Djamila Bouhired

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Djamila Bouhired
Djamila Bouhired en 1970
Djamila Bouhired en 1970

Naissance 1935
Alger
Origine Algérie Drapeau de l'Algérie
Allégeance FLN
Zone autonome d'Alger
Années de service 19561962
Conflits Guerre d'Algérie
Faits d'armes Bataille d'Alger
Famille Ex épouse de Jacques Vergès

Djamila Bouhired, née en 1935, est une femme militante du FLN, collaboratrice de Yacef Saadi chef de la Zone autonome d'Alger durant la guerre d'Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Alger dans une famille de classe moyenne d'un père algérien et d'une mère tunisienne, elle est scolarisée à l'école française. Elle rejoint le Front de libération nationale durant ses années étudiantes. Elle travaillera plus tard comme officier de liaison, membre du « réseau bombes » et assistante personnelle de Yacef Saadi, chef de la Zone Autonome d'Alger pendant la bataille d'Alger. Elle dépose, le 30 septembre 1956, une bombe qui n'explose pas dans le hall du Maurétania. Elle recrute Djamila Bouazza qui, elle, déposa le 26 janvier suivant dans le cadre d'une vague d'attentats une bombe très meurtrière au café Coq Hardi.

En avril 1957, elle est blessée dans une fusillade et capturée par la 4e compagnie du 9e régiment de Zouaves (cantonnée dans le palais Klein Basse Casbah). Elle est soupçonnée d'être une militante de la cause algérienne. Elle est torturée, inculpée et condamnée à mort pour attentat. [Pourquoi ?] [réf. souhaitée]. Son exécution est stoppée par une campagne médiatique menée par Jacques Vergès et Georges Arnaud. Ils écrivent un manifeste, Pour Djamila Bouhired, publié la même année aux Éditions de Minuit. C'est, avec la Question d'Henri Alleg, l'un des manifestes qui alerteront l'opinion publique sur les mauvais traitements et les tortures infligées par l'armée aux combattants algériens. Devant le tollé international soulevé par sa condamnation, elle est finalement graciée et libérée en 1962.

Après sa libération, elle travaille avec Jacques Vergès — qu'elle épousera en 1965 — sur Révolution africaine, un magazine centré sur les révolutions nationalistes africaines. De son mariage avec Vergès, elle a eu deux enfants, Meriem et Liess Vergès. Le 20 novembre 1995, elle a une petite-fille, Fatima Nur Vergès-Habboub, de sa fille Meriem et du mari de celle-ci, Fouad.

Sa vie a été adaptée au cinéma par Youssef Chahine dans le film Djamilah, sorti en 1958.

Chahine, pour la rencontrer, se rendra en Algérie en pleine guerre d'indépendance, mais n'y parviendra pas. Son parcours est aussi évoqué dans la première partie du film L'Avocat de la terreur, consacré à Jacques Vergès.

Elle se distinguera par sa discrétion, loin des médias, des cercles officiels et de tous les lieux de pouvoir.[réf. nécessaire]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Achour Cheurfi, Dictionnaire de la Révolution Algérienne (1954-1962), Casbah Éditions, 2004 (ISBN 9961 64 4786).
  • Jean-Louis Gérard, Dictionnaire historique et biographique de la guerre d'Algérie. Éditions Jean Curtuchet - 2001 (ISBN 9782912932273).
Carte postale à l'effigie de Djamila Bouhired adressée par une association allemande (ancienne RDA) au président français René Coty pour lui demander la libération de la prisonnière Djamila Bouhired.