Raphaëlle Branche

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Raphaëlle Branche au 20e Maghreb des livres (Paris, le 8 février 2014).

Raphaëlle Branche, née le 14 juillet 1972 à Paris[1], est une historienne française, maîtresse de conférences à l’Université Paris I, spécialiste de l'étude des violences en situation coloniale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Raphaëlle Branche est ancienne élève de l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud, agrégée d'histoire et docteur en histoire. Elle a été maître de conférences à l'Université de Rennes II. Rattachée au Centre d'histoire sociale du XXe siècle, elle enseigne à l'Université de Paris-1-Panthéon-Sorbonne. Elle est membre de l'Institut universitaire de France et, depuis 2010, habilitée à diriger des recherches.

Elle est spécialiste de l'étude des violences en situation coloniale. Sa thèse, soutenue en 2000, portait sur la torture pendant la guerre d'Algérie ; elle a été publiée en 2001 aux éditions Gallimard[2]. Il s'agit du premier travail scientifique approfondi sur la question[3]. Le général Maurice Faivre, spécialiste de la guerre d'Algérie, s'exprimant dans La Nouvelle Revue d'histoire, magazine bimestriel de négationnisme colonial[non neutre] à prétentions historiques[4], affirme pour sa part que Raphaëlle Branche « a méconnu des pans entiers de la question »[5].

Avec L'embuscade de Palestro. Algérie 1956 (Armand Colin, 2010), Raphaëlle Branche s'est livrée à une enquête sur un événement minuscule de la guerre d’indépendance algérienne[6], qu'elle situe d'une part dans son contexte politique immédiat et d'autre part dans la longue histoire de la colonisation dans la région[7].

Elle est également membre du comité de rédaction de Vingtième siècle : revue d'histoire et membre du Conseil supérieur des archives[8].

Publications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Raphaëlle Branche : L'armée, la torture et la République », sur Le Monde,‎ 5 mars 2002 (consulté le 29 septembre 2013).
  2. Sharon Elbaz, « Raphaëlle Branche, La torture et l’armée pendant la guerre d’Algérie (1954-1962) », Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique,‎ 2001 (lire en ligne)
  3. « Guerre d'Algérie, l'Histoire à trois temps. », Libération, 22 décembre 2000.
  4. Francis Arzalier, « Le négationnisme colonial, de l’Université à la littérature de gare », Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, Association Paul Langevin, no 99,‎ 1er avril 2006, p. 37-48 (ISBN 2-907452-33-9, ISSN 1271-6669, lire en ligne).
  5. Du Renseignement à l'Histoire, entretien Maurice Faivre, La Nouvelle Revue d'Histoire, no 68, septembre-octobre 2013, p. 10-15.
  6. Andrea Brazzoduro, « Comptes-rendus : Raphaëlle Branche, L’Embuscade de Palestro. Algérie 1956, », sur http://www.histoire-politique.fr,‎ 18 mars 2011 (consulté le 25 septembre 2013)
  7. (en) Joshua Cole, « Review: Raphaëlle Branche, L’Embuscade de Palestro : Algérie 1956 (Paris, Armand Colin, 2010) », H-France Review, vol. 11, no 161,‎ juillet 2011, p. 37-48 (lire en ligne)
  8. La nouvelle composition de cet organisme a été fixée par arrêté de la ministre de la Culture et de la Communication en date du 24 avril 2009.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]