House music

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House

Origines stylistiques Disco
Garage house
Boogie
Hi-NRG
Soul
Funk
New wave
Dub
Hip-hop
Origines culturelles Drapeau des États-Unis Chicago, États-Unis
Début des années 1980
Instruments typiques Clavier, synthétiseur, boîte à rythmes, séquenceur, échantillonneur
Popularité mondiale
Scènes régionales Chicago house, French Touch
Voir aussi Garage house

Genres dérivés

Tech House, Microhouse, Progressive House

Genres associés

Acid house, Deep house, Hip-house, Latin house, Disco House

La house music est un courant musical né au début des années 1980 à Chicago. Originellement liée à l'histoire des DJs, son nom provient du Warehouse, club de Chicago où officiait le DJ Frankie Knuckles. La house est constituée d'un rythme minimal, d'une ligne de basse proche du funk, à ceci s'ajoute souvent des voix, samplées ou non.

Si Frankie Knuckles, en tant que DJ, est le précurseur du genre, les premiers producteurs de house sont Chip E. (Like This, It's House), Adonis avec No Way Back, Steve "Silk" Hurley (Music Is The Key, Jack Your Body), Marshall Jefferson et le fameux The House Music Anthem (Move Your Body), Keith Farley et son Love Can't Turn Around (1986), Lil'Louis avec le tube international French Kiss et Larry Heard, qui composera sous le pseudonyme de M.. Fingers l'hymne deep house Can U Feel It dont l'une des versions est agrémentée d'un discours de Martin Luther King. Réalisés en 1983 par Jesse Saunders et publiés sur le label Mitchbal, les morceaux On & On et Funk U Up sont considérés comme les deux premières créations de house. Si tous ces artistes viennent de Chicago, la house n'a cependant jamais été uniforme et dès 1988 apparaît par exemple la hip-house avec Fast Eddie et le titre Yoyo Get Funky, mêlant à la house les racines electro du hip-hop.

Même si la house est née à Chicago, la ville de New York a rapidement développé une scène très active, particulièrement portée vers le garage, house vocale héritière du disco, inspirée par le club où jouait le DJ Larry Levan, le Paradise Garage. Détroit a développé en parallèle la techno. On a un temps parlé de New Jersey House pour désigner la deep house de la côte Est des États-Unis, dont le groupe Blaze est encore aujourd'hui un représentant. Mel Cheren, légende de la nuit new-yorkaise, qualifiait la house de disco on the budget (disco au rabais). De fait, cette musique s'est caractérisée dès ses débuts par des moyens de productions réduits, un côté « artisanal ». Les précurseurs du genre enregistraient leurs morceaux sur cassettes dans le seul but que les DJs de Chicago les passent en club. Ces expériences ont façonné la « Culture Club » et sa mythologie. Le disque vinyle est rapidement devenu le support privilégié de cette musique. Actuellement, la production house est toujours d'actualité et est principalement jouée dans des lieux spécialisés et dans certaines boîtes de nuit.

Éléments musicaux[modifier | modifier le code]

La house est une musique au tempo relativement rapide. Les tempos standards de la dance moderne sont moins élevés, généralement entre 118 et 135 bpm — à peu près 10 bpm de moins que le disco[1].

L'élément commun des titres house est l'utilisation de kick drum (grosse caisse) à chaque battement (aussi connu sous le nom de battement four-to-the-floor), généralement créé par une boîte à rythme ou un sampler (échantillonneur). La piste de batterie est remplie de rythmes à base de charleston qui contient presque toujours un Charlé ouvert sur la croche à contretemps entre chaque battement, et un son de caisse claire ou de clap sur les battements deux et quatre de chaque mesure. Ce motif est dérivé du rythme de "four-on-the-floor" des années 1960 et surtout des batteurs disco des années 1970. Les producteurs échantillonnent généralement des sons de batterie pour créer des sons plus complexes, et adaptent le mix pour les grosses sonorisations des clubs en atténuant les fréquences moyennes (bande de fréquence contenant les fréquences fondamentales de la voix humaine et de certains instruments) pour privilégier le son de la basse et des charlestons.

Les producteurs de house utilisent de nombreuses sources de sons pour la basse. Ces sources vont de la répétition d'une séquence créée électroniquement à l'aide d'un synthétiseur comme un Korg M1[2], un Roland SH-101 ou un TB-303, jusqu'à des enregistrements en studio d'échantillons de musique jouée en direct par des bassistes, ou simplement en filtrant des échantillons de titres classiques de funk ou de tout autre titre. Les pistes de basse de la house tendent à favoriser les notes qui entrent dans une seule gamme d'octave, tandis que les pistes de basses dans le disco alternent souvent entre des notes séparées par une octave. Certaines des premières productions House utilisaient des pistes de basse issues de titres disco. Par exemple, le producteur Mark "Hot Rod" Trollan copia les basses de la chanson de 1983 de Italo disco Feels Good (Carrots & Beets) (d'Electra featuring Tara Butler) pour former les bases de sa production de 1986 Your Love par Jamie Principle. Frankie Knuckles utilisa les mêmes notes dans sa version encore plus connue de Your Love en 1987.

Les sons générés électroniquement et les samples de titres issus du jazz, du blues ou encore de la synthpop sont souvent ajoutés aux rythmes de batterie et aux pistes de synthétiseur. Les titres house incluent aussi des voix issues du disco, de la soul ou du gospel ainsi que d'autres percussions comme le tambourin. La techno et la trance, qui ont été développées à côté de la house, partagent cette infrastructure basique de rythme mais elles évitent généralement l'influence de la musique live utilisée par la house, comme les inspirations afro-américaines ou latines, pour préférer des sources sonores plus synthétiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Précurseurs[modifier | modifier le code]

La house est un genre musical descendant du disco des années 1970. Elle mélange des styles musicaux comme la soul, le R'n'B, la funk, la salsa, le rock ou la pop avec un message progressiste et pro-diversité. À la fin des années 1970, le disco a commencé à introduire des sons électroniques, comme dans la production de Giorgio Moroder du single de Donna Summer I Feel Love en 1977. La même année, l'album de Kraftwerk, Trans-Europe Express, a commencé à être joué dans les clubs new-yorkais. Cet album contient un certain nombre d'éléments et de sons apparus plus tard dans des productions techno et drum and bass. Au début des années 1980, les DJs de Chicago ont été les premiers à expérimenter la house music en mixant deux exemplaires du même titre disco. En utilisant cette technique, les DJs ont pu répéter certains passages, en sauter d'autres et étendre la durée des voix ce qui leur permit de créer des remixs du titre original. Cette technique de remix à double exemplaire a finalement conduit les producteurs à créer leurs propres rythmes pour les DJs, en opposition au remix de vieux titres disco.

En 1984, le groupe canadien Lime a sorti un album avec un style intitulé HiNRG, qui est inspiré des sons de Giorgio Moroder et de Kraftwerk de la fin des années 1970 pour donner un style accrocheur avec l'utilisation de boîtes à rythmes et de break dans le rythme. Les mixs club de M and M et le titre On & On de Jesse Saunders ont utilisé beaucoup d'éléments provenant de la dance music qui s'est développée à partir des sons house, comme l'utilisation de synthés (dont le 808 et le 303) ou de voix de très courte durée. On & On est considéré comme le premier titre house à être sorti, pressé et vendu au grand public. Ce morceau est souvent cité comme étant le "premier enregistrement house"[3],[4], bien que d'autres exemples de la même période comme Music Is The Key de Steve "Silk" Hurley (1985) ont aussi été cités[5]. La house music incorpore aussi d'autres influences, comme la new wave et la synthpop européenne, la musique industrielle, le punk, le reggae tout comme le hip-hop qui était alors un style émergeant. Les DJs de house music ont expérimenté de nouvelles techniques d'édition comme le remix, le sampling et d'instruments électroniques comme les synthétiseurs et les séquenceurs.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Les origines du terme « house music » sont contestées. Le terme pourrait trouver son origine dans le nom d'un club, The Warehouse, qui était un des nightclubs devenus populaires auprès des jeunes vivants dans la région de Chicago à la fin des années 1970 et au début des années 1980[6]. The Warehouse était tout d'abord fréquenté par les communautés gay, afro-américaine et hispanique[7] qui venaient pour danser sur les mixs du DJ Frankie Knuckles à base de disco classique, de new wave et synthpop européenne, de musique industrielle et de punk. Knuckles sortait ses titres dance et ses mixs sous les labels D.J. International Records et Trax Records. Ces titres dance se sont fait connaître sous le nom de « house music ». Le club a obtenu une très bonne notoriété au milieu des années 1970 et cette dernière a augmenté considérablement à la fin des années 1970. Les productions de Knuckles ont augmenté à cette période et son mix de la chanson de Jamie Principle Your Love est considéré par beaucoup comme le titre qui a lancé la house.

Le titre It's House de Chip E. a aussi dû aider à définir cette nouvelle forme de musique électronique[8]. Chip E. revendique le fait que le nom vient des méthodes d'étiquetage des disques dans le magasin de disque Imports Etc. dans lequel il a travaillé au début des années 1980; la musique que jouait DJ Knuckles au nightclub Warehouse était référencé dans le magasin par "As Heard At The Warehouse" (entendu à la warehouse), qui a ensuite été raccourci pour donner « house music »[9].

Larry Heard, alias M.. Fingers, revendique le fait que le terme « house » vienne plutôt des premiers DJs qui créaient de la musique dans leur propre maison ("house" en anglais) en utilisant des synthétiseurs et des boîtes à rythme dont le Roland TR-808, le Roland TR-909, et le Roland TB 303, un synthétiseur-séquenceur de basses. Ces synthétiseurs ont été utilisés pour créer une sous-catégorie de la house music appelée acid house[10].

Juan Atkins, un des pères de la techno de Détroit, prétend que le terme "house" reflète l'association exclusive de titres en particulier avec des DJs; ces titres étaient leurs titres maison ("house" records) (un peu comme les salades maison dans les restaurants)[11].

Chicago[modifier | modifier le code]

« Not everyone understands House music; it's a spiritual thing; a body thing; a soul thing. »

— D'après un titre produit par Eddie Amador

La house music s'est développée dans les maisons, les garages et les clubs de Chicago initialement pour les amateurs locaux de clubs "underground" plutôt que pour un développement commercial. Par conséquent, les titres étaient beaucoup plus conceptuels et plus longs que ceux joués habituellement dans les radios. Les musiciens houses utilisaient des synthétiseurs analogiques et des séquenceurs pour créer et arranger les éléments électroniques et les samples de leurs chansons, en combinant des sons d'instruments traditionnels, des percussions et des voix soul. Les principaux magasins de disques ne disposaient souvent pas de ces vinyls 12 pouces car ils n'étaient pas disponibles chez les principaux distributeurs de disques. À Chicago, les magasins de disques comme Imports Etc., State Street Records, JR's Music et Gramaphone Records étaient les principaux fournisseurs de cette musique. La musique était essentiellement disco jusqu'au début des années 1980 lorsque la première boîte à rythme autonome fût inventée. Les titres house pouvaient dorénavant obtenir un avantage en utilisant un mixeur et une boîte à rythme. Ceci a permis d'augmenter le prestige de DJs autodidactes. Les DJs de clubs underground comme Ron Hardy et les animateurs radio de The Hot Mix 5 ont joué des titres d'italo disco tels que Dirty Talk, MBO Theme de Klein M.B.O., certains des premiers titres B-boy hip-hop comme Hip Hop, Be Bop (Don't Stop) de Man Parrish, ainsi que des morceaux electro à l'instar de Planet Rock et Looking For The Perfect Beat d'Afrika Bambaataa & The Soul Sonic Force. Ces genres influencèrent la house de Chicago à ses débuts.

Jesse Saunders a connu du succès dans les clubs avec des titres plus orientés synthpop comme Come To Me de Gwendolyn, Dum Dum et le titre inspiré de l'italo disco Undercover de Dr. Derelict, le premier succès house fait-maison, mais On & On (1983), qui avait des paroles hypnotiques, une ligne de basse cinglante et des percussions synthétiques très mises en avant, demeure le premier disque house pressé et vendu au grand public. En 1985, les titres historiques de Larry Heard Can You Feel It, Washing Machine et Mystery Of Love ont présenté une influence jazz. Le son a été créé en utilisant un Roland TR-707 et un Juno 6. Certaines de ces chansons aidèrent à démarrer la mode de la deep house, laquelle avait un rythme moins rapide (110-125 bpm). La même année est sorti It's House de Chip E., qui est un bon exemple du son house de Chicago à son stade primitif. En 1987, Acid Trax de Phuture a montré le développement d'une sous-catégorie de la house appelée acid house qui est le fruit d'expérimentation avec un 303 par des musiciens de Chicago comme DJ Pierre.

Les premiers enregistrements house à avoir réellement fait parler d'eux étaient On & On de Jesse Saunders (1983), Like This de Chip E (1984) et Your Love de Jamie Principle et Frankie Knuckles. Ils utilisaient des rythmes complexes, une ligne de basse simple, la technologie du sampling et des voix minimalistes. En 1985, la house music dominait les clubs de Chicago, domination largement due à la diffusion de ces titres sur la radio 102.7FM WBMX qui était le fruit du travail du directeur des programmes Lee Michaels et de l'équipe de DJs résidents de la radio, the Hot Mix 5.

La musique et les mouvements ont aussi été aidés par la révolution de la musique électronique. L'arrivée de matériel compact et bon marché comme les séquenceurs, les boîtes à rythme (le Roland TR-909, le TR-808 et le TR-707), ainsi que des machines à percussion latine (TR-727) et des modules de basse (comme le Roland TB-303) ont donné aux créateurs de House music de plus larges possibilités dans la création de leur musique. Le sous-genre qui est l'acid house a été développé à partir des expériences de DJ Pierre, Larry Heard et Marshall Jefferson avec les nouvelles boîtes à rythme[10].

Bon nombre de titres qui définissent la house music de Chicago ont été sortis par DJ International Records et Trax Records. Respectivement en 1984 et en 1985, Trax a sorti Jackin The Bass et Funkin' With The Drums Again de Farley Jackmaster Funk. En 1986, Trax a sorti No Way Back d'Adonis, Can You Feel It et Washing Machine de Larry Heard (sous son pseudonyme habituel de M.. Fingers), ainsi que l'hymne house Move Your Body de Marshall Jefferson, qui a aidé à augmenter la popularité de ce style en dehors de Chicago. En 1987, Jack Your Body de Steve "Silk" Hurley a été le premier titre house à se hisser en tête du Top 40 en Grande-Bretagne, bien que Love Can't Turn Around de Farley "Jackmaster" Funk avait déjà gagné une belle place dans les charts locaux en 1986. 1987 a aussi vu Pump Up The Volume de M/A/R/R/S atteindre cette même première place dans le TOP 40 britannique.

En 1989, Hurley transforma la douce balade Uh Oh Look Out de Roberta Flack en un titre dance très énergique. Theme from S'Express (1988) de S'Express est un exemple de musique acid house aux influences disco et funk. Cette chanson utilise des samples provenant de la chanson de Rose Royce, Is It Love You're After, sur un Roland 303. En 1989, Ride On time de Black Box (qui utilise des samples du hit disco de 1980 de Loleatta Holloway, Love Sensation) a atteint le sommet des charts britanniques et Pump Up the Jam (1989) de Technotronic a été le premier titre house a entrer dans le top 10 américain. Une année plus tard, Vogue de Madonna arriva en tête des charts du monde entier, devenant ainsi la plus grosse vente de single de WEA. En 1992, Release The Pressure de Leftfield aida à introduire un nouveau sous-genre de la house appelé progressive house[12].

La house music a aussi eu une influence dans le relais de messages politiques vers des gens considérés comme exclus de la société, notamment la communauté gay[13],[14] et noire. Frankie Knuckles a fait une bonne comparaison de la House en disant que c'était "l'église des gens tombés en disgrâce" et Marshall Jefferson l'a comparé à "une ancienne religion dans laquelle les gens sont justes heureux et crient". La Deep house était similaire dans beaucoup de messages de liberté pour la communauté noire. Les deux albums house de Joe Smooth, Promised Land et I Have a Dream ont donné des messages similaires au discours de Martin Luther King, "I Have a Dream". La house était aussi très sexuelle. Baby Wants To Ride de Jamie Principle commence par une prière mais étonnamment la chanson parle d'une dominatrice qui séduit un homme afin qu'il la "chevauche" durant toute la chanson[réf. nécessaire].

La danse house elle-même est bien plus vieille que la house music. Elle est apparue dans les années 1970 avec la fin de l'ère disco au temps de la Warehouse à Chicago ainsi que du Loft et du Paradise Garage à New York. La danse house prend ses sources dans de nombreux éléments de danse issues par exemple de l'ère Lindy, de danses africaines, latines ou brésiliennes ou encore du jazz, du tap ou de la danse moderne. La danse house a été séparée en 3 styles: le Footwork, le Jacking, et le Lofting. Cela comprend tout un éventail de techniques et de sous-styles comme le skating, le stomping ou le shuffling. La danse house incorpore aussi de nombreux mouvements issus de sources comme le whacking, le voguing, la Capoeira, le tap et les danses latines comme la salsa. Une large variété de mouvements proviennent du jazz et du bebop et même de danses africaine ou latines. Un des premiers éléments de la danse house est une technique venant de Chicago à base d'ondulation du torse d'avant en arrière, comme si une vague passait à travers ce dernier. Lorsque ce mouvement est répété et accéléré pour suivre le rythme de la chanson, cela s'appelle du jacking, ou "the jack". Tous les jeux de pieds dans la danse house permettent d'initier la façon dont le jack fait bouger le centre de gravité dans l'espace. La house music et en particulier la Deep house étaient des genres de musique critiqués qui apportaient l'immoralité et mettaient en avant différents aspects de l'orientation sexuelle et des minorités[15]. La House était vraiment concernée par la sensualité du corps et la sensation de liberté sans avoir à se soucier de barrières extérieures[16].

Techno de Détroit[modifier | modifier le code]

La techno de Détroit s'est développée dans le milieu des années 1980. Bien qu'elle soit une forme musicale différente, ses pionniers ont également joué un rôle dans la diffusion internationale de la house music. La techno de Détroit est née lorsque le légendaire disc-jockey The Electrifying Mojo animait sa propre émission de radio, influençant la fusion de sons éclectiques qui est la signature du son techno de Détroit. Ce son a été influencé par la European Electronica (Kraftwerk, Art of Noise), le B-boy Hip-Hop (Man Parrish, Soul Sonic Force) et Italo Disco (Doctor's Cat, Ris, Klein M.B.O.), et a en outre été lancé par Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson et Carl Craig les quatre pères de la techno. Juan Atkins a sorti NO UFO's (Metroplex Records), qui fût bien reçu à Chicago et qui est désormais considéré comme un classique. Il continua en 1986 en sortant le titre Technicolor. Derrick May, alias Mayday, sortit Nude Photo en 1987 sur son label Transmat Records, et participa au démarrage de la scène techno de Détroit, qui a ensuite été largement diffusée dans les mix du Hot Mix 5 et de nombreux clubs de Chicago. Une année plus tard, le label Transmat Records, en sortant le titre Strings Of Life qui est devenu un des hymnes techno, a commencé à rencontrer le succès avec des titres comme Wiggin en 1988. De même, Derrick May a connu des succès sur le label Kool Kat Records avec beaucoup de remixes pour des artistes underground et des artistes très connus.

KMS Records, label fondé par Kevin Saunderson, a contribué à la sortie de nombreux titres qui étaient tout autant des morceaux acid house que techno. Ceux-ci ont bien été reçus à Chicago et furent diffusés dans les radios et clubs de la ville. On citera notamment deux morceaux de Blake Baxter, When We Used To Play et Body Work, plusieurs de Saunderson lui-même comme Bounce Your Body To The Box, Force Field, The Sound, How To Play Our Music, The Groove That Won't Stop et Groovin' Without Doubt (en collaboration avec Derrick May), tous ayant été réalisés entre 1987 et 1988. En 1988, alors que la house devenait de plus en plus populaire auprès du grand public, le duo formé par Kevin Saunderson et la chanteuse Paris Gray, Inner City, a sorti les hits Big Fun et Good Life, qui ont finalement été repris par Virgin Records. En 1989, KMS a connu un autre hit, Rock To The Beat qui est devenu un incontournable des clubs de Chicago et fut plagié par le groupe One O One durant la vague new beat.

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

En Grande-Bretagne, la croissance de la house music a rappelé le fameux Summer of Love et s'est manifestée entre 1988 et 1989. La house music avait une présence en Grande-Bretagne mais est le plus tôt apparue à Chicago, cependant on remarquait une forte distinction entre la House music de la scène gay et celle de la scène "hétéro". La house music a grandi principalement dans le nord de l'Angleterre, les Midlands et du Sud-Est. Inventé en 1982 par Factory Records, l'Hacienda à Manchester est devenu une extension de la "Northern soul", genre qui a été la clé du succès de la musique anglaise de danse des clubs. Jusqu'en 1986 le club était en difficulté financière; et la foule a commencé à augmenter que lorsque les DJs résidents (Pickering, Parc et Da Silva) ont commencé à jouer la musique house. De nombreuses venues de quartiers et des nuits de DJs ont également eu lieu à travers le Royaume-Uni, telles que les parties privées accueillies par Miss Moneypenny, contingent de Birmingham et de nombreux endroits à Londres. La house music a été renforcée dans le Royaume-Uni par la présence, la même année de Frankie Knuckles, Marshall Jefferson, Fingers Inc (Heard) et Adonis et fit alors une tournée de DJ internationale. L'un des premiers airs anthemic, "Promised Land" de Joe Smooth, a été couvert et joué durant une semaine par le Style Concil. Le premier titre de house musique français est sorti en 1986 - "Carino" par T-Coy. Les Européens ont également embrassé la musique house, et ont commencé la réservation des DJs de house américaine légendaires à jouer dans des grands clubs, tels que le Ministry of Sound, dont le résident, DJ Harvey apporta une place à Larry Levan.

La scène house dans des villes comme Birmingham, Manchester et Londres a également été fourni par de nombreuses sous-stations de radio pirates et de grands DJs qui ont contribué à renforcer cette musique déjà contagieuse, mais autrement ignorés par les grands, de la musique de ce genre. L'un des plus anciens et les plus influents labels d'enregistrement de house music du Royaume-Uni a été Network Records (autrement connu sous le nom de Kool Kat documents) qui a contribué à introduire de la musique de danse italienne et américaine à la Grande-Bretagne ainsi qu'à sélectionner la promotion de musique de danse au Royaume-Uni. Mais la house a été également en développement sur Ibiza. Au milieu des années 1980 un mélange Baléarique de la house a été perceptible. Plusieurs clubs comme Amnesia avec DJ Alfredo jouaient un mélange de rock, pop, disco et de la house. Ces clubs, alimentés par leur son distinctif et de l'ecstasy, ont commencé à avoir une influence sur la scène britannique. En fin de l'année 1987 des DJs comme Paul Oakenfold et Danny Rampling ont été à Ibiza ce qui porte le son d'Ibiza à des clubs au Royaume-Uni comme le Shoom à Southwark (Londres), le Ciel, le Futur, la Spectrum et Purple Raines à Birmingham. Aux États-Unis, la musique était en cours d'élaboration pour créer un son plus sophistiqué, en passant juste au-delà de boucles de batterie et de courts extraits. Basés à New York, les artistes interprètes Mateo & Matos, accompagnés de Blaze, ont produit une variante disco-house de liaison de pistes. À Chicago, Marshall Jefferson a formé le groupe maison Dix Ville (à partir de « l'intensité »). À Détroit une proto-techno son musical a commencé à émerger avec les enregistrements de Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson.

Atkins, un ancien membre de Cybotron, publie Model 500 "n ° ovnis » en 1985, qui est devenu un hit régional, suivi par des dizaines de titres sur Transmat, Metroplex et Fragile. Un morceau les plus inhabituels a été Strings of Life de Derrick May, avec une partie plus sombre, plus intellectuelle que la souche principale de la house music. "Techno-Scratch", morceau qui a été sorti par Knights of the turntables en 1984, avait le même son que la techno Cybotron. Le gestionnaire de Factory Nightclub, Tony Wilson, a également favorisé la acid house culture sur son émission de télévision hebdomadaire. Le Midlands a également adopté cette musique à la fin des années 1980 avec la scène house des bas quartiers tels que les lieux de plusieurs étages, des parkings et des stations de danse plus correctes tels que le Digbeth Institute (maintenant le "Sanctuary" et maison à Sundissential).

États-Unis[modifier | modifier le code]

Retour en Amérique, où la scène n'a toujours pas progressé au-delà d'un petit nombre de clubs à Chicago, Détroit et New York. Le Paradise Garage à New York était encore un club d'excellence, car ils avaient Todd Terry, et sa couverture de class action de Larry Levan mixant "Week-end », a montré la continuité de la disco des bas quartiers à une nouvelle house avec son influence hip-hop évidente dans l'échantillonnage plus rapide et plus robuste de la ligne de basse. Alors que le hip-hop était beaucoup playlisté, les seuls autres choix ont été le Rock, la Country & Western ou encore le R & B. D'autres producteurs et DJs notables de l'époque, comme Bobby Konders, Tommy Musto, Frankie Bones ont tous eu leur travail commercialisé à l'échelle internationale dans les années 1980. En fait, bon nombre des enregistrements sur le nouveau XL Recordings (Royaume-Uni) provenaient de ces artistes. D'autres influences de New York venaient de la hip-hop, du reggae, et de la communauté latine, et de nombreux super producteurs et DJs de la ville de New York se mirent à en jouer pour la première fois (Erick Morillo, Roger Sanchez, Junior Vasquez, Danny Tenaglia, Jonathan Peters). Avec des sons uniques qui évoluent dans d'autres genres (tribal house, progressive house, funky house). Des producteurs tels que Masters At Work et Kerri Chandler ont également commencé à inaugurer un son de garage plus riche qui a été repris par d'autres univers comme le jazz, le hip-hop et Downbeat autant qu'il a été par la house aficionados.

Dans la fin des années 1980, Nu Groove Records fut prolongé, même s'il n'a pas lancé la carrière de Burrell Rheji et Rhano Burrell, collectivement connus comme Burrell (après un bref séjour sur Virgin America par Timmy Registford et Frank Mendez), avec l'essentiel de tous les DJs et Producteur la scène underground. Les Burrells sont responsables du son "New York Underground" et sont les champions incontestés de ce style de house music. + de 30 de leurs communiqués sur ce label semblent soutenir ce fait. Dans le marché actuel Nu Groove Record, comme la Burrells', jouissent d'un culte qui peredure et la côte de leurs vinyles à la menthe peut aller chercher 100 $ US ou plus dans le marché ouvert. Des groupes gospel / R & B influencés par Aly-us ont sorti "Time Passes On" en 1993 (Strictly Rhythm), puis plus tard, « Follow Me » qui a reçu une diffusion radio aussi bien qu'il fut joué dans les clubs. Un autre hit des États-Unis qui a reçu la pièce radiophonique a été le seul The Percolator par Cajmere, qui est devenu le prototype du sous-genre Ghettohouse. Au début des années 1990 des artistes tels que Cajmere lui-même (sous ce nom, ainsi que Green Velvet), DJ Sneak, Glenn Underground et bien d'autres firent de nombreux enregistrements. Les artistes de la Dance Mania récente et relative, tels que DJ Rush, Robert Armani et son cousin Paul Johnson ont enregistré pour les deux et DJèrent dans circuit des clubs européen. Derrick Carter a été actif en tant que producteur et DJ au cours de cette période.

L'icone des labels de Détroit incluvent 430 West, KMS et Grooves graves avec des producteurs tels que Kevin Saunderson, Marc Kinchen, Octave One. Underground Resistance produisit aussi bien des pistes garage qu'électro. Une partie de la Los Angeles-scène se constitua avec des parties organisées par Hardkiss et des expatriés du Royaume-Uni, comme Charles Webster.

Grande-Bretagne[modifier | modifier le code]

En Grande-Bretagne, d'autres expériences dans le genre ont renforcé son appel. Des clubs house et rave comme Lakota, Miss Moneypenny et "Cream" ont émergé à travers la Grande-Bretagne, maison d'hébergement des événements de la scène house et dance. Le concept de "chilling out" s'est développé en Grande-Bretagne avec la ambient house et des albums comme Chill Out par The KLF et "analogique Bubblebath" par Aphex Twin. La chillout musique est souvent définie comme un des genres différents, tels que l'air ambiant, ou downtempo (plus tard) ou New Age (encore plus tard). La fonction unificatrice du Chill Out electro est soutenue par des tons longs et un son plus doux, plutôt que par le son bruyant de certains autres styles de musiques électroniques.

Dans le même temps, une nouvelle scène indie a vu le jour, avec des groupes tels que les Happy Mondays, The Shaman, New Order, EMF, Meat Beat Manifesto. À New York, les bandes tels que Deee-Lite ont favorisé la musique house à échelle internationale. Deux pistes distinctives de cette époque ont été Orb "Little Fluffy Clouds" (avec un échantillon vocal distinctif de Rickie Lee Jones) et le Happy Mondays "Wrote For Luck" ("WFL"), qui a été transformé en un dance hit par Paul Oakenfold. La justice pénale du Royaume-Uni et la loi sur l'ordre public de 1994 a été une tentative du gouvernement d'interdire les grandes manifestations de danse mettant en vedette la musique à "pulsations répétitives". Bien que le projet de loi est devenu loi, en novembre 1994, elle a eu peu d'effet. La musique a continué de croître et de changer, comme caractérisée par l'émergence des actes comme Leftfield avec "Release the Pressure", qui a introduit le dub et le reggae dans les sonorités de la house music. En plus d'enregistrements commerciaux, un mélange de R & B avec des basses plus fortes a été utilisée. La house music a été façonnée par de nombreuses influences, y compris la scène de la culture de club. À l'instar des années 1970, celle de la scène des clubs disco, la scène de boîte de nuit de la house music a été associée à un certain nombre de médicaments utilisés pour améliorer l'expérience de la danse, comme le nitrite d'amyle "poppers", la MDMA, la kétamine et le GHB.

En outre, comme la scène disco qui l'a précédée, la scène house des boîtes de nuit a attirée un mélange de biens culturels et les groupes raciaux. Des morceaux comme The Bouncer de Kicks Like a Mule utilisèrent vitesse-up hip-hop breakbeats. Avec SL2's On A Ragga Tip, ils ont donné les bases de ce qui allait devenir le drum and bass et le jungle. Initialement appelé breakbeat hardcore, il a trouvé la popularité dans les clubs de Londres comme Rage aussi bien que dans la musique de ville. Des labels comme Moving Shadow et Reinforced sont devenus les favoris de la scène des bas quartiers.

"London Hardcore Techno" est un style de musique que Moonshine Music sortit avec une augmentation du rythme de quelque 160 bpm. Le garage du Royaume-Uni le développa plus tard. L'origine, un style combinant un rythme house avec une voix RnB et le ragga MCing basse et la déformation de la jungle, il fait irruption dans le courant principal par des artistes comme The Artful Dodger et 187 Lockdown, et influencé les actes pop comme Liberty X et Victoria Beckham[16]. Le 4 Hero a adopté la catégorie soul et jazz, et quelques usages dans une musique afin de créer une section orchestrale plus "sophistiquée" du son. Plus tard, ce qui a conduit directement à l'ouest de la scène de Londres connu sous le nom de Broken Beat ou Breakbeat.

Une nouvelle génération de clubs comme Miss Moneypenny's, Cream à Liverpool(par opposition à l'originale nuit des bas quartiers, C.R.E.A.M.) et Ministry of Sound ont été ouverts pour fournir un lieu pour des sons plus commerciaux. Deux labels de musique fournissent des musiques exclusivement house tel que "defected in the house" ou "Stricly rythms". Les principales compagnies de disques ont commencé à ouvrir "Superclubs" pour la promotion de leurs propres actes. Ces Superclubs entrés en commandite traitent d'abord avec les fast-food, boissons gazeuses, et de l'habillement. Les flyers dans les clubs à Ibiza ont souvent porté de nombreux logos de marques. Un nouveau sous-genre, Hard House de Chicago, a été développé par des DJs tels que Bad Boy Bill, DJ Lynnwood, DJ Irene, Richard "Humpty" Vission et DJ Enrie.

Années 2000[modifier | modifier le code]

Richard M. Daley, le maire de Chicago a proclamé le 10 août 2005, "Jour de l'Unité de la House" à Chicago, en célébration du "21e anniversaire de la house music" (en fait, le 21e anniversaire de la fondation de Trax Records). La proclamation du 10 août 2005 a reconnu que Chicago était "le domicile et la capitale de la house music" et que les musiciens de house "ont été inspirés par l'amour de leur ville, avec le rêve qu'un jour leur musique propager un message de paix et d'unité dans le monde entier". Des DJs tels que Frankie Knuckles, Marshall Jefferson, Paul Johnson, Curtis Jones et Mickey Oliver ont célébré la proclamation à la Summer Dance Series, un événement organisé par le département des affaires culturelles de la ville de Chicago[17].

Dans le milieu des années 2000, de nombreux genres de house sont apparus tels que Electro house, la tech house, la house minimale ou encore la fidget. Cette fusion se manifeste dans la liaison de styles musicaux par des artistes tels que Dennis Ferrer et Booka Shade, avec son style de production ayant évolué à partir de la scène soulful de New York et le second a des racines dans la techno. De nombreux DJs peuvent aujourd'hui être entendus mélanger tous les sous-genres de la house et le plus grand nombre des meilleurs éléments musicaux sont partagés entre ces sous-genres.

Actuellement, la house music est populaire dans de nombreuses boîtes de nuit à travers le monde[réf. souhaitée].

Variantes[modifier | modifier le code]

L'appellation générique House rassemble de multiples variantes qui apparaissent et disparaissent au gré des modes[18]. Cependant certaines ont une réalité stylistique tangible et définissent un style ou une provenance bien précise. Il faut noter que certains styles ne sont même pas vus comme existant pour certains fans, du fait que la House music est un style très large et variant au fil des modes, du temps, des technologies et surtout des différentes sonorités que lui apporte des artistes de partout dans le monde.

  • Acid house : Ce terme désigne les compositions utilisant les sonorités "acidulées" du synthétiseur Roland TB-303. À l'origine conçue comme un outil économique pour les répétitions de guitaristes afin de leur apporter le soutien d'une ligne de basse programmable, la TB-303 a connu un échec commercial à sa sortie en 1982 à cause de ses sonorités très synthétiques, incompatibles avec le jeu jazz ou rock. Cependant, elle connaîtra une seconde vie lorsqu'elle se verra réappropriée par les jeunes musiciens House de Chicago, qui plébiscitent ce synthétiseur peu onéreux aux capacités sonores puissantes et originales, conçu pour fonctionner avec d'autres éléments de la gamme Roland comme les boîtes à rythmes TR-808, TR-909, ou TR-606. Citons Phuture parmi les pionniers de ce style.
  • Electro house : Le plus jeune des sous-genres, dominant dans plusieurs clubs d'Europe et d'Amérique Du Nord, elle est très en vogue depuis 2006. Elle est beaucoup plus accessible que les autres formes de House et possède un large public notamment chez les jeunes adultes et les adolescents qui commencent à fréquenter les clubs ou qui s'intéressent à la musique électronique. Parmi les premiers artistes nous retrouvons Justice (groupe) et encore de nos jours de nombreux DJs se font connaître grâce à l'Electro House : Chuckie, LMFAO, Benny Benassi, John Dahlbäck, Deadmau5 et plusieurs autres.
  • Funky house : Style beaucoup plus ancré dans le funk et beaucoup moins dans le disco. L'appellation Funky house se veut également employé dans certaines pièces musicales House employant des synthétiseurs et des lignes rythmiques caressant le mouvement musical motown et disco même si cette appellation n'est pas toujours véridique dans cette circonstance. Le label britannique Ministry of Sound via leur sous-label Hed Kandi(racheté en 2006 à un groupe de DJ) et le label new-yorkais Subliminal Records de Erick Morillo sont mondialement connus pour leurs productions et compilations comprenant de nombreuses pièces Funky house.
  • Garage house (ou simplement Garage): Bien que sa production a cessé de nos jours. Elle est une descendante directe du disco est l'une des principales sources d'inspiration de la House. À peu près tout le monde s'accorde à dire que ce style découle du Paradise Garage de New York où résidait le légendaire DJ Larry Levan.
  • Ghetto house: Variante de la House et de l'acid House, parfois alimentée d'un chant hip-hop, de scratchs et de samples. Bien que très peu d'artistes soient reliés exclusivement à ce style, la majorité des artistes originaires de Chicago et ayant produit et diffusé de la Techno de Détroit en ont déjà produit et diffusé.
  • Progressive house : Ce mouvement musical trouve ses origines en Grande-Bretagne durant les années 1990 et possède des sonorités souvent confondues avec la Trance, de par un vocal et des synthés similaire accompagnant la production. On peut le distinguer facilement par le tempo moins rapide que la trance, plus difficilement par les différences dans la structure des hi-hat/snares et des breakdowns. Ce style peut porter à confusion car certaines pièces house orientés vers les ventes commerciales et possédants des sonorités de la pop et de l'Electro House sont catégorisées comme des Progressive House alors que ceux-ci sont pourtant loin de ses sonorités d'origines. Les artistes les plus connus de ce style sont de loin Sasha, John Digweed ou encore le très réputé label Anjunadeep (sous-label de Anjunabeats) propriété de Above & Beyond. On peut également citer Arty, David Guetta ou encore Axwell.
  • Speed garage: Similaire au Garage house mais s'en écarte de par son tempo plus rapide et sa structure syncopée et moins linéaire ainsi que des ajouts de nombreux effets. De nos jours, Craig David reste le principal représentant de ce style.
  • Tech house : Tout comme la Deep house, elle est très underground et prisée par les connaisseurs. Elle se trouve à la charnière entre la techno (pour le tempo et les rythmes) et la House (pour l'usage des samples et des lignes de basse). Elle a vécu une première vague de popularité vers le début des années 2000 de par son style très cru et apprécié de nombreux fêtards européens. On la retrouve majoritairement dans les clubs undergrounds d'Europe mais elle commence à gagner en popularité dans les clubs et after-hours d'Amérique du Nord, notamment à Miami, Los Angeles, Toronto et Montréal depuis 2009. Parmi les artistes populaires : Tiefschwarz, John Tejada, Wally Lopez.
  • Tribal house : On y retrouve des sonorités africaines, notamment des percussions et des chants tribaux. Le label Ministry of Sound et de nombreux artistes associés ont apporté au courant des années ce genre de percussions dans de nombreuses productions. Il est à noter que ce style se veut souvent associé à la tech House ou la deep house de par la diversité musicale qu'elle y apporte. Les artistes Steve Lawler et Noir, tous deux très populaires dans l'underground, ont largement popularisé les percussions et chants tribals à travers la tech House et la deep house à partir de l'année 2008.

Danse house[modifier | modifier le code]

Tout comme le hip-hop, la house music possède sa propre danse. Les danses originelles de la House Dance furent le jacking', le footwork et le lofting. Le jacking fut créé sur la côte Est des États-Unis dans les années 1970-80, nombre de morceaux ou artistes house y font référence (commeTime to Jack, Jack Your Body, Jack The House, Farley "Jackmaster" Funk, Jackmaster Dick, etc.). Le jacking est également appelé hip-house à New-York, à partir du moment où des danseurs de hip-hop ont commencé à danser sur de la house dans les clubs new-yorkais.

D'autres styles existent également, tels que le wacking, le hustle, le locking, le loft style ou le footwork. Les contributeurs majeurs de ces danses furent des personnalités comme Brian "Footwork" Green, Marjory Smarth, Caleaf Sellers, Ejoe Wilson, Terry Wright, Shannon Mabra, Tony McGregor, et tous les danseurs anonymes des clubs tels que le Warehouse à Chicago, The Loft ou le Paradise Garage à New York.

En France, des groupes comme MISSION IMPOSSIBLE et le groupe UNITE depuis 94/95 contribuent au développement de cette danse à travers des projets tel que SPIRIT N MOOV OU ATMOSPHERE, et surtout leur présence lors des soirées dans les clubs du Queen pour les soirées Respect, Cheers, au Rex Club pour les soirées "Legend" et aux soiréees du Djoon.[réf. nécessaire]

Artistes et morceaux représentatifs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rock & Roll documentary episode 10: "The Perfect Beat" (1995; written & directed by David Espar). Le musicien House Frankie Knuckles décrit de quelle façon il a dû ralentir le tempo disco de Left To My Own Devices (des Pet Shop Boys) lors du remix de ce titre afin de le faire rentrer dans l'intervalle de tempo house, plus proche de 120BPM.
  2. (en) « House », sur MusicRadar (consulté le 28 avril 2012)
  3. (en) Marshell Jefferson - 4clubbers.net
  4. (en) « Finding Jesse - The Discovery of Jesse Saunders as the Founder of House », sur Fly Global Music,‎ 25 octobre 2004 (consulté le 28 février 2013)
  5. (en) Michael Paoletta, Back To Basics,‎ 16 décembre 1989, p. 12
  6. (en) Snoman, Rick (2009). The Dance Music Manual: Tools, Toys, and Techniques — Second Edition. Oxford, UK: Elsevier Press. p. 233
  7. (en) « undefined », Encyclopaedia Brittanica (consulté le 1er mai 2007)
  8. (en) Sean Bidder, Pump Up the Volume: A History of House Music, Londres, Channel 4,‎ 2001, poche (ISBN 978-0-7522-1986-8, LCCN 2002483688)
  9. Chip E. (interviewee); Hindmarch, Carl (director), « Pump Up The Volume », Channel Four,‎ 2001 : « If you were a DJ in Chicago, if you wanted to have 'the' records, there was only one place to go and that was Imports. This is where Imports was. People come in, they're looking for 'Warehouse music', and we would put, you know, 'As heard at the Warehouse' or 'As played at the Warehouse', and then eventually we just shortened that down to - because people also just in the vernacular, they started saying 'yeah, what's up with that 'House music' - now at this time they were talkin' about the old, old classics, the Salsoul, the Philly classics and such - so we put on the labels for the bins, we'd say 'House music'. And people would start comin' in eventually and just start askin', 'yeah, where's the new House music?' (Si vous êtiez un DJ à Chicago, si vous souhaitiez avoir "le" disque, il n'y avait qu'un seul endroit où aller et c'était Imports. C'était où se trouvait Imports. Des gens venaient, ils cherchaient la "Warehouse music", et nous affichions "As heard at the Warehouse" ou "As played at the Warehouse", et ensuite nous avons raccourci ce nom - parce que les gens commençaient à demander "Hey, quoi de neuf en 'House music'" - à ce moment-là ils parlaient de l'ancien, des vieux classique, du Salsoul, des classiques de Philly et d'autres - donc nous avons affiché les étiquettes sur les bacs où il était écrit 'House music'. Et les gens ont commencé à venir et à éventuellement demander "Hey, où se trouve la nouvelle House music?') »
  10. a et b (en) Andrew Cowen, « SOUNDS AMAZING!; MUSIC LIVE Andrew Cowen previews the giant show at the NEC which offers great new ideas for musicians of all styles and all levels. »,‎ 1999 (consulté le 11 août 2007)
  11. (en) Simon Trask, « Future Shock (Juan Atkins Interview) »,‎ 1988 (consulté le 5 avril 2008)
  12. (en) John Bush, « Rockin' Robin - Bobby Day : Listen, Appearances, Song Review », AllMusic (consulté le 14 août 2012)
  13. (en) James GAVIN L'empire des sons Années disco, années homo Books Numéro 14 juillet août 2010 p. 41
  14. (en) Alice Echols Hot Stuff Disco and the remaking of american culture W.W. Norton et Company 2010
  15. Didier Lestrade Chroniques du dancefloor (Libération 1988-1999) L’éditeur singulier 2010
  16. a et b Reynolds, Simon. Generation Ecstasy
  17. (en) CHICAGO MAYOR DECLARES "HOUSE UNITY DAY", Penton Media, Inc.,‎ 3 août 2005 (lire en ligne)
  18. House music definitions on Vinyl Records Australia (Consulté en juin 2007)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]