Front Algérie française

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Front Algérie Française
Présentation
Anciens présidents Saïd Boualam
Yvan Santini
Fondation 15 juin 1960
Disparition 15 décembre 1960 (dissout par le gouvernement)
Siège Boulevard Baudin, Alger
Idéologie Anti-indépendantisme, nationalisme
Couleurs Bleu, blanc et rouge

Le Front Algérie Française (FAF) (également Front de l'Algérie Française ou Front pour l'Algérie Française) était un mouvement politique anti-indépendantiste militant pour le maintien du statu quo des départements d'Algérie et du Sahara (l'« Algérie française ») qui a existé durant la guerre d'Algérie (1954-1962). Le FAF était dirigé par le conseiller municipal Antoine Andros et le conseiller général Camille Vignau[1],[2], et placé sous la présidence du député musulman Saïd Boualam, vice-président de l'Assemblée nationale[2].

Historique[modifier | modifier le code]

Création du FAF[modifier | modifier le code]

Le FAF voit le jour le 15 juin 1960[3] à la suite d'une réunion entre ex-FNN et ex-UNR[4] tenue au 73 rue Alfred-Leluch à Alger[5]. Santini annonce la création du FAF lors d'une conférence de presse tenue le même jour[4] ou le 17 juin selon les sources[6]. En quelques jours, le parti obtient plus de 400 000 adhésions pour compter, le 1er novembre 1960, près d'un million d'adhérents dont 40 % de musulmans.

Manifestation du 11 novembre 1960[modifier | modifier le code]

Émeute du FAF le 11 novembre 1960 à Alger. 100 blessés, 70 arrestations

Le 11 novembre 1960, une manifestation à l'appel du Front Algérie française dégénère en émeute à Alger.

Manifestations de décembre 1960[modifier | modifier le code]

Le 8 décembre suivant, le mouvement lance un appel à s'opposer violemment à la visite du Général de Gaulle et, à l'armée, à ne plus soutenir sa politique en Algérie.

Dissolution du FAF[modifier | modifier le code]

À la suite des émeutes d'Alger du 9 décembre, le Front Algérie française est interdit par les autorités françaises le 15 décembre 1960[7],[8].

Activité clandestine[modifier | modifier le code]

Le 7 mars 1961, un tract revendiquant une série d'attentats perpétrés à Alger est signé conjointement du FAF et du réseau France-Résurrection[9], une organisation distincte de l'OAS[10].

Personnalités notables du FAF[modifier | modifier le code]

Oranie[modifier | modifier le code]

  • Yvan Santini, porte-parole (conseiller général)
  • Villeneuve, dirigeant (conseiller général)
  • Conesa, dirigeant

Algérois[modifier | modifier le code]

Constantinois[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Nef, Lucie Meyer Faure & Robert Aron, 1963, p.141
  2. a et b Algérie française, 1942-1962, Philippe Héduy, Société de production littéraire, 1980, p.151
  3. Objectif de Gaulle, Volume 114 de L'Histoire que nous vivons, Pierre Démaret & Christian Plume, France loisirs, 1973, p.46
  4. a et b L'Espérance trahie, 1958-1961, Jacques Soustelle, Table Ronde, 1962, p.206
  5. De Gaulle et l'Algérie: mon témoignage, 1960-1962, Jean Morin, Albin Michel, 1999, p.46
  6. Algérie: la guerre des sigles, Michel Delenclos, Paroles libres, Collection Paroles libres, Esprit livres, 2003, p.116
  7. Susini et l'OAS, Clément Steuer, Collection Histoire et perspectives méditerranéennes, L'Harmattan, 2004, p.42
  8. LA SITUATION A ALGER, ORTF, JT 20H, 16/12/1960
  9. Les Droites et le général de Gaulle: colloque des 25 et 26 janvier 1990, Christian Bidégaray & Paul Isoart, Université de Nice, Centre d'études politiques et constitutionnelles, Economica, 1991, p.146
  10. Susini et l'OAS, Clément Steuer, Collection Histoire et perspectives méditerranéennes, L'Harmattan, 2004, p.46

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Archives vidéo INA[modifier | modifier le code]