Jack Palance

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jack Palance
Description de cette image, également commentée ci-après
Photo promotionnelle de Jack Palance en 1954
pour L'Étrange Mr. Slade.
Nom de naissance Volodymyr Palahniuk
Naissance
Lattimer Mines (en), Pennsylvanie
États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Décès (à 87 ans)
Montecito, Californie
États-Unis
Profession Acteur
Chanteur
Films notables Panique dans la rue
L'Étrange Mr. Slade
Le Jugement dernier
Bagdad Café
Tango et Cash
La Vie, l'amour... les vaches

Jack Palance, né Volodymyr Palahniuk le à Lattimer Mines (en) en Pennsylvanie et mort le à Montecito en Californie, est un acteur américain d'origine ukrainienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né sous le nom de Volodymyr Palahniuk (en ukrainien : Володимир Палагнюк) en 1919, il est le fils d'Ivan Palahniuk, mineur de charbon originaire de l'oblast de Ternopil et d'Anna Gramiak de l'oblast de Lwow d'origine polonaise[1], deux ukrainiens ayant émigré aux Etats-Unis[2]. Il a cinq frères et sœurs.

Dans un premier temps, il travaille dans les mines puis gagne sa vie en tant que boxeur. A la fin des années 1930, il est connu comme « Jack Bratzo » dans le monde de la boxe[3].

Avec le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Palance en finit avec sa carrière dans la boxe ; il rejoint l'US Air Force. Alors qu'il était dans un bombardier lors d'un vol d'entraînement, un accident d'avion l'oblige à passer entre les mains d'un chirurgien plastique. Après être resté longtemps à l'hôpital pour réparer son visage, il est libéré des forces armées en 1944. De nombreuses années plus tard, Palance a dit qu'il doit sa carrière à ses accidents ayant défiguré son visage.

Après la guerre, il fait un passage à l'université Stanford alors qu'il court en parallèle les petits jobs[4].

Jack Palance lors du film The Godchild,1974

Jack Palance fait ses débuts à Broadway dans The Big Two en 1947, en jouant un soldat russe, dirigé par Robert Montgomery, puis on le voit dans deux autres pièces en 1948. Il débute à la télévision en 1949.

Il arrive au cinéma en 1950 dans Panique dans la rue (Panic in the Streets) d'Elia Kazan. Au cours des années 1950, il tourne pour des réalisateurs comme Charles Marquis Warren, dans Le Sorcier du Rio Grande (Arrowhead), et Vol sur Tanger (Flight to Tangier), tous deux en 1953, Douglas Sirk dans Le Signe du païen (Sign of the Pagan, en 1954, ou Robert Aldrich, dans Le Grand Couteau (The Big Knife) en 1955 et Attaque (Attack) en 1956. Son visage aux traits anguleux et émaciés refait à la suite de blessures reçues pendant la Seconde Guerre mondiale, selon lui, et toute son allure le cantonnent souvent à des rôles de méchants dans des westerns (L'Homme des vallées perdues) ou des films de gangsters. Il joue également le personnage d'Ogodaï dans Les Mongols, film franco-italien de 1961.

Jack Palance (à gauche) visitant un hôpital de vétérans américains en 2005.

Durant les années 1960, il joue dans plusieurs films européens, entre autres pour Jean-Luc Godard dans Le Mépris en 1963. Dans ce film, il joue le producteur Jeremy Prokosch qui emploie Camille Javal (Brigitte Bardot), éveillant la jalousie de son mari Paul (Michel Piccoli). En 1984, il prête sa voix au personnage membre des Hells Angels sur le disque de Roger Waters, The pros and cons of hitch hiking.

Sa carrière est relancée par le succès inattendu du film Bagdad Café en 1987 dans lequel il dévoile une autre facette de son talent. En 1989, il joue le personnage de Carl Grissom dans le film Batman de Tim Burton, aux côtés de Michael Keaton et Jack Nicholson. Un Oscar couronne sa carrière en 1990. En 1992, Jack Palance reçoit l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour La Vie, l'amour... les vaches de Ron Underwood.

Impact dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

En 1956, Morris le met en scène, dans le rôle d'un tueur à gages, dans l’album de bande dessinée : Lucky Luke et Phil Defer. Ce personnage est inspiré par son rôle dans L'Homme des vallées perdues de George Stevens (1953).

Il est cité dans le titre Dangereux de IAM, sur l'album L'École du micro d'argent en 1997.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

  • Palance, Warner Bros, 1969[5]
  • The pros and cons of hitch hiking - Roger Waters - Harvest Records 1984 - Prête sa voix au personnage membre du club de motard Hell's Angels.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

et aussi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) A History of the Polish Americans, Transaction Publishers, 192 p. (ISBN 978-1-4128-2544-3, lire en ligne)
  2. « Le dernier rôle d'un Américain « City Slicker » avec une âme ukrainienne » . Ukemonde.com . 2006-11-14 . Récupérée 25/09/2016 .
  3. « AFI Life Achievement Award: A Tribute To Mel Brooks - Awards Presentation | Real Life Tough Guys - Yahoo! Movies », sur web.archive.org, (consulté le 25 janvier 2020)
  4. « Accomplished Alumni - School of Humanities and Sciences », sur web.archive.org, (consulté le 25 janvier 2020)
  5. (en) « Jack Palance » (consulté le 5 janvier 2015)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :