Mario Cipollini

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Mario Cipollini
Image illustrative de l'article Mario Cipollini
Mario Cipollini au Tour de France 1993
Informations
Nom Cipollini
Prénom Mario
Date de naissance 23 mars 1967 (47 ans)
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Spécialité Sprinteur
Équipe professionnelle
1989-1991
1992-1993
1994-1995
1996-2001
2002
2003-2004
2005
2008
Del Tongo
GB-MG
Mercatone Uno
Saeco
Acqua & Sapone
Domina Vacanze
Liquigas-Bianchi
Rock Racing
Principales victoires
2 championnats

MaillotMundial.PNG Champion du monde sur route 2002
MaillotItalia.PNG Champion d'Italie sur route 1996
3 maillots distinctifs sur un grand tour
Classements par points
Jersey violet.svg Tour d'Italie 1992, 1997 et 2002
57 étapes dans les grands tours
Tour d'Italie (42 étapes)
Tour de France (12 étapes)
Tour d'Espagne (3 étapes)
4 classiques
Gand-Wevelgem 1992, 1993 et 2002

Milan-San Remo 2002
Mario Cipollini lors du Paris-Nice 1997

Mario Cipollini est un coureur cycliste italien né le 23 mars 1967 à Lucques (Toscane). Spécialiste des sprints, il se distingue en remportant des étapes sur les trois grands tours, et détient notamment le record de victoires d'étapes sur le Tour d'Italie (42). Il remporte également plusieurs courses d'un jour prestigieuses, en particulier Milan-San Remo, Gand-Wevelgem à trois reprises, et le championnat du monde, en 2002. Son frère Cesare fut également cycliste professionnel[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

1989-91 : l'apprentissage chez Del Tongo[modifier | modifier le code]

Mario Cipollini est né dans une famille de cyclistes. Son père Vivaldo fut un très bon coureur amateur jusqu'à ce qu'un très grave accident ruine sa carrière prometteuse. Alors qu'il est enfant, sa famille sillonne les routes d’Italie avec sa sœur Tiziana qui compte parmi les premières féminines italiennes et surtout le génie Cesare qui écrase les jeunes catégories au point de représenter l'Italie au Jeux olympiques en 1976 à l'âge de 17 ans alors qu'il est encore junior. Son frère sera professionnel durant les années 1980 mais, refusant de se doper, il ne confirmera jamais les espoirs placés en lui et finira sa carrière en grégario de son jeune frère. Mario Cipolinni passe professionnel en 1989 dans l'équipe Del Tongo, où évolue son frère aîné, Cesare. Mario Cipollini s'impose dès sa première saison, sur trois étapes consécutives du Tour des Pouilles, avant de remporter sa première victoire d'étape sur le Tour d'Italie. En trois saisons dans cette équipe, il remporte 6 étapes du Tour d'Italie et plusieurs courses d'un jour.

1992-95 : la confirmation chez MG-Bianchi puis Mercatone Uno[modifier | modifier le code]

Au cours des quatre années qui suivent, Cipollini remporte à nouveau plusieurs étapes du Tour d'Italie, mais aussi trois étapes du Tour de France, en 1993 et 1995. Il s'adjuge le classement par points du Tour d'Italie en 1992, et porte le maillot jaune du Tour de France en 1993. Il s'affirme aussi comme un coureur de classiques en remportant deux fois Gand-Wevelgem, et le Grand Prix E3.

En 1995, Cipollini remporte dès le mois de février trois étapes consécutives du Tour méditerranéen[2], ainsi que le Trofeo Luis Puig[3] et deux étapes du Tour de la Communauté valencienne[4].

1996-2001 : chez Saeco, Cipollini au sommet[modifier | modifier le code]

Au cours des six saisons qu'il passe dans l'équipe Saeco, Cipollini perfectionne la technique de sprint révolutionnaire dont il est le précurseur. Il est ainsi le premier à bénéficier d'une équipe entière à son service, et à utiliser un véritable train d'équipiers pour le mener jusqu'au sprint final. Cette technique ne fut rendue possible que par sa capacité à soutenir le rythme très rapide imposé par ses équipiers jusqu'à l'arrivée. En contrepartie, et de son propre aveu, il ne possédait pas les capacités des autres sprinters à "frotter" et remonter des adversaires lors du sprint.

Cette technique lui permet de remporter chaque année 4 ou 5 des étapes peu escarpées du Tour d'Italie, atteignant 34 victoires d'étapes sur cette course en 2001, et un deuxième classement par points, en 1997. Il gagne également 9 nouvelles étapes du Tour de France, dont 4 d'affilée en 1999. Il ne termine cependant jamais cette course, l'abandonnant systématiquement lors des premières étapes montagneuses, ce qui le rend impopulaire en France.

Cipollini devient champion d'Italie en 1996.

2002-2005 : l'apothéose et la fin de carrière[modifier | modifier le code]

Alors que Cipollini, à 35 ans, semble sur le déclin, il réalise une saison 2002 exceptionnelle. Vainqueur pour la première fois de Milan-San Remo en mars, il gagne peu après Gand-Wevelgem pour la troisième fois, dix ans après la première, et son troisième classement par points du Tour d'Italie grâce à 6 victoires d'étapes. Il s'approche ainsi à une longueur du record de victoires d'étapes établi par Alfredo Binda avant guerre. À l'été, sa nouvelle équipe, Acqua & Sapone, n'est pas sélectionnée pour le Tour de France. Dépité, Cipollini annonce sa retraite, mais revient sur sa décision[5] : à l'automne, il participe pour la première fois au Tour d'Espagne, dont il remporte trois étapes, et gagne pour la première fois le titre de Champion du monde. Cette saison hors du commun lui vaut les plus prestigieuses distinctions de fin de saison : le Vélo d'or et le Mendrisio d'or.

En 2003, Cipollini gagne deux nouvelles étapes du Tour d'Italie, portant son total à 42. Il bat ainsi le record d'Alfredo Binda. Son équipe, Domina Vacanze, n'est pas retenue pour le Tour de France. La direction du Tour justifie son choix par l'âge et le début de saison décevant de Cipollini, ainsi que la volonté de « donner un petit coup de pouce au cyclisme français »[6]. Après avoir rejoint l'équipe italienne Liquigas en 2005, Cipo se déclare prêt à remporter sa 188e victoire, et se fixe pour objectifs Milan-San Remo, Gand-Wevelgem et le Tour d'Italie[7]. Il remporte deux dernières victoires : l'une au Tour du Qatar, devant Tom Boonen, et la dernière dans le Tour de la province de Lucques, devant Alessandro Petacchi. Mais le 26 avril 2005, à 38 ans, il annonce son départ à la retraite treize jours avant le coup d'envoi du Tour d'Italie 2005, après 17 saisons professionnelles et fort de 189 victoires[8]. Il est invité par les organisateurs de la course à faire ses adieux en courant le prologue cinq minutes avant les concurrents officiels[9].

2008 : retour avorté chez Rock Racing[modifier | modifier le code]

En 2008, il revient à la compétition, à l'âge de 40 ans. Après trois ans d'inactivité, il s'engage début janvier avec l'équipe américaine Rock Racing, afin d'apporter son expérience aux jeunes coureurs de la formation et de disputer quelques courses américaines, dont le Tour de Californie en février[10], où il prend la troisième place de la 2e étape. La mésentente entre Cipollini et le propriétaire de l'équipe, Michael Ball met un terme à l'aventure au cours du mois d'avril[11].

2011 : sponsor et consultant[modifier | modifier le code]

Sa carrière de coureur terminée, Cipollini ne quitte pas le monde du cyclisme. Il crée sa marque de cadres de vélo, nommé MCipollini. En 2010, il est l'équipementier de l'équipe ISD, qui prend le nom de Farnese Vini-Neri Sottoli en 2011[12]. Il exerce la fonction de consultant pour cette équipe en 2009[13].

En février 2013, la Gazetta dello Sport rapporte que Cippolini aurait été un client du docteur Eufemiano Fuentes, qui lui aurait procuré de nombreux produits dopants[14]. Son nom de code aurait été "Maria" et il aurait entre autres reçu 25 transfusions sanguines en 2003, du début de l'année jusqu'au Tour d'Italie en mai[15]. L'avocat de Cipollini dément les accusations la même journée où le journal les publie, le 9 février[16].

Excentricités[modifier | modifier le code]

Mario Cipollini se fit remarquer à plusieurs reprises pour ses tenues extravagantes, au cours ou en marge des courses. Il apparut ainsi vêtu de combinaisons reproduisant la musculature humaine, zébrées, tigrées ou inspirées du film Tron. Hors course, lui et son équipe se déguisèrent en Romains lors d'une journée de repos du Tour de France 1999, pour célébrer la naissance de Jules César et la quatrième victoire d'étape consécutive de Cipollini. Il arbora également une tenue entièrement jaune, et non le seul maillot, ainsi qu'un vélo assorti pour l'occasion, alors qu'il était en tête du classement général du Tour de France. Cette pratique, qui offre une visibilité médiatique supplémentaire tant pour les équipes que pour les organisateurs, est à présent largement répandue et tolérée[17]. Cipollini fut toutefois condamné à plusieurs reprises à des amendes et tenu à l'écart du Tour de France de 2000 à 2003 pour ces frasques.

La combinaison "à muscles" permit de lever 100 millions de lires, soit environ 80 000 euros, pour une œuvre de bienfaisance, ce qui représentait 100 fois le montant de l'amende infligée.[réf. nécessaire]

Palmarès, résultats et distinctions[modifier | modifier le code]

Palmarès sur route[modifier | modifier le code]

Par année[modifier | modifier le code]

Par course[modifier | modifier le code]

Championnats[modifier | modifier le code]
Courses d'un jour[modifier | modifier le code]
Course par étapes[modifier | modifier le code]

Résultats sur les grands tours[modifier | modifier le code]

Tour de France[modifier | modifier le code]

8 participations

  • 1992 : abandon (7e étape)
  • 1993 : hors délai (11e étape), vainqueur des 1re et 4e (contre-la-montre par équipes) étapes, Jersey yellow.svg maillot jaune pendant 2 jours
  • 1995 : non-partant (10e étape) et vainqueur des 2e et 4e étapes
  • 1996 : non-partant (5e étape) et vainqueur de la 2e étape
  • 1997 : abandon (6e étape), vainqueur des 1re et 2e étapes, Jersey yellow.svg maillot jaune pendant 4 jours
  • 1998 : abandon (9e étape) et vainqueur des 5e et 6e étapes
  • 1999 : abandon (9e étape) et vainqueur des 4e, 5e, 6e et 7e étapes
  • 2004 : non-partant (6e étape)

Tour d'Italie[modifier | modifier le code]

14 participations

  • 1989 : non-partant (14e étape), vainqueur de la 12e étape
  • 1990 : 142e, vainqueur des 13e et 20e étapes
  • 1991 : 124e, vainqueur des 3e, 7e et 21e étapes
  • 1992 : 126e, vainqueur des 5e, 8e, 17e et 21e étapes, Jersey violet.svg vainqueur du classement par points, du classement par équipes
  • 1995 : abandon (13e étape), vainqueur des 1re et 3e étapes, Jersey pink.svg maillot rose pendant 1 jour
  • 1996 : non-partant (19e étape), vainqueur des 4e, 8e, 11e et 18e étapes
  • 1997 : 89e, vainqueur des 1re, 2e, 4e, 10e et 22e étapes , Jersey violet.svg vainqueur du classement par points, Jersey pink.svg maillot rose pendant 2 jours
  • 1998 : abandon (17e étape), vainqueur des 5e, 7e, 8e et 10e étapes
  • 1999 : non-partant (18e étape), vainqueur des 2e, 10e, 12e et 17e étapes, Jersey pink.svg maillot rose pendant 1 jour
  • 2000 : non-partant (7e étape), vainqueur de la 4e étape, Jersey pink.svg maillot rose pendant 1 jour
  • 2001 : 107e, vainqueur des 6e, 9e, 19e et 21e étapes, vainqueur du classement Azzurri d'Italia
  • 2002 : 100e, vainqueur des 1re, 3e, 9e, 15e, 18e et 20e étapes, Jersey violet.svg vainqueur du classement par points, du classement Azzurri d'Italia, Jersey pink.svg maillot rose pendant 1 jour
  • 2003 : non-partant (12e étape) et vainqueur des 8e et 9e étapes
  • 2004 : non-partant (7e étape)

Tour d'Espagne[modifier | modifier le code]

5 participations

  • 1994 : non-partant (3e étape)
  • 1997 : non-partant (2e étape)
  • 2000 : exclusion (5e étape)[18]
  • 2002 : abandon (8e étape), vainqueur des 3e, 4e et 7e étapes
  • 2003 : abandon (2e étape)

Palmarès sur piste[modifier | modifier le code]

Six jours[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Fiche de Cesare Cipollini sur siteducyclisme », sur www.siteducyclisme.net (consulté le 9 janvier 2010)
  2. (en) « Tour of the Meditteranean », sur cyclingnews.com,‎ février 1995
  3. « Luis Puig Trophy », sur cyclingnews.com,‎ 19 février 1995
  4. « Tour of Valencia », sur cyclingnews.com,‎ 22-26 février 1995
  5. « Cipollini sort de sa retraite », sur liberation.fr,‎ 28 août 2002 (consulté le 28 décembre 2010)
  6. « Un Tour de France sans le champion du monde », sur liberation.fr,‎ 20 mai 2003 (consulté le 28 décembre 2010)
  7. Looking for number 188, interview parue sur cyclingnews.com, 29 février 2005, consulté le 4 janvier 2010
  8. Cipollini retires, cyclingnews.com, 27 avril 2005, consulté le 4 janvier 2010
  9. Cipollini to kick off prologue, cyclingnews.com, 7 mai 2005, consulté le 4 janvier 2010
  10. « Cipollini reprend du service », L'Équipe / AFP, 20 janvier 2008.
  11. Cipollini and Ball's relationship on the rocks, cyclingnews.com, 27 février 2008, consulté le 4 janvier 2010
  12. (en) « ISD to ride Cipollini bikes in 2010 », sur cyclingnews.com,‎ 19 janvier 2010 (consulté le 16 mai 2011)
  13. (en) « Cipollini joins Team ISD », sur cyclingnews.com,‎ 10 novembre 2008 (consulté le 16 mai 2011)
  14. Bertrand Latour, « Mario Cipollini en relation avec Fuentes », sur cyclismactu.net,‎ 9 février 2013 (consulté le 10 février 2013)
  15. (en) « Report: Cipollini used 25 blood bags before 2003 Giro d'Italia », sur cyclingnews.com,‎ 10 février 2013 (consulté le 10 février 2013)
  16. Julie Dremière, « Cipollini dément les accusations », sur cyclismactu.net,‎ 10 février 2013 (consulté le 10 février 2013)
  17. Cyclingnews, Le Tour 101.
  18. « Cipollini a la pêche », sur www.liberation.fr (consulté le 7 janvier 2010)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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