Jacques Faure

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Officier général francais 3 etoiles.svg Jacques Faure
Naissance 2 mars 1904
Bordeaux
Décès 9 avril 1988
Paris
Origine Saint-Cyr
Allégeance Drapeau de la France France
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1925 – 1961
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Commandement 1er RCP
École d'Application de l'Infanterie
27e Division d'Infanterie Alpine
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Croix de Guerre 1939 1945
Croix de Guerre norvégienne
Croix de la Valeur militaire

Jacques Faure, né le 2 mars 1904 à Bordeaux, mort le 9 avril 1988 à Paris, est un officier et sportif français. Il reste une des grandes personnalités des chasseurs alpins. Il est considéré aussi comme un pionnier des Troupes Aéroportées.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 2 mars 1904 à Bordeaux. Petit-fils de Général, fils d'un Colonel, gazé pendant la guerre 1914-1918 et mort des suites de ses blessures.

Débuts de carrière dans les troupes alpines. Activités sportives (1925 1939).[modifier | modifier le code]

Il entre à l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr, promotion 1925-1927 "Maroc et Syrie".

Affecté au 13e Bataillon de Chasseurs Alpins en octobre 1927, il est nommé chef d'une section d'éclaireurs-skieurs à " La Turra" en 1930-31, puis Capitaine au 13ème B.C.A. à Chambéry

Il sert à l'École de Haute-Montagne à Chamonix à partir de 1932. Commandant de l'Équipe de France Militaire de ski de 1932 à 1938, il est champion de France militaire de ski pendant cette période.

Aux Jeux olympiques de 1936 à Garmisch-Partenkirchen, il est le porte drapeau de la délégation des athlètes français. La patrouille de France dont il est le chef termine 6e sur 9 à la course de patrouille militaire (sport de démonstration, ancêtre du biathlon ).

Affecté à l'État-Major de la 64ème Division Alpine en 1938.

Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Campagne de Norvège (1940)[modifier | modifier le code]

Il est chef du 3ème Bureau de la Brigade de Haute Montagne à partir de février 1940, sous les ordres du Général Béthouard, commandant le Corps Expéditionnaire en Norvège, puis Chef d'État-Major. Il joue un rôle capital dans la victoire de Narvik.

Il rentre en France au début de l'été 1940, ayant décliné de s'engager auprès de Général de Gaulle lors d'une escale en Angleterre.

Responsable du mouvement "Jeunesse et montagne" en France puis au Maroc (1940 1943)[modifier | modifier le code]

Il est appelé par le Général d'Harcourt qui lui demande de "mettre les jeunes de l'Armée de l'Air en montagne", il met sur pied et dirige le Mouvement "Jeunesse et Montagne".

Il rejoint le Maroc en novembre 1940 et met sur pied et dirige le Service de la Jeunesse et des Sports du Maroc jusqu'en 1942. Il prend part à la préparation du Débarquement Allié.

Il sert ensuite au Cabinet du Général Giraud à Alger jusqu'en mars 1943.

Campagnes avec le 1er RCP (1943 1945)[modifier | modifier le code]

Il est nommé commandant en second du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (1er RCP) le 22 avril 1943, et débarque en Sicile, en Italie puis en Provence…

Il commande ensuite comme Lieutenant-Colonel, le 1er RCP avec lequel il participe à la campagne d'Alsace et des Vosges de décembre 1944 à février 1945.

Période 1946 1953[modifier | modifier le code]

En 1945 1946, il est à l'État-Major de l'Armée, à la Section d'Études des Troupes Aéroportées, puis Chef du 3ème Bureau.

Nommé colonel en octobre 1946. il commande le Groupement Aéroporté de la 25e Division Aéroportée.

Stagiaire à l'École de Guerre 1948-49, il est auditeur, puis cadre à l'IHEDN et au CHEM jusqu'en août 1952.

En 1952 1953, il est Gouverneur Militaire de Vienne, à l'État-Major des Troupes d'Occupation en Autriche.

En octobre 1953, il sert à l'État-Major des Forces Terrestres Alliées "Centre-Europe" à Fontainebleau.

Officier général (1954 1961)[modifier | modifier le code]

Promu général de brigade en 1954, il commande l'École d'Application de l'Infanterie, à Saint-Maixent. Il est nommé Président de la "Commission Armées-Jeunesse".

En septembre 1956, il est général adjoint au commandant de la Division d'Alger.

À cette époque, il projette une action contre le Gouverneur Général en Algérie Robert Lacoste qui devait être enlevé et remplacé par le général Salan. Ce projet est éventé et le général Faure, transféré à Paris, est sanctionné au début 1957 de 30 jours d’arrêts de forteresse, avant de rejoindre les Forces françaises en Allemagne comme adjoint au commandant en chef.

Le 3 juillet 1957, son fils Bernard, lieutenant au 27e BCA, est tué en Grande Kabylie.

En 1958, il commande comme général de division, la 27e Division d'Infanterie Alpine à Tizi Ouzou en Kabylie, jusqu'en février 1960.

Fin de carrière suite au putsch ( avril 1961)[modifier | modifier le code]

Solidaire de la rébellion pour l'Algérie Française en avril 1961, il est arrêté et condamné à 10 ans de détention. Détenu à Paris, puis Tulle jusqu'au 1er avril 1966, il est libéré en 1966. Il est réintégré dans son grade de général de division en 1974, et réadmis dans le Cadre de Réserve des Officiers Généraux en 1982.

Décédé à Paris le 9 avril 1988.


Principales décorations[modifier | modifier le code]

Commandeur de la Légion d'Honneur (1953).

Croix de Guerre 39-45 (5 palmes).

Croix de Guerre norvégienne

Croix de la Valeur Militaire avec palme.

Médaille de l'Aéronautique.

Commandeur du Mérite Sportif.

Médaille d'Or de l'Éducation Physique.


Sources[modifier | modifier le code]

  • Jean Mabire, La bataille des Alpes 1944-1945, Presses de la Cité, 1986 et 1992 ?.