Voltalia

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Voltalia
Création 2005
Siège social Paris, avec antennes en Guyane, au Brésil et en Grèce[1]
Drapeau de France France
Direction Sébastien Clerc
Actionnaires Association familiale Mulliez
Activité Production d'énergie renouvelable
Produits Centrales électriques et électricité
Société mère Association familiale Mulliez
Sociétés sœurs Abilways, Sculpteo, Agorize, DigiSchool, Sitel Group
Effectif 491 (2018)
Site web voltalia.com

Capitalisation 902 M€ septembre 2019
Chiffre d'affaires 181 M€ en 2018[2]
Résultat net 8,53 M€ en 2018

Voltalia est une entreprise française du groupe Mulliez qui construit et exploite des centrales électriques à partir d'énergie renouvelable (hydraulique, éolien, biomasse et/ou solaire), en France (Guyane) et dans les pays émergents[1]. L'entreprise est aussi opérateur sur le marché du carbone (de par ses activités dans des pays émergents, elle peut inscrire ses projets dans le cadre du mécanisme de développement propre [1].)

L'action est cotée en bourse - Euronext Paris - - Compartiment B - - CAC All Shares. (VLTSA)

Historique[modifier | modifier le code]

L'entreprise est fondée en 2005[3]. En 2011, la famille Mulliez entre au capital à travers son fonds Creadev[3]. L'entreprise est cotée sur Euronext à partir de 2014[4].

En 2016, Voltalia réalise une levée de fonds auprès d'une filiale de l'Agence française de développement[5], en parallèle d'une augmentation de capital via la Bourse[4],[6].

En 2018, elle intègre l'indice Gaïa, qui rassemble des entreprises avec un bon score en RSE[7].

En mai 2019, elle signe avec Boulanger le premier contrat de vente directe d'électricité en France, pour une centrale solaire photovoltaïque de 5 MW qui doit ouvrir en 2022[8], puis en juin, un contrat avec la SNCF pour la vente pendant vingt-cinq ans de la production de trois nouveaux champs solaires qui seront construits sur 136 hectares dans le Gard et le Var, pour une puissance totale de 143 mégawatts et une production prévue de 207 gigawattheures[9].

Le , Voltalia a annoncé préparer un système de stockage d'électricité par volant d'inertie, en complément de batterie et en , l'entreprise lance une augmentation de capital de 376 millions d'euros, pour un objectif d'au moins 2,6 gigawatts de capacité en exploitation ou construction en 2023[10].

En juillet 2020, elle annonce avoir conclu avec IKEA France un partenariat pour proposer le service "Solstråle" du géant suédois, à savoir la mise en place d'un service clé en main d'installation de panneaux solaires en toiture chez les particuliers. Ce service est annoncé dans un premier temps (automne 2020) dans le sud de la France puis progressivement dans toute la France d'ici la fin de l'année. Voltalia est chargée de la pose et de l'entretien des panneaux.[11]

Actionnaires[modifier | modifier le code]

Liste des actionnaires mise à jour au

Nom Actions %
Voltalia Investissement 37 842 314 42,1%
Proparco 2 139 144 2,38%
Voltalia (auto-contrôle) 107 522 0,12%

Activités[modifier | modifier le code]

L'entreprise construit des centrales éoliennes, solaires, à partir de biomasse et dans l'hydroélectricité[3]. Elle est présente en 2018 dans 18 pays[12], notamment le Brésil[3], où elle vend son électricité directement à l'agro-industriel BRF[13]. Elle développe aussi des projets de stockage d'énergie, par exemple en Guyane[14].

Sa capacité de production installée est de 524 MW en 2018[12].

En Guyane[modifier | modifier le code]

Alors que l’électricité produite par le Barrage EDF Petit-saut ne suffit plus, et que la région veut développer les renouvelables, Voltalia a été retenu pour deux services :

  • en 2017 pour construire en 2018-2019 (mise en service annoncée au second semestre 2019) un site de stockage d’électricité dit « ‘projet Toco » ou de la Savane des Pères. Ce sera en 2019 le plus gros site de stockage par batteries en France :, avec une unité de stockage par batteries de 2,6 MW /2,9 MWh associée à une unité photovoltaïque de 3,8 MW. Au total, le complexe de stockage Toco offre donc une capacité de stockage de 12,6 MW / 14,2 MWh[15].
  • En 2018 Voltalia a aussi été retenu comme premier lauréat d’un appel à projets de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) pour un projet (dit « Mana Stockage ») qui représentera 90% de la puissance électrique stockée en Guyane. Cette double unité de stockage par batteries, aura 10 MW de puissance totale installée et une capacité utile totale de 11,3 MWh. Le site est situé non loin de Toco[15]. Voltalia sera rémunéré sur 10 ans à compter de la mise en service (prévue début 2020).
    L’unité n°1 (5 MW / 4 MWh) régulera la fréquence du réseau : elle alimente le réseau en cas de baisse de fréquence induite par une chute de production ou un pic de consommation)[15].
    L’unité n°2 (5 MW / 7,3 MWh) permettra en temps réel de stocker les excédents d’électricité renouvelable pour alimenter le réseau lors de la pointe de consommation le soir, en diminuant le coût de l’électricité pour le gestionnaire de réseau[15].

Gouvernance[modifier | modifier le code]

L'entreprise est cotée en Bourse, la famille Mulliez restant l'actionnaire majoritaire[16]. Elle est dirigée par Sébastien Clerc[14].

R&D[modifier | modifier le code]

Le Voltalia a annoncé un test - en partenariat avec Energiestro – d’un prototype de volant d’inertie en béton précontraint sur son site de Toco (Guyane) où deux systèmes de stockage par batterie sont également prévus (pour une puissance cumulée totale de 10 Mw[17]), avant éventuel déploiement à grande échelle. Avantage : pas de consommation de ressources rares, moindre coût qu’avec la fibre de carbone ou l'acier, et bien plus durable et "soutenable" que les batteries classiques.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Fiche Voltalia sur EuroEnergie (Catégorie : Énergie renouvelable et alternative)
  2. https://www.zonebourse.com/Voltalia-16860996/fondamentaux/
  3. a b c et d Anne Feitz, « Energies vertes : l'envolée de Voltalia, la pépite des Mulliez », sur lesechos.fr, (consulté le 21 octobre 2018).
  4. a et b Jean-Philippe Pié, « Voltalia privilégie la Bourse pour lever des fonds et peaufine un modèle intégré », sur greenunivers.com, (consulté le 22 octobre 2018).
  5. Frédéric de Monicault, « Énergie renouvelable: Voltalia passe à la vitesse supérieure », sur lefigaro.fr, (consulté le 21 octobre 2018).
  6. AOF, « Voltalia annonce le lancement d'une augmentation de capital », sur capital.fr, (consulté le 22 octobre 2018).
  7. Jean-Philippe Pié, « Voltalia intègre le Gaïa Index », sur greenunivers.com, (consulté le 20 novembre 2018).
  8. E.G, « Boulanger et Voltalia en partenariat pour la production d'électricité verte », sur Environnement-magazine.net, (consulté le 24 juin 2019).
  9. Véronique Le Billon, La SNCF prend le virage de l'énergie verte made in France, Les Échos, 26 juin 2019.
  10. Énergies vertes : Voltalia lance une augmentation de capital, Les Échos, 24 juin 2019.
  11. Marie Bartnik, « Les Français vont pouvoir acheter des panneaux solaires chez Ikea », sur Le Figaro.fr, (consulté le 8 juillet 2020)
  12. a et b Voltalia, « résultats 1er semestre 2018 », sur voltalia.fr, (consulté le 15 novembre 2018)
  13. AOF, « Voltalia : nouveau contrat au Brésil », sur capital.fr, (consulté le 20 novembre 2018).
  14. a et b AOF, « Voltalia remporte deux projets de stockage d’électricité par batteries en Guyane », sur boursedirect.fr, (consulté le 21 octobre 2018).
  15. a b c et d Euro Energie (2019) Voltalia lance la construction du plus grand système de stockage par batteries de France, 13 mai 2019
  16. Véronique Le Billon, « Energie verte : pourquoi Neoen s'affiche à contre-courant du secteur », sur lesechos.fr, (consulté le 21 octobre 2018).
  17. Enerpress n° 12327 du 21 mai 2019

Articles connexes[modifier | modifier le code]