Rabah Bitat

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Rabah Bitat
Image illustrative de l'article Rabah Bitat
Fonctions
Président de l'Assemblée populaire nationale
8 mars 197710 octobre 1990
(13 ans, 7 mois et 2 jours)
Prédécesseur El Hadj Benalla
Successeur Abdelaziz Belkhadem
Président de la République algérienne démocratique et populaire
(intérim)
27 décembre 19789 février 1979
(1 mois et 13 jours)
Prédécesseur Houari Boumédiène
Successeur Chadli Bendjedid
Biographie
Date de naissance 19 décembre 1925
Lieu de naissance Aïn Kerma (Algérie)
Date de décès 10 avril 2000 (à 74 ans)
Lieu de décès Paris (France)
Nationalité algérienne
Religion Islam

Rabah Bitat
Présidents de la République algérienne
démocratique et populaire

Rabah Bitat, né le 19 décembre 1925 à Aïn Kerma (actuelle Messaoud Boudjriou, wilaya de Constantine) et mort le 10 avril 2000 à Paris, est un militant nationaliste et homme politique algérien, un des fondateurs du Front de libération nationale en 1954, et, après l'indépendance, plusieurs fois ministre. Il a aussi été président de la République par intérim durant 45 jours en 1978, suite au décès de Houari Boumédiène.

Biographie[modifier | modifier le code]

L'engagement nationaliste[modifier | modifier le code]

Il adhère jeune au Parti du peuple algérien (PPA) de Messali Hadj, puis au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD). Après la guerre, il fait partie de l'Organisation spéciale (OS), branche clandestine du MTLD. Suite à l’attaque de la poste d’Oran, il est condamné par contumace à dix ans de prison.

Au cours de l'année 1954, alors que le MTLD connaît un conflit grave entre « messalistes » et « centralistes », il répond favorablement au projet de Mohamed Boudiaf et Mourad Didouche de créer un parti vraiment révolutionnaire et il est l'un des militants, souvent des anciens de l'OS, à l'origine du Comité révolutionnaire d'unité et d'action ; en août 1954, après la « réunion des 22 », il est un des six membres[1] du conseil dirigeant du CRUA et lorsque celui-ci devient le FLN en octobre, il fait encore partie du conseil porté à neuf membres par l'entrée des trois délégués au Caire (Aït Ahmed, Ben Bella, Khider).

La guerre d'indépendance[modifier | modifier le code]

Dès la création du FLN, Rabah Bitat est responsable de la zone 4 (Algérois)[2]. Le 1er novembre 1954, jour de la Toussaint rouge, il organise l'action dans cette zone.

Après l'indépendance[modifier | modifier le code]

Vice-président du conseil dans le premier gouvernement d'Ahmed Ben Bella le 27 septembre 1962, il démissionne en novembre 1963.

Après avoir rejoint l'opposition à Paris, il rallie le coup d'État du colonel Boumediène (19 juin 1965) et est nommé ministre d'État sans portefeuille le 10 juillet 1965.

Il devient ministre des Transports le 21 juillet 1970, poste qu'il occupe jusqu'au 5 mars 1977, devenant président de la première Assemblée populaire nationale.

Constitutionnellement, il est le second personnage de l'État, aussi, à la mort de Houari Boumédiène le 27 décembre 1978, il assure l'intérim de la présidence de la République algérienne démocratique et populaire durant les 45 jours prévus par la constitution pour organiser une nouvelle élection présidentielle.

Il est réélu président de l'Assemblée nationale en 1982, 1987 et 1989, mais démissionne le 3 octobre 1990 pour exprimer son désaccord avec la politique suivie par le président Chadli Bendjedid.

Retiré de la vie politique pendant une décennie, il soutient activement la candidature d'Abdelaziz Bouteflika en 1999 ; élu, celui-ci le désigne comme envoyé spécial pour plusieurs missions et le charge de le représenter personnellement lors de l'investiture de Thabo Mbeki en Afrique du Sud.

Il meurt le 10 avril 2000 à l'hôpital Broussais à Paris.

Hommages[modifier | modifier le code]

L'aéroport d'Annaba porte son nom.

« Groupe des six », chefs du FLN. Photo prise peu avant le déclenchement des hostilités le 1er novembre 1954. De gauche à droite, debout : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Mourad Didouche et Mohamed Boudiaf ; assis : Belkacem Krim et Larbi Ben M'hidi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir photographie ci-contre.
  2. « Wilaya IV » à partir du congrès de la Soummam en 1956, mais sans Alger qui forme la Zone autonome