Christian Bale

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Christian Bale
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Christian Bale en 2014

Nom de naissance Christian Charles Philip Bale
Naissance (42 ans)
Haverfordwest, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau de Grande-Bretagne Britannique
Profession Acteur
Films notables Empire du soleil
American Psycho
The Machinist
Le Prestige
3 h 10 pour Yuma
Terminator Renaissance
Public Enemies
Fighter
American Bluff
Exodus
Equilibrium
Batman begins
The Dark Knight : Le Chevalier noir
The Dark Knight Rises

Christian Bale, né le à Haverfordwest, est un acteur britannique.

Il est notamment connu pour jouer autant dans des films de grosses productions (trilogie Batman) que dans des films indépendants de petits producteurs (Fighter).

Bale a attiré l'attention du public à l'âge de 13 ans, quand il a obtenu le rôle principal du film de Steven Spielberg, Empire du soleil (1987). Basé sur le roman du même nom de J. G. Ballard, il y joue un jeune garçon anglais, séparé de ses parents pendant la Seconde Guerre mondiale et qui découvre la vie dans un camp d'internement japonais.

En 2000, il reçoit des critiques élogieuses pour son interprétation du tueur en série Patrick Bateman dans American Psycho. Adepte de la « Méthode », il perd ensuite 28 kilos pour tenir le rôle de Trevor Reznik dans The Machinist (2004). Par la suite, il s'impose, à travers ses rôles, des transformations physiques impressionnantes qui lui vaut d'être un des acteurs les plus demandés de sa génération.

Christian Bale obtient une reconnaissance commerciale et critique pour son interprétation de Bruce Wayne/Batman dans le film de Christopher Nolan, Batman Begins (2005), rôle qu'il reprendra dans The Dark Knight (2008) et The Dark Knight Rises (2012). En 2010, il incarne le boxeur Dicky Eklund dans le biopic Fighter. Son interprétation est acclamée et il est récompensée de plusieurs prix dont l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle et le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle. American Bluff lui vaut en 2013 des nominations à l'Oscar du meilleur acteur et au Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et révélation précoce[modifier | modifier le code]

Christian Bale à la première du film Empire du soleil en Suède, en .

Fils de David Bale et de Jenny James, Christian Charles Philip Bale a commencé sa carrière en tournant des publicités pour la télévision, mais aussi au théâtre, dans The Nerd en 1984 aux côtés de Rowan Atkinson (futur Mr. Bean).

Il débute logiquement par des rôles de pré-adolescent, comme dans Swing Kids ou Henry V. Il obtient son premier rôle important en 1987, dans l’Empire du soleil de Steven Spielberg. Il est alors propulsé sous le feu des projecteurs à seulement 13 ans.

Il grandit au fil des films, tout en se diversifiant : en 1993, il campe le rôle d'un jeune Allemand entrant dans les jeunesses hitlériennes dans le drame historique Swing Kids ; en 1994, il prête ses traits au jeune Laurie, ami de la jeune Jo, dans l'adaptation Les Quatre Filles du docteur March ; en 1998, il interprète dans le drame Velvet Goldmine le rôle d'un jeune journaliste gay chargé d'enquêter sur la mort d'un chanteur de glam rock, Brian Slade, personnage inspiré de David Bowie ; en 2000, il est le fils raciste d'un riche promoteur dans le remake de Shaft ; mais surtout, la même année, il incarne Patrick Bateman, le golden boy psychopathe dans l'adaptation au cinéma du roman culte de Bret Easton Ellis, American Psycho. Le succès critique et commercial du long-métrage lance définitivement l'acteur, désormais âgé de 24 ans.

Confirmation[modifier | modifier le code]

En 2001, il évolue aux côtés des stars comme Nicolas Cage et Penelope Cruz dans le mélodrame Capitaine Corelli, mis en scène par le réalisateur de l'oscarisé Shakespeare in love. Les critiques sont cette fois très mauvaises, et le public ne suit pas.

L'année suivante, cruciale, n'est pas plus prolixe : il s'aventure sur le terrain du blockbuster, avec le film d'action post-apocalyptique Le Règne du feu, dont il partage l'affiche avec Matthew McConaughey, et porte à lui seul le thriller de science-fiction Equilibrium, tous deux des échecs critiques, tandis que le second est considéré comme un véritable flop. Quant au film indépendant choral Laurel Canyon, écrit et réalisé par Lisa Cholodenko, il passe inaperçu.

C'est en 2004 qu'il parvient enfin à renouer avec la critique, en livrant une performance habitée et impressionnante, qui deviendra sa marque de fabrique. Pour le thriller à très petit budget co-production hispano-américaine, The Machinist, mis en scène par Brad Anderson, il perd 28 kilos en 3 mois pour prêter ses traits à un mécanicien insomniaque sombrant dans la folie criminelle.

Cette fois-ci, il parvient à confirmer : en 2005, Terrence Malick lui confie un rôle secondaire dans la fresque Le Nouveau Monde, qui marque le retour de l'acclamé cinéaste Terrence Malick ; David Ayer le dirige dans le petit thriller d'action urbain Bad Times, qui, malgré des critiques mitigées, permet aux acteurs de briller. Mais c'est surtout le blockbuster Batman Begins, préquelle de la franchise éponyme signée Christopher Nolan, qui lui permet d'accéder à une reconnaissance internationale. Son interprétation charismatique et tourmentée, pour laquelle il reprend en 6 mois le poids perdu pour The Machinist contribue grandement au succès critique et commercial du long-métrage. L'acteur va désormais porter le masque de Batman pour ce qui constituera une trilogie majeure du cinéma hollywoodien. L'acteur y travaillera particulièrement la construction psychologique du héros, très loin des interprétations précédentes de Michael Keaton, de Val Kilmer et de George Clooney.

Entre temps, il enchaîne les collaborations avec de grands cinéastes, et pour de grosses productions : en 2006, il retrouve ainsi non seulement Christopher Nolan pour le thriller fantastique Le Prestige pour lequel il affronte Hugh Jackman, mais est aussi dirigé par Werner Herzog dans le drame de guerre Rescue Dawn, pour lequel il perd de nouveau une vingtaine de kilos.

Consécration[modifier | modifier le code]

A la première de The Dark Knight, à New York, en 2008.

En 2007, il mène l'acclamé I'm Not There, de Todd Haynes, où il donne la réplique à Cate Blanchett ; confronte Russell Crowe dans le western 3 h 10 pour Yuma, de James Mangold. Mais surtout en 2008, sort The Dark Knight : Le Chevalier noir, une suite qui dépasse le premier opus au box office et impressionne la critique, valant à son antagoniste à l'écran, Heath Ledger, l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

L'année d'après, l'acteur endosse un autre rôle mythique, celui de John Connor, le leader du monde libre dans Terminator Renaissance, blockbuster destiné là encore à relancer la franchise éponyme. Mais cette fois, l'entreprise est un échec : le long-métrage, signé McG, déçoit la critique et au box-office. Pire, l'acteur voit son interprétation éclipsée par son partenaire Sam Worthington qui avait hérité du rôle qu'il avait pourtant refusé. Les projets de cette trilogie, localisée dans le futur, sont mis en suspens, puis annulés. Par ailleurs, sa réputation difficile est confirmée par l'enregistrement et la publication sur le web, d'une colère piquée sur le tournage envers un technicien, créant un buzz qui a failli lui coûter la radiation à vie des Oscars[réf. nécessaire].

Quant au biopic Public Enemies, porté par Johnny Depp et Marion Cotillard, et pour lequel il prête ses traits à Melvin Purvis, divise la critique, même si le travail à la mise en scène du prestigieux Michael Mann, est largement salué.

Alors que le dernier chapitre de la trilogie du chevalier noir est délayé par Nolan, l'acteur se distingue dans deux autres projets : en 2010, il accepte d'accompagner Mark Wahlberg dans le biopic de sport Fighter, premier essai dans un registre dramatique du cinéaste David O. Russell. Le film est acclamé par la critique, et vaut à sa distribution une poignée de nominations. Bale parvient enfin à décrocher le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle et l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle.

En 2011, il prend des risques en s'aventurant dans le cinéma asiatique : il porte le drame de guerre Sacrifices of War, de Zhang Yimou. Les critiques sont cependant mitigées, et le film rembourse à peine son budget. Mais en 2012, il revient une dernière fois au double rôle de Bruce Wayne / Batman pour The Dark Knight Rises, toujours mis en scène par Christopher Nolan. Le box-office dépasse le précédent, mais les critiques trouvent ce troisième opus légèrement inférieur à son prédécesseur.

En 2013, il renoue avec des productions plus modestes commercialement : si le drame Les Brasiers de la colère, de Scott Cooper, divise la critique et échoue aux box-office, sa seconde collaboration avec David O. Russell remporte tous les suffrages. American Bluff lui permet de donner de nouveau la réplique à Amy Adams, mais aussi d'évoluer aux côtés de Bradley Cooper, Jeremy Renner, et surtout de la jeune star Jennifer Lawrence.

Encore une fois prompt aux métamorphoses physiques, l'acteur prend 18 kilos[1] pour son rôle dans American Bluff sorti en 2013. Cette transformation n'a pas été anodine puisqu'elle lui provoque une sévère hernie et lui abîme deux disques de la colonne vertébrale[1]. D'ailleurs, Robert de Niro ne l'aurait pas reconnu sur le plateau[1]. L'acteur décidera de cesser ces régimes brutaux à l'avenir.

En 2014, le blockbuster historique Exodus: Gods and Kings, de Ridley Scott, où il prête ses traits à Moïse, réunit un public bien plus réduit, tout comme le plus indépendant et expérimental Knight of Cups, en 2015, sous la direction de Terrence Malick, qui tourne désormais beaucoup. Il le retrouvera ainsi pour Weightless, qui sortira l'année suivante.

Fin 2015, il fait partie du quatuor de stars masculines réunies - aux côtés de Brad Pitt, Ryan Gosling et Steve Carell - par le cinéaste Adam McKay pour la satire The Big Short : Le Casse du siècle.

Polémiques[modifier | modifier le code]

Début 2009, sur le tournage de Terminator Renaissance au Nouveau-Mexique, il pique une terrible crise de rage contre un technicien, le directeur de la photographie Shane Hurlbut, qui a traversé le champ de la caméra en plein tournage d'une scène. Il a fait plus tard des excuses publiques. De plus, il affirme que ce différend avec le technicien a été réglé le jour même de l'incident. Cette affaire est parodiée dans le jeu vidéo Duke Nukem Forever.

À la suite de la tragédie survenue au Colorado, lorsqu'un individu affublé d'un costume s'apparentant à celui du Joker[2] a ouvert le feu sur les spectateurs de la première du film The Dark Knight Rises, Christian Bale rend visite aux survivants et présente ses respects aux victimes[3],[4].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2000, il épouse Sandra « Sibi » Blazic, ancien mannequin, maquilleuse et assistante personnelle de Winona Ryder. Le couple a une fille, Emmeline, née le à Santa Monica (Californie), et un fils, Joseph, né le 18 août 2014[5].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Avec son Oscar du meilleur acteur dans un second rôle, en février 2011.

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Philippe Valmont est la voix française régulière de Christian Bale[7],[8].

Au Québec, Antoine Durand la voix française régulière de l'acteur[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c AlloCine, « Anecdotes du film American Bluff - AlloCiné », AlloCiné (consulté le 12 décembre 2015)
  2. Miguel Bustillo, Shelly Banjo and Tamara Audi, « 12 Killed in Colorado Theater Shooting - WSJ », WSJ,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  3. (en) « Christian Bale Visits Colorado Shooting Victims », denver.cbslocal.com, 24 juillet 2012.
  4. « Fusillade USA : Christian Bale, l'acteur de Batman, se rend à Aurora, ville de la tuerie », jeanmarcmorandini.com, 25 juillet 2012.
  5. « Christian Bale and Wife Sibi Blazic Expecting Their Second Child! », E! Online,‎ (consulté le 12 décembre 2015)
  6. Adaptation du roman de John le Carré, paru en France sous le titre, Chandelles noires.
  7. a, b, c, d, e, f, g, h et i Fiche des doublages effectués par Philippe Valmont sur Allodoublage
  8. a, b, c, d, e, f, g et h Comédiens ayant doublé Christian Bale en France sur RS Doublage
  9. a, b, c et d « Comédiens ayant doublé Christian Bale au Québec » sur Doublage.qc.ca

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]