Mostefa Ben Boulaïd

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Mostefa Ben Boulaïd
Image illustrative de l'article Mostefa Ben Boulaïd

Surnom Père de l'Algérie[réf. nécessaire]
Naissance
Arris, Algérie
Décès (à 39 ans)
Village de Nara, Menaa, Algérie
Mort au combat
Origine Drapeau de l'Algérie Algérie
Allégeance FLN
Grade Adjudant Drapeau : France
Chef de l'ALN Drapeau : Algérie
Années de service 19391956
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Commandement ALN,Wilaya I
Faits d'armes Campagne d'Italie Drapeau : Italie
Bataille d’Ifri el blah Drapeau : Algérie
Bataille d'Ahmar KhaddouDrapeau : Algérie
Distinctions Croix de guerre
Médaille militaire
Mausolée à Arris
Hommages 1er novembre 1954
Autres fonctions Approvisionnement militaire, direction

Mostefa Ben Boulaïd (1917-1956) (en chaoui : El Musṭafa ou Bulεid, El mustafa Ou si m'hend), dit également Mustapha Ben Boulaid, est un commandant de la zone 1 dans les Aurès, un militant nationaliste algérien ainsi qu'un des chefs historiques du Front de libération nationale (FLN) durant la guerre d'Algérie, surnommé le « Père de la Révolution algérienne »[réf. nécessaire].

Biographie[modifier | modifier le code]

chefs du FLN. Photo prise juste avant le déclenchement de la révolution du 1er novembre 1954. (Debout, de gauche à droite : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf., Assis : Krim Belkacem à gauche, et Larbi Ben M'Hidi à droite.)

Mostefa Ben Boulaïd est né le 5 février 1917 à Arris au sein d'une famille chaouia aisée des Aurès, région montagneuse du nord est algérien. En 1939, il accomplit le service militaire obligatoire et est mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale. Pendant la campagne d'Italie, en 1944, il se distingue par son courage, ce qui lui vaut la médaille militaire et la croix de guerre.

Démobilisé au grade d'adjudant, il regagne sa ville natale, il milite dans les rangs du Parti du peuple algérien (PPA). Il joue un rôle important dans l'Organisation spéciale (Algérie) l'(OS), à l'intérieur de laquelle il mène une intense activité de formation politique et militaire des jeunes. Il commence à se procurer des armes en les achetant avec ses propres deniers et participe à l'hébergement des militants pourchassés par les autorités. Il supervise personnellement la distribution des armes à ces militants. En 1948, il participe aux élections de l'Assemblée algérienne et obtient une large victoire. Cependant, les résultats sont falsifiés par les autorités françaises.

Membre du comité central du PPA-MTLD. Il rompt avec les membres de ce comité lors de la crise qui a opposé les centralistes à Messali. Il est l'un des fondateurs du Comité révolutionnaire d'unité et d'action (CRUA). Il préside la « réunion des 22 » du 25 juin 1954 à Alger, qui vise à établir une vision uniforme autour de la question du déclenchement de la lutte armée. Il est responsable de la zone I des Aurès, lieu qui mobilise fortement l'armée française et connu pour avoir payé un lourd tribut pendant la guerre d'Algérie. Il est l'un des membres du « Comité des six » chefs insurrectionnels. Il est à la direction des opérations du déclenchement de la Guerre d'Algérie du 1er novembre 1954 dans la région des Aurès.

En 1955, il se rend en Libye pour approvisionner les militants en armes. Il participe aux deux batailles d’Ifri el blah et Ahmar Khaddou.

Photo prise après son arrestation en Tunisie (11 février 1955), Ben Boulaïd réussit à transmettre un message symbolisant l'unité avec ses deux pouces.

Il est arrêté le 11 février 1955 en Tunisie et est condamné à mort par le tribunal de Constantine, puis emprisonné à la prison centrale de Constantine. Il s'en évade en novembre 1955 avec plusieurs autres détenus dont Tahar Zbiri — un des auteurs du coup d'État manqué en 1967 contre Houari Boumédiène — et ce grâce à la complicité d'un gardien de prison, Djaffer Chérif, issu de sa région natale. Au cours de cette évasion un de ses compagnons chute, se blesse et sera par la suite guillotiné. C'est en commun accord, au tirage au sort, que l'ordre d'évasion s'est déroulé.

La tombe de Si moustefa à droite et son compagnon Amrani à gauche à Nara, Menaa, wilaya de Batna

Mostefa Ben Boulaïd décède le 22 mars 1956 avec Abdelhamid Lamrani — un de ses proches collaborateurs — dans le maquis à la suite de la détonation d'un poste radio piégé parachuté par l'armée française d'après la version officielle.

Héros national, dans les Aurès et dans le reste de l'Algérie, son buste orne les places principales de Batna et de Arris.

Postérité[modifier | modifier le code]

Le buste de Mostefa Benboulaïd à Arris dans la wilaya de Batna.
  • Une allée porte son nom ainsi qu'un lycée à Batna. L'une des plus grandes avenues d'Annaba, boulevard Bertagna, qui relie le Cours de la Révolution (anciennement Cours Bertagna) aux quartiers Saint-Cloud, Plaisance et Kouba, et aux plages de Chapuis et Toche, porte également son nom.
  • L'aéroport de Batna porte son nom.
  • Un lycée d'Aïn El Hammam porte son nom.
  • Une école primaire à Mohammadia (Alger) porte son nom.

Décorations[modifier | modifier le code]

Film[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mostefa Benboulaïd (film).

Ahmed Rachedi tourne, entre 2006 et 2007, un film sur Mostefa Ben Boulaïd. Tourné dans le cadre de la manifestation "Alger, capitale de la culture arabe 2007", il est produit avec la collaboration du ministère des Moudjahidine, le ministère de la culture et l'entreprise "Missane Balkis films"[1],

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le film sur Mostefa Ben Boulaïd

Ouvrage sur le sujet[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]