Nicolas Bouzou

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Nicolas Bouzou, né en 1976 à Boulogne-Billancourt, est un essayiste français libéral spécialisé dans l'économie. Il est diplômé de l'université Paris-Dauphine et a un master de finance de l'IEP de Paris. Il a été pendant six ans analyste en chef de l'institut de prévisions Xerfi. Il a fondé sa propre entreprise d'analyse économique et de conseil, Asterès, en 2006[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses travaux portent sur la croissance, la politique économique, l'organisation territoriale et la santé. Il est directeur d'études et enseignant au sein du master 2 et MBA Droit des Affaires et Management-Gestion de l'École de droit et de management à l'université Paris II Assas[2].

En 2006, il fonde le cabinet de conseil Asterès, dont les clients sont de grandes entreprises, les collectivités locales, et des gouvernements[3].

Il est vice-président du cercle Turgot qui regroupe des dirigeants libéraux de grandes entreprises et des responsables politiques[3]. Il a été membre du Conseil d'analyse de la société auprès du Premier Ministre (2010-2012). Il fait partie du groupe Keyser Söze qui se réunit autour de Jacques Attali.[réf. nécessaire]

En 2017, il a été nommé chef économiste du Comité franco-allemand des industries culturelles et créatives[4]. Il a siégé au Conseil d’Analyse de la Société auprès du Premier Ministre en 2011.

Il a également créé le Cercle de Belém qui rassemble des intellectuels européens libéraux et progressistes[5].

Il a présenté pendant trois ans, chaque matin une chronique économique dans la Matinale de Canal+, puis dans la Team Toussaint sur I-télé jusqu'en juin 2014.

Il est notamment contributeur régulier pour Le Figaro, Les Échos, Le Monde, L'Express[6], le Financial Times (Royaume-Uni) et Le Temps (Genève)[3].

Il intervient régulièrement dans les émissions : C dans l'air sur France 5, 28 minutes sur Arte, / 24H Pujadas LCI, L'Info du vrai sur Canal+, 19H Ruth Elkrief sur BFM TV, Les décodeurs de l'éco sur BFM Business, sur Radio Classique dans Accords / désaccords[7] avec Guillaume Durand. En septembre 2016, le Figaro écrit que Nicolas Bouzou fait partie « depuis quelques années » de « cette poignée d'économistes invités » sur les plateaux télé « dès qu'on cherche un expert »[8].

Le documentaire « Les nouveaux chiens de gardes »[9] est plus critique à l'égard de cette présence médiatique en décrivant à la fois la proximité avec le milieu financier des économistes présentés comme des experts, mais remet aussi en question la compétence même de ces experts dans leurs analyses. Nicolas Bouzou est cité entre autres parmi ces économistes fréquentant les plateaux et pourtant inaptes à voir les signes révélateurs d'une crise et à vision unilatéralement libérale. En avril 2008 d'ailleurs, il assure dans ses conférences que la crise n'a pas vraiment de réalité et dans ses ouvrages que « c'est le moment d'acheter en Bourse » alors que la crise économique survient peu après[10].

En décembre 2008, dans son ouvrage Krach financier Nicolas Bouzou annonce la crise des pays méditerranéens (Grèce, Espagne, Portugal)... qui n'a eu lieu qu'à partir de 2011.

On entend l'arbre tomber mais pas la forêt pousser est le premier livre à penser les implications économiques et politiques de l’intelligence artificielle[réf. souhaitée].

Avec Luc Ferry, Nicolas Bouzou intervient au Théâtre des Mathurins pour les Jeudis économie et philosophie[11].

En 2017, il publie Le travail est l'avenir de l'homme, dans lequel il aborde notamment la peur du chômage induit par l'arrivée des robots et de l'intelligence artificielle[12]. Pour lui il s'agit d'une peur atavique, qui était déjà présente par exemple au début du 19e siècle, lorsque les ouvriers du textile britannique détruisaient les métiers à tisser. Pour Nicolas Bouzou, le travail humain ne va pas disparaître, il va muter. Nicolas Bouzou affirme que « les pays les plus robotisés, comme le Danemark, l'Allemagne ou la Corée du Sud, sont d'ailleurs les plus proches du plein-emploi »[13].

En septembre 2017, il approuve la politique du président Emmanuel Macron, avec notamment la loi travail 2, qui selon lui pourra faire baisser le chômage de masse si elle est associée à un effort très important au niveau de formation professionnelle : « Ça ne sert à rien de permettre aux entreprises de créer des emplois si les gens ne sont pas en mesure de les occuper »[12].

En 2018, il co-écrit avec Julia de Funès, philosophe, "La comédie (in)humaine : comment les entreprises font fuir les meilleurs" aux Éditions de L'Observatoire.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Mécanismes du marché : Éléments de microéconomie, 2006, broché (ISBN 2749506336)
  • Petit précis d'économie appliquée à l'usage du citoyen pragmatique, Eyrolles, 2007 (ISBN 221253826X)
  • Krach financier : emploi, crédits, impôts, ce qui va changer pour vous, Eyrolles, 2008 (ISBN 2212542569)
  • Le Capitalisme idéal, Eyrolles, 2010 (ISBN 2212545517)
  • Le Chagrin des classes moyennes, J-C Lattès, 2011 (ISBN 2709636514)
  • Nicolas Bouzou et Luc Ferry, La Politique de la jeunesse, Odile Jacob, , 1re éd., 120 p. (ISBN 978-2738127303)
  • On entend l'arbre tomber mais pas la forêt pousser, J-C Lattès, 2013 (ISBN 2709642352)
  • Pourquoi la lucidité habite à l'étranger, J-C Lattès, 2015 (ISBN 978-2-7096-4773-1)
  • Le Grand refoulement. Stop à la démission démocratique, Plon, 2015. (ISBN 9782259230278)
  • L'innovation sauvera le monde. Philosophie pour une planète pacifique, durable et prospère, Plon, 2016. (ISBN 9782259249423)
  • Le travail est l'avenir de l'homme, Éditions de l'Observatoire, 2017.
  • avec Julia de Funès, La comédie (in)humaine, Éditions de l'Observatoire, 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Asterès », sur asteres.fr (consulté le 5 janvier 2018)
  2. [1]
  3. a, b et c « Nicolas Bouzou », sur Le Huffington Post (consulté le 11 janvier 2018)
  4. [2]
  5. [3]
  6. « Nicolas Bouzou - L'Express », sur L'Express (consulté le 5 janvier 2018)
  7. « Accords / désaccords - Radio Classique », Radio Classique,‎ (lire en ligne)
  8. « Nicolas Bouzou, économiste touche-à-tout », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  9. « Les Nouveaux Chiens de garde », dans Wikipédia, (lire en ligne)
  10. Source : dossier d'arrêt sur image http://www.arretsurimages.net/articles/2009-08-07/Vive-Nicolas-Bouzou-l-expert-incontournable-du-mois-d-aout-id2226
  11. [4]
  12. a et b « « A l’horizon de 10 ans, la France peut revenir au plein-emploi », selon Nicolas Bouzou », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)
  13. « Le travail ne meurt pas, il se transforme », lesechos.fr,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]