Col du Stelvio

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Col du Stelvio
Image illustrative de l'article Col du Stelvio
Les lacets du col du Stelvio
Altitude 2 758 m
Massif Massif de l'Ortles
Coordonnées 46° 31′ 43″ N 10° 27′ 10″ E / 46.52861, 10.452846° 31′ 43″ Nord 10° 27′ 10″ Est / 46.52861, 10.4528
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Vallée Valteline
(sud-ouest)
Val Venosta
(nord-est)
Ascension depuis Bormio Prato allo Stelvio
Déclivité moy. 7,1 % 7,7 %
Déclivité max. 12 % 15 %
Kilométrage 21,5 km 26 km
Accès route SS38 route SS38
Fermeture hivernale octobre à mai

Géolocalisation sur la carte : Province de Bolzano

(Voir situation sur carte : Province de Bolzano)
Col du Stelvio

Géolocalisation sur la carte : Trentin-Haut-Adige

(Voir situation sur carte : Trentin-Haut-Adige)
Col du Stelvio

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Col du Stelvio

Le col du Stelvio (en italien : Passo dello Stelvio, en allemand : Stilfser Joch) est le plus haut col routier des Alpes italiennes avec 2 758 mètres d'altitude. Situé au nord-est de Bormio, dans le parc national du Stelvio, c'est aussi le second plus haut col routier de toutes les Alpes après celui du col de l'Iseran (2 770 m).

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue du col du Stelvio depuis le piz da las Trais Linguas.

Le col se situe au sud de Sulden, à 75 km de Bozen/Bolzano. Il relie la province de Bolzano / Bozen (Vinschgau/Val Venosta, aux sources de l'Adige) à la Valtellina. Sur le versant nord-est, la route a une longueur de 26 kilomètres et une déclivité de 7,7 %. Celle venant de Bormio permet également d'accéder au col de l'Umbrail 3 km avant le col du Stevio et permet de rejoindre Santa Maria Val Müstair dans les Grisons.

Zone frontalière avec le val Müstair, Suisse, le col se trouve au pied d'un sommet dénommé piz da las Trais Linguas, pic des trois langues, puisque s'y rencontrent les frontières linguistiques entre italien (Valtellina), allemand (Vinschgau) et romanche (val Müstair, canton des Grisons).

Histoire[modifier | modifier le code]

Photographie ancienne d'une diligence passant au col.

La première route au col a été tracée entre 1820 et 1825 et inaugurée l'année suivante sous l'empire d'Autriche afin de connecter la province de Lombardie au reste de l'Autriche, couvrant un dénivelé de 1 871 mètres. Le chef de chantier est l'ingénieur Carlo Donegani (1775-1845). Depuis, la route a très peu changé.

Avant la fin de la Première Guerre mondiale, le col marque la frontière entre l'Empire austro-hongrois et le royaume d'Italie. La région est le théâtre de batailles entre ces deux pays[1],[2]. Les Suisses y possèdent un avant-poste et un hôtel, qui est détruit, sur le piz da las Trais Linguas. Des batailles sont livrées dans la neige et la glace, des coups de feu étant même tirés du côté suisse avant qu'un accord tripartite soit signé afin d'éviter que ces échanges de tirs soient livrés en territoire suisse et se concentrent au contraire autour du col.[réf. nécessaire] Après 1919, avec l'extension des frontières italiennes, le col perd son importance stratégique.

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Vue des commerces au col.

Les soixante virages en lacets de la route, dont 48 numérotés sur des pierres sur le versant nord, constituent une attraction pour les deux-roues. Il est ouvert de juin à septembre. Chaque année vers la fin août, le col est fermé aux véhicules motorisés pendant une journée et il est escaladé par 8 000 cyclistes.

Régulièrement sur le parcours du Giro et à ce titre Cima Coppi, il constitue la plus haute arrivée d'étape d'un grand Tour cycliste[3]. En 2012, le Belge Thomas De Gendt s'y est imposé lors de la 20e étape. Son premier passage date de 1953 et voit le passage de Fausto Coppi devant Hugo Koblet. Un mausolée à la mémoire de l'Italien y a été érigé.

La station de Bormio accueille fréquemment des épreuves de la Coupe du monde de ski alpin. La Pista Stelvio est parmi les pistes les plus exigeantes du circuit masculin en descente.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Friebe et Pete Golding, Sommets mythiques : Cyclisme, les 50 cols incontournables d'Europe, GEO,‎ 2012, 224 p. (ISBN 978-2-8104-0296-0), p. 200-203

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :