Gare de La Rochelle-Ville

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La Rochelle-Ville
Image illustrative de l'article Gare de La Rochelle-Ville
Le bâtiment voyageurs et la place Pierre-Semard.
Localisation
Pays France
Ville La Rochelle
Adresse Place Pierre-Semard
17000 La Rochelle
Coordonnées géographiques 46° 09′ 09″ N 1° 08′ 43″ O / 46.152427, -1.145153 ()46° 09′ 09″ Nord 1° 08′ 43″ Ouest / 46.152427, -1.145153 ()  
Gestion et exploitation
Propriétaire RFF / SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV Atlantique
Intercités
TER Poitou-Charentes et TER Pays de la Loire
Fret SNCF
Caractéristiques
Ligne(s) Nantes-Orléans à Saintes
Saint-Benoît à La Rochelle-Ville
La Rochelle-Ville à La Rochelle-Pallice
Voies 5 (+ services)
Quais 3
Transit annuel 1,72 million[1] (2007)
Altitude 5 m
Historique
Mise en service 12 janvier 1878
Ouverture 19 novembre 1922 (gare actuelle)
Architecte Pierre Esquié
Classement  Inscrit MH (1984, Façades, toitures, hall et ses mosaïques)
Correspondances
Bus lignes 1, 10, 16, 17, 19, 57 (réseau RTCR)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
La Rochelle-Ville

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

(Voir situation sur carte : Charente-Maritime)
La Rochelle-Ville

Géolocalisation sur la carte : La Rochelle

(Voir situation sur carte : La Rochelle)
La Rochelle-Ville

La gare de La Rochelle-Ville est une gare ferroviaire, située sur le territoire de la commune de La Rochelle, dans le département de la Charente-Maritime, en région Poitou-Charentes.

Elle fait partie de la ligne de Nantes-Orléans à Saintes et est le terminus de la ligne en provenance de Saint-Benoît (gare située près de Poitiers et qui permet les liaisons avec Paris) ainsi que l'origine de la ligne de La Rochelle-Ville à La Rochelle-Pallice qui dessert le grand port maritime de La Rochelle.

Gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), elle permet des liaisons TGV quotidiennes vers Paris, Poitiers et Tours, et des liaisons Intercités vers Bordeaux, Nantes, et Limoges par Saintes et Angoulême. La ligne TGV, inaugurée en 1993, met La Rochelle à trois heures de Paris.

La tour, les façades et toitures, le hall et ses mosaïques sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du 27 avril 1984[2].

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le faisceau de voies avant l'arrivée en gare
Le faisceau de voies avant l'arrivée en gare coté nord.

Gare de bifurcation, elle est située au point kilométrique (PK) 178,996 de la ligne de Nantes-Orléans à Saintes, entre les gares ouvertes de Luçon et Aytré-Plage et au PK 140,720 de la ligne de Saint-Benoît à La Rochelle-Ville. Elle est également l'origine de la ligne de La Rochelle-Ville à La Rochelle-Pallice réservée en partie au trafic fret pour la desserte du port de la Pallice et pour la desserte voyageurs de la gare de La Rochelle-Porte Dauphine. Son altitude est de 5 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

1857 : gare de La Rochelle-PO[modifier | modifier le code]

La « gare de La Rochelle PO » est mise en service le 6 septembre 1857 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, alors que cette compagnie ouvre à l'exploitation la section de Niort à La Rochelle et à Rochefort.

La gare comporte un bâtiment du type de la compagnie, utilisé pour les gares situées à proximité d'une place forte. L'élégante construction de fer et de brique  est inaugurée le 7 septembre[3]. Elle est située « sous les remparts, près de la porte Saint-Nicolas, sur les bords du bassin à flot en construction » (emplacement actuel de l'hôtel Océanides). Pour permettre les échanges entre le chemin de fer et les navires, la voie est prolongée à l'intérieur de l'enceinte jusqu'aux quais des bassins[4].

Cette ouverture permet la desserte de La Rochelle-PO par des trains en provenance de Paris via la station Saint-Benoit (Poitiers) située sur la ligne de Paris à Bordeaux à 340 km de la capital et 141 km de la Rochelle, par la ligne de Poitiers à La Rochelle et Rochefort via Niort. En 1862, La Rochelle est la 16e station depuis Poitiers, elle dispose de voitures à chevaux effectuant les correspondances avec Villedoux, Marans et Luçon. Il y a également, suivant les horaires de la marée, des bateaux pour Saint-Martin de Ré[5].

1872 : gare de la Compagnie des Charentes[modifier | modifier le code]

Une autre gare, située au sud de celle de la Compagnie du PO, est mise en service à La Rochelle par la Compagnie des Charentes lorsqu'elle ouvre à l'exploitation la section de La Roche-sur-Yon à La Rochelle le 14 mars 1871[6]. Le prolongement jusqu'à la gare de Rochefort est inauguré le 29 décembre de la même année. La compagnie des Charentes inaugure le bâtiment le 17 juin 1872.

1922 : gare de La Rochelle-Ville[modifier | modifier le code]

En 1914, vue de la gare de La Rochelle-PO toujours en exploitation dans l'attente de la livraison de la nouvelle gare.

L'État rachète la Compagnie des Charentes le 12 janvier 1878. Suite aux conventions de 1883, la ligne Poitiers-La Rochelle est transférée aux Chemins de fer de l'État. Jugeant la gare des Charentes trop éloigné de la ville et son accès difficile des travaux furent entrepris pour faire arriver dans la gare terminus tous les trains des directions Nantes et Bordeaux. Ce résultat ne put être obtenu qu'au moyen d'un rebroussement dans la gare ancienne[7].

En 1891, la gare de La Rochelle-Ville est reliée au port de La Pallice.

La seconde moitié du XIXe siècle voit le trafic ferroviaire s'accroître de manière importante, notamment en raison du tourisme balnéaire et du fait que La Rochelle est à la croisée des lignes reliant Bordeaux, Nantes et Poitiers. Dès 1884[8], on prévoyait la construction d'une gare de passage à l'emplacement des glacis de l'ouvrage à corne. Il faut attende le déclassement de la place et la modification en projet monumentale pour un accord de tous les intervenants. Aussi, le 24 mars 1906, la construction d'un nouveau bâtiment voyageur est déclarée d'utilité publique.

La gare après 1922.
La nouvelle gare de La Rochelle, après 1922.

Dès 1909, une nouvelle gare est donc construite à l'extrémité Sud de de l'ouvrage à cornes. Le bâtiment, dessiné par l'architecte Pierre Esquié, est monumental et dominé par un campanile de 45 m de haut, plus haut que les tours de l'entrée du port. Sa construction, interrompue par la Première Guerre mondiale, ne reprend qu'en 1919. Finalement, la nouvelle gare est inaugurée le 19 novembre 1922 par le ministre des Travaux publics de l'époque[9], Yves Le Trocquer.

L'ouvrage à corne disparait rapidement au profit du nouveau quartier de la gare et de la nécessité de créer de nouvelles voies de communication en rapport avec la monumentalité du nouvelle édifice. Le bâtiment fait face à une vaste esplanade depuis laquelle part un large boulevard bordé d'arbres, la reliant à la ville.

La gare, richement décorée, rappelle l'architecture de La Rochelle, et notamment celle de la Grosse Horloge. Le hall des voyageurs est orné de grandes mosaïques, tandis que les parements sont en pierre. Sa façade est décorée de nombreuses gravures s'inspirant de la faune marine. Les quais sont intégralement couverts par une grande verrière.

Grande verrière des quais de la gare de La Rochelle

Lors de la tempête de décembre 1999, une partie de la toiture de la verrière extérieure de la gare a chuté et il fallut y installer par la suite des filets pour éviter tout accident. C'est en septembre 2005 que la SNCF décide de déposer la totalité des restes de la vieille couverture, l'immense carcasse restant à ciel ouvert. Maître d'œuvre et unique contributeur, Réseau ferré de France a accepté d'assumer le coût de l'installation d'une toute nouvelle verrière, non pas en polycarbonate comme il l'aurait souhaité mais en zinc et verre trempé pour préserver une authenticité, un éclairage et une résistance historique. Le surcoût pour l'installation de cette matière est estimé à 300 000 euros. Les travaux de la nouvelle verrière[10] ont commencé en juin 2008 et le chantier devait être terminé en juin 2009. La rénovation de la verrière a finalement été inaugurée le 6 juillet 2009, avec la promesse de refaire les quais[11].

Piloté sur le plan opérationnel par la SNCF, et par son responsable des opérations Jean-Pierre Dupuis, ce chantier d'envergure coûtera 7,2 millions d'euros.

Très exigeant sur le plan technique, le marché a été remporté par l'entreprise Vilquin, basée à Jarnac. Sa mission consistera à débarrasser la structure d'acier de sa peinture fortement plombée, de remplacer les éléments métalliques corrodés et enfin d'installer cette nouvelle toiture en zinc et verre trempé. Les pignons, aux extrémités est et ouest, seront quant à eux bardés en polycarbonate. C'est ainsi que le hall extérieur est en grand chantier avec l'installation des échafaudages qui couvriront 6 400 m2.

Au printemps 2005, le hall « Voyageurs » a été totalement rénové, permettant une belle remise en valeur de l'architecture du bâtiment.

Services des voyageurs[modifier | modifier le code]

Accueil[modifier | modifier le code]

Entrée de la gare de La Rochelle.
TGV Atlantique à la gare de La Rochelle.

Gare[12] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est équipée d'automates pour l'achat des titres de transport. C'est une gare « Accès Plus » disposant d'aménagement pour l'accessibilité des personnes à mobilité réduite.

Dessertes[modifier | modifier le code]

Service des marchandises[modifier | modifier le code]

Cette gare est ouverte au service du fret[13] (train massif, desserte d'installations terminales embranchées et wagons isolés pour certains clients).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les liaisons possibles entre Troyes et le réseau ferroviaire à grande vitesse p13, Ministère de l'écologie, mars 2010
  2. « Classement de la gare », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Louis-Marie Meschinet de Richemond, A. de Quatrefages, La Rochelle et ses environs avec un précis historique de A. de Quatrefages, Charier, 1866, p. 129 lire (consulté le 29 juillet 2012).
  4. Annales des ponts et chaussées, Mémoires et documents relatif à l'art des constructions et au service de l'ingénieur, Numéro 27, Partie 1, Volume 2, A. Dumas, 1857, pp. 364-365 lire (consulté le 29 juillet 2012).
  5. Adolphe Joanne, Itinéraire de Poitiers à la Rochelle, à Rochefort et à Royan : itinéraire descriptif et historique, guides Joanne, Hachette, 1862, pp. 1-2 et 40-41 lire (consulté le 29 juillet 2012).
  6. Site Gallica.bnf, Rapports et délibérations - Vendée, Conseil général, année 1871, p. 50 lire (consulté le 29 juillet 2012).
  7. Une histoire ferroviaire à cheval sur deux guerres - La Vie du Rail n°524 du 04-12-1955
  8. « Nouvelle Gare de La Rochelle - Dossier Inventaire », base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. Mémoire de la société des Antiquaires de l'Ouest, Poitiers, 1996, page 773
  10. La Rochelle Le Journal, voir page 9 - Avril 2008 [PDF]
  11. Article de http://passion-trains.over-blog.com du 7 juillet 2009.
  12. Site SNCF TER Pays de la Loire, Gare de La Rochelle-Ville lire en ligne (consulté le 28 avril 2011)
  13. Site Fret SNCF : la gare de La Rochelle-Ville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Terminus Terminus TGV Surgères Paris-Montparnasse
Quimper
ou Nantes
Luçon Intercités Rochefort Bordeaux-Saint-Jean
ou Toulouse-Matabiau
Terminus Terminus Intercités Châtelaillon Bordeaux-Saint-Jean
Nantes Luçon TER Pays de la Loire Terminus Terminus
Terminus Terminus TER Poitou-Charentes Surgères Poitiers
ou Tours
Terminus Terminus TER Poitou-Charentes Châtelaillon Angoulême
La Rochelle-Porte Dauphine La Rochelle-Porte Dauphine TER Poitou-Charentes Aytré-Plage Rochefort