Yul Brynner

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Yul Brynner
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Yul Brynner en 1972.

Nom de naissance Juli Borissovitch Bryner
Naissance
Vladivostok ou Île Sakhaline (Russie)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Décès (à 65 ans)
New York, États-Unis
Profession Acteur
Films notables Le Roi et moi
Les Dix Commandements
Les Frères Karamazov
Les Boucaniers
Salomon et la Reine de Saba
Les Sept Mercenaires
Le Mercenaire de Minuit
La Griffe
Le Serpent
Mondwest
New York ne répond plus
L'Ombre d'un tueur

Yul Brynner, né Juli Borissovitch Bryner (en russe Юлий Борисович Бриннер) le à Vladivostok (ou à l'île Sakhaline) et mort le à New York, est un acteur américain d’origines suisse, mongole et russe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

Juli Borissovitch Bryner naît en 1920 à Vladivostok (ou peut-être le sur l'île Sakhaline selon certaines biographies), en Russie. Il est le fils de Boris Bryner (un ingénieur d'origine suisse par son père Jules Bryner, ainsi que russe et bouriate par sa mère), et de Marousia Blagоvidova, fille d’un médecin russe de confession juive. Ses parents l’ont prénommé Juli en l’honneur de son grand-père paternel, Jules Bryner.

En 1927, lorsque Boris Bryner quitte le domicile conjugal et abandonne sa famille, Marousia emmène ses enfants Yul et Vera à Harbin, en Chine, où ils fréquentent une école tenue par une Union chrétienne de jeunes gens (YMCA). Puis, en 1934, tous les trois s’installent à Paris.

Pour gagner sa vie, Yul Brynner joue de la guitare dans des clubs de nuit. Il rencontre des intellectuels tels que Jean Cocteau et devient apprenti au Théâtre des Mathurins. Puis, il travaille comme trapéziste au Cirque d’Hiver. Une grave chute de trapèze lui cause une quarantaine de fractures, et il doit abandonner le cirque. Il devient machiniste dans la troupe de Georges Pitoeff.

Carrière[modifier | modifier le code]

Yul Brynner le 4 juin 1943 lors de son entrée aux États-Unis.

Dès 1941, il part pour les États-Unis afin d’étudier le théâtre avec Michael Tchekhov. Il commence alors à se produire à Broadway sous le nom de Youl Bryner.

Il fait ses débuts au cinéma en 1949 dans La Brigade des stupéfiants, le seul film avec ses cheveux naturels. À partir de 1951, il se rend célèbre en interprétant son plus grand rôle, le roi de Siam Mongkut dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II Le Roi et moi. Il interprète le rôle dans la production originale mais aussi dans sa reprise sur scène à Broadway en 1977, dans celle de London Production en 1979 et dans un autre reprise de Broadway en 1985. Pour ce rôle, il reçoit en 1952 le Tony Award du meilleur acteur de comédie musicale dans un second rôle. Il joue 4 525 fois au théâtre le Roi de Siam. La comédie musicale est transposée au cinéma en 1956 par Walter Lang, l'acteur y reprenant son rôle. Pour cette prestation, celui qui se fait désormais connaître sous le nom de Yul Brynner remporte l’Oscar du meilleur acteur. Le film fit l'objet d'une adaptation pour la télévision diffusée sur CBS en 1972. Brynner fait partie des neuf acteurs à avoir gagné à la fois un Tony Award et un Oscar pour le même rôle.

Yul Brynner dans son rôle du roi de Siam dans l'adaptation cinamatographique Le Roi et moi, avec Gertrude Lawrence (1956).

En 1951, Brynner pour son rôle dans Le Roi et moi se rasa la tête. À la suite de l'énorme succès de cette production à Broadway et du film au cinéma, Brynner continua à se raser la tête pour le reste de sa vie, bien qu'il portât parfois une perruque pour certains rôles. Se raser la tête à cette époque était très inhabituel, ce qui contribua à lui donner une image d'icône de son temps. Par admiration, des fans se rasèrent aussi la tête et ce style de coupe prit le nom de « look à la Yul Brynner ».

Yul Brynner dans Les Dix Commandements (1956).

En 1956, Brynner connut un grand succès en apparaissant dans la version cinéma de Le Roi et Moi, mais aussi, cette même année, dans Les Dix Commandements avec Charlton Heston et dans Anastasia avec Ingrid Bergman. Yul Brynner était préoccupé par sa présence à l'écran face à l'aura que dégageait Charlton Heston. Pour y remédier, il s'astreignit à un programme de musculation intensive.

Plus tard, il joue dans des films tels que l'aventure épique biblique Salomon et la Reine de Saba en 1959, Les Sept Mercenaires en 1960, Taras Boulba en 1962 et Les Rois du soleil en 1963. Il est la covedette avec Marlon Brando dans Morituri en (1965), avec Katharine Hepburn dans La Folle de Chaillot en 1969 et avec William Shatner dans une version cinématographique de Les Frères Karamazov en 1958. Il a joué le rôle principal dans New York ne répond plus en 1975 et joue avec Barbara Bouchet dans L'Ombre d'un tueur en 1976. Parmi ses dernières apparitions dans des longs métrages, on peut compter le film de Michael Crichton, Mondwest en 1973 et sa suite Les Rescapés du futur en 1976.

Maladie et mort[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1980, Yul Brynner apprend qu’il est atteint d’un cancer du poumon dû à sa consommation excessive de tabac (cinq paquets par jour). Se sachant mourant, en janvier 1985, soit neuf mois avant sa mort, il donne un entretien dans l'émission Good Morning America, exprimant son désir de faire des court-métrages publicitaires contre les risques du tabac. Un extrait de cet entretien très poignant sert d'annonce de prévention pour l'American Cancer Society et fut diffusé après sa mort. L'extrait contient le texte suivant : « Now that I'm gone, I tell you, don't smoke. Whatever you do, just don't smoke. If I could take back that smoking, we wouldn't be talking about any cancer. I'm convinced of that », ce qui veut dire : « Maintenant que je suis fichu, je vous le dis, ne fumez pas. Faites ce que vous voulez mais ne fumez pas. Si je pouvais revenir en arrière et ne pas commencer à fumer, nous ne serions pas en train de parler de cancer. J'en suis convaincu. »

Du 7 janvier au 30 juin 1985, Yul Brynner reprend son rôle du roi du Siam à Broadway pour une tournée d'adieu, ce qui porte ses représentations du rôle à 4 633[1].

Il décède le à New York, à l’âge de soixante-cinq ans, le même jour que Orson Welles, son partenaire dans le film La Bataille de la Neretva. Ses cendres reposent en Touraine, dans le cimetière de l'Abbaye royale Saint-Michel de Bois-Aubry à Luzé.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Yul Brynner et son épouse Virginia Gilmore en 1942.

Yul Brynner eut quatre épouses et cinq enfants. En 1944, il épouse l'actrice Virginia Gilmore, avec laquelle il a un fils, Yul Jr., né en 1946. Au début des années 1950, il entretient une relation avec Marlène Dietrich. Il divorce en 1960 pour se marier la même année avec Doris Kleiner, un mannequin chilien, qui lui donne une fille, Victoria, née en 1962. Après un divorce en 1967, il épouse Jacqueline Thion de La Chaume (veuve de Philippe Wiener de Croisset), une Française avec laquelle il adopte deux filles nées au Viêt Nam, Mia, née en 1974, et Melody, née en 1975. Il divorce en 1981 et épouse en 1983 la chanteuse Kathy Lee, avec laquelle il reste jusqu’à son décès. Il a également un enfant né hors mariage en 1958, Lark, et élevé par sa mère.

Brynner a déclaré parler 11 langues dont le russe, l'anglais, le français, le hongrois, le japonais, l'hébreu et le yiddish. Sa maitrise parfaite de la langue française lui permit de se doubler généralement lui-même dans les versions francophones de ses films. Toutefois, dans le cas contraire, c'est Georges Aminel (connu notamment comme le comédien ayant doublé Dark Vador) qui lui prêtait sa voix, comme c'est le cas dans Les Dix Commandements et Les 7 mercenaires.

Yul Brynner était le parrain de l'écrivain Nathalie Rheims et de l'actrice Charlotte Gainsbourg.

Mystère sur ses origines[modifier | modifier le code]

Très mystérieux sur ses origines, Yul Brynner a rendu son existence encore plus exotique qu'elle ne l'a été. Il a souvent prétendu s’appeler Taidje Khan, être mi-japonais, mi-suisse, et être né sur l’île de Sakhaline en 1920. Parfois, il prétendait être originaire d'une famille gitane de l'île de Sakhaline. En France durant les années 1930, on pouvait d'ailleurs l'entendre jouer des morceaux tziganes. Au moment de sa mort, on ignorait la vérité, elle ne sera dévoilée que des années plus tard par son fils Rock Brynner. Aujourd'hui encore, son année de naissance est sujette à débat.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Années 1940 et 1950[modifier | modifier le code]

Yul Brynner dans La Brigade des stupéfiants (1949).

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970 et 1980[modifier | modifier le code]

Doublage français[modifier | modifier le code]

Yul Brynner fut doublé par Georges Aminel la plupart du temps mais il lui est arrivé de se doubler lui-même. À noter que l'acteur suisse parlait pas moins de onze langues dont le français.

et aussi :

Publications[modifier | modifier le code]

Yul Brynner a publié deux ouvrages sur la photographie, sa grande passion, pour laquelle il était doué.

Il était également chanteur et guitariste. Il publia deux livres : Bring forth the children : A journey to the forgotten people of Europe and the Middle East en 1960 et The Yul Brynner Cookbook : Food Fit for the King and You, un livre de cuisine, en 1983.

Musique[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, Yul Brynner a enregistré un disque de chansons tziganes The Gypsy and I, en duo avec Aliocha Dimitriévitch[2]. Disque Vanguard VSD-79256.

Hommages[modifier | modifier le code]

Statue de Yul Brynner devant sa maison natale de Vladivostok.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Les Bérurier Noir lui rendent hommage dans leur chanson Salut à toi :
« Salut à toutes les mères qui gueulent, Salut aussi à Yul Brynner… »
  • Serge Gainsbourg également dans la chanson Relax Baby Be Cool sur l'album Aux Armes Etc. (1979) :
« Bientôt désertée la boule, comme le crâne de Yul Brynner. »
  • En 1987, le groupe de punk-rock The Toy Dolls a écrit une chanson humoristique intitulée Yul Brynner was a skinhead.
  • Un des personnages principaux du film Rasta Rockett s'appelle Yul Brinner. Il a aussi le crâne rasé.
  • Les Pelvis Enragés composèrent une chanson appelée Yul Brynner, Sa Vie, Mon Œuvre. Elle figure dans leur album Il était Ma Sœur.
  • Dans la chanson One Night In Bangkok de Murray Head, il est fait référence à « The creme de la creme of the chess world in a show with everything but Yul Brynner ».
  • Yul Brynner était un grand fan du chanteur Michael Jackson ; en 1984, lors des American Music Awards, il a tenu à lui témoigner toute son admiration depuis son domicile, le message était alors projeté sur grand écran à l'auditoire.

Dans le langage courant[modifier | modifier le code]

Yule est le nom donné dans le vocabulaire militaire à une coupe de cheveux très courte ou rasée. Le verbe dérivé est se faire yuler. On parle également de faire faire une coupe à la Yul Brynner ou une coupe Yul Brynner.

Contrairement à la légende, Yul Brynner n'était pas chauve, mais comme il a fait toute sa carrière — sauf un seul film où il avait ses cheveux — avec un crâne chauve, on a fini par croire qu'il l'était naturellement. Or, c'était bien pour se démarquer des autres dans sa carrière cinématographique, et parce que cela lui allait très bien, qu'il a continué à se raser la tête ainsi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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