Jacques Foccart

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Jacques Foccart
Image illustrative de l'article Jacques Foccart
Fonctions
Secrétaire général de l'Élysée aux affaires africaines et malgaches
19601974
Biographie
Nom de naissance Koch-Foccart
Date de naissance 31 août 1913
Lieu de naissance Ambrières-les-Vallées (Mayenne, France)
Date de décès 19 mars 1997 (à 83 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Française

Jacques Koch[1]-Foccart, né le 31 août 1913, à Ambrières-le-Grand, aujourd'hui Ambrières-les-Vallées (Mayenne), décédé le 19 mars 1997, Paris), est un conseiller politique français, secrétaire général de l'Élysée aux affaires africaines et malgaches de 1960 à 1974. Autorisé par décret du 17 juin 1952 à modifier son nom patronymique de Koch-Foccart en celui de Foccart, il est connu sous le nom de Jacques Foccart. Il a été un personnage central dans la création de la Françafrique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et enfance[modifier | modifier le code]

Jacques Foccart est le fils d'Elmire de Courtemanche, une créole guadeloupéenne de Gourbeyre (Guadeloupe - Antilles françaises), et de Guillaume Koch-Foccart[2], qui devint maire de Gourbeyre en Guadeloupe de 1908 à 1921. Le jeune Jacques grandit dans le château du Tertre mayennais jusqu'à l'âge de trois ans alors que ses parents sont repartis en Guadeloupe. En 1916, le père de Jacques, Guillaume Koch-Foccart, revenu en France pour le décès de son propre père, remmène son fils avec lui en Guadeloupe. Jacques a six ans lorsque ses parents rentrent en métropole. Il conservera toujours des liens forts avec cette colonie devenue département d'Outre-mer en 1946, grâce aux demandes répétées des parlementaires antillais, réunionnais et guyanais. Élève du lycée de l’Immaculée-Conception à Laval d'avril 1921 à avril 1935, il entre dans la vie professionnelle comme prospecteur commercial chez Renault, puis employé dans une société commerciale d'import-export qui traite avec l'Outre-Mer.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Il est après son service militaire sergent de réserve. Il est mobilisé à Chanzy-sur-Marne en août 1939 à l'état-major de l'aviation. Démobilisé en août à Agen après l'armistice de juin 1940, il regagne Paris.

Organisation Todt[modifier | modifier le code]

Foccart fonde — en 1941 — avec une connaissance (de son service militaire), Henri Tournet, une importante affaire d'exploitation de bois à La Forêterie (commune de Rânes dans l'Orne). Pour la coupe de 60 hectares de bois, il fait travailler une équipe importante : le bois est en particulier destiné à la production du charbon de bois, carburant des véhicules à gazogène, indispensable pendant cette époque de restriction. L'entreprise travaille d'abord avec Citroën afin d'alimenter ses gazogènes, et étend son domaine forestier avec 100 hectares, acheté à un minotier, puis avec l'achat d'une grande coupe de bois, vendue par le châtelain local en proie à des problèmes économiques.

À l'automne 1942 il commence, via Georges Desprez, à travailler pour les Allemands : deux convois sont livrés chaque semaine — grâce à des intermédiaires — à l'organisation Todt (allemande), avec laquelle il a des relations commerciales.

L'organisation Todt le suspectera d'escroquerie en 1943. Il est écroué avec son associé en août 1943 à Argentan et Saint-Malo. Ils sont libérés sous caution[3] via une transaction d'un million de francs, et la réquisition de leur entreprise.

La police judiciaire de Rouen a enquêté sur la possible implication de Foccart et Tournet dans l'assassinat en 1944 de François Van Aerden, un ancien agent consulaire de Belgique au Havre, qui aurait été témoin d'un trafic entre leur entreprise et un officier de l'organisation Todt. En l'absence d'éléments matériels probants, le dossier est classé sans suite[4].

Résistance[modifier | modifier le code]

En 1942, il prend contact avec la Résistance sur sa terre natale en Mayenne. Adjoint de Régis des Plas[5] pour le réseau Action Plan Tortue pour la zone Centre et Sud[6], il structure le réseau Réseau Action-Tortue Foccart avec un PC à Rânes dans l'Orne et un centre de liaison à Ambrières-les-Vallées en Mayenne.

Article détaillé : Réseau Action-Tortue Foccart.

Le nom de Foccart est évoqué par le SRPJ de Rouen en 1953 comme étant lié à deux énigmes criminelles, l'affaire François Van Aerden à Rânes et l'affaire Émile Buffon à Joué-du-Plain en 1944.

Libération[modifier | modifier le code]

Lors du débarquement de Normandie, il prend part avec son groupe de résistance en harcelant les Allemands. Traqué à nouveau, il se replie en Mayenne avec deux aviateurs américains qu'il conduit à la rencontre des avant-gardes de l'armée de libération. Entre la mi-juillet et fin août 1944, il rejoint une division américaine et devient Commandant.

À la Libération de Paris, Jacques Foccart intègre les services de renseignement de l'État : la Direction Générale des Études et Recherches (DGER), futur Service de Documentation Extérieure et de Contre-Espionnage (SDECE) dirigés par Jacques Soustelle, un gaulliste historique. Il dirige un temps à Angers la IVème région militaire[7]À l'automne 1944, il est au bureau de la Mission des liaisons de l'inspection des armées, dirigée à Paris par Jacques Chaban-Delmas.

Il est en octobre 1944 en Angleterre comme lieutenant-colonel car il a rejoint les services spéciaux alliés. Il monte l'opération Viacarage[8].

Démobilisé le 1er juin 1945, il lance son affaire d'import-export spécialisée dans les produits antillais, tout en conservant son exploitation forestière, et est employé dans l'administration au ministère du Ravitaillement.

L'homme politique[modifier | modifier le code]

Il soutient le parachutage[9] en Mayenne de Jacques Soustelle en 1945. Il est le troisième de la liste, candidat de l'Union démocratique et socialiste de la Résistance d'une composée de trois résistants : Soustelle, Le Basser et Foccart. Seul Soustelle sera élu[10].

Il est avant tout un des hommes de confiance du général de Gaulle, plus chargé de missions politiques essentielles et délicates que de représentations politiques et électives formelles. Entre 1947 et 1954, il est par exemple responsable de l'implantation du RPF aux Antilles et de la Guyane où il effectue plusieurs déplacements et noue de solides amitiés dans les milieux politiques de ces départements d'outre-mer.

Il est néanmoins membre du conseil national, puis secrétaire général adjoint, puis secrétaire général en 1954 du RPF sous la IVe République en remplacement de Louis Terrenoire, où il travaille très activement au retour du chef de la France libre au pouvoir. Il s'occupe des questions africaines au RPF dès 1954.

Membre Fondateur du SAC avec Achille Peretti et Charles Pasqua, il est directement mis en cause comme principal responsable de l'assassinat de Robert Boulin en octobre 1979, notamment dans le téléfilm Crime d’État (2013), avec l'éventuelle complicité de ses collègues du SAC et de Jacques Chirac. La motivation aurait été la crainte que, Robert Boulin, alors ministre de Valéry Giscard d’Estaing, ne dévoilât un certain nombre de dossiers sur le financement du RPR ; la suite a montré que ce type de financement du RPR, puis de l'UMP était effectivement très douteux, plusieurs condamnations ayant été prononcées. Ces difficultés ont ensuite conduit à la création de la loi régissant le financement des partis politiques.

Monsieur Afrique[modifier | modifier le code]

Le contexte : la stratégie politique de la France et du bloc occidental[modifier | modifier le code]

Avec l'indépendance de l'Algérie en 1962, la France perd l'exploitation du pétrole saharien. Charles de Gaulle, pour qui il n'y a pas de grande puissance sans indépendance énergétique, décide donc de se tourner vers les pays de l'ancien Empire colonial français en Afrique, qui regorgent de richesses minières et pétrolières. L'exploitation de ces ressources, qui s'effectue sur des cycles longs de 5 à 10 ans entre la découverte des gisements et la mise en service de l'exploitation, requiert dans les pays concernés une authentique stabilité politique si bien qu'est décidée une politique de soutien très active aux dirigeants particulièrement francophiles et dociles de ces pays devenus indépendants de la France en 1960.

Cette volonté politique forte est confortée par le souhait des pays de l'OTAN, dans le contexte de la guerre froide, de barrer la route de l'Afrique au communisme. Ainsi, la France est investie implicitement du rôle de « gendarme de l'Afrique », en échange de quoi son activisme énergétique particulièrement autoritaire est toléré.

La mise en œuvre de la stratégie de la France en Afrique[modifier | modifier le code]

Dès 1952, Jacques Foccart est coopté par le groupe sénatorial gaulliste pour participer à l'Union française, censée gérer les rapports de la France avec ses colonies. En 1953, il accompagne de Gaulle dans un périple africain durant lequel il fait la connaissance à Abidjan d'Houphouët-Boigny.

Il revient aux affaires en 1958, en étant nommé par de Gaulle au poste de conseiller technique à l'Hôtel Matignon, chargé des affaires africaines[11]. À partir de 1959, il installe le secrétariat général pour la Communauté puis le secrétariat général à la présidence de la République pour les affaires africaines et malgaches à l'hôtel de Noirmoutier[12] puis à partir de 1970 au 2 rue de l’Élysée.

Il s'affirme alors comme l'indispensable « Monsieur Afrique » du gaullisme, homme de l'ombre du Général puis de Georges Pompidou, chargé avec Pierre Guillaumat, autre homme de base du gaullisme et PDG d'Elf d'organiser la politique africaine de la France.

Il orchestre avec efficacité et sans états d'âme le soutien des uns et la déstabilisation des autres, fort de moyens humains et financiers considérables. Il a en effet la haute main sur l'activité tant des services secrets que la diplomatie française en Afrique et peut compter sur les libéralités d'Elf. Il s'impose alors comme l'unique et exclusive courroie de transmission entre les chefs d'états français et africains à partir de 1964 au point qu'on a pu dire qu'il était, après De Gaulle, l'homme le plus influent de la Ve République[réf. nécessaire].

Il établit le Gabon, eldorado pétrolier de l'époque, comme pierre angulaire de la politique africaine de la France. Dans un premier temps, le président Léon Mba est ainsi activement aidé à structurer son administration, avant d'être ré-installé au pouvoir après un coup d'État militaire, puis entouré d'une garde présidentielle avant d'être invité à se doter d'un vice-président « prometteur », Omar Bongo.

Il est également considéré comme l'instigateur d'interventions militaires (« politique du Jaguar »), de conspirations et coups d'État dans les autres pays de l'ancien Empire colonial français en Afrique[13]. En Guinée, il appuie les opposants de Sékou Touré ; au Congo-Kinshasa, il soutient le maréchal Mobutu. Il est également dès 1967 un acteur important du concours apporté par la France aux sécessionistes biafrais du Nigéria, par livraisons d'armes et mercenaires interposés (dont Bob Denard et Jean Kay).

Les méthodes et « réseaux Foccart »[modifier | modifier le code]

Les méthodes de Jacques Foccart s'avèrent extrêmement directives et expéditives, visant à rendre les chefs d'État dépendants de la France pour exercer et se maintenir au pouvoir.

À l'instar des mouvements de Résistance dont il fut un acteur majeur, il met en place une structure centralisée et cloisonnée, de façon à en rester l'unique ordonnateur. Cette organisation en réseau est une organisation de terrain, entièrement tournée vers l'efficacité opérationnelle.

Ces réseaux sont à la fois des réseaux de renseignement et d'action. Concernant l'information, ils puisent naturellement dans les rangs des services de renseignement, des services secrets et de la diplomatie, mais, aussi, dans ceux des hommes d'affaires et notables œuvrant localement (les « correspondants »). Pour l'action, aux côtés des services secrets sont fréquemment mobilisés des mercenaires.

Ses autres missions[modifier | modifier le code]

En plus de l'Afrique, il est chargé par de Gaulle à la fois du suivi des services secrets et des élections, et en particulier des investitures durant les années 1960. Pendant les campagnes électorales, il fut accusé à plusieurs reprises d'utiliser barbouzes et blousons noirs contre les candidats de gauche. En 1969, pendant le bref passage d'Alain Poher à l'Élysée, une commode qui permettait d'enregistrer les autres pièces du palais fut découverte. L'affaire fut dévoilée par Le Canard enchaîné et connue sous le nom de commode à Foccart[14].

Il fut le cofondateur du Service d'action civique (SAC), service d'ordre du mouvement gaulliste. Il est aussi à l'origine de la création de l'union nationale inter-universitaire (UNI), mouvement universitaire créé à la suite de mai 68.

Le président Jacques Chirac lui remet la médaille de grand officier dans l'ordre de la Légion d'honneur en 1995.

L'évolution de la Françafrique[modifier | modifier le code]

Ce système d'influence de la France en Afrique, appelé couramment « Françafrique » par ses détracteurs - terme emprunté à Houphouët-Boigny, repris par François-Xavier Verschave dans son ouvrage La Françafrique, le plus long scandale de la République -, qu'il a fondé, puis, profondément installé, est encore en vigueur aujourd'hui, même si le rapport de forces s'est sensiblement équilibré du fait de la fin de la guerre froide. Il a, en effet, été poursuivi sous les présidences successives de Valéry Giscard d'Estaing (qui remplace Foccart, mais garde son adjoint René Journiac, ancien magistrat dans les colonies), François Mitterrand[15] Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy[16], chacun confirmant l'existence même de la cellule africaine de l'Élysée, indépendante des autorités du Premier ministre et du ministère des Affaires étrangères et confiant le pilotage de celle-ci à un proche. L'avocat d'affaires franco-libanais, Robert Bourgi, a prétendu succéder à Jacques Foccart mais ne faisait que la transmission de messages entre certains dirigeants africains et français et le portage de valises.

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Résidences[modifier | modifier le code]

  • Ses opposants disent que deux bureaux se faisaient face au gouvernement : le bureau du Premier ministre pour la métropole, et celui de Foccart pour la Françafrique.
  • Il reçoit régulièrement les chefs d'État africains « amis » soit dans son appartement de la rue de Prony, dans le XVIIe arrondissement de Paris, soit dans la « case à fétiches », sous les combles de sa villa Charlotte à Luzarches[17].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La famille Koch est autorisé en 1868 à ajouter à son nom patronymique celui de Foccart, et à s'appeler, à l'avenir, Koch-Foccart.
  2. Sa soeur est Suzanne Foccart.
  3. Comme cela est souligné dans le documentaire biographique L'Homme qui dirigeait l'Afrique.
  4. Benoît Collombat, Un homme à abattre, Fayard, 2007, p. 113, (ISBN 978-2-213-63104-2).
  5. Sylvain, membre de l'ORA.
  6. Orne, Sarthe, Mayenne,Calvados, Manche.
  7. Il succède au commandant Jean-François Clouet des Pesruches.
  8. Son unité est connue sous l'acronyme SAARF. Son objectif est la libération des camps de prisonniers et de concentration : la plupart des hommes ayant participé sur le terrain à cette mission périlleuse y laisseront leur vie.
  9. Comme à la même époque, et au même endroit : Robert Buron.
  10. Pour Robert Buron, le laïcisme de Soustelle et de Le Basser n'avait rien de provocant, mais enfin il suffisait à leur retirer la confiance des milieux catholiques et, par ailleurs, les laïcs avaient encore la possibilité, soit de s'affirmer plus franchement avec la liste de Camille Lhuissier.
  11. Dès lors, il dirige les services secrets pour tout ce qui concerne l'Afrique : chaque mercredi, il reçoit le général Paul Grossin, directeur du Sdece, pour lui transmettre sur ce dossier les consignes de l'Élysée.
  12. Frédéric Turpin, « Jacques Foccart et le secrétariat général pour les Affaires africaines et malgaches », Histoire@Politique, no 8,‎ février 2009, p. 85 (lire en ligne)
  13. Il n'est pas un « coup » ayant eu lieu en Afrique qui ne lui ait été attribué, jusqu'à l'assassinat de Ben Barka, en 1965, avec la fameuse formule répétée à l'audience : Foccart est au parfum[réf. nécessaire].
  14. En première page du Canard enchaîné du 4 juin 1969, on peut lire en sur-bandeau L'histoire de la commode à Foccart, qui renvoie à la page 2, où il est question de la découverte de ladite commode. Le journal ajoute : « Cette découverte a eu l'avantage de mettre en évidence un petit fait qui en dit long : les propos tenus dans les propres bureaux de de Gaulle étaient écoutés et enregistrés par Foccart ». Foccart porte plainte contre le journal, relevant entre autres « les insinuations malveillantes lancées contre lui de manière épisodique, le présentant comme le chef d'une police parallèle, ou comme l'éminence grise du chef de l'État… » Durant dix semaines, le Canard instruira à l'avance le procès de Foccart, avec une page d'enquête et d'échos chaque semaine. Fin janvier 1970, le tribunal de grande instance de Paris se déclare incompétent et condamne Foccart aux dépens, au motif que Le Canard avait attaqué Foccart, homme public, sur la manière dont il exerçait ses fonctions, et que c'était Foccart privé qui s'estimait diffamé. Le 4 novembre 1970, la cour d'appel le déboute.
  15. Elf, une Afrique sous influence, Fabrizio Calvi, Jean-Michel Meurice, Laurence Dequay, 2000
  16. Samuël Foutoyet, Nicolas Sarkozy ou la Françafrique décomplexée, Tribord, 2009
  17. Antoine Glaser, AfricaFrance, Éditions Fayard, 2014, p. 21.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Jacques Foccart, Journal de l'Élysée, Fayard-Jeune Afrique
    • tome 1 : Tous les soirs avec de Gaulle (1965-1967), 1997, 813 pp. ISBN 2-213-59565-8
    • tome 2 : Le Général en mai (1968-1969), 1998, ISBN 2-213-60057-0
    • tome 3 : Dans les bottes du Général, (1969-1971), 1999, 787 pp., ISBN 2-213-60316-2
    • tome 4 : La France pompidolienne (1971-1972), 2000, ISBN 2-213-60580-7
    • tome 5 : La Fin du gaullisme (1973-1974), 2001

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Antoine Glaser et Stephen Smith, Ces messieurs d'Afrique, deux vol., Paris, Calmann-Lévy, 1994 et 1997
  • Robert Bourgi, Le Général de Gaulle et l'Afrique noire, 1940-1969, Paris, Librairie générale de droit et jurisprudence / Nouvelles Éditions africaines, collection « Bibliothèque africaine et malgache », tome XXXIII, 1980.
  • D.G. Lavroff (sous la direction de), La Politique africaine du général de Gaulle et l'Afrique noire (1958-1969), Actes du Colloque organisé par le Centre bordelais d'études africaines, le Centre d'étude d'Afrique noire et l'Institut Charles de Gaulle, Bordeaux, 19-20 octobre 1979, Paris, Éditions A. Pedone, série « Afrique noire », tome 10, 1980.
  • Pierre Péan :
    • Affaires africaines, Paris, Fayard, 1983 (sur les relations franco-gabonaises)
    • L'Homme de l'ombre, Paris, Fayard, 1990 (unique biographie de Jacques Foccart)
  • Chairoff Patrice, Dossier b… comme barbouzes, Éditions Alain Moreau, 1975.
  • Faure Claude, Aux Services de la République. Du BCRA à la DGSE, Paris, Fayard, 2004.
  • Rapport de la commission d'enquête sur les activités du Service d'Action Civique, 2 tomes, Éditions Alain Moreau, 1982.
  • Maurice Robert, Maurice Robert, « Ministre de l'Afrique ». Entretiens avec André Renault, Paris, Le Seuil, 2004.
  • Florence Hachez-Leroy (dir.), « Jacques Foccart, entre France et Afrique », Cahiers du Centre de Recherches Historiques, Paris, CRH-EHESS, no 30, octobre 2002, 200 p.
  • François Audigier :
    • « Les réseaux Foccart en Outre-Mer à la fin de la IVe République, une étude de cas : le capitaine de gendarmerie mobile Dargelos », in Outre-Mers, revue d’histoire, no 358-359, 1er semestre 2008, p. 59-75.
    • « Le SAC de 1968 à 1974, une officine de renseignement politique ? », in Sébastien Laurent (dir.), Politiques du renseignement, Pessac, Presses Universitaires de Bordeaux, 2009, p. 109-136.
  • Frédéric Turpin, « Jacques Foccart et le secrétariat général pour les Affaires africaines et malgaches », Histoire@Politique, 2/2009 (no 08), p. 85-85.
  • Frédéric Turpin, De Gaulle, Pompidou et l'Afrique : décoloniser et coopérer (1958-1974), Paris, Les Indes savantes, 2010.
  • Marc Michel, « Au travers des archives Foccart. Les relations franco-africaines de 1958 à 1962 », Les Cahiers du Centre de recherches historiques, 30, 2002.
  • Pascal Geneste, « Archives Les papiers Foccart aux Archives nationales », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 2/ 2003 (no 78), p. 157-162.
  • Jean-Pierre Bat, « Les « archives Foccart » aux Archives nationales », Afrique & histoire, 1/ 2006 (vol. 5), p. 189-201.
  • Jean-Pierre Bat, Le Syndrome Foccart. La politique française en Afrique, de 1959 à nos jours, Gallimard, coll. « Folio »,‎ 2012 (ISBN 2070356752)
  • Sylvain Mary, Le gaullisme d'opposition aux Antilles et en Guyane. Le RPF sous l'œil de Jacques Foccart, Paris, L'Harmattan, 2014, 252 p.
  • Jean-François Miniac (préf. Alain Lambert), Les Grandes Affaires criminelles de l'Orne, Paris, Éditions de Borée, coll. « Les Grandes Affaires criminelles »,‎ 2008, 336 p. (ISBN 978-2-84494-814-4)
    Sur l'affaire Van Aerden et l'affaire Émile Buffon.