Régiolis

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Régiolis
Description de cette image, également commentée ci-après
Régiolis en gare de Montreuil-Bellay.
Identification
Exploitant(s) SNCF (TER)
Désignation
Surnom Régiolis
Type automotrice
Motorisation électrique ou bimode
Composition 4 ou 6 caisses
Couplage UM possible jusqu'à 3 rames en service commercial. Possibilité d'UM4 si une des rames est en W (sans voyageurs)
Construction 331 rames commandées
Constructeur(s) Alstom
Mise en service depuis 2014
Effectif

255 rames au

Affectation TER, Intercités
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux

Bo'+2'+2'+2'+Bo' (4c.)

Bo'+2'+2'+2'-Bo'+2'+2'+Bo' (6c.)
Écartement standard
Carburant gazole
Alimentation continu 1,5 kV /
monophasé 25 kV – 50 Hz /
monophasé 15 kV – 16,7 Hz
Moteurs de traction

4 ou 6 * synchrones à aimants permanents 12 LCS 2939 C[1] (électrique)

4 ou 6 * MAN D 2876 (thermique)
Transmission électrique
Longueur 56, 71,6 ou 110 m
Largeur 2,85 m
Hauteur 4,29 m
Portes 1300 mm
Places assises 160, 220
ou 360[Note 1] pl.
Vitesse maximale 160 km/h

Le Régiolis est une génération de rames automotrices construites par Alstom issues de la famille Coradia. La SNCF et les régions ont actuellement commandé 233 éléments pour les relations TER. La première rame est présentée le en Aquitaine, et la première mise en service s'effectue le sur le réseau TER Aquitaine, avec plus d'un an de retard sur le calendrier initial.

Historique[modifier | modifier le code]

Le porteur-polyvalent[modifier | modifier le code]

Présentation de la première rame Régiolis, à Strasbourg le 5 décembre 2011.
Présentation de la première rame Régiolis, à Strasbourg le .

Au cours des années 2000, la livraison de plusieurs centaines de nouveaux trains, X TER, A TER, AGC, ou encore TER 2N NG, permet une importante modernisation du parc de matériel régional électrique et thermique. Toutefois au début des années 2010, d'anciennes séries de matériels, datant des années 1970 et 1980, continuent de circuler ; il apparaît nécessaire de poursuivre le renouvellement et la croissance du parc au cours de la période 2013 – 2022 avec la fréquentation croissante du réseau TER. Cette volonté se manifeste avec un appel d'offres de la SNCF, pour la conception d'un nouveau type de train, le « porteur-polyvalent » (PP). À la suite du Grenelle de l'environnement et de l'exploitation avec succès de matériel AGC bi-mode, ce matériel ne doit présenter aucune version uniquement thermique, mais des versions électriques et bi-modes, afin d'éviter des circulations sous caténaire en traction thermique faute de matériel adapté[2].

Alors que Bombardier Transport avait remporté quelques années plus tôt le marché de sept cents rames AGC destinées au TER, Alstom remporte cette fois le marché, permettant au constructeur de fabriquer de nouveau des matériels destinés au trafic régional français. Le train imaginé, le Régiolis, est proposé en version électrique et bimode-bicourant, permettant à ces trains de circuler sur l'ensemble du réseau français à voie normale, à l'image des B 82500 du constructeur concurrent Bombardier. En outre, une version tricourant dotée du 15 kV à la fréquence de 16,7 Hz est également proposée, permettant des dessertes transfrontalières vers l'Allemagne et la Suisse[3]. Le Régiolis est présenté comme « un train modulable qui sait tout faire » et proposé en trois versions avec trois, quatre ou six caisses, et trois types d'aménagements, péri-urbain, régional ou intervilles. À l'image de l'AGV du constructeur, ou des Z 50000 et Regio 2N de Bombardier, la rame est conçue avec une architecture articulée, avec les bogies disposés entre les voitures. Enfin, ce train a pour particularité d'être le premier matériel ferroviaire régional à plancher bas intégral[2].

Commandes[modifier | modifier le code]

Les huit premières régions à commander le Régiolis sont l'Alsace, l'Aquitaine, la Basse-Normandie, la Haute-Normandie, la Lorraine, Midi-Pyrénées, Pays de la Loire et la Picardie[4]. La commande de Basse-Normandie, passée en 2009, porte sur 15 rames pour un montant de 148 millions d'euros[5],[6].

Auvergne et Poitou-Charentes ont eux aussi commandé des rames en 2011 (12 rames pour l’Auvergne et 10 pour Poitou-Charentes)[7].

En 2012, les régions Pays de la Loire et Alsace ont commandé des rames supplémentaires (respectivement cinq et deux)[8],[9].

En 2013, la région Franche-Comté commande 7 rames[10], ce qui porte alors le total à 184 rames.

En septembre 2013, 34 rames bimodes et bicourants d'une version dérivée pour les longs parcours[11] sont commandées pour le renouvellement du parc grandes lignes Intercités, qui est encore principalement constitué de trains Corail[12],[13]. Ces trains à 6 voitures, issus de la gamme Coradia Liner[11], seront mises en service dès 2015[12].

En 2015, pour le futur réseau transfrontalier Léman Express, la SNCF a commandé 17 Régiolis supplémentaires aptes à circuler sur le réseau ferré suisse, qui seront mis en service en 2019. Par ailleurs, la région Midi-Pyrénées commande également 8 rames supplémentaires[réf. nécessaire].

En 2017, l'État commande une tranche supplémentaire de 30 éléments de longueur et d'aménagement variés pour un montant de 360 millions d'euros pour remplacer le matériel tracté d'une partie plus importante du parc allouées à Intercités, portant ainsi le parc prévisionnel à 64 rames[14]. Les premières livraisons de cette nouvelle commande se feront à partir de septembre 2018[15].

Le 8 janvier 2018, Alstom annonce qu'elle fournira 14 rames Coradia supplémentaire, soit 8 rames pour Bourgogne-Franche-Comté et 6 rames pour Grand Est, pour un montant d’environ 100 millions d’euros[16].

En janvier 2019, la région Grand Est a décidé de commander 22 rames Régiolis supplémentaires[17].

En Île de France, dans le cadre du projet Charles de Gaulle Express, future liaison ferroviaire directe entre Gare de l'Est et l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, 12 rames Régiolis ont été commandées, elles seront spécialement aménagées pour le transport de voyageurs avec bagages[18].

Le , la région Bourgogne-Franche-Comté annonce la commande prochaine de 16 nouvelles rames à 6 caisses[19].

Liste des commandes passées par région[20]
Acquéreur Nombre de caisses Version Traction Aménagement intérieur Nombre commandé Sources
Auvergne-Rhône-Alpes 4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 12
4 caisses Z 31500 Électrique (tricourant) Régional 17
Bourgogne-Franche-Comté 4 caisses Z 51500 Électrique Régional 24 [21]
Centre-Val de Loire 4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 3
Grand Est 4 caisses B 83500 Bimode-bitension Périurbain 6 [16]
6 caisses B 83500 Bimode-bitension Périurbain 19
4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 10
6 caisses B 85000 Bimode-bitension Intercités 19
Hauts-de-France 6 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 27
Intercités 6 caisses B 85000 Bimode-bitension Intercités 20 [11],[15]
4 caisses Z 51500 Électrique Intercités 9 [15]
Normandie 6 caisses B 84500 Bimode-bitension Interville 15 [6]
4 caisses B 84900 Bimode-bitension Régional 10
Nouvelle-Aquitaine 4 caisses Z 51500 Électrique Régional 22
4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 20
Occitanie 4 caisses B 83500 Bimode-bitension Périurbain 21
4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 3
4 caisses Z 54900 Électrique Périurbain 15
PACA 4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 10
Pays de la Loire 4 caisses B 84500 Bimode-bitension Régional 10
4 caisses Z 51500 Électrique Régional 10
Total 302 ??

Fabrication et tests[modifier | modifier le code]

Le , trois ouvriers, qui effectuaient des réglages sur la voie privée d'essais d'Alstom à Tronville-en-Barrois (Meuse), meurent fauchés par une rame en essai[22]. Ce Centre d'essais ferroviaires teste avant livraison toutes les rames Régiolis[23].

Le Régiolis est fabriqué sur plusieurs sites d'Alstom[16]

Le Régiolis reçoit l'homologation de mise en exploitation commerciale, délivrée par l'EPSF en . Les premières rames circulent en en Aquitaine, Picardie, Lorraine et Alsace[24],[25].

La largeur des Régiolis et des Regio 2N est incompatible avec le gabarit disponible dans un certain nombre de gares. Environ 1 300 bords de quais devront donc être retouchés pour dégager quelques centimètres supplémentaires, afin de permettre le passage de ces nouveaux trains. Le coût de cette opération est estimé à 50 millions d'euros. Si ce genre d'adaptations minimes des infrastructures à un nouveau matériel est routinier, le manque d'anticipation et la crainte d'une hausse des tarifs a soulevé une polémique en mai 2014[26].

Le premier Régiolis, une Z 51500 quadricaisse, est introduit en service commercial avec plus d'un an de retard sur les prévisions initiales, le en Aquitaine, sur la relation BordeauxAgen. Le même jour, la Lorraine met en service commercial sa première rame bi-mode régionale B 84500 entre Nancy et Saint-Dié-des-Vosges. Enfin six jours plus tard, le , l'Alsace met à son tour en service un élément bi-mode péri-urbain B 83500 entre Strasbourg et Sarreguemines. Un mois plus tard, le , c'est au tour de la Picardie d'introduire ses premiers B 84500 sur la relation Paris-NordLaon[27].

Incident[modifier | modifier le code]

À partir du , l'ensemble des rames Régiolis (donc, y compris les Coradia Liner) est limité à la vitesse des engins « V140 » (imposant une vitesse limite de 140 km/h, ainsi que d'autres réductions de vitesse sur certaines portions de ligne). En effet, lors d'essais réalisés en avril, il a été constaté, à 160 km/h, que les distances de freinage d'urgence dépassaient celles qui ont permis l'homologation de ce type de matériel[28]. Cette restriction, causée par un vieillissement prématuré des garnitures de freins qui vont donc devoir être remplacées, devrait être levée en octobre de la même année[28].

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

Cabine de conduite du Régiolis.

La rame, qui dispose d'un plancher bas intégral permettant une importante accessibilité, est déclinée en deux versions : automotrice (électrique) bicourant et automoteur bimode bicourant (électrique et diesel), pouvant rouler à 160 km/h.

Le Régiolis se compose au maximum de 6 voitures : VE1 et VE2 : véhicules d'extrémités avec cabines, VIUFR : voiture intermédiaire à accès PMR, VC1 et VC2 : véhicules clefs (sécables), VI2 : véhicule intermédiaire 2. Le Régiolis est disponible en trois longueurs : PPP : petite (trois voitures : VE1 + VIUFR + VE2)[Note 2], PPM : moyenne (quatre voitures : VE1 + VIUFR + VI2 + VE2) et PPG : grande capacité (six voitures : VE1 + VIUFR + VC1 + VC2 + VI2 + VE2). Cette dernière pouvant accueillir jusqu'à 650 passagers.

Il peut assurer différents types de dessertes : les liaisons périurbaines avec des arrêts fréquents et un trafic important, comme les liaisons régionales ou inter-ville avec des temps de parcours plus longs (+/- une heure en moyenne). Le Régiolis est équipé de moteurs à aimants permanents, plus performants que les moteurs électriques des générations précédentes. Il peut circuler en version électrique ou bi-mode, et sous deux tensions (25 kV et 1 500 V).

Il peut être décliné en versions transfrontalières pour circuler sur les réseaux allemand et suisse, avec une tension de 15 kV. Pour augmenter sa capacité d’accueil jusqu’à 1 000 places assises, il est possible de coupler jusqu’à trois rames de la version la plus longue (soit 330 mètres).

Au niveau intérieur, un nouveau système embarqué est destiné à l’information des voyageurs (afficheurs dynamiques, plan de ligne et annonces sonores). Le Régiolis est aussi doté de sièges avec prises électriques, liseuses, repose pieds et accotoirs individuels ainsi que des manchettes bois sur les accoudoirs.

Les différentes versions du Régiolis sont récapitulées dans le tableau ci-dessous :

Liste des versions du Régiolis
Numérotation Traction Aménagement intérieur Nombre de caisses Nombre Longueur
en mètres
B 83500 Bimode-bitension Périurbain 4 caisses 27 72
B 83500 Bimode-bitension Périurbain 6 caisses 19 110
B 84500 Bimode-bitension Régional 4 caisses 68 72
B 84500 Bimode-bitension Régional 6 caisses 42 110
B 85000 Bimode-bitension Intercités 6 caisses 39 110
B 85900 Bimode-bitension Interville 4 caisses 10 72
Z 51500 Électrique Régional 4 caisses 56 72
Z 54900 Électrique Périurbain 4 caisses 15 72
Z 31500 Électrique (tricourant) Régional 4 caisses 17 72
Total 293


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Régiolis hybride[modifier | modifier le code]

Alstom, la SNCF et trois régions françaises (Grand Est, Nouvelle-Aquitaine et Occitanie) vont s'unir pour développer un Régiolis hybride. L'objectif est d'installer des batteries au lithium-ion permettant la récupération et le stockage de l'énergie au freinage, puis de la réutiliser pour subvenir aux besoins énergétiques du train. Cette version permettra une diminution de 20 % de sa consommation énergétique par rapport à une version bimode classique. Une rame sera prélevée sur le parc d'Occitanie en 2020 pour une phase d'essais, avant une mise en service commercial dès 2021 et un déploiement en série en 2022[29].

Dessertes réalisées ou prévues[modifier | modifier le code]

Intercités[modifier | modifier le code]

Train Nantes - Bordeaux assuré en Coradia Liner, à Nesmy en 2017.
Article détaillé : Coradia Liner.

L'équipement des Intercités par des rames Régiolis en version Intercités (nommé Coradia Liner par Alstom[30]) permettra le retrait des voitures Corail en fin de vie de ces relations.

Par ailleurs, le , trois rames appartenant à l'ancienne région Basse-Normandie ont été prêtées à Intercités, pour la liaison Paris – Amiens – Boulogne[31]. Elles ont été restituées à la région Basse-Normandie un an après, et tous les trains de cette relation sont depuis uniquement assurés en rame Corail (comme auparavant).

Ces rames Régiolis Normandie assurent aujourd’hui les relations Intercités entre Paris et Granville.

Rame Régiolis Basse-Normandie sur un Paris - Granville.

TER[modifier | modifier le code]

Auvergne-Rhône-Alpes[modifier | modifier le code]

Les Régiolis de l'ancienne région Auvergne sont en service commercial depuis le . Ils remplacent les dernières compositions assurées jusqu'alors par des RRR + BB 67400, ou en AGC X 76500, et sont engagés sur les relations[32] :

Léman Express[modifier | modifier le code]

Dans l'ex-région Rhône-Alpes, 17 rames, aptes au courant continu 1,5 kV, ainsi qu'aux courants alternatifs 25 kV – 50 Hz et 15 kV – 16,7 Hz helvétique, ont été commandées, pour un montant de 160 millions d'euros[34],[35]. Leur livraison est prévue en 2019.

Ces rames assureront les services transfrontaliers du futur réseau Léman Express[36],[37] :

Bourgogne-Franche-Comté[modifier | modifier le code]

Régiolis stationné en gare de Besançon-Viotte.

La commande des Régiolis par l'ex-région Franche-Comté et plus récemment Bourgogne-Franche-Comté a pour but de remplacer les BB 25500 et RRR, BB 7200 et BB 22200 et leurs voitures Corail qui leur sont associées, sur les lignes :

Centre-Val de Loire[modifier | modifier le code]

Grand Est[modifier | modifier le code]

Le premier train Régiolis SNCF de la Région Alsace B 83547 en service commercial dans la région Alsace, sur le TER 830910 Strasbourg – Sarreguemines le .
Régiolis B 83511 du TER Alsace en gare de Strasbourg, le .

Le premier essai du Régiolis en Alsace a lieu le , au départ de Strasbourg, avec la toute première rame, la B83553[38].

L'ex-région Alsace a commandé 24 rames bimode pour un coût total de 23 millions d'euros. Elles sont mises en service progressivement sur les lignes de * Strasbourg – Sarreguemines (sous caténaire de Strasbourg à Mommenheim et en mode diesel de Mommenheim à Sarreguemines).

A l'issue de la séance plénière de la région Grand Est de janvier 2019, le conseil a annoncé la commande de 22 rames Régiolis supplémentaires, afin de renforcer l'offre en TER autour de Strasbourg, et les liaisons avec l'Allemagne[39].

Pour permettre la circulation du Régiolis en Alsace, les quais ont dû être mis aux normes dans six gares : à Colmar, Mothern, Gertwiller, Metzeral, Herrlisheim et Mundolsheim[43].

Les Régiolis de l'ex-région Lorraine auront pour premier rôle de remplacer les derniers X 4750 encore en service en Lorraine, certains éléments étant toujours en service, bien que particulièrement vétustes (non rénovés Métrolor) :

Hauts-de-France[modifier | modifier le code]

Rame Régiolis B 84505/506 L version 6 caisses, arrivant à Amiens le .

Les Régiolis de l'ancienne région Picardie remplaceront les rames Corail TER associée à des BB67400 sur l'axe Paris-NordCrépy-en-ValoisLaon. Ils remplaceront également les RRR, essentiellement sur les axes :

Normandie[modifier | modifier le code]

Nouvelle-Aquitaine[modifier | modifier le code]

La rame Z 51519/20, en gare de Bordeaux-Saint-Jean.

L'ex-région Aquitaine devait être la première région à mettre en service commercial le Régiolis[46], prévu en au moment de la commande en [4]. Après un premier report à annoncé à la fin de 2012[46], puis un second à février ou annoncé en 2013[47], c'est finalement le que la première présentation a lieu[48] et le qu'il est mis en service[49]. Le Régiolis est destiné aux lignes suivantes :

Occitanie[modifier | modifier le code]

La rame B 83535/36, sur la ligne TER Midi-Pyrénées Carmaux-Toulouse.
  • ToulouseAgen ;
  • Toulouse – Carmaux ;
  • Toulouse – Rodez ;
  • Toulouse – Mazamet ;
  • Toulouse – Foix ;
  • Toulouse – Pau ;
  • Toulouse – Auch ;
  • Toulouse – Avignon-Centre ;
  • Toulouse – Brive-la-Gaillarde.

Pays de la Loire[modifier | modifier le code]

Une Z 51500 Pays de Loire.

Les deux premières rames ont été livrées le [51] pour une mise en service en , sur les lignes.

Provence-Alpes-Côte d'Azur[modifier | modifier le code]

CDG Express[modifier | modifier le code]

La région Île-de-France n'a pas effectué de commandes de rames Régiolis. Toutefois, une liaison, située uniquement dans cette région, exploitera d'ici 2024 une douzaine de rames, aménagées spécialement pour les liaisons aéroportuaires. Ces rames seront exploitées sur le Charles de Gaulle Express, nouvelle ligne reliant directement la gare de Paris-Est au terminal 2 de l'aéroport Charles de Gaulle. Ces rames seront exploitées par une nouvelle société, réunissant Keolis (filiale de la SNCF) et la RATP[53].

Affectations[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste des Régiolis.

Entre avril et , cinq engins ont été mis en service, sur cinq régions différentes (Alsace, Picardie, Aquitaine, Midi-Pyrénées et Basse-Normandie). Ces engins sont gérés par plusieurs supervisions techniques de flotte (STF). Depuis , les Régiolis sont livrés régulièrement et le nombre de STF chargées de ceux-ci augmente également.

Numérotation[modifier | modifier le code]

Ces automotrices portent le marquage et le Numéro Européen des Véhicules. Chaque motrice et chaque remorque sont identifiées[54].

  • B 84500 (bimode-bitension ; 4 ou 6 caisses)
Automotrice 84501 L
Numéro SNCF Type Numéro européen
B 84 501 motrice 94 87 00 84 501-x F-SNCF
BR 841 501 remorque 94 87 0 841 501-x F-SNCF
BR 842 501 remorque 94 87 0 842 501-x F-SNCF
BR 842 502 remorque 94 87 0 842 502-x F-SNCF
BR 841 502 remorque 94 87 0 841 502-x F-SNCF
B 84 502 motrice 94 87 00 84 502-x F-SNCF

M : 4 caisses (= 2 remorques) ; L : 6 caisses (= 4 remorques) ; x : chiffre d'autocontrôle

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Soit jusqu’à 1 000 places pour un train de 3 rames longues.
  2. Aucune région n'a commandé de version trois caisses.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b Olivier Constant, Les automotrices bicourant et les trams-trains, dans Le Train, p. 81.
  3. Alstom, « Train régional Coradia Polyvalent : Une géométrie variable », sur alstom.com (consulté le 16 août 2015).
  4. a et b « Le futur train régional d’Alstom bientôt opérationnel », sur La gazette des communes, .
  5. « Paris-Granville : de nouveaux trains sur les rails », article de La Manche Libre du 3 novembre 2012, consulté le 14 septembre 2013.
  6. a et b SNCF - Régiolis sur la ligne Paris-Granville [PDF], dossier de presse du 18 décembre 2013.
  7. « 22 Coradia Polyvalent supplémentaires pour les régions Auvergne et Poitou-Charentes pour 125 millions d’euros », article du 2 janvier 2012 sur le site officiel du constructeur Alstom (consulté le 15 novembre 2014).
  8. « Alstom fournira cinq trains régionaux Régiolis supplémentaires à la région Pays de la Loire pour 25 millions d’euros », sur le site officiel du fabricant Alstom, du 2 mars 2012 (consulté le 14 septembre 2013).
  9. « TER Alsace : 75 000 voyageurs par jour », .
  10. « Sept rames « Régiolis » pour les TER de Franche-Comté », sur lepays.fr, .
  11. a b et c « Intercités : commande de 34 Coradia Liner », article de Transport rail du 2 octobre 1013, consulté le 28 septembre 2014.
  12. a et b « Alstom vend ses Regiolis pour renouveler les trains Corail et les Intercités », sur mobilicites.com, (consulté le 27 septembre 2013).
  13. (en) « SNCF orders electro-diesel inter-city trainsets », (consulté le 2 octobre 2013).
  14. « L'État et la SNCF donnent un coup de TET aux Intercités », La Tribune, 28 février 2017 (consulté le 23 avril 2017).
  15. a b et c « Alstom fournira 30 rames Coradia à SNCF Mobilités pour renforcer les trains d’équilibre du territoire », communiqué de presse d'Alstom du 3 avril 2017 (consulté le 23 avril 2017).
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  18. Olivier Cognasse, « Keolis et RATP Dev vont exploiter la future liaison CDG Express », sur usinenouvelle.com, (consulté le 12 avril 2019).
  19. « Besançon : Marie-Guite Dufay inaugure deux nouveaux trains Régiolis », sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté (consulté le 1er mars 2019).
  20. Communiqué d'Alstom, dans le dossier de presse de présentation du Régiolis à la région Aquitaine le 4 juillet 2013, page 20/30 du PDF.
  21. « parc des automotrices Régiolis série Z51500 ».
  22. « Lorraine: Train mortel d'Alstom : l'horaire de l'essai a été avancé », article de L'Est Républicain, édition de Bar-le-duc du 2 décembre 2011, actualisé 26 mars 2013.
  23. Régiolis : passage meusien obligé L'Est Républicain - édition de Bar-le-duc 12 octobre 2015.
  24. (en) « Alstom Régiolis homologated to circulate on the French rail network » sur le site d'Alstom (consulté le 26 mars 2014).
  25. TER : le Régiolis homologué sur Ville, Rail & Transports, 26 mars 2014.
  26. « Pour renouveler ses TER, la SNCF commande des rames... trop larges », publié le 20 mai 2014 par lemonde.fr (consulté le 24 mai 2014).
  27. Olivier Constant, Les automotrices bicourant et les trams-trains, dans Le Train, p. 83.
  28. a et b Olivier Cognasse, « Alstom contraint de revoir le freinage de ses trains Régiolis, au grand dam de la SNCF », sur usinenouvelle.com, (consulté le 13 juin 2018).
  29. « Première expérimentation TER Hybride en France », publié le 17 septembre 2018 par sncf.com (consulté le 30 septembre 2018).
  30. « Coradia Liner : des Régiolis en version Intercités », Rail Passion no 234, avril 2017.
  31. M. Carémantrant, « Des Régiolis sur Boulogne », Rail Passion, no 207,‎ , p. 9 (ISSN 2264-5411).
  32. Emmanuel Moreau, « Le Régiolis arrive sur les rails auvergnats », article publié sur le site de la radio France Bleu du 11 décembre 2016.
  33. Richard Benguigui, « Une nouvelle liaison directe Clermont-Lyon fin 2015 », article du quotidien La Montagne du 4 mai 2015 : « D'ici la fin de l'année, la région Auvergne va se doter de douze nouvelles rames Regiolis-Alsthom ».
  34. « Alstom va fournir 17 Régiolis à la Région Rhône-Alpes », sur leprogres.fr, (consulté le 1er juillet 2015).
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  50. . «Le nouveau TER Régiolis arrive en Poitou-Charentes », article de la Région Poitou-Charentes sur son site internet (consulté le 20 mars 2015).
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  53. Olivier Cognasse, « La liaison CDG Express médaillée pour les JO de 2024 », sur usinenouvelle.com, (consulté le 12 avril 2019).
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