Henry Fonda

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Fonda.
Henry Fonda
Description de cette image, également commentée ci-après
Henry Fonda durant la Seconde Guerre mondiale.
Nom de naissance Henry Jaynes Fonda
Naissance
Grand Island (États-Unis)
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Décès (à 77 ans)
Los Angeles (États-Unis)
Profession Acteur
Films notables voir filmographie

Henry Fonda /ˈhɛnɹi 'fɒndə/[1] est un acteur américain, né le à Grand Island (Nebraska) et mort le à Los Angeles (Californie). Il est le père de l'acteur Peter Fonda et de l'actrice Jane Fonda et le grand-père de l'actrice Bridget Fonda.

Sixième acteur de légende selon l'American Film Institute, Henry Fonda a marqué durablement le cinéma américain avec des films majeurs tels que Les Raisins de la colère (1940), Un cœur pris au piège (1941), La Poursuite infernale (1946), Le Faux Coupable (1956), Douze hommes en colère (1957) ou Le Jour le plus long (1962). Comme beaucoup d'acteurs de son époque, il est fidèle à plusieurs grands réalisateurs comme John Ford, Henry King, Henry Hathaway ou Sidney Lumet.

Son fils Peter pense que ses sympathies démocrates ont pu lui porter préjudice au début des années 1950 et expliquer le fait qu'il n'ait rien tourné durant six ans[2]. Il fut d'ailleurs l'un des membres fondateurs du « Hollywood Democratic Committee » dans les années 1930, en soutien au programme de Franklin Roosevelt.

Henry Fonda a essentiellement interprété au cours de sa carrière des héros virils et intègres en quête de justice et de paix. Il trouve cependant un contre-emploi parfait dans l'un de ses rôles les plus marquants, Frank, dans Il était une fois dans l'Ouest (1968).

En 1981, il reçoit un Oscar d'honneur pour l'ensemble de sa carrière des mains de Robert Redford[3] et, en 1982, quelques mois avant sa mort, l'Oscar du meilleur acteur pour son rôle dans La Maison du lac.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille, formation et débuts[modifier | modifier le code]

Né à Grand Island, dans le Nebraska, Henry Fonda est le fils de William Brace Fonda et de Herberta Krueger Jaynes. Sa famille paternelle émigra de Gênes en Italie vers les Pays-Bas au XVe siècle, avant de s'installer en 1642 dans la colonie néerlandaise de Nouvelle-Néerlande (actuelle Nouvelle-Angleterre) et d'y fonder la ville de Fonda (État de New York).

Il fait ses débuts au théâtre à la fin des années 1920, grâce à la comédienne Dorothy Pennebaker (mère de Marlon Brando). En 1928, il intègre la troupe des « University Players » à Broadway. Il ne s'installe à Hollywood qu'en 1935.

Carrière cinématographique[modifier | modifier le code]

Henry Fonda dans Un cœur pris au piège (1941).

Henry Fonda a joué dans près de 90 films et avec les plus grands réalisateurs comme John Ford, Fritz Lang ou Alfred Hitchcock, mais il n'abandonnera jamais le théâtre.

Parmi les films les plus célèbres dans lesquels il a joué se distinguent Douze hommes en colère — qu'il a également produit — et Il était une fois dans l'Ouest, dans lequel son rôle est à contre-emploi du rôle de l'homme courageux et honnête qu'il a le plus souvent endossé, à l'exemple du personnage de Wyatt Earp qu'il endossa dans La Poursuite infernale.

Pour faire face au Comité des activités-américaines du sénateur Joseph McCarthy, il est membre du Comité pour le premier amendement de la Constitution des États-Unis (donc en faveur de la liberté d'expression) co-fondé par Philip Dunne, Myrna Loy, John Huston et William Wyler[4].

Après un Oscar d'honneur en 1981 pour l'ensemble de sa carrière, il remporte finalement l'Oscar du meilleur acteur l'année suivante pour son interprétation dans La Maison du lac, quelques mois seulement avant sa mort.

Mort[modifier | modifier le code]

Henry Fonda meurt des suites d'une maladie cardiovasculaire le à son domicile de Los Angeles, entouré de sa femme Shirley et de sa fille Jane, qui joue également dans son dernier film[5]. Il a souffert d'un cancer de la prostate, mais cela n'a pas directement causé sa mort et a été noté seulement comme une maladie concomitante sur son certificat de décès.

L'acteur avait demandé qu'aucun enterrement ne soit tenu, et il a été rapidement incinéré. Le président Ronald Reagan, un ancien acteur lui-même, a salué Fonda comme « un vrai professionnel voué à l'excellence dans son métier. Il a honoré l'écran avec une sincérité et une précision qui en ont fait une légende »[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Henry Fonda a été marié cinq fois. En 1931, il épouse la comédienne Margaret Sullavan. Le couple divorce en 1933. Margaret se suicidera en 1960 à l'âge de 50 ans.

Sa deuxième épouse, Frances Ford Seymour, est la mère de Jane (née en 1937) et de Peter (1940-2019). Après un séjour dans un asile, Frances se suicide en avril 1950, en se tranchant la gorge.

Fin 1950, Henry épouse une autre comédienne Susan Blanchard, qui se prend d'affection pour ses deux enfants ; ils divorcent en 1956. Il reste marié très peu de temps à la baronne Afdera Franchetti (en), fille d'un baron italien, et, en 1965, il épouse Shirlee Adams, rencontrée en 1962, qu'il appellera « la femme de sa vie ».

Théâtre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Années 1930[modifier | modifier le code]

Dans L'Insoumise (1938).

Années 1940[modifier | modifier le code]

Années 1950[modifier | modifier le code]

Avec Audrey Hepburn dans Guerre et Paix (1956).

Années 1960[modifier | modifier le code]

Années 1970[modifier | modifier le code]

Avec Janet Blair dans la série Ah ! Quelle famille.

Années 1980[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Lauren Bacall et Humphrey Bogart aux côtés de Henry Fonda dans la version télévisée de La Forêt pétrifiée (1955).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Voix françaises[modifier | modifier le code]

et aussi :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Avec la mention : « à l'acteur distingué, en reconnaissance de ses brillants accomplissements et sa contribution durable à l'art cinématographique » (« to the consummate actor, in recognition of his brilliant accomplishments and enduring contribution to the art of motion pictures »).
  2. Henry Fonda n’étant pas présent lors de la cérémonie, ce fut sa fille et sa partenaire dans le film Jane Fonda qui accepta l’Oscar en son nom.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. (en) Peter Fonda, Don't Tell Dad: A Memoir (autobiographie), Hyperion, 1998.
  3. (en) [vidéo] « Henry Fonda receiving an Honorary Oscar » sur YouTube
  4. « Connaissez-vous le cinéma ? », Le Monde hors-série jeux, 2011, page 27.
  5. (en) « Interview with Peter Fonda, NPR's Fresh Air », npr.org.
  6. (en) « Fonda is cremated, no funeral », Minden Press-Herald, 13 août 1982, p. 1.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]