Groupe ADP

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Aéroports de Paris)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir ADP.
Ne pas confondre avec Aéroport de Paris Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, qui recense les aéroports homonymes
Groupe ADP
Image illustrative de l'article Groupe ADP
illustration de Groupe ADP

Création 1945
Dates clés 1945 Création
1974 : Ouverture de l’aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle
2006 : Début de la privatisation
2016 : Création des marques Groupe ADP et Paris Aéroport
Personnages clés Augustin de Romanet, Edward Arkwright, Philippe Pascal
Forme juridique Société anonyme
Action Euronext : ADP
Siège social Drapeau de la France 1 rue de France Tremblay-en-France FranceVoir et modifier les données sur Wikidata (France)
Direction Augustin de Romanet, P-DG
Edward Arkwright, Directeur général adjoint
Philippe Pascal, Directeur général adjoint Finances, Stratégie et Administration
Actionnaires 1. État français : 50,6 %
2. Schiphol Group : 8,0 %
3. Vinci Airports : 8%
4. Predica : 4,8%
5.Investisseurs institutionnels : 21,4 %
6. Actionnaires individuels : 5,6 %
7. Salariés : 1,6 % [1]
Activité Transport aérien
Produits Ingénierie, services et gestion aéroportuaires
Effectif 8 966
Site web http://www.parisaeroport.fr/groupe

Fonds propres 3 980 millions d'euros (2014)
Dette 4 milliards d'euros (2014)
Chiffre d’affaires 2 791 millions d'euros (2014)

Groupe ADP, anciennement Aéroports de Paris, est une entreprise française qui construit, aménage et exploite des plates-formes aéroportuaires. Paris Aéroport est la marque voyageurs du Groupe ADP sous laquelle sont exploitées les aéroports de Paris et de sa région, dont Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget.

Classé 3e acteur aéroportuaire au niveau mondial et premier acteur européen pour le transport de fret et de courrier, Groupe ADP commercialise son savoir-faire à l’international, principalement à travers ses filiales ADP Ingénierie et ADP Management. Groupe ADP gère 22 aéroports à l’international et enregistre en 2016 un trafic de 147 millions de passagers sur l’ensemble de ces aéroports[2].

La société Aéroports de Paris SA est coté à l'Euronext Paris (SBF 120 et CAC mid 60).

Historique[modifier | modifier le code]

1945 : Développement d'Orly et du Bourget[modifier | modifier le code]

Le 24 octobre 1945 une ordonnance du gouvernement provisoire de la République française crée l'établissement public autonome « L'aéroport de Paris » et lui fixe comme mission de développer l’activité aéroportuaire dans la région parisienne.

En 1946, le premier terminal provisoire de Paris-Orly est achevé ainsi que la reconstruction de l'aéroport du Bourget. L'aéroport de Paris accueille cette année-là 300 000 visiteurs. Le décret du définit le fonctionnement et la gouvernance de cet établissement public[3]. La même année est achevée la construction de la première piste en dur de Paris-Orly longue de 2 100 mètres.

Le décret interministériel du 21 avril 1949 fixe le domaine de « L'aéroport de Paris » qui est alors composé des aérodromes de Paris-Orly, Paris-Le-Bourget, Pontoise-Cormeilles-en-Vexin, Persan-Beaumont, Creil, Coulommiers-Voisins, Issy-les-Moulineaux, Saint-Cyr-l'École, Chavenay-Villepreux, Chelles-le Pin, Lognes-Emerainville, Meaux-Esbly, Mitry-Mory, Toussus-le-Noble et Guyancourt[4].

Rapidement, Paris-Orly devient le principal aéroport de la région. En 1952, Air France quitte l'aéroport de Paris-Le Bourget (où la compagnie fut créée en 1933) pour Paris-Orly [5] qui accueille 1,2 million de passagers cette année-là. L’année suivante, le Salon international de l'aéronautique et de l'espace se déroule exclusivement au Bourget. Le rôle de chaque aéroport commence à se tracer. Paris-Orly s’agrandit davantage; son aérogare Sud est inaugurée en 1961 par le général de Gaulle[6].

En 1971, l’aérogare Ouest de Paris-Orly est mis en service.

1974 : Mise en service de Paris-Charles-de-Gaulle[modifier | modifier le code]

Anticipant un boom du trafic aérien, L'aéroport de Paris inaugure le l'aéroport de Paris-Nord à Roissy-en-France. Les travaux de construction du terminal 1 démarrent en 1966, la conception du terminal 2 débute en 1973, et le terminal 1 est finalement mis en service le .

Dès 1976, L'aéroport de Paris réorganise ses aéroports qui accueillent cette année 20 millions de passagers : l'aéroport Paris-Le Bourget se reconvertit en aéroport d'affaires et les compagnies aériennes sont transférées à Paris-Charles-de-Gaulle.

Le , François Mitterrand inaugure le terminal 2A de l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Le terminal 2D est ouvert en 1989.

En 1987, les infrastructures de L'aéroport de Paris accueillent plus de 40 millions de passagers.

Parallèlement, fort de son savoir-faire en ingénierie aéroportuaire, ADP mène entre les années 1970 et 1990 de nombreux projets d’études et de développement à l’international. Parmi ces projets, le terminal 1 de l’aéroport d’Abu Dhabi, le terminal 1 de l’aéroport de Shanghai Pudong, l’aéroport Mohammed V de Casablanca, l’aéroport de Damas ou encore le terminal 2 de l’aéroport de Santiago au Chili. En 2000, Aéroports de Paris crée ADP Ingénierie, filiale détenue à 100% et consacrée à l’ingénierie aéroportuaire[7].

Le , le décret no 89-10 acte le changement de nom de l'aéroport de Paris qui devient « Aéroports de Paris »[8] et se lance dans de grands travaux de réaménagement de ses aéroports. En 1990, une convention est signée avec la SNCF pour la construction d'une gare TGV à Paris-Charles-de-Gaulle[9] qui ouvre en 1994. Le projet Roissy Pôle est lancé[10] et Orlyval est mis en service pour faciliter la desserte de l'aéroport de Paris-Orly (1991). Le terminal 9 (devenu terminal 3) ouvre aux charters et compagnies à bas prix (1991) et le terminal 2E de l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle est mis en service (2003).

En 2001, Aéroports de Paris lance son propre opérateur télécom, Hub One[11].

En 2003, Aéroports de Paris a été signataire du pacte mondial de l'ONU[12].

En 2004, le trafic d'Aéroports de Paris dépasse les 75 millions de passagers.

2005 : Privatisation et développement international[modifier | modifier le code]

Évolution de l’actionnariat[modifier | modifier le code]

Le , Aéroports de Paris devient une société anonyme avec l'entrée en vigueur du décret no 2005-828 du 20 juillet 2005[13] en application de la loi no 2005-357[14]. L'année suivante, elle réalise son introduction en bourse au sein du compartiment A de l'Eurolist de l'Euronext de la bourse de Paris. L’État français reste actionnaire à hauteur de 67,2%[15].

En 2008, et dans la lignée de la fusion Air France-KLM en 2004, Aéroports de Paris et Schiphol Group annoncent le lancement d’un partenariat stratégique qui se concrétise par une prise de participation réciproque à hauteur de 8% (les 8% d’ADP cédés à Schiphol Group appartenaient à l’État français)[16].

Modernisation et consolidation[modifier | modifier le code]

Les structures aéroportuaires poursuivent leur développement. Paris-Charles-de-Gaulle inaugure le satellite S3 (aussi appelé la porte L) en 2005 et le satellite S4 en 2012 (appelé porte M), le métro automatique CDGVAL est mis en service en 2007 et le projet CDG Express est relancé en février 2016[17]. Un grand projet de modernisation à l'horizon 2018 pour l'aéroport de Paris-Orly est présenté en octobre 2012. Ce plan prévoit la construction d’un bâtiment de 80 000 m2 pour faire la jonction entre les terminaux Ouest et Sud, un investissement de 400 à 450 millions d’euros[6],[18].

En 2003, Aelia (filiale de Lagardère Services, spécialisée dans le commerce en zone de transport) et Aéroports de Paris créent à parts égales la Société de distribution aéroportuaire pour développer les revenus issus de la vente d'alcool, de tabac, de parfums-cosmétiques et de gastronomie en milieux aéroportuaires, ainsi que la gestion des commerces et des services aéroportuaires payants. En 2010, la Société de distribution aéroportuaire génère un chiffre d'affaires de 943,7 millions d'euros, en progression de 8,5% sur l’exercice précédent. Puis en 2011, la Société de distribution aéroportuaire et Duty Free Paris (appartenant également au groupe Lagardère) fusionnent au sein de la Société de distribution aéroportuaire (SDA)[19].

En mars 2010, Aéroports de Paris est la meilleure entreprise de service public marchand selon un classement réalisé par l'AACC et BVA[20]. En juillet 2010, le contrat de régulation économique 2011-2015 est signé avec l'État français. Ce contrat prévoit la mise en place de 10 indicateurs de qualité de services dont 5 correspondant à la mesure de la satisfaction client. Le contrat prévoit également un programme d'investissements de 1,8 milliards d'euros entre 2011 et 2015 sur l'amélioration des terminaux les plus anciens et il plafonne l'évolution des tarifs d'Aéroports de Paris à 1,38 % de plus que l'inflation par an.

En janvier 2013, Aéroports de Paris inaugure l'Espace Musées à Paris-Charles-de-Gaulle[21].

En 2011, le Groupe ADP crée avec JCDecaux la régie publicitaire JCDecaux Airport Paris pour gérer l’exploitation et la commercialisation des dispositifs publicitaires sur les sites des aéroports parisiens[22]. En juin 2012, JCDecaux Airport Paris présente dans le terminal E de Paris-Charles-de-Gaulle un écran publicitaire géant de 39 m2 suspendu à 5 mètres de hauteur, déjà réservé pour 1 an par le groupe LVMH[23]. En août 2012, Ikea installe ses propres chaises dans une salle d’embarquement pour faire la publicité de ses meubles aux voyageurs en attente de leur correspondance[24]. En novembre 2016, JCDecaux Airport Paris expose 80 clichés de la photographe Dominique Issermann en simultané sur 470 écrans publicitaires des aéroports, transformant l’aéroport en “forum de la culture”[25],[26].

Filiales spécialisées et développement international[modifier | modifier le code]

Tout en poursuivant le développement et la modernisation des infrastructures aéroportuaires de la région parisienne, Aéroports de Paris divise ses champs d’expertise en filiales et les commercialise sur le marché international des aéroports, et aussi sur des projets de structure complexes de manière plus générale.

ADP Ingénierie, filiale ingénierie créée en 2000, assure la maîtrise d'œuvre dans les domaines de l'architecture et de l'ingénierie pour des installations complexes telles que des aéroports, des édifices culturels (Opéra de Pékin, Centre des Arts Orientaux de Shanghai) et sportifs (stade omnisport de Canton), des immeubles de grande hauteur, des ouvrages industriels (usines d’assemblage de l’Airbus A380 à Toulouse et de l’Airbus A400M à Séville)[7].

ADP Management, filiale créée en 1991, réunit les activités de gestion et de prise de participation. En 2012, ADP Management entre à hauteur de 38 % dans le capital de TAV Holding, le 1er opérateur aéroportuaire turc qui opère sur 12 aéroports en Turquie, au Maghreb et au Moyen-Orient. ADP Management prend également 49 % de TAV Construction. L’opération, dont l’addition s’élève 704 millions d’euros pour le groupe ADP, lui permet de se hisser parmi les trois leaders mondiaux de la gestion aéroportuaire avec 37 aéroports en concession et 180 millions de passagers cumulés par an[27].

En 2013, Aéroports de Paris met en service le nouveau terminal de l'aéroport international d'Amman (Jordanie), réalise l'ingénierie du premier satellite dédié aux A380, à Dubaï (Émirats arabes unis), et met en service le nouveau terminal de l'aéroport de l'île Maurice dessiné et exploité par Aéroports de Paris.

Au 30 janvier 2015 prend fin le contrat de gestion en partenariat entre ADP, via sa filiale ADP Management, et la SGSIA (aéroport d'Alger - Houari Boumédiène), filiale de l'EGSA.

2016 : Rebranding Groupe ADP/Paris Aéroport[modifier | modifier le code]

Le 14 avril 2016, la Société Aéroports de Paris S.A. met en place une refonte de sa stratégie et lance deux nouvelles marques distinctes[28] :

  • une marque institutionnelle, Groupe ADP, qui commercialise le savoir-faire d’Aéroports de Paris S.A. (ingénierie, immobilier, télécommunications, gestion et management) en France et à l’international.
  • une marque voyageurs, Paris Aéroport, qui devient le produit d’appel d’Aéroports de Paris S.A. en réunissant ses trois aéroports parisiens sous une même enseigne (Paris-Charles de Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget).

Ces changements font partie du plan Connect 2020 présenté par Augustin de Romanet en novembre 2015 et qui prévoit un budget de 4,6 milliards d'euros pour poursuivre le développement des aéroports parisiens et accélérer le développement international du groupe. Côté Paris-Orly, ce budget alimente la poursuite des travaux de fusion des terminaux Sud et Ouest. Côté Paris-Charles-de-Gaulle, les satellites internationaux du terminal 1 vont être fusionnés (+1,2 million de passagers par an) et les terminaux 2B et 2D également (+1,1 million de passagers par an)[28]. La construction d’un terminal 4 est également envisagé, et l’espace doit être aménagé pour accueillir le CDG Express prévu à l’horizon 2023[29]. 100 000 m2 supplémentaires d’installations cargo sont également prévus[30].

En octobre 2016, Groupe ADP se désengage du Mexicain OMA et annonce la revente de ses 25,5% de participations[31].

En mars 2017, Groupe ADP quitte ses locaux du boulevard Raspail, dans le 14e arrondissement de Paris, et installe ses 6 000 salariés dans un nouveau siège au pied des pistes de l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, dans la commune de Tremblay-en-France[29].

En mai 2017, le Groupe ADP entre au capital d'Egidium Technologies[32].

Évolution du trafic des aéroports[modifier | modifier le code]

Aéroport 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2016
Paris-Charles de Gaulle 56 849 567 59 922 177 60 874 681 57 906 866 58 164 612 60 970 551 61 611 934 62 052 917 63 813 756 65 933 145
Paris-Orly 25 622 152 26 440 736 26 209 703 25 107 693 25 203 969 27 139 076 27 232 263 28 274 154 28 862 586 31 237 865
Total 82 471 719 86 362 913 87 084 384 83 014 559 83 368 581 88 109 627 88 844 197 90 327 071 92 676 342 97 171 010

Identité visuelle (logo)[modifier | modifier le code]

La deuxième identité visuelle d'Aéroports de Paris a été créée en 2005 par l'agence de design W & Cie.

L'identité sonore a été créée par l'agence Sixième Son à la même époque. Cette identité sonore a permis d'unifier les sonals des différents aéroports et terminaux. En effet, jusqu'en 2005, les aéroports d'Orly et de Roissy disposaient de sonals distincts, certains espaces comme les parkings ayant également des sonals spécifiques. Magie d'Aéroports, titre de cette œuvre musicale, signe l'ensemble de la communication d'ADP jusqu'en avril 2016.

Le 14 avril 2016, Paris Aéroport se dote d'une nouvelle identité visuelle créée par l'agence Babel et le concours du collectif H5. Ce logo ne concerne que la marque exploitante des aéroports ; un logo distinct est aussi créé pour le Groupe ADP.

Activités[modifier | modifier le code]

Paris-CDG.

Paris Aéroport[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Paris Aéroport.

Dans le cadre de son plan Connect 2020, la marque voyageurs Paris Aéroport est créée en avril 2016 pour regrouper sous la même enseigne les aéroports parisiens (Paris-Orly, Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Le Bourget) et devenir la vitrine du savoir-faire de Groupe ADP.

Paris Aéroport répond avant tout à une stratégie d’image, celle de faire des aéroports parisiens un centre d’attraction pour voyageurs friands d’art de vivre à la française. La marque adopte le slogan Paris vous aime pour se rapprocher de sa cible[33], réaligne les offres en aéroports sur une logique d’hospitalité inspirée de l’hôtellerie[34], anime les aéroports d’événements culturels attractifs avec notamment l’ouverture en 2013 de l’Espace musées qui a accueilli 7 expositions différentes (2017)[35], et met en valeur la gastronomie française en accueillant de nombreux restaurants de chefs étoilés au sein de ses aérogares[36].

Études et maîtrise d’œuvre (ADP Ingénierie)[modifier | modifier le code]

Le Groupe ADP vend et exporte les compétences développées dans le cadre de l'aménagement aéroportuaire au travers ADP Ingénierie, une filiale créée en 2000 et détenue à 100%. ADP Ingénierie assure la maîtrise d'œuvre dans les domaines de l'architecture et de l'ingénierie pour des installations situées principalement à l'étranger (aéroports, stades, opéras, immeubles de grande hauteur, etc.). Elle mène également des missions d'expertises et de conseils dans le domaine du développement et de l’innovation aéroportuaire.

En 2015, ADP Ingénierie enregistre un chiffre d'affaires de plus de 79 millions d'euros[37].

Avec ADP Ingénierie, le groupe ADP a réalisé la conception architecturale et technique de nombreux aéroports dans plus de cinquante-cinq pays à travers le monde, dont :

Le 27 février 2015, l'autorité de l'aviation civile d'Arabie Saoudite (GACA) avec ADP Ingénierie se voit remettre le prix du "Projet d'ingénierie de l'année" lors du 8e Forum Infrastructure Leadership pour le design du nouvel aéroport international Roi-Abdelaziz de Djeddah[38].

Gestion et prise de participations (ADP Management)[modifier | modifier le code]

Aéroports de Paris assure l'exploitation d'aéroports à l'étranger au travers de sa filiale ADP Management. Créé en 1991 et filiale à 100%, ADP Management est présent dans 20 aéroports répartis sur 8 pays, cumulant une gestion de 55 millions de passagers par an (2016)[39].

En 2015, ADP Management a réalisé un chiffre d'affaires de 18 millions d'euros[40].

Le groupe ADP gère l'ensemble des quatorze aéroports et aérodromes ouverts à la circulation aérienne civile situés en Île-de-France : Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly, Paris-Le Bourget, Chelles-le-Pin, Persan-Beaumont, Pontoise - Cormeilles-en-Vexin, Meaux - Esbly, Coulommiers - Voisins, Lognes-Émerainville, Chavenay - Villepreux, Saint-Cyr-l'École, Toussus-le-Noble, Étampes-Mondésir et l'héliport d'Issy-les-Moulineaux.

Participations détenues :

Fin 2008, Aéroports de Paris S.A. a conclu avec Schiphol Group un accord de coopération industrielle à long terme et de prises de participations croisées à hauteur de 8% du capital.

Depuis 2012 et sa prise de participation de 38% dans TAV, ADP Management a noué un partenariat exclusif avec le 1er opérateur aéroportuaire turc qui opère 12 aéroports dans 6 pays méditerranéens : Aéroport d'Istanbul-Atatürk, Aéroport international Esenboga, Aéroport Adnan-Menderes et Antalya Gazipasa en Turquie, Tbilissi et Batoumi en Géorgie, Monastir et Enfidha-Hammamet en Tunisie, Skopje et Ohrid en Macédoine, Médine en Arabie saoudite. TAV exploite aussi les zones duty free et les commerces de l'aéroport international de Riga en Lettonie. Cette opération permet à Groupe ADP de monter aux côtés de TAV sur les appels d’offre émanant du Maghreb et du Moyen-Orient, des marchés en forte croissance[41].

Le 16 mai 2012, Aéroports de Paris S.A. a acquis 49% de TAV Yatirim Holding A.S. (TAV construction)[41].

En 2013, ADP Management signe le contrat de rénovation de l’aéroport Franjo Tudman de Zagreb en Croatie. Le nouvel aéroport entre en service en mars 2017[42].

Commerces et services en aéroport (avec Lagardère et JCDecaux)[modifier | modifier le code]

Groupe ADP est associé au groupe Lagardère (filiale Travel Retail) au sein de la société SDA (Société de distribution aéroportuaire), la société qui regroupe les activités de vente d'alcool, de tabac, de parfums-cosmétiques et de gastronomie en milieux aéroportuaires, ainsi que la gestion des activités commerciales et des services aéroportuaires payants[19].

En 2015, la SDA enregistre un chiffre d’affaires de 708 millions d’euros, en progression de 8,1% sur l’exercice précédent, et gère 141 boutiques et 23 361 m2 d’espace commercial[40].

Dans le cadre d’une politique d’embellissement des espaces commerciaux dans les aéroports parisiens, la SDA a développé des espaces de consommation modernes réunissant principalement des enseignes luxe et haut-de-gamme pour attirer la clientèle internationale[43]. Le partenariat avec le groupe Lagardère permet d’intégrer un nombre important d’enseignes dans les aéroports[44]. La SDA gère également ses propres boutiques de duty free Buy Paris Duty Free, avec la plus grande boutique duty free de France (2 200 m2)[45] dont les ventes mensuelles atteignent 5 millions d’euros en 2013[46].

Groupe ADP est également associé au groupe Lagardère dans la gestion des activités presse, librairie et souvenirs, avec la société commune (49-49-2) Relay@ADP créée en août 2011. En 2012, Relay@ADP lance les boutiques de souvenirs “Air de Paris” dans les aéroports de Paris[47]. En 2015, avec 62 boutiques réparties sur 6 700 m2 dans les aéroports Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly, Relay@ADP enregistre un chiffre d’affaires de 139 millions d’euros, contre 132 millions en 2014[40].

Parallèlement, le groupe s'appuie sur une co-entreprise avec Select Service Partners (SSP), sous le nom d'Epigo, pour la gestion de 34 points de vente et de restauration rapide sur l’aéroport Paris-Charles de Gaulle[48].

Pour l’exploitation et la commercialisation des dispositifs publicitaires sur les sites de Paris Aéroport, Groupe ADP a créé en 2011 et à parts égales avec JCDecaux la société JCDecaux Média Aéroports de Paris. La marque commerciale s’appelle JCDecaux Airport Paris. Parmi ses supports publicitaires, JCDecaux Airport Paris dispose de deux écrans publicitaires géants de 39 m2 suspendu à 5 mètres de hauteur[49]. Le contenu de ses écrans publicitaires se module en fonction de l’origine ou la destination des passagers, en différentes langues et dans les zones adaptées de l’aéroport[50]. En 2015, Média Aéroports de Paris enregistre un chiffre d’affaires de 52 millions d’euros, contre 46 millions d’euros en 2014[40].

Télécommunications et sûreté (Hub One, Hub Safe)[modifier | modifier le code]

Depuis 1996, Groupe ADP dispose d’une licence expérimentale d’opérateur pour proposer des prestations de services télécom aux entreprises. En 2001, Aéroports de Paris transforme cette activité en filiale autonome et la nomme ADP Télécom . En 2004, ADP Télécom enregistre un chiffre d’affaires de 67 millions d’euros, et en 2005 la filiale est renommée Hub Télécom[51]. En 2009, Hub Télécom rachète le groupe Masternaut puis le cède en avril 2011. En 2012, Hub Télécom rachète Nomadvance (traçabilité et mobilité) et les deux entités fusionnent pour créer Hub One[52].

Hub One se spécialise dans les services de télécommunication sur les sites complexes : aéroports, ports, centres de congrès et autres pôles d'échanges[11].

En 2016, alors que 22 millions d’appareils mobiles se sont connectés au réseau wifi des aéroports parisiens dans l’année, Groupe ADP y lance le wifi gratuit et illimité. 1300 bornes grand public et 1000 bornes entreprise alimentent le réseau wifi qui couvre le site et ses environs[53].

Hub One est dirigé par Edward Arkwright et Patrice Bélie, respectivement président du conseil d'administration et directeur-général[54].

À travers sa filiale Hub Safe (anciennement Alyzia Sûreté), Groupe ADP assure des prestations de sûreté globale aux aéroports. En 2015, Hub Safe réalise un chiffre d’affaires de 77 millions d’euros[55].

Gestion foncière et promotion immobilière[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Sites d'Aéroports de Paris.

Groupe ADP est le propriétaire de terrains d'une superficie totale de 6 686 hectares dont 4 601 hectares affectés aux activités aéronautiques, 775 hectares de surfaces non exploitables et 1 310 hectares affectés aux activités immobilières. La valeur nette des terrains aménageables s'élève à 120 millions d'euros, les constructions immobilières à 5 615 millions d'euros et les infrastructures techniques à 212 millions d'euros[56]. L'activité immobilière de Groupe ADP représente un chiffre d'affaires de 263 millions d'euros en 2016[57].

ADP possède sur ses terrains 1 125 000 m2 de surface utile commercialisable. Les terrains loués à des tiers sont situés à :

  • Paris-Charles-de-Gaulle pour 286 hectares ;
  • Paris-Orly pour 120 hectares ;
  • Paris-Le Bourget et les aérodromes d'aviation générale pour 124 hectares.

À travers plusieurs filiales (dont Cœur d'Orly Investissement et Roissy Continental Square), Groupe ADP gère ses actifs immobiliers à destination des professionnels sur les sites des aéroports de Paris-Charles de Gaulle et Paris-Orly. Groupe ADP possède également Roissypôle, un complexe immobilier au cœur de Paris-Charles de Gaulle. Le site comprend 230 000 m2 de bureaux et 112 000 m2 d'hôtels.

Aéroports de Paris possède un complexe immobilier au cœur de Paris-Charles de Gaulle, Roissypôle. Le site comprend actuellement 216 000 m2 de bureaux et 68 000 m2 d'hôtels répartis sur deux immeubles. Il est prévu en 2012 la construction d'un troisième immeuble d'environ 12 600 m2.

Aéroports en Île-de-France :

Aérodromes d'aviation générale :

  • Chavenay-Villepreux ;
  • Chelles-le-Pin ;
  • Coulommiers-Voisins ;
  • Étampes-Mondésir ;
  • Lognes-Émerainville ;
  • Meaux-Esbly ;
  • Persan-Beaumont ;
  • Pontoise – Cormeilles-en-Vexin ;
  • Saint-Cyr-l'École ;
  • Toussus-le-Noble.

Héliport

Fret aérien - cargo[modifier | modifier le code]

Avec 2,09 millions de tonnes transportées en 2015, l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle se hisse au 9e rang mondial selon le classement de l’ACI (Airport Council International), et en tête dans la zone Europe. L’aéroport dispose d’une capacité 3,6 millions de tonnes de marchandises réparties sur 300 hectares dédiés au cargo. Les 3 principaux hubs sont Air France-KLM Cargo, FedEx et La Poste. 90 % du fret aérien national transite par Paris-Charles-de-Gaulle. Le plan stratégique Connect 2020 présenté en 2015 comprend l’ajout de 100 000 hectares supplémentaires à la zone cargo de Paris-Charles-de-Gaulle, la Cargo City, qui se situe à l’ouest de la plateforme aéroportuaire[30].

Paris-Orly a traité 125 000 tonnes de cargo en 2015, pour une capacité totale de 300 000 tonnes. Sa proximité avec le marché de Rungis en fait un partenaire de choix pour les besoins en fret aérien du plus grand marché de France[30].

Ensemble, les deux aéroports ont cumulé 2,21 millions de tonnes transportées en 2015.

Développement durable[modifier | modifier le code]

Les 3 aéroports parisiens, Paris-Charles-de-Gaulle, Paris-Orly et Paris-Le Bourget mais aussi l'héliport d'Issy-les-Moulineaux et l'aérodrome de Toussus-le-Noble sont certifiés ISO 14001.

Engagements et actions[modifier | modifier le code]

Depuis sa privatisation partielle, ADP partage avec la DGAC la gestion environnementale de ses aérodromes[58].

Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, ADP s'est engagé à réduire sa consommation d'énergie par passager de 20 %. Pour atteindre l'objectif fixé, plusieurs initiatives ont été mises en place.

  • L'aéroport Paris-Orly dispose d’une centrale géothermique de 10 MW (puisant de l’eau à 74 degrés à 1 800 mètres de profondeur) pour couvrir 30 % des besoins en chaleur de l'aéroport[59].
  • Et inversement, Paris-Orly utilise les eaux pluviales pour alimenter ses systèmes de refroidissement, dont la climatisation[60].
  • L'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle dispose d'une chaufferie à bois et d’une centrale à biomasse de 14 MW qui produit 25 % des besoins en chaleur de l'aéroport[61].
  • Les nouvelles infrastructures de Paris Aéroport sont construites dans le respect de la norme HQE.
  • L’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle est aussi équipé de stations de traitement des eaux pluviales qui permettent de couvrir en partie les besoins en eau des aéroports[62].
  • L’aéroport du Bourget dispose également d’une centrale thermique[61].
  • Les aéroports Paris-Orly et de Paris-Charles-de-Gaulle disposent d’un compost des déchets verts[61].
  • Des ombrières photovoltaïques alimentent également l’aéroport de Paris-Le-Bourget[61].
  • Pour étudier l'impact des activités aéroportuaires sur l'environnement, le Groupe ADP possède un laboratoire de recherche interne certifié ISO 9000 et COFRAC.

Sur l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle, les espaces verts occupent 1/3 du terrain, et 800 000 arbres y sont dénombrés, dont 2 cèdres du Liban âgés de 400 ans[62]. Groupe ADP a adhéré aux programmes « Abeilles, sentinelles de l'environnement » de l'UNAF pour Paris-Charles de Gaulle et au programme SNA « L'Abeille de France, partenaire de la biodiversité » pour Paris-Orly, et utilise les abeilles comme bio-indicateurs de l'évolution de la flore, de l'apparition ou de la disparition de nouvelles espèces[63].

Chiffres-clés[modifier | modifier le code]

De 2009 à 2015, les émissions internes de CO2 ont été réduites de 34,3 %[61].

Dans le cadre de son rapport annuel, Aéroports de Paris publie les chiffres clés environnementaux de l'entreprise :

Poste 2009 2010 2011 2012[64] 2013[64] 2014[65] 2015[65]
Consommation d'eau potable (en m3) 2 854 558 2 858 174 2 981 454 2 723 921 2 573 124 2 821 000 2 977 000
Consommation gaz (en MWh PCS) 760 968 800 889 564 080 533 602 644 005
Consommation électrique (en MWh) 476 795 472 187 457 726 468 486 488 427 471 100 475 500
Production thermique (en MWh) 449 880 510 098 371 950 405 952 432 401 311 093 321 879
Production frigorifique (en MWh) 150 563 141 021 138 297 140 423 137 821 135 900 143 853
Émissions de CO2 des centrales (en tonnes) 143 271 156 087 107 875 123 818 90 941 40 421 48 208
Émissions de NOX des centrales (en kg) 116 568 113 453 76 473 127 000 70 100
Volume de déchets industriels banals collectés (en tonnes) 53 763 51 123 47 296 42 986 43 323 37 635 40 763
Taux de valorisation des DIB - Recyclés 17,5 % 19,5 % 21,7 % 24,8% 23% 27,4% 27,5%
Taux de valorisation des DIB - Incinérés 73,2 % 74,6 % 74,7 % 68,9% 67,3% 67,6% 64,7%
Taux de valorisation des DIB - Enfouis 9,3 % 5,9 % 3,6 % 6,2% 9,5% 5% 5,7%
Aide à l'insonorisation des riverains (en milliers d'euros) 42,5 36,4 40,2 54,01 73,34 11,6 33,45

Fondation Groupe ADP[modifier | modifier le code]

La fondation Aéroports de Paris est créée en 2003 sous l'égide de la Fondation de France pour accompagner le tissu associatif de proximité en soutenant les projets d'aide à l'insertion et de solidarité de proximité présentés par des associations situées à proximité des aéroportuaires de l’entreprise.

Entre 2003 et 2010, la fondation Aéroports de Paris a soutenu 446 projets portés par de très nombreuses associations. En 2010, la fondation Aéroports de Paris a octroyé 508 500 € de financement pour 53 projets. En 2012, la fondation met l’accent sur l’échec scolaire avec une enveloppe d’aide d’environ 600 000 euros consacrée à la cause[66].

Lorsqu'Augustin de Romanet arrive à la tête du groupe en 2012, il restructure la fondation. En juin 2015, après 690 projets soutenus, la fondation ADP se détache de la fondation de France, se dote de ses propres statuts. La fondation se concentre sur l’illettrisme, les initiatives locales, les projets caritatifs internationaux, et l’implication de ses salariés aux actions de la fondation[67]. En 2015, la fondation a disposé d’un budget de 850 000 euros qui ont alimenté 55 projets pour un budget moyen de 14 355 euros par projet[68].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Groupe ADP est gouverné par un conseil d'administration et un comité exécutif.

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration d'Aéroports de Paris est composé de dix-huit membres répartis en trois collèges :

  • six administrateurs nommés par l'assemblée générale des actionnaires ;
  • six administrateurs représentant l'État ;
  • six administrateurs représentant les salariés.

En complément de ces dix-huit membres, trois censeurs sont élus. Ils assistent aux réunions et ont une voix consultative au conseil.

Chaque administrateur est élu pour une durée de cinq ans.

Nom Qualité
Augustin de Romanet Administrateur de la société - Président-directeur général
Jacques Gounon Administrateur de la société
Els de Groot Administrateur de la société
Catherine Guillouard Administrateur de la société
François Malrieu Administrateur de la société
Jos Nijhuis Administrateur de la société
Régine Brehier Représentant de l'État
Dominique Bureau Représentant de l'État
Jérôme Fournel Représentant de l'État - Directeur général des douanes et droits indirects
Solenne Lepage Représentant de l'État
Frédéric Perrin Représentant de l'État - Directeur central de la police aux frontières
Jean-Claude Ruysschaert Représentant de l'État - Préfet, directeur régional de l'équipement
Marie-Anne Donsimoni Représentant des salariés (CFE-CGC)
Arnaud Framery Représentant des salariés (CGT)
Serge Gentili Représentant des salariés (CGT-FO)
Nicolas Golias Représentant des salariés (CGT)
Jean-Paul Jouvent Représentant des salariés (UNSA)
Frédéric Mougin Représentant des salariés (CGT)
Patrick Gandil Membre avec voix consultative
Paul Schwach Membre avec voix consultative
Tony Lambert Membre avec voix consultative
Joël Vidy Membre avec voix consultative
Bernard Irion Censeur
Christine Janodet Censeur

Comité exécutif[modifier | modifier le code]

Le comité exécutif a pour mission d'assurer le pilotage opérationnel et stratégique du groupe Aéroports de Paris. Il est composé de[69] :

  • Augustin de Romanet : président-directeur général ;
  • Edward Arkwright : directeur général exécutif, chargé du développement, de l'ingénierie, et de la transformation ;
  • Laure Baume, directrice générale adjointe, directrice clients ;
  • Antonin Beurrier, directeur général adjoint chargé de l'international ;
  • Alice-Anne Médard, directrice des ressources humaines ;
  • Serge Grzybowski, directeur de l'immobilier ;
  • Patrick Collard, directeur délégué à la Présidence ;
  • Franck Goldnadel, directeur général adjoint, directeur chargé des opérations aéroportuaires et directeur de l'aéroport Paris-Charles de Gaulle ;
  • Philippe Pascal, directeur général adjoint, finances, stratégie et administration ;
  • Didier Hamon, secrétaire général du Groupe ;
  • Franck Mereyde, directeur de l'aéroport Paris-Orly ;
  • Benjamin Perret, directeur de la communication ;
  • Guillaume Sauvé, directeur ingénierie et aménagement ;

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

Anciens directeurs généraux[modifier | modifier le code]

  • Louis Lesieux : 1948-1955.
  • Pierre-Donatien Cot : 1955-1967.
  • Raymond Guitonneau : 1967-1971.
  • Gilbert Dreyfus : 1971 - 1981.
  • Jean Costet : 1981 - 1989.
  • Jean-Pierre Beysson : 1989 - 1993.
  • Jean-Claude Albouy : 1993-1995.
  • Emmanuel Duret : février 1995 - octobre 2001.
  • Hubert du Mesnil : octobre 2001 - novembre 2005.
  • François Rubichon (directeur général délégué) : novembre 2005 - novembre 2012.
  • Patrick Jeantet (Directeur général délégué) : janvier 2014 - mai 2016

Données financières[modifier | modifier le code]

Les sources de revenus d'Aéroports de Paris sont principalement issues de la rémunération de ses services aéroportuaires. Elles comprennent les redevances aéronautiques (atterrissage, stationnement, carburant, balisage lumineux, passagers), les redevances spécialisées (tri des bagages), les taxes payées par les compagnies aériennes et les passagers, les loyers des boutiques, des terrains et les recettes des parcs de stationnement.

Résultats[modifier | modifier le code]

en millions d'euros 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Chiffre d'affaires 2 527,0 2 633,4 2 739,0 2 502 2 640 2 754 2 791 2 916 2 947
EBITDA 848,0 883,0 926,7 972 1017 1075 1 109 1 184 1 195
Résultat opérationnel courant 501,1 518,4 543,0 607 645 680 737 787 664
Résultat opérationnel 503,2 512,6 542,2 652 642 657 730 787 696
Résultat net part du groupe 272,6 269,5 300,1 348 341 305 402 430 435

L'ensemble des activités d'Aéroports de Paris sont regroupées au sein de 5 segments : activités aéronautiques, commerces et services, immobilier, escale et prestations annexes, et autres activités. Le chiffre d'affaires d'Aéroports de Paris est ventilé comme suit :

Activité 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Activités aéronautiques 1 449,6 1 429,5 1 505 1 581 1 645 1 671 1 735 1 743
Commerces et services 943,7 869,7 841 902 949 956 935 941
Immobilier 232,6 213,7 241 253 265 264 265 263
Escale et prestations annexes 196,7 187,0 - -
International et développements aéroportuaires 69 79 96 97
Autres activités 262,3 251,8 255 246 202 215 223

Données boursières[modifier | modifier le code]

En 2013, la participation de l'État dans le capital passe de 60 à 50,6 %[70]. 98 860 602 titres d’Aéroports de Paris S.A. sont en circulation à l’Euronext Paris. Répartition de l'actionnariat d'Aéroports de Paris S.A. au 31 décembre 2015[71] :

Actionnaires  % du capital et des droits de vote Nombre d'actions
État français 50,6 -
Schiphol Group 8 -
Vinci 8 -
Predica 4,8 -
investisseurs Institutionnels 21,1 -
Actionnaires individuels 5,7 -
Salariés 1,8 -

Si l’entreprise a modifié le nom de ses marques en 2016, Aéroports de Paris S.A. reste la raison sociale et la cotation des actions à la bourse de Paris[28]. Au 31 décembre 2015, la capitalisation boursière d’Aéroports de Paris S.A. était de 10,6 milliards d’euros, contre 9,9 milliards en 2014, et 5,2 milliards en 2011[71].

Lobbying auprès de l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

Aéroports de Paris (ADP) est inscrit comme représentant d'intérêts auprès de l'Assemblée nationale. L'entreprise déclare à ce titre en 2015 un chiffre d'affaires de 2 791 000 000 euros, et indique que les coûts annuels liés aux activités directes de représentation d'intérêts auprès du Parlement sont compris entre 50 000 et 100 000 euros[72].

Aéroports de Paris (ADP) est adhérent de Transparency international France[73].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Répartition du capital au 31/12/2014, sur aeroportsdeparis.fr. Consulté le 5 janvier 2016.
  2. « ADP : hausse de 3,8% du trafic de Paris Aéroport em mars », sur Capital.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  3. « Journal Officiel de la République Franćaise », (consulté le 29 avril 2017)
  4. « Journal Officiel de la République Franćaise », (consulté le 29 avril 2017)
  5. J. Delarue et autres, Histoire de la ville d'Orly, Imp. Freynet, 1980, (ISBN 2-86296-006-3), p. 221.
  6. a et b « Orly : à quoi ressemblera l'aéroport en 2018 ? », sur Nouvelobs.com, (consulté le 29 avril 2017)
  7. a et b « Un savoir-faire aéroportuaire hérité de 60 ans d'histoire », sur Adp-i.com (consulté le 30 avril 2017)
  8. Décret n° 89-10 du 4 janvier 1989 modifiant le code de l'aviation civile et relatif à l'aéroport de Paris.
  9. Aéroports de Paris, un regard sur le monde, novembre 2005, (ISBN 2-913449-12-3), p. 15.
  10. Dominique Chapuis, « Des projets autour de Roissy en liste d'attente », sur Lesechos.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  11. a et b « Hub One : présentation », sur Parisaeroport.fr (consulté le 29 avril 2017)
  12. « Le pacte mondial - pour une entreprise citoyenne du monde », sur Unglobalcompact.org (consulté le 30 avril 2017)
  13. « Décret n° 2005-828 du 20 juillet 2005 relatif à la société Aéroports de Paris », sur Admi.net (consulté le 30 avril 2017)
  14. « Loi n° 2005-357 du 20 avril 2005 relative aux aéroports (1) », sur Legifrance.gouv.fr (consulté le 30 avril 2017)
  15. « Aéroports de Paris entre en Bourse au prix de 44 euros pour les particuliers », sur Lemonde.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  16. (en) Lolke van der Heide, « Paris and Amsterdam Airports to Increase Cooperation », sur Spiegel.de, (consulté le 30 avril 2017)
  17. Valérie Collet, « L'État donnera le feu vert au CDG Express jeudi à Roissy », sur Lefigaro.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  18. « Un seul et même terminal pour Orly en 2018 (diaporama) », sur Batiactu.com, (consulté le 30 avril 2017)
  19. a et b « ADP et Lagardère vont fusionner leurs coentreprises aéroportuaires », sur Latribune.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  20. Thierry Spencer, « Relationship Score de l'AACC : le Goncourt de la relation client », sur Sensduclient.com, (consulté le 30 avril 2017)
  21. Valérie Sasportas, « L'Espace Musées décolle à Roissy-Charles-de-Gaulle », sur Lefigaro.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  22. « Aéroports de Paris et JCDecaux créent une entreprise commune Média Aéroports de Paris », sur Jcdecaux.com, (consulté le 30 avril 2017)
  23. « JCDecaux Airport Paris présente son écran géant à l'aéroport de Roissy », sur Capital.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  24. Joël Ricci, « Un salon Ikea démocratique à Paris Charles de Gaulle (photos) », sur Air-journal.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  25. Thierry Wojciak, « Dominique Issermann s'expose sur des écrans JCDecaux Airport Paris », sur Cbnews.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  26. (en) Neha Popat, « Paris Charles de Gaulle becomes “forum for culture” with launch of Dominique Issermann photo exhibition », sur Moodiedavittreport.com, (consulté le 30 avril 2017)
  27. Valérie Collet, « ADP décroche dix aéroports en Turquie », sur Lefigaro.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  28. a, b et c Jean-Laurent Maurel, « Aéroports de Paris souhaite exporter son savoir-faire à l’international », sur Lesechos.fr, (consulté le 29 avril 2017)
  29. a et b Alain Coffre, « ADP dévoile son nouveau siège et ses projets », sur Businesstravel.fr, (consulté le 29 avril 2017)
  30. a, b et c « Cargo, l'ambition des aéroports parisiens », sur Parisaeroport.fr (consulté le 30 avril 2017)
  31. Joël Ricci, « ADP prend ses distances avec le Mexique », sur Air-journal.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  32. EGIDIUM TECHNOLOGIES accueille le groupe ADP, article du , sur fusacq.com, consulté le .
  33. Bruno Trevidic, « Aéroports de Paris devient « Paris Aéroport » », sur Lesechos.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  34. Antoine Boudet, « Les grands chantiers d'Augustin de Romanet pour Aéroports de Paris », sur Lesechos.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  35. Éric Treguier, « Picasso, assistant marketing de Paris Aéroport », sur Challenges.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  36. Ezechiel Zerah, « Quand les aéroports de Paris misent sur les chefs », sur Atabula.com, (consulté le 30 avril 2017)
  37. « Un leader mondial de la conception aéroportuaire », sur Adp-i.com (consulté le 30 avril 2017)
  38. « ADP : Succès à l'international pour le Groupe Aéroports de Paris avec de prestigieuses récompenses pour les filiales ADPM et ADP Ingénierie (ADPI) », sur Zonebourse.com, (consulté le 30 avril 2017)
  39. « ADP Management », sur Parisaeroport.fr (consulté le 30 avril 2017)
  40. a, b, c et d « Document de référence et rapport financier 2015 », sur Labrador-company.com (consulté le 30 janvier 2017)
  41. a et b « TAV Airports et TAV Construction », sur Parisaeroport.fr (consulté le 30 avril 2017)
  42. Frédéric Dubessy, « Zagreb se dote d'un nouvel aéroport », sur Econostrum.info, (consulté le 30 avril 2017)
  43. (en) Doug Newhouse, « Davidoff/SDA walk-in humidor opens in Paris CDG T2E », sur Trbusiness.com, (consulté le 30 avril 2017)
  44. « En quelques dates », sur Lagardere-tr.fr (consulté le 30 avril 2017)
  45. « Roissy ouvre le plus grand duty free de France », sur Leparisien.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  46. Maxime Macé, « Aéroport de Roissy : tout savoir sur le duty free », sur Easyvoyage.com, (consulté le 30 avril 2017)
  47. « Aéroports de Paris renforce son concept de boutiques dédiées aux souvenirs de Paris », sur Prweb.com, (consulté le 30 avril 2017)
  48. « ADP et SSP créent une coentreprise pour gérer 34 points de restauration rapide sur Roissy CDG », sur Snacking.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  49. Alexandre Debouté, « Les aéroports parisiens, vitrine de la pub digitale », sur Lefigaro.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  50. Thierry Wojciak, « Real-Time marketing : JCDecaux Airport Paris déploie une nouvelle solution », sur Cbnews.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  51. « ADP Télécom se rebaptise ‘Hub télécom’: services VoIP et géolocalisation », sur Silicon.fr, (consulté le 29 avril 2017)
  52. « Une histoire de conquête depuis 2001 », sur Hubone.fr (consulté le 29 avril 2017)
  53. Claude Soula, « Comment Roissy et Orly sont passés au wifi illimité », sur Nouvelobs.com, (consulté en 30 avri 2017)
  54. « Les drigeants », sur Hubone.fr (consulté le 29 avril 2017)
  55. « La sûreté au coeur de ns métiers », sur Hubsafe.fr (consulté le 30 avril 2017)
  56. « Document de référence 2015 », sur Parisaeroport.fr (consulté le 30 avril 2017)
  57. « Aéroports de Paris SA : Réactivité du Groupe ADP dans une année 2016 difficile, reflétée par la croissance de l'EBITDA et du résultat net consolidés », sur Boursedirect.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  58. Décret no 2005-828 du 20 juillet 2005 relatif à la société Aéroports de Paris, NOR : EQUX0500113D
  59. Mikaël Lozano, « Avec quelle énergie fonctionne un aéroport ? », sur Latribune.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  60. « Recyclage : L'eau de pluie refroidit Orly », sur Usinenouvelle.com, (consulté le 30 avril 2017)
  61. a, b, c, d et e « Bilan 2015 des émissions de gaz à effet de serre Groupe ADP », sur Parisaeroport.fr (consulté le 30 avril 2017)
  62. a et b « Des visites pour tout savoir sur l'aéroport de Roissy », sur Leparisien.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  63. « Les enfants ont extrait le miel de Roissy », sur Leparisien.fr, (consulté le 30 avril 2017)
  64. a et b « Rapport d'activité et de développement durable 2013 », sur Aeroportdeparis.fr (consulté le 30 avril 2017)
  65. a et b « Tableau des indicateurs 2015 », sur Parisaeroport.fr (consulté le 30 avril 2017)
  66. « Portrait de fondation : Aéroports de Paris », sur Fondationfrance.org (consulté le 30 avril 2017)
  67. « Aéroports de Paris lance sa fondation d’entreprise », sur Lemagdesaeroportsfrancophones.com, (consulté le 30 avril 2017)
  68. « Fondation rapport annuel 2015 », sur Parisaeroport.fr (consulté le 30 avril 2017)
  69. Aéroports de Paris, « Aéroports de Paris – Comité exécutif », sur aeroportsdeparis.fr (consulté le 23 juin 2016)
  70. « L'Etat va vendre une partie de sa participation dans ADP », sur capital.fr, (consulté le 8 mars 2014).
  71. a et b « Rapport d'activite et de développement durable 2015 », sur Aeroportsdeparis.fr (consulté le 30 avril 2017)
  72. « Tableau des représentants d'intérêts : Fiche de l'entreprise « Aéroports de Paris » », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 15 octobre 2016), voir l'onglet : Données financières
  73. « Des entreprises engagées et Transparency France innovent avec un guide de déclaration des budgets de lobbying », sur transparency-france.org, article du 15 mars 2016 (consulté le 28 octobre 2016).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]