palmer en 1949, The Royal Family en 1954, d'après la pièce d'Edna Ferber (24 ans après le film de Cukor), partageant l'affiche avec Charles Coburn, Claudette Colbert et Helen Hayes, et sous la direction d'Alex Segal dans Dodsworth (1956) d'après Sinclair Lewis et The Winslow Boy (1958) d'après Terence Rattigan ; en outre il interprète Tchékov et narre Charles Dickens.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Fredric March était le mari de Florence Eldridge avec qui il partage notamment l'affiche du film de John Ford Mary Stuart[1].

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Patrick Brion, John Ford : Biographie, filmographie illustre, analyse critique, Paris, La Martinière,‎ , 624 p., p. 499.