Léon-Étienne Duval

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Léon-Étienne Duval
Biographie
Naissance 9 novembre 1903
à Chênex (France)
Ordination sacerdotale 18 décembre 1926
Décès 30 mai 1996 (à 92 ans)
à Alger (Algérie)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
22 février 1965 par le
pape Paul VI
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Balbina
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 11 février 1947 par
Mgr Auguste Cesbron
Archevêque d'Alger
3 février 1954 – 19 avril 1988
Précédent François Émile Thiénard Paul Pierre Pinier Suivant
Évêque de Constantine
8 novembre 1946 – 3 février 1954
Précédent Auguste Ferdinand Leynaud Henri Teissier Suivant

Blason
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Léon-Étienne Duval, né le 9 novembre 1903 à Chênex et mort le 30 mai 1996 à Alger, est un cardinal algérien, archevêque d’Alger de 1954 à 1988.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est ordonné prêtre pour le diocèse d'Annecy le 18 décembre 1926 après des études à Rome. Chanoine, il est vicaire général et directeur des œuvres, ce qui le fera travailler avec l'abbé Camille Folliet, dont il concélébrera la messe de funérailles.

En 1947, le pape le désigne évêque de Constantine et d'Hippone (Bône). En mars 1954, quelques mois avant le déclenchement de la guerre d'Algérie, Mgr Duval devient archevêque d'Alger.

En 1956, il charge l'Abbé Tissot de le représenter à la conférence de l'Appel pour une Trêve Civile lancé par Albert Camus le 22 janvier 1956 [1]. La même année, il se prononce en faveur de l’autodétermination des populations d’Algérie. Il intervient notamment afin d'obtenir la grâce de terroristes condamnés à la peine capitale pour un attentat qui a coûté la vie à neuf personnes dans un car de tourisme[2], ce qui lui vaut le surnom de « Mohamed Ben Duval » par la population européenne.

Après l'indépendance algérienne, il est créé cardinal par Paul VI, avec le titre de cardinal-prêtre de Sainte-Balbine (Santa Balbina), lors du consistoire du 22 février 1965. Il reçoit, sans l'avoir sollicitée, la nationalité algérienne en 1966 comme un hommage des responsables de l'État.

Jean-Paul II accepte sa retraite en 1988.

Il est enterré dans la basilique Notre-Dame d'Afrique.

Peinture[modifier | modifier le code]

Le peintre algérien M'hamed Issiakhem a réalisé en 1982 un portrait du Cardinal Duval (114,5 x 75 cm)[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Christine Ray (préf. Mgr. Teissier), Le cardinal Duval : un homme d'espérance en Algérie, Paris, Editions du Cerf, coll. « Histoire à vif »,‎ 1998, 221 p. (ISBN 978-2-2040-5905-3, OCLC 40157406)
  • Léon-Etienne Duval et Denis Gonsalez (Avec la contribution de) (préf. André Nozière), Au nom de la vérité : Algérie : 1954-1962, Paris, Albin Michel, coll. « Espaces libres »,‎ 2001 (ISBN 978-2-2261-2587-3, OCLC 421655408) (Déclarations et lettres de Mgr Duval recueillies par le père Denis Gonzalez et l'historien André Nozière)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Olivier Todd, Une vie, biographie d'Albert Camus, p. 859 et p. 1127- note 28
  2. Marcel-Maurice Bigeard, Ma vie pour la France, Monaco, Rocher,‎ 2010, 502 p. (ISBN 978-2-2680-6435-2, OCLC 650205417), p. 227.
  3. Reproduit dans Algérie Expressions multiples, [catalogue de l'exposition présentée en 1987 et 1988 à Paris au Musée des arts africains et océaniens puis à Marseille à la Vieille Charité ], Cahiers de l'ADEIAO n° 5, Paris, 1987, p. 27. (ISBN 2-906267-04-x)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]