Jon Voight

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Jon Voight
Description de cette image, également commentée ci-après
Jon Voight en 2012, lors d'une visite à des vétérans blessés, au Walter Reed National Military Medical Center.
Nom de naissance Jonathan Vincent Voight
Naissance (81 ans)
Yonkers (État de New York, États-Unis)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Acteur, scénariste
Films notables Macadam Cowboy
Délivrance
Le Retour
Runaway Train
Mission impossible
U-Turn
Ennemi d'État
Pearl Harbor
Séries notables Ray Donovan

Jonathan Vincent Voight, dit Jon Voight (nom prononcé en anglais : [vɔɪt]), est un acteur et scénariste américain, né le à Yonkers (État de New York).

Il est notamment connu pour les rôles qu'il tient dans les films Macadam Cowboy (1969), Délivrance (1972), Mission impossible (1996) et Pearl Harbor (2001), ainsi que dans la série télévisée Ray Donovan, de 2013 à 2020. Voight participe également aux deux long-métrages réalisés autour du personnage de Benjamin Gates : Le Trésor des Templiers en 2004 et Le Livre des secrets en 2007. Il remporte l'Oscar du meilleur acteur en 1979 pour son rôle du vétéran paraplégique Luke Martin dans le film Le Retour et reçoit la National Medal of Arts des mains du président Donald Trump en 2019. Il est par ailleurs le père de l'actrice Angelina Jolie et du producteur de cinéma James Haven.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jon Voight lors de la 60e cérémonie des Oscars en 1988.

D'origine allemande et slovaque[1], Jon Voight suit des cours de décoration scénique à l'université catholique d'Amérique de Washington, D.C. avant de débuter, en 1965, une carrière théâtrale à Broadway. Il connaît le succès avec la pièce Vu du pont d'Arthur Miller et obtient en 1967 le Theatre World Award pour sa prestation dans That Summer, That Fall de Frank D. Gilroy. La même année, il fait ses premiers pas au cinéma en apparaissant dans Sept secondes en enfer. La consécration arrive en 1969 : il immortalise son rôle de Macadam Cowboy aux côtés de Dustin Hoffman et se voit nommé à l'Oscar du meilleur acteur.

Au faîte de sa carrière, il incarne l'un des « aventuriers » apeurés dans Délivrance et est récompensé d'un Oscar pour son interprétation d'un vétéran du Viêt Nam devenu paraplégique dans Le Retour. Après sa prestation de boxeur déchu dans Le Champion de Franco Zeffirelli, Voight se fait plus rare sur les écrans. Le grand public le redécouvre en 1985 en bagnard aux prises avec un Runaway Train devenu incontrôlable — rôle qui lui vaut une nouvelle nomination à l'Oscar du meilleur acteur — ainsi qu'en gangster vieillissant dans le polar d'action Heat en 1995. Sa carrière relancée, Jon Voight interprète l'adversaire de Tom Cruise dans Mission impossible et de Matt Damon dans L'Idéaliste, film intimiste de Francis Ford Coppola.

Voight en 2011.

Dès lors, les gros succès et les grands réalisateurs s'enchaînent : après De Palma et Coppola, Voight tourne pour Ennemi d'État de Tony Scott et U-turn par Oliver Stone ou encore avec Michael Mann pour Ali, qui lui permet d'être nominé à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle en 2001. Aussi à l'aise pour incarner les persécuteurs d'enfants dans La Morsure du lézard que les sénateurs respectables dans Un crime dans la tête, l'acteur sexagénaire prend également plaisir à jouer les seconds couteaux dans quelques superproductions hollywoodiennes comme Pearl Harbor, où il campe le président Franklin D. Roosevelt, Transformers et les deux volets de la saga d'aventure Benjamin Gates.

Politique[modifier | modifier le code]

Jon Voight à Hollywood, en 2013.

Jeune, Voight a des idées de gauche. Ainsi, il soutient John Fitzgerald Kennedy lors de l'élection présidentielle de 1960 et est traumatisé par la mort du jeune président en 1963. Il milite par la suite contre la guerre du Viêt Nam, ce qui l'amène à soutenir George McGovern lors de l'élection présidentielle de 1972. Avec Jane Fonda, il apporte aussi son soutien au mouvement Unité populaire de Salvador Allende au Chili.

Il déclare que ce sont les violations des droits de l'homme au Viêt Nam, après le départ des Américains, qui l'ont fait changer d'avis : « Lorsque nous disions : « Faites l'amour, pas la guerre », c'était parce qu'on ne voyait pas le mal, alors qu'il était juste sous nos yeux ». Il porte également un regard critique sur la débauche sexuelle de l'époque « qui a amené des gamines de 15 ans à tomber enceintes » et sur la drogue : « Il y en a même qui disent que la drogue stimulerait la réflexion. Moi je n'ai vu que des gens détruits par la drogue ».

En 2007, il se dit attristé par les critiques à l'encontre de George W. Bush. Lors des primaires républicaines de 2008, il soutient Rudy Giuliani, affirmant qu'il rend la ville de New York plus sûre lorsqu'il est maire et pour son action au moment des attentats du 11 septembre 2001. Après la défaite de Giuliani, il apporte son soutien à John McCain. Présent à la convention nationale du Parti républicain, il y assure la narration d'un documentaire sur Sarah Palin, candidate à la vice-présidence, et participe à un film de soutien aux soldats américains.

Jon Voight est un fervent soutien d'Israël, où il se rend à deux reprises. En 2009, il s'en prend à Jane Fonda, avec qui il a milité autrefois à gauche, après que cette dernière signe un texte de soutien aux Palestiniens : « Je suis allé en Israël, j'ai été au chevet de victimes de roquettes palestiniennes qui ont perdu toute leur famille ». Fonda regrettera d'ailleurs d'avoir signé un texte « sans l'avoir lu » : « Pour apaiser la situation, il faut voir la souffrance des deux côtés, et il est vrai que ce texte ne voyait que la douleur des Palestiniens ». Il accuse Barack Obama de faire la promotion de l'antisémitisme.

Il s'oppose à la réforme du système de santé d'Obama, surnommée Obamacare, participant à une conférence du Tea Party pour exprimer son opinion. Lors de l'élection présidentielle de 2012, il apporte logiquement son soutien à Mitt Romney. Lors de la campagne pour l'élection de 2016, il apporte finalement son soutien au candidat républicain Donald Trump[2]. Le , lors de la cérémonie d'investiture du nouveau président, il prononce un discours.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Oscar du meilleur acteur
Prix d'interprétation masculine du Festival de Cannes

Voix françaises[modifier | modifier le code]

En France, plusieurs comédiens ont doublé Jon Voight. Parmi les plus fréquents, il y a Michel Fortin et Michel Ruhl. Claude Giraud, François Dunoyer, et Bernard Tiphaine l'ont doublé à trois reprises.

Au Québec, Jon Voight est principalement doublé par Jean-Marie Moncelet[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) "Will the real Jon Voight please stand up ?", Interview, 1er mai 2006.
  2. (en-US) « Jon Voight on why he's supporting Trump and Hollywood isn't », sur Fox News, (consulté le 27 septembre 2016).
  3. « Comédiens ayant doublé Jon Voight au Québec », sur Doublage.qc.ca (consulté le 27 novembre 2016).
  4. a b et c « Comédiens ayant doublé Jon Voight en France » sur RS Doublage.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :