Kenneth Branagh

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Kenneth Branagh
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Kenneth Branagh en 2011.
Nom de naissance Kenneth Charles Branagh
Naissance (61 ans)
Belfast (Irlande du Nord, Royaume-Uni)
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession Acteur, réalisateur, producteur, scénariste
Films notables Henry V
Beaucoup de bruit pour rien
Hamlet
Dunkerque
Le Crime de l'Orient-Express
Séries notables Les Enquêtes de l'inspecteur Wallander

Kenneth Branagh (prononcé en anglais : [ˈkɛnəθ ˈbrænə][1]) est un acteur, réalisateur, scénariste et producteur de cinéma britannique, né le à Belfast (Irlande du Nord).

Diplômé de la Royal Academy of Dramatic Art, il est connu du grand public pour ses rôles dans Harry Potter et la Chambre des secrets (2002), Good Morning England (2009) et Dunkerque (2017), ainsi que des amateurs de cinéma classique pour ses rôles dans Henry V (1989), Beaucoup de bruit pour rien (1993) et Hamlet (1996), trois films qu'il réalise. Branagh est anobli par la reine Élisabeth II en 2012, pour services aux arts dramatiques et son action sociale en Irlande du Nord. Il joue l'un des personnages phares de la Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'été à Londres la même année.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Kenneth Charles Branagh passe son enfance à Belfast jusqu'à 9 ans, âge auquel il arrive en Angleterre, à Reading, dans le Berkshire. Il poursuit des études à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres.

Sorti de l'école en 1982, Branagh débute sur les planches londoniennes dans Another Country, où il remporte le prix du Meilleur espoir de la Society of West End Theatres. Mais c'est son rôle dans Henry V pour la Royal Shakespeare Company, à l'âge de 23 ans, qui le consacre comme un des meilleurs nouveaux talents de la scène britannique.

En 1987 le comédien se sépare de la RSC, jugeant les priorités de l'établissement plus bureaucratiques qu'artistiques, et il entreprend de fonder sa propre compagnie, la Renaissance Theatre Company, avec son ami l'acteur David Parfitt. Si la première pièce, Public Enemy (jouée, écrite et dirigée par Kenneth Branagh lui-même), est un échec, les productions suivantes de la RTC, La Nuit des rois, Beaucoup de bruit pour rien et Hamlet plaisent aux critiques. Branagh est alors surnommé « le nouveau Laurence Olivier ».

Parallèlement, Branagh publie, à 28 ans, une autobiographie intitulée Beginning, pour financer sa compagnie de théâtre. D’autre part, il rencontre Emma Thompson, qu'il épouse en 1989 : ils forment un couple à la ville comme à l'écran, mais divorcent en 1995. En 1997 Helena Bonham Carter, alors sa petite amie, lui présente Lindsay Brunnock, directrice artistique de cinéma. Ils entament une relation en 2002 sur le tournage du film Shackleton, aventurier de l'Antarctique, et se marient l'année suivante.

1989-2012 : Entre acteur et réalisateur (de Shakespeare à My Week with Marilyn)[modifier | modifier le code]

En 1989, Branagh passe derrière la caméra avec l'adaptation cinématographique de la pièce de Shakespeare Henry V. Le film rencontre un grand succès critique et international, l'année même de la disparition de Laurence Olivier. À 29 ans, il devient le troisième plus jeune réalisateur à être nommé pour l'Oscar du meilleur réalisateur.

Il remporte de nouveaux succès avec le film noir Dead Again (1991), la comédie dramatique Peter's Friends (1992) et l'adaptation shakespearienne Beaucoup de bruit pour rien (1993), qui obtient une citation à l'Independent Spirit Award du meilleur film.

En 1994, il connaît son premier grand échec avec Mary Shelley's Frankenstein. Branagh finance son film suivant, une petite comédie en noir et blanc, Au beau milieu de l'hiver, où pour la première fois il ne joue pas. En 1995, il interprète le traître Iago dans Othello d'Oliver Parker, et divorce d'avec Emma Thompson avant de donner la réplique à Christian Bale, et Robert Sean Leonard dans le drame musical Swing Kids.

En 1996, Kenneth Branagh réalise son rêve d'adapter Hamlet sur grand écran : il s'agit d'un film de quatre heures[2], dont le titre est également Hamlet, où il cumule les fonctions d'adaptateur pour le scénario, acteur et réalisateur ; ce film est nommé dans plusieurs catégories aux Oscars 1997 sans toutefois obtenir de récompense. Il remporte néanmoins d'autres prix en 1997 et 1998. Même s'il est loué par la critique, le film est un échec commercial.

Après cette aventure, l'auteur-interprète accepte plus volontiers de se laisser diriger, que ce soit par Robert Altman dans The Gingerbread Man (1998) ou par Woody Allen dans Celebrity. Il délaisse même son image classique pour interpréter l'extravagant et démoniaque Dr Loveless dans Wild Wild West en 1999.

Il repasse derrière la caméra pour une quatrième adaptation de l'œuvre de Shakespeare, avec Peines d'amour perdues (1999), dans un film rendant hommage aux comédies musicales. En 2000, il prête sa voix au personnage de Miguel dans La Route d'Eldorado et il est à l'affiche de Comment tuer le chien de son voisin, de Michael Kalesniko.

En 2002, il obtient le rôle du professeur de défense contre les forces du mal Gilderoy Lockhart dans Harry Potter et la Chambre des secrets, de Chris Columbus. En 2009, il est, dans Good Morning England (The Boat That Rocked) de Richard Curtis, le ministre opposé aux radios pirate.

Outre le cinéma, il a joué aussi dans plusieurs productions télévisées. Parmi ses rôles les plus marquants, il interprète, en 2001, dans le téléfilm historique Conspiration, le général SS Reinhard Heydrich, participant de la conférence de Wannsee (où a été décidée la solution finale). En 2008, il incarne l'inspecteur Kurt Wallander, dans la série policière éponyme de la BBC. Son interprétation de policier dépressif dans des paysages nordiques mornes lui vaut plusieurs récompenses. La série a d'abord été tournée et diffusée en 2008 et 2009. Devant son succès, le tournage d'une troisième saison de six nouveaux épisodes a été envisagé[3].

En 2011, il interprète Laurence Olivier dans le film My Week with Marilyn de Simon Curtis, ce qui lui vaut une nomination à l'Oscars 2012 pour le meilleur acteur dans un second rôle : « J'avais bien quelques inquiétudes, mais j'ai décidé que je devrais au moins lire le script et voir ensuite. Je fus complètement captivé par l'histoire. Je connaissais les livres de Colin Clark, sur laquelle est fondé le scénario ; mais ce qui me surprit fut que ce qui aurait pu être un regard véritablement cancanier dans la réalisation, était en réalité touchant, tendre, et très très drôle. [...] Le scénario a une grande et tendre compassion pour Olivier et Marilyn Monroe ainsi que pour cette période. Ce n'est donc pas seulement pour sa fascinante vision du monde de la création artistique et du cinéma, mais également pour son scénario véritablement captivant[4]. »

Il est fait chevalier de l'ordre de l'Empire britannique le pour services rendus à l'art dramatique et à l'Irlande du Nord[5].

En , au cours de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Londres, Danny Boyle (qui avait carte blanche pour « émerveiller » le public et les organisateurs) a fait appel à Kenneth Branagh pour réciter un extrait de La Tempête de Shakespeare habillé en Isambard Brunel (1806-1859), ingénieur pionnier des chemins de fer britanniques.

Depuis 2012 : Retour en force comme réalisateur (de Cendrillon à Belfast)[modifier | modifier le code]

Mais c'est vraiment en 2015, que l'acteur et réalisateur britannique connaît un regain de reconnaissance en réalisant une nouvelle adaptation en prise de vues réelles de Cendrillon, pour les studios Disney. Pour ce film, le réalisateur choisit de confier le rôle principal du film à la jeune Lily James alors peu connue du grand public, et s'entoure ensuite de l'acteur Richard Madden et des actrices Cate Blanchett et Helena Bonham Carter pour les rôles respectifs du prince, de la belle-mère de l'héroïne et de la marraine bonne fée.

A sa sortie en salles, le long-métrage est favorablement accueilli par la critique et est un joli succès. Le journal français Marianne écrit que « Kenneth Branagh signe une pure féerie, qui met en lumière la sagesse impertinente de cette ode à l'enfance. » [6]tandis que le site Ecran Large salue ses qualités entant que metteur en scène : « Branagh, libéré de toute mode ou exigence de style propre à l’air du temps, se fait plaisir et nous réjouit les pupilles en emballant un récit merveilleux d’un premier degré réjouissant. Il convoque ainsi l’Âge d’Or du cinéma Hollywoodien, reconstitue avec minutie ses rêves de cinéphiles biberonnés aux grands classiques, conférant au film une tenue remarquable. Et le conte de désamorcer par sa sincère transposition la dimension très opportuniste et fondamentalement mièvre du projet. »[7]

L'année suivante Kenneth Branagh apparaît dans le film de guerre Dunkerque signée par son confrère américain Christopher Nolan où il donne la réplique au chanteur Harry Styles et acteurs Cillian Murphy, Fionn Whitehead, Tom Hardy et Aneurin Barnard qui lui permet de rester un peu dans le vent comme acteur. Si les films du précédents réalisateur avaient été pour la plupart salué par le public et la presse, ces derniers se trouvent plus mitigés, ce qui n'empêchent pas pour autant le long-métrage de participer à la saison des prix.

Kenneth Branagh enchaîne ensuite avec un nouveau film d'espionnage, Le Crime de l'Orient-Express, adapté du roman phare d'Agatha Christie où il reprend le rôle du policier belge Hercule Poirot. Il donne ainsi la réplique à Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Josh Gad et aux actrices alors débutantes Olivia Colman et Lucy Boynton. Si à nouveau son talent pour la réalisation est salué par les critiques - « Kenneth Branagh signe un film d'une grande élégance, à l'esthétique très léchée et somptueusement mis en scène. » (Télé Loisirs) - le film a plus de mal à trouver son public. Il est à nouveau acteur-réalisateur sur le drame historique All Is True, où il incarne enfin sur grand écran William Shakespeare. Le film bénéficie d'une sortie discrète sur les plateformes de streaming, et les critiques n'en parlent que peu.

En 2020, il est à l'affiche de deux films. Il collabore à nouveau comme acteur avec Christopher Nolan sur le film de science-fiction Tenet porté par John David Washington, avec aussi Elizabeth Debicki, Clémence Poésy et Robert Pattinson. Toutefois, avec la situation sanitaire, le film bénéficie d'abord d'une sortie catastrophique, voire chaotique, avant de recevoir des critiques pour la plupart négatives malgré son faible succès au boxe-office. En parallèle, il travaille sur une nouvelle adaptation de Mort sur le Nil, avant de sortir en exclusivité pour la plateforme Disney + Artemis Fowl.

Ce dernier film est un échec retentissant, tant du point de vue des critiques que du public, qui trouvent que les studios Disney, tout comme le réalisateur britannique, ont cassé tout le travail fait sur l'œuvre originale. Malgré un casting pourtant prestigieux qui réunit Judi Dench, Colin Farrell et Adrian Scarborough, le long-métrage fantastique reçoit à un appel au boycott intense, si bien que le film se fait alors discret.


Filmographie[modifier | modifier le code]

En tant qu’acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Longs métrages

Années 1980[modifier | modifier le code]

Années 1990[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

Années 2010[modifier | modifier le code]

Années 2020[modifier | modifier le code]

Courts métrages

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]
Séries[modifier | modifier le code]
Émission spéciale

En tant que réalisateur[modifier | modifier le code]

En tant que producteur[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, Renaud Marx est la voix française régulière de Kenneth Branagh. Patrick Poivey l'a également doublé à cinq occasions.

Et aussi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en anglais britannique retranscrite selon la norme API.
  2. Dans sa version longue.
  3. The Guardian, 26 janvier 2010
  4. [PDF] myweekwithmarilynmovie.com
  5. (en) [PDF] (en) The London Gazette, (Supplement) no 60173, p. 1, 16 juin 2012.
  6. AlloCine, « Cendrillon: Les critiques presse » (consulté le )
  7. « Cendrillon : critique de cristal », sur EcranLarge.com (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]

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