Pierre Guillaume (militaire)

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Pierre Guillaume
Surnom le Crabe-tambour
Naissance 11 août 1925
Saint-Malo
Décès 3 décembre 2002 (à 77 ans)
Origine Drapeau de la France France
Grade Lieutenant de vaisseau
Conflits guerre d'Indochine
guerre d'Algérie
Faits d'armes putsch d'Alger

Pierre Guillaume (11 août 1925, Saint-Malo - 3 décembre 2002), connu également sous les noms de « commandant Guillaume » et « Crabe-tambour », est un officier de la marine française, ayant participé au putsch d'Alger, et membre de l'OAS.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un général de division, Pierre Guillaume sort de l'École navale en 1948. Lors de la guerre d'Indochine, il est officier de marine dans une division navale d'assaut, les célèbres Dinassaut. Après les accords de Genève, en 1954, il termine la guerre avec le grade de lieutenant de vaisseau. Désobéissant au haut commandement, il sauve alors, en embarquant sur les bâtiments sous ses ordres, 1 600 Vietnamiens catholiques voulant fuir le communisme (chiffres avancés par les survivants eux-mêmes). Puis il tente de rejoindre la France seul à bord d'une jonque, le Manohara (jonque ou plutôt ketch à bouchains vifs de 8 mètres de long) mais s'échoue finalement sur les côtes somaliennes, le 13 novembre 1956. Il est alors recueilli par une tribu locale, assez fascinée par ce prisonnier aux cheveux roux, au point qu'il ne sait pas très bien s'ils le considèrent comme un prisonnier ou comme un dieu.

Fin 1956, il rentre à Paris et apprend que son frère Jean-Marie, officier parachutiste, est tombé à la tête de son commando en Algérie. Il demande immédiatement et obtient d'être muté dans l'armée de terre, afin de lui succéder à la tête du commando. Promesse ayant été faite que ce commando porterait le nom du premier de ses membres qui serait tué au combat, le commando prend alors le nom de Guillaume. Pierre Guillaume le commande du 14 juillet 1957 au 12 mars 1958.

Pendant le putsch d'Alger, il est adjoint marine du général Challe, l'un des quatre organisateurs ; à l'issue du putsch, il est condamné à quatre ans de prison avec sursis. Il s'engage alors dans la clandestinité, aux côtés de l’OAS avec les généraux Salan et Jouhaud. Arrêté en mai 1962, Pierre Guillaume est condamné à huit ans de détention et emprisonné, pendant quatre ans, à la prison de Tulle avec les généraux Salan et Jouhaud, les colonels de Sèze et de La Chapelle, les commandants Camelin, Robin et Denoix de Saint Marc.

Il travaille ensuite comme conseiller à la sécurité maritime en Arabie saoudite et participe à des opérations de Bob Denard aux Comores. Avec plusieurs anciens militaires, il s'engage également dans la défense du peuple karen en Birmanie.

Il vivait à bord de son voilier, l'Agathe, dans le port de Saint-Malo.

Pierre Guillaume anima un Libre Journal hebdomadaire de une heure et demie sur Radio Courtoisie, quasiment jusqu'à son décès. Il était un ami personnel de Jean-Marie Le Pen, qu'il reçut souvent à cette émission.

Dans ses mémoires, il donne des détails sur l’engagement des officiers de marine pour l’Algérie française et raconte ses tentatives d’évasion.

Il avait pour devise : "Mon âme à Dieu, mon corps à la Patrie, mon Honneur à moi".

Divers[modifier | modifier le code]

Le roman Le Crabe-tambour de Pierre Schœndœrffer, et le film éponyme que Schœndœrffer en tira, sont inspirés de la vie de Pierre Guillaume.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Guillaume, Mon âme à Dieu, mon corps à la Patrie, mon honneur à moi (Mémoires), co-éd. Plon / XO éditions, 2006, 395 pages. Compte rendu de Patrick Boureille in Revue historique des armées, no 250, 2008.
  • Georges Fleury, On l'appelait “le Crabe-tambour”. Le destin du lieutenant de vaisseau Pierre Guillaume, éditions Perrin, 2006, 332 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]