Nicolas Bouzou

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Nicolas Bouzou
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Nicolas Bouzou en 2015.
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Nicolas Bouzou, né le [1] à Boulogne-Billancourt, est un économiste libéral et essayiste français. Habitué des médias, il est aussi entrepreneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Nicolas Bouzou est diplômé de l'université Paris-Dauphine et de l'IEP de Paris (Master de Finance).

Ses travaux portent sur la croissance, la politique économique, l'organisation territoriale et la santé. Il est directeur d'études et enseignant au sein du Master 2 et MBA Droit des affaires et Management-Gestion de l'École de droit et de management à l'université Paris II Assas[2].

En 2006, il fonde le cabinet de conseil Asterès[3] qui produit des études économiques pour des acteurs publics et des entreprises.

Vice-président du cercle Turgot qui regroupe des dirigeants libéraux de grandes entreprises et des responsables politiques[3], il a été membre du Conseil d'analyse de la société auprès du Premier ministre (2010-2012). En 2017, il est nommé chef économiste du Comité franco-allemand des industries culturelles et créatives[4].

En 2018, Nicolas Bouzou devient Président des Rencontres de l'avenir, un lieu de réflexion organisé en partenariat avec la Ville de Saint-Raphaël. L'édition des Rencontres de l'avenir en 2019 a rassemblé une trentaine d'intervenants, plus de 10 000 participants pendant 3 jours de conférences[5].

Nicolas Bouzou a publié de nombreux ouvrages, dont certains écrits en binôme. Son ouvrage co-écrit avec Julia de Funès, La Comédie (In)humaine, s'est écoulé à plus de 50 000 exemplaires[6].

Dans son dernier ouvrage, L'amour augmenté, publié aux Editions de l'Observatoire, Nicolas Bouzou fait état des questions de fidélité et d'infidélité dans le couple, du rôle des sites de rencontres et de l'évolution de la place du mariage et du sexe dans la société[7]. Nicolas Bouzou défend notamment dans ce livre la PMA (Procréation Médicalement Assistée) et la GPA (Gestation Pour Autrui) éthique, ainsi que le mariage homosexuel.

Prises de position[modifier | modifier le code]

En 2017, il publie Le travail est l'avenir de l'homme, dans lequel il aborde notamment la peur du chômage induite par l'arrivée des robots et de l'intelligence artificielle[8]. Pour lui il s'agit d'une peur atavique, qui était déjà présente par exemple au début du XIXe siècle, lorsque les ouvriers du textile britannique détruisaient les métiers à tisser. Selon lui, le travail humain ne va pas disparaître, il va muter. Il affirme :

« les pays les plus robotisés, comme le Danemark, l'Allemagne ou la Corée du Sud, sont d'ailleurs les plus proches du plein-emploi[9]. »

En , il approuve la politique du président Emmanuel Macron, avec notamment la loi travail 2, qui selon lui pourra faire baisser le chômage de masse si elle est associée à un effort très important au niveau de formation professionnelle : « Ça ne sert à rien de permettre aux entreprises de créer des emplois si les gens ne sont pas en mesure de les occuper[8]. » Il soutient également la réforme des retraites du gouvernement : « Force est de constater [que la réforme] est redistributive : les perdants sont les hauts revenus, les gagnants sont les précaires. C’est une réforme de gauche ! Mais pour dire cela, il faut savoir lire et être honnête[10][11]

Il affirme en juin 2019 que les hôpitaux du futur « devront être dirigés par des entrepreneurs audacieux plutôt que par des gestionnaires prudents »[12]. Il prédit aussi la même année « on va subir en 2019 un krach boursier violent. C'est quasi acquis, la probabilité est proche des 100 % »[13].

Il milite pour la réduction des dépenses publiques, du nombre de fonctionnaires, et des impôts des entreprises et des plus fortunés. Il suggère notamment de supprimer l’impôt de solidarité sur la fortune et d'augmenter très significativement les déductions d’IRPP [Impôt sur le revenu des personnes physiques] liées à l’investissement dans des PME[14].

Dans le contexte d'épidémie de Covid-19 de 2020, l'association de critique des médias Acrimed relève les déclarations contradictoires de Nicolas Bouzou au sujet de l'investissement en bourse et de gestion des dépenses publiques. L'association relève également que celui-ci assurait, en 2014, que la France disposerait « dans dix ans » de « deux fois trop de lits d’hôpitaux » et appelait à une réduction des dépenses publiques dans le domaine de la santé[14],[15].

Présence médiatique et critiques[modifier | modifier le code]

Nicolas Bouzou est contributeur régulier pour Le Figaro, Les Échos, le Financial Times (Royaume-Uni) et Le Temps (Genève)[3]. Il est éditorialiste à L'Express[16] pour lequel il publie une chronique hebdomadaire[17].

De 2011 à 2013, Il intervient dans La Matinale de Canal+ avec Maïtena Biraben et Ariane Massenet. Entre 2013 et 2014, Il intervient dans Team Toussaint avec Bruce Toussaint.

Il intervient régulièrement dans les émissions C dans l'air sur France 5, 28 minutes sur Arte, / 24H Pujadas LCI, L'Info du vrai sur Canal+, 19H Ruth Elkrief sur BFM TV, Les décodeurs de l'éco sur BFM Business, sur Radio Classique dans Accords / désaccords[18] avec Guillaume Durand.

Pour Le Figaro, Nicolas Bouzou fait partie « depuis quelques années » de « cette poignée d'économistes invités » sur les plateaux télé « dès qu'on cherche un expert. Pour la clarté avec laquelle il exprime ses arguments, sa facilité à vulgariser les sujets les plus compliqués. »[19].

L'essai Les Nouveaux Chiens de garde est plus critique à l'égard de cette présence médiatique en décrivant à la fois la proximité avec le milieu financier des économistes présentés comme des experts, mais remet aussi en question la compétence même de ces experts dans leurs analyses. Nicolas Bouzou est cité parmi ces économistes fréquentant les plateaux et pourtant inaptes, selon le documentaire, à voir les signes révélateurs d'une crise et à vision unilatéralement libérale. En , selon Arrêt sur images, il assurait dans ses conférences que la crise n'a pas vraiment de réalité et dans ses ouvrages que « c'est le moment d'acheter en Bourse » alors que la crise économique survient peu après[20].

En juillet 2019, il est épinglé par Marianne pour un conflit d'intérêt non mentionné dans une tribune appelant à vendre ADP « très cher », alors que ADP faisait partie de ses clients[21].

Acrimed se fait encore plus critique et pointe des incohérences dans les conseils d’investissements donnés sur des antennes de radios, une inaptitude à prévoir les crises économiques ou encore sa proximité avec le gouvernement.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Mécanismes du marché : Éléments de microéconomie, 2006, broché (ISBN 2749506336)
  • Petit précis d'économie appliquée à l'usage du citoyen pragmatique, Eyrolles, 2007 (ISBN 221253826X)
  • Krach financier : emploi, crédits, impôts, ce qui va changer pour vous, Eyrolles, 2008 (ISBN 2212542569)
  • Le Capitalisme idéal, Eyrolles, 2010 (ISBN 2212545517)
  • Le Chagrin des classes moyennes, J-C Lattès, 2011 (ISBN 2709636514)
  • Nicolas Bouzou et Luc Ferry, La Politique de la jeunesse, Odile Jacob, , 1re éd., 120 p. (ISBN 978-2738127303)
  • On entend l'arbre tomber mais pas la forêt pousser, J-C Lattès, 2013 (ISBN 2709642352)
  • Pourquoi la lucidité habite à l'étranger, J-C Lattès, 2015 (ISBN 978-2-7096-4773-1)
  • Le Grand Refoulement. Stop à la démission démocratique, Plon, 2015 (ISBN 9782259230278)
  • L'innovation sauvera le monde. Philosophie pour une planète pacifique, durable et prospère, Plon, 2016 (ISBN 9782259249423)
  • Le travail est l'avenir de l'homme, Éditions de l'Observatoire, 2017 (ISBN 979-10-329-0030-7)
  • La Comédie (in)humaine, co-écrit avec Julia de Funès, Éditions de l'Observatoire, 2018 (ISBN 979-10-329-0396-4)
  • Sagesse et folie du monde qui vient. Comment s’y préparer, comment y préparer nos enfants, co-écrit avec Luc Ferry, XO Editions, 2019 (ISBN 2374480402)
  • Inventons la mondialisation de demain, Éditions de l'Observatoire, 2020

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. Voir sur mba-pantheon-assas.com.
  3. a b et c « Nicolas Bouzou », sur Le Huffington Post (consulté le 11 janvier 2018).
  4. Voir sur le site du Comité.
  5. « Les Rencontres de l'Avenir | Edition 2019 »
  6. « Le Binôme PDG – DRH : colonne vertébrale de l’entreprise »
  7. « L'amour augmenté, Editions de l'Observatoire »
  8. a et b « "À l’horizon de 10 ans, la France peut revenir au plein-emploi", selon Nicolas Bouzou », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2018)
  9. « Le travail ne meurt pas, il se transforme », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2018)
  10. Pauline Perrenot, « Retraites : violences médiatiques en continu contre les grévistes », sur Acrimed,
  11. Paroles tirées du post de Nicolas Bouzou (12/12/2019 à 07:59AM) sur son propre compte Twitter
  12. Nicolas Bouzou, « Nicolas Bouzou: «Grève des urgences, ne pas se tromper sur le diagnostic!» », sur Le Figaro.fr, (consulté le 7 mai 2020)
  13. Modifié Le 1 Janvier 2019 À 20h40, « Marchés financiers : dix ans après, le spectre d’un nouveau krach », sur leparisien.fr, (consulté le 7 mai 2020)
  14. a et b Denis Perais et Pauline Perrenot, « Experts économiques sur Europe 1 : visionnaires jamais, faussaires toujours », sur Acrimed,
  15. « Heureusement qu’on a la voiture », sur monde-diplomatique.fr, Le Monde diplomatique, (consulté le 22 avril 2020)
  16. « Nicolas Bouzou - L'Express », sur L'Express (consulté le 5 janvier 2018).
  17. « Chroniques de Nicolas Bouzou pour L'Express »
  18. « Accords / désaccords - Radio Classique », Radio Classique,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2018).
  19. « Nicolas Bouzou, économiste touche-à-tout », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2018).
  20. Sophie Gindensperger, Vive Nicolas Bouzou, l'expert incontournable du mois d'août !, arretsurimages.net, 7 août 2009
  21. « Ces signataires de tribunes pro-privatisation qui taisent leurs liens avec Vinci et ADP », sur Marianne, (consulté le 7 mai 2020)

Liens externes[modifier | modifier le code]