Yul Brynner

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Yul Brynner
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Yul Brynner en 1972.
Nom de naissance Juli Borissovitch Bryner
Юлий Борисович Бриннер
Naissance
Vladivostok/Sakhaline, République d'Extrême-Orient
Nationalité d'origine Drapeau de la Russie Russe
naturalisé Drapeau des États-Unis Américain
Décès (à 65 ans)
New York, États-Unis
Profession Acteur
Films notables voir filmographie.

Yul Brynner, né Juli Borissovitch Bryner (en cyrillique Юлий Борисович Бриннер) le à Vladivostok (ou sur l'île Sakhaline) et mort le à New York, est un acteur américain d'origines suisse et mongole par son père et russe par sa mère.

Entre 1949 et 1976, il tourne dans environ une quarantaine de films.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mystère sur ses origines[modifier | modifier le code]

Jouant sur le mystère qu'il entretenait sur ses origines, Yul Brynner a rendu son existence encore plus exotique qu'elle ne l'a été. Il a souvent prétendu s’appeler Taidje Khan, être mi-japonais, mi-suisse, et être né sur l’île de Sakhaline en 1915 ou en 1920[1],[2].

Parfois, il prétendait être originaire d'une famille gitane de l'île de Sakhaline. En France, durant les années 1930, on pouvait d'ailleurs l'entendre jouer des morceaux tziganes. Au moment de sa mort, on ignorait la vérité, elle ne sera dévoilée que des années plus tard par son fils Rock Brynner. Aujourd'hui encore, son année de naissance est sujette à débat[3].

Jeunesse et débuts[modifier | modifier le code]

Juli Borissovitch Bryner naît le à Vladivostok en Russie[Note 1]. Il est le fils de Boris Bryner (un ingénieur d'origine suisse par son père Jules Bryner, ainsi que russe et de l'ethnie mongole des bouriates par sa mère), et de Marousia Blagovidova, fille d’un médecin d'origine russe[4]. Ses parents l'ont prénommé Juli en l'honneur de son grand-père paternel[5].

Yul Brynner le lors de son entrée aux États-Unis.

Au moment de la révolution Russe de 1917, sa famille, assez aisée, fuit l'Empire russe, et s'installe surtout à Nice, où existait déjà une communauté russe. Sa famille fera de nombreux allers-retours entre la France et la Russie, surtout aux périodes où la situation sera plus calme, par exemple, lors de la période de la nouvelle politique économique (NEP). Mais après l'avènement de Staline, à la fin des années 1920, sa famille quittera définitivement la Russie.

Le , alors qu'il était invité avec le comédien Fernandel à l'émission 36 Chandelles de Jean Nohain, ce dernier racontera que Yul Brynner avait le même âge que lui, et qu'il l'avait croisé en 1924 à l'ABC, une salle de spectacles de cabaret de Marseille, où il jouait de la musique Tzigane[réf. nécessaire]. Brynner déclarera avoir assisté à plusieurs spectacles de Fernandel, à l'Alcazar de Marseille, entre 1924 et 1927, et qu'ils étaient bons amis, avec Bréols et Andrex. Par l'intermédiaire de Fernandel, il fera la connaissance de Jean Cocteau et Marcel Pagnol.

En 1927, lorsque Boris Bryner quitte le domicile conjugal et abandonne sa famille, Marousia emmène ses enfants Yul et Vera à Harbin, en Chine, où ils fréquentent une école tenue par une Union chrétienne de jeunes gens (YMCA). Puis, en 1934, tous les trois s'installent à Paris.

Quand il arrive à Paris en 1934, Yul Brynner semble avoir bien plus que 14 ans, sans doute plus de 20 ans, et de plus, il s'exprimait déjà très bien en français, et en d'autres langues étrangères, dont l'anglais et l'allemand, preuves d'une éducation raffinée et complète, qui serait rare à trouver chez un jeune adolescent de soi-disant 14 ans à l'époque, un âge où normalement il devrait être en fin de collège, et plutôt surdoué, comme il parlait plusieurs langues étrangères.

Pour gagner sa vie, Yul Brynner joue de la guitare dans des clubs de nuit. Il rencontre des intellectuels tels que Jean Cocteau. Il est ensuite embauché dans la troupe du Cirque d'Hiver de Paris comme trapéziste où il fait la connaissance de Georges et Ludmilla Pitoëff. Une grave chute de trapèze lui cause une quarantaine de fractures, et il doit abandonner le cirque. Georges et Ludmilla Pitoëff l'engagent au Théâtre des Mathurins en tant que machiniste[6]

Dès , il part pour les États-Unis afin d’étudier le théâtre avec Michael Tchekhov. Lors de son entrée aux États-Unis, âgé de 40 ans, il aurait menti sur son âge, car les services de l'immigration acceptaient rarement des individus célibataires, âgés de plus de 30 ans, car il était difficile de prouver aux usines, ou entreprises, ou plus généralement, au marché du travail américain que l'individu avait une solide expérience professionnelle.

Il commence alors à se produire à Broadway sous le nom de Youl Bryner.

Carrière[modifier | modifier le code]

Programme de 1977 de la pièce Le Roi et moi.

Yul Brynner fait ses débuts au cinéma en 1949 dans La Brigade des stupéfiants, l'un des seuls films avec ses cheveux naturels[7] avec Les boucaniers. À partir de 1951, il se rend célèbre en interprétant son plus grand rôle, le roi de Siam Mongkut dans la comédie musicale de Richard Rodgers et Oscar Hammerstein II, Le Roi et moi. Il interprète le rôle dans la production originale mais aussi dans sa reprise sur scène à Broadway en 1977, dans celle de London Production en 1979 et dans une autre reprise de Broadway en 1985.

Pour ce rôle, il reçoit en 1952 le Tony Award du meilleur acteur de comédie musicale dans un second rôle. Il joue 4 525 fois au théâtre le Roi de Siam. La comédie musicale est transposée au cinéma en 1956 par Walter Lang, l'acteur y reprenant son rôle. Pour cette prestation, celui qui se fait désormais connaître sous le nom de Yul Brynner remporte l’Oscar du meilleur acteur. Le film fit l'objet d'une adaptation pour la télévision diffusée sur CBS en 1972. Yul Brynner fait partie des neuf acteurs à avoir gagné à la fois un Tony Award et un Oscar pour le même rôle.

En 1951, pour son rôle dans Le Roi et moi, il se rase la tête. À la suite de l'énorme succès de cette production à Broadway et du film au cinéma, il continue à se raser la tête pour le reste de sa vie, bien qu'il portât parfois une perruque pour certains rôles. Se raser la tête à cette époque était très inhabituel, ce qui contribua à lui donner une image d'icône de son temps. Par admiration, des fans se rasèrent aussi la tête et ce style de coupe prit le nom de « look à la Yul Brynner ». La comédie musicale Le Roi et moi sera jouée plus de 4 525 fois à Broadway et en tournée, puis adaptée au cinéma en 1956, pour enfin devenir une série télévisée en 1972[8].

À partir de 1964, il se rasera aussi les sourcils, ce qui aura pour effet de le rajeunir, ou de masquer son âge, alors que en 1964, certains médias et gens du métier du cinéma affirmaient qu'il avait plus de 60 ans.

Yul Brynner dans Les Dix Commandements (1956).

En 1956, si Yul Brynner connaît un grand succès en apparaissant dans la version cinéma du Roi et Moi, il l'amplifie, cette même année, dans Les Dix Commandements avec Charlton Heston, et dans Anastasia avec Ingrid Bergman. Yul Brynner était préoccupé par sa présence à l'écran face à l'aura que dégageait Charlton Heston. Pour y remédier, il s'astreignit à un programme de musculation intensive.

Plus tard, il joue dans des films tels que l'aventure épique biblique Salomon et la Reine de Saba en 1959, Les Sept Mercenaires en 1960, Taras Boulba en 1962 et Les Rois du soleil en 1963. Il est la covedette avec Marlon Brando dans Morituri en (1965), avec Katharine Hepburn dans La Folle de Chaillot en 1969 et avec William Shatner dans une version cinématographique de Les Frères Karamazov en 1958. Il a joué le rôle principal dans New York ne répond plus en 1975 et joue avec Barbara Bouchet dans L'Ombre d'un tueur en 1976. Parmi ses dernières apparitions dans des longs métrages, on peut compter le film de Michael Crichton, Mondwest en 1973 et sa suite Les Rescapés du futur en 1976.

Avec le système des assurances, et les visites médicales obligatoires avant l'engagement dans un film avec des scènes d'action, Yul Brynner fut obligé de mettre entre parenthèses sa carrière au cinéma, à partir de 1976, car les médecins, et surtout, les producteurs, le trouvaient trop vieux. En 1976, il avait certainement 73 ans, mais le comédien ne dévoilera jamais cet âge, pourtant abordé par certains médias, dont le New York Herald Tribune, avec insistance. Si Robert Clouse l'engagera en 1975 pour le film New York ne répond plus, c'était du fait que le comédien jouissait encore d'une certaine aura, mais il apparaîtra assez fatigué dans le film. Après 1976, la rumeur sur son âge se répandra à Hollywood et, blessé, le comédien se réfugiera à New York. Yul Brynner se consacrera alors au théâtre, reprenant son rôle fétiche dans Le Roi et moi à Broadway, New York.

Maladie et mort[modifier | modifier le code]

Au milieu des années 1980, Yul Brynner apprend qu’il est atteint d’un cancer du poumon dû à sa consommation excessive de tabac (cinq paquets par jour). Se sachant mourant, en , soit neuf mois avant sa mort, il donne un entretien dans l'émission Good Morning America, exprimant son désir de faire des courts-métrages publicitaires contre les risques du tabac. Un extrait de cet entretien très poignant sert d'annonce de prévention pour l'American Cancer Society et fut diffusé après sa mort. L'extrait contient le texte suivant : « Now that I'm gone, I tell you, don't smoke. Whatever you do, just don't smoke. If I could take back that smoking, we wouldn't be talking about any cancer. I'm convinced of that », ce qui veut dire : « Maintenant que je ne suis plus là, je vous le dis, ne fumez pas. Faites ce que vous voulez mais ne fumez pas. Si je pouvais revenir en arrière et ne pas commencer à fumer, nous ne serions pas en train de parler de cancer. J'en suis convaincu[9]. »

Du au , il reprend son rôle du roi du Siam à Broadway pour une tournée d'adieu, ce qui porte ses représentations du rôle à 4 633[10].

À Los Angeles, quelques heures seulement avant sa 4000e représentation dans Le Roi et moi, il reçut les résultats du test indiquant qu'il avait un cancer du poumon. Hospitalisé au Cedar Sinai hospital, à Los Angeles, au début du mois de , les médecins qui avaient son dossier médical estimèrent qu'il était inopérable. Ce qui l'obligea ainsi que la troupe de la comédie musicale qui était en pleine saison de prendre quelques mois de congé lui permettant de suivre une radiothérapie, ce qui l'empêcha de chanter ou de parler facilement[11].

Yul Brynner meurt le à New York, à l’âge présumé de soixante-cinq ans, le même jour qu'Orson Welles, son partenaire dans le film La Bataille de la Neretva. Ses cendres reposent en France, dans le cimetière de l'Abbaye royale Saint-Michel de Bois-Aubry à Luzé[12]. L'abbaye était occupée à l'époque par une communauté de moines orthodoxes dont l'un d'eux était un ami de la famille Brynner[13].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Yul Brynner et son épouse Virginia Gilmore en 1942.

Yul Brynner eut quatre épouses et cinq enfants[14]. En 1944, il épouse l'actrice Virginia Gilmore, avec laquelle il a un fils, Yul Jr., né en 1946. Au début des années 1950, il entretient une relation avec Marlène Dietrich. Il divorce en 1960 pour se marier la même année avec Doris Kleiner, un mannequin chilien, qui lui donne une fille, Victoria, née en 1962. Après un divorce en 1967, il épouse Jacqueline Thion de La Chaume (veuve de Philippe Wiener de Croisset), une Française avec laquelle il adopte deux filles nées au Viêt Nam, Mia, née en 1974, et Melody, née en 1975. Il divorce en 1981 et épouse en 1983 la chanteuse Kathy Lee, avec laquelle il reste jusqu’à son décès. Il a également un enfant né hors mariage en 1958, Lark, et élevé par sa mère.[réf. nécessaire]

D'autre part, il était le parrain de la femme de lettres Nathalie Rheims et de l'actrice Charlotte Gainsbourg[15], alors que Serge Gainsbourg[Note 2], un de ses voisins de sa maison de Criquebeuf à Bonnebosq en Normandie, est le parrain de la petite Melody[16].

D'origine suisse par son grand-père paternel, l'acteur a habité dans plusieurs demeures situées dans l'agglomération de Lausanne, en Suisse. Il s'est tout d'abord installé en 1959 dans un appartement au-dessus d'Ouchy et possédait un petit bateau qu'il utilisait sur le Léman. Il s'est établi quelque temps plus tard à Buchillon dans la propriété de Chanivaz, toujours au bord du lac Léman. Durant ces années où il vécut dans le canton de Vaud, il côtoya régulièrement les autres stars du cinéma installées en Suisse dont Audrey Hepburn, William Holden, Richard Burton et son épouse Elisabeth Taylor[17].

Il a également remis a la Ville de Lausanne, en 1962, une somme de 10 000 francs suisses en faveur d'un centre d'éducation[18].

Hyperpolyglotte[modifier | modifier le code]

Yul Brynner a déclaré parler onze langues[19] dont l'anglais, le russe, le français, le hongrois, le japonais, l'hébreu et le yiddish. Sa maîtrise parfaite de la langue française lui permit de se doubler occasionnellement lui-même dans les versions francophones de ses films, dont le film Mondwest de Michael Crichton[20].

Toutefois, dans le cas contraire, c'est Georges Aminel (connu notamment comme le comédien ayant doublé Dark Vador) qui lui prêtait sa voix, comme c'est notamment le cas dans Les Dix Commandements et Les Sept Mercenaires[21].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Yul Brynner dans La Brigade des stupéfiants (1949).
Yul Brynner dans son rôle du roi de Siam dans l'adaptation cinématographique Le Roi et moi, avec Gertrude Lawrence (1956).
Kirk Douglas et Yul Brynner lors du tournage de L'Ombre d'un géant (1966).
Yul Brynner en 1977 au théâtre dans Le Roi et moi.

Années 1940 et 1950[modifier | modifier le code]

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970 et 1980[modifier | modifier le code]

Série télévisée[modifier | modifier le code]

Producteur[modifier | modifier le code]

Ami du réalisateur, Yul Brynner est le producteur associé du film français Le Testament d'Orphée, réalisé par Jean Cocteau en 1959 et sorti en 1960[23].

Théâtre[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

Yul Brynner a été doublé par Georges Aminel la plupart du temps mais il lui est arrivé de se doubler lui-même, puisque le français était l'une des onze langues qu'il maîtrisait.

  • Georges Aminel (*1922 - 2007) dans :
    • Les Dix Commandements
    • Les Boucaniers
    • Les Sept Mercenaires
    • Les Fuyards du Zahrain
    • Les Rois du soleil
    • Les Trois soldats de l'aventure
    • Le Mercenaire de minuit
    • L'Ombre d'un géant
    • Opération Opium
    • Le Retour des sept
    • Les Turbans rouges
    • La Griffe
    • New York ne répond plus
    • Anna et le Roi (série télévisée)
  • Lui-même dans :
    • Le Voyage
    • Le Testament d'Orphée
    • Salomon et la Reine de Saba
    • Catlow
    • Le Serpent
    • Mondwest
  • Jean Davy (*1911 - 2001) dans :
    • Le Roi et moi
    • Le Bruit et la Fureur
    • Morituri
    • La Fantastique Histoire vraie d'Eddie Chapman
  • Denis Savignat (*1937 - 1998) dans :
    • Le Gang de l'oiseau d'or
    • Adios Sabata
    • Le Roman d'un voleur de chevaux
  • Michel Gatineau (*1926 - 1989) dans :
    • La Folle de Chaillot
    • Les Poulets
et aussi

Autres activités[modifier | modifier le code]

Photographe[modifier | modifier le code]

Yul Brynner a publié deux ouvrages sur la photographie, sa grande passion, pour laquelle il était doué. Certaines de ses photos issues de différentes scènes de tournages où il a fixé sur la pellicule son amie Audrey Hepburn à Venise, Elizabeth Taylor au bord de la piscine, mais aussi Samantha Eggar et l'acteur britannique John McEnery ont été exposées dans la Galerie du Passage, à Paris du au . La galerie consacre également son second étage aux portraits de l’acteur pris par ses amis et quelques grands noms de la photographie[24].

Musicien, chanteur et auteur[modifier | modifier le code]

Il était également chanteur et guitariste. Il publia deux livres : Bring forth the children : A journey to the forgotten people of Europe and the Middle East en 1960 et The Yul Brynner Cookbook : Food Fit for the King and You, un livre de cuisine, en 1983[25].

Dans les années 1960, Yul Brynner a enregistré un disque de chansons tziganes The Gypsy and I, en duo avec Aliocha Dimitriévitch[26]. Disque Vanguard VSD-79256.

Collectionneur[modifier | modifier le code]

Yul Brynner était également un grand amateur d'art et collectionneur [27][réf. non conforme].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

  • En 1952, Yul Brynner reçoit un Tony Award du « meilleur acteur dans un second rôle dans une pièce », pour son interprétation du roi dans la comédie musicale Le Roi et moi. En 1985, il reçoit un Tony Award spécial honorant ses 4 625 représentations de la pièce Le Roi et moi[28].
  • En 1956, il remporte l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle du roi de Siam dans la version filmée du Roi et moi[29] et entre dans la liste du « Top 10 Stars of the Year » en 1957 et 1958.

Hommages[modifier | modifier le code]


Expositions et rétrospectives[modifier | modifier le code]

  • 2012 : en marge du festival, la ville de Deauville présente sur la promenade une rétrospective Yul Brynner. Une exposition, conçue par le service culturel de la Ville, à partir des archives photographiques personnelles de Victoria Brynner, sa fille, a lieu sur la plage de Deauville jusqu'au [30],[31].
  • 2015 : à l'occasion du trentième anniversaire de la mort de l'acteur résident au manoir de Criquebeuf à Bonnebosq[Note 3], la commune, située près de Lisieux, en Normandie, lui rend hommage à travers une exposition lui étant intégralement consacrée et qui sera prolongée jusqu'au [32],[33].
  • 2015 : la Fondation Bolle, située à Morges en Suisse, consacre une exposition temporaire à Yul Brynner dans le cadre d’ qui[Quoi ?] présente les temps forts de la carrière de l'acteur. L'organisation de cette exposition a été rendue possible grâce aux archives de la Cinémathèque suisse et à des collections privées[34].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Gravure de Yul Brynner sur une plaque à Vladivostok.

Musique[modifier | modifier le code]

  • Yul Brynner était un grand fan du chanteur Michael Jackson ; en 1984, lors des American Music Awards, il a tenu à lui témoigner toute son admiration depuis son domicile, le message était alors projeté sur grand écran à l'auditoire.
  • Le groupe Bérurier Noir lui rend hommage dans leur chanson Salut à toi :
    « Salut à toutes les mères qui gueulent, Salut aussi à Yul Brynner… »
  • Serge Gainsbourg également dans la chanson Relax Baby Be Cool sur l'album Aux armes et cætera (1979) :
« Bientôt désertée la boule, comme le crâne de Yul Brynner. »
  • En 1987, le groupe de punk-rock The Toy Dolls a écrit une chanson humoristique intitulée Yul Brynner was a skinhead.
  • Les Pelvis Enragés ont composé une chanson appelée Yul Brynner, Sa Vie, Mon Œuvre, qui figure dans leur album Il était Ma Sœur.
  • Dans la chanson One Night in Bangkok de Murray Head, il est fait référence à l'acteur : « The creme de la creme of the chess world in a show with everything but Yul Brynner ».
  • Sur son premier LP éponyme en 2001, Stephen Malkmus fait référence à Yul Brynner dans Jo Jo's Jacket. L'intro de la chanson est d'ailleurs une interview de l'acteur à propos de son crâne rasé : « In a funny way, the shaving of my head has been a liberation from a lot of stupid vanities, really. It has simplified everything for me. It has opened a lot of doors maybe. »

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Un des personnages principaux du film Rasta Rockett s'appelle Yul Brinner. Il a aussi le crâne rasé.
  • En 1964, il était pressenti pour incarner Fantomas, le rôle-titre de la série de films de André Hunebelle, mais à l'époque, Yul Brynner était une immense star et demandait un cachet très élevé, que ne pouvait pas se permettre Hunebelle, qui portera finalement son choix sur Jean Marais. Yul Brynner, lui, tournera en 1965 dans le film Morituri, avec Marlon Brando.

Dans le langage courant[modifier | modifier le code]

Contrairement à la légende, Yul Brynner n'était pas chauve, mais comme il a fait toute sa carrière — sauf un seul film où il avait ses cheveux — avec un crâne chauve, on a fini par croire qu'il l'était naturellement. Or, c'était bien pour se démarquer des autres dans sa carrière cinématographique, et parce que cela lui allait très bien, qu'il a continué à se raser la tête ainsi, après l'avoir fait la première fois pour son rôle dans la pièce Le Roi et moi[35].

Yule est le nom donné dans le vocabulaire militaire à une coupe de cheveux très courte ou rasée. Le verbe dérivé est se faire yuler. On parle également de faire faire une coupe à la Yul Brynner ou une coupe Yul Brynner.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Michelangelo Capua Yul Brynner: a biography Ed. McFarland & company, inc.
  • (en) Victoria Brynner Yul Brynner, a Photographic Journey (coffret consacré à l’œuvre photographique de l'acteur).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. D'après l'inscription portée sur sa pierre tombale, située en pleine nature, près de Richelieu (Indre-et-Loire).
  2. avec qui, il jouera dans un film intitulé, Le Roman d'un voleur de chevaux.
  3. Domaine qui appartenait à l’époque à l’ambassadeur de France à Cuba.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site allocine.fr, page sur Yul Brynner, consulté le .
  2. Site https://mediatheque.lekiosque-poleculturel.fr, page sur Yul Brynner, consulté le .
  3. Site encinematheque.fr, page sur Yul Brynner, consulté le .
  4. (en) Ethnicity of celebrities.
  5. Google livre « Yalta et autres promenades : Carnet de voyage » de Karl Schlögel, note 73, consulté le .
  6. Site festival-deauville.com, page sur Yul Brynner, consulté le .
  7. Site cinemur.fr, page sur Yul Brynner, consulté le .
  8. flyer de la fondation Bolle à l'occasion de l'exposition sur Yul Brynner en 2015[PDF], consulté le .
  9. Site ladepeche.fr, article « Tabac : le film qui accable… », consulté le .
  10. (en) « A King's Legacy », Cancer Today magazine, 2011.
  11. (en) Rochman, Sue. "A King's Legacy", Cancer Today magazine, Hiver 2011 (). Lire en ligne.
  12. Site leparisien.fr, article « Sépulture de Yul Brynner : un mercenaire en Touraine », consulté le .
  13. Site francebleu.fr, article « Yul Brynner : 30 ans après sa mort, l'Abbaye de Bois Aubry en Touraine se souvient », consulté le .
  14. « Yul Brynner », sur notrecinema.com (consulté le 6 mai 2020).
  15. Patrick Goupil, « Trente ans après sa mort Yul Brynner fascine encore », sur lanouvellerepublique.fr, (consulté le 7 mai 2020).
  16. Jean-Jacques Lerosier, « Yul Brynner (1920 - 1985) », sur ouest-france.fr, (consulté le 7 mai 2020).
  17. « Figures célèbres du cinéma sur la Côte ouest lémanique : Yul Brynner, Acteur de cinéma et de théâtre », sur museeforel.ch (consulté le 7 mai 2020).
  18. « Möriken-Wildegg (AG) a sa place Yul Brynner », sur swissinfo.ch, (consulté le 6 mai 2020).
  19. Interview télévisée de Yul Brynner le pour la sortie du film Le Serpent d'Henri Verneuil.
  20. Site notrecimema, article sur Yul Brynner, consulté le .
  21. Site http://une-autre-histoire.org, biographie de Georges Aminel, consulté le .
  22. Anne et le Roi - L'Encyclopédie des séries TV, sur Toutelatele.com.
  23. Site cinematheque.fr, page Le Testament d'Orphée, consulté le .
  24. moreeuw.com, page « YUL – Yul Brynner : A photographic Journey », consulté le .
  25. Site abebooks, page commerciale sur le livre « The Yul Brynner Cookbook: Food Fit for the King and You », consulté le .
  26. (en) « The Gypsy and I by Yul Brinner & Alesha Dimitrievitch », sur Apple Music (consulté le 5 juin 2020).
  27. Article du journal Les Échos.
  28. (en) Fiche IBDb, ibdb.com.
  29. (en) « Yul Brynner - Awards », sur IMDb (consulté le 20 mai 2020).
  30. Site francetvinfo.fr, page Deauville : rétrospective Yul Brynner, acteur photographe, consulté le .
  31. Site laquotidienne.fr, page Deauville rend hommage à Yul-Brynner, consulté le .
  32. Site actu.fr, page « Exposition. Yul Brynner, cet Augeron… », consulté le .
  33. Site ouest-france.fr « L'exposition Yul Brynner se poursuit jusqu'au  », consulté le .
  34. Site laliberte.ch, article « Sur les traces de deux stars », consulté le .
  35. Site hollywood-memories.skyrock.com, le plus célèbre des chauves : Yul Brynner, consulté le .

Liens externes[modifier | modifier le code]

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