The Haçienda

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

53° 28′ 27.55″ N 2° 14′ 51.66″ O / 53.4743194, -2.2476833

Fac 51 Haçienda, plus communément appelé The Haçienda, était un club de Manchester (Royaume-Uni), créé par Tony Wilson[1] en 1982[2].

Le nom du club est choisi est référence à un texte situationniste sur l'urbanisme[1], écrit par Ivan Chtcheglov, Formulaire pour un urbanisme nouveau (disponible ici) et typographié ainsi car le « çi » ressemble au 51[3].

Le club est connu pour avoir été l'un des premiers à diffuser de la musique électronique (notamment la techno de Detroit et l'acid house de Chicago) après l'abandon du son new wave de ses débuts. L'Haçienda fut également l'épicentre du mouvement musical Madchester.

En 1996, le club organise une conférence sur Guy Debord, créateur du situationnisme[1].

Financé par le label de Tony Wilson, Factory Records, le club a fermé en 1997 en raison du décès d'une jeune fille de 21 ans après l'ingestion de deux cachets d'extasy[2]. Le bâtiment est démoli en 2002[3].

Ce club a permis l'émergence de la house music et de groupes comme les Stone Roses, les Happy Mondays, des Inspiral Carpets[3].

C'est aussi dans ce club qu'a débuté Laurent Garnier, sous le nom de DJ Pedro, et où les Chemical Brothers se produisaient régulièrement à leurs débuts. Dave Haslam (auteur par la suite d'un livre autour de la scène de Manchester intitulé "Manchester, England - story of a pop cult city"), Mike Pickering, futur maître d'œuvre du groupe M People, étaient les autres membres du club.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Peter Hook (trad. Jean-François Caro), L'Haçienda : La meilleure façon de couler un club [« The Haçienda: How Not to Run a Club »], Le Mot et le Reste,‎ 2012 (1re éd. 2009), broché, 330 p. (ISBN 9782360540655)
  • The Haçienda must be built (interviews des différents protagonistes du club recueillis par Jon Savage).

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jean-Marie Durand, « Guy Debord, l'inspirateur du punk », Les Inrockuptibles, 24 octobre 2014.
  2. a et b « L'HaÇienda », présentation du livre, Le Mot et le Reste.
  3. a, b et c KMS, « 713 Il faut construire l’hacienda (Happy Mondays) », Kill Me Sarah, 18 août 2010.