Second Summer of Love

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Résumé[modifier | modifier le code]

Le Second Summer of Love est une expression désignant les étés 1988 et 1989 au Royaume-Uni qui ont vu l'émergence de l'acid house et des rave parties.

L'expression fait référence au Summer of Love de 1967 à San Francisco qui fit connaître le mouvement hippie.

Les origines[modifier | modifier le code]

La musique[modifier | modifier le code]

Ce phénomène a pour origine la musique électronique qui est née dans deux villes des Etats unis en 1986 : Chicago et Détroit.

Chronologiquement, la house de Chicago émerge en premier sur la scène techno de Detroit.

Pour Chicago c'est sonorité plus douce comme le titre "can you feel it" de Mr Fingers, tandis qu'à Detroit le son sera plus "dur" avec des artistes tels que Juan Atkins, Derrick May et Kevin Saunderson...

Le titre "clear" de cybertron dont faisait partie Juan Atkins donne une idée du son qui se produisait à Detroit par rapport à la House de Chicago.

Ce courant musical est lui-même inspiré de musique plus « expérimentale » comme celle du groupe allemand Kraftwerk avec des titres comme The Robots sorti en 1977 ou Radioactivity sorti en 1975.

l'arrivée en Angleterre de la musique Electronique[modifier | modifier le code]

Une Angleterre en crise[modifier | modifier le code]

Le contexte dans lequel arrive cette musique est assez particulier car l’Angleterre est sous le gouvernement de Margaret Thatcher qui fait fermer des mines et qui, à l'époque, avait atteint le plus fort taux de chômage.

La nouvelle génération de l'époque ne croit plus beaucoup en l'avenir et c'est un des facteurs qui va contribuer au Second Summer of Love.

Un autre facteur qui joue dans cela est l'arrivée d'une nouvelle drogue : l'ecstasy qui se popularise en même temps que les raves parties.

C'est dans ce contexte explosif, né de ces différentes causes, que naît le Second Summer of Love.

L'Hacienda à Manchester, fût le premier club anglais à jouer de la musique électronique, créant un grand choc à l'époque.

Les Raves Parties[modifier | modifier le code]

Le rôle des raves parties est essentiel, car elles sont au cœur du second summer of love.

À cette époque, les jeunes ne pouvaient pas danser tard, car les clubs anglais ouvraient à 9h et fermaient à 2h. C'est dans l'objectif de continuer à danser plus tard que furent inventées les raves parties, lançant par là-même le second summer of love.

Pour les premiers ravers tout était amour et paix, l'objectif initial était uniquement de danser et profiter de la musique de manière pacifique.

Une bonne rave devait se tenir dans des endroits insolites, avec un sound system très puissant pour jouer la musique. L'emplacement était tenu secret par les organisateurs, et trouver la rave était un véritable jeu de piste. Seul le départ du chemin était communiqué aux intéressés.

Les raves ont été très vite montrées du doigt comme étant des "marchés de la drogue", et ont acquis une réputation de moins en moins bonne auprès du grand public, même si l'idée initiale était principalement basée sur la liberté et le respect de l'autre.

C'est la liberté : liberté de danser, liberté de s'amuser, liberté de prendre ce que l'on veut, liberté de venir comme on veut.

Quand ils allaient dans les raves, ils pénétraient dans un autre monde là où ils oublient tous leurs problèmes, et où tout devient paix et amour.

En 1989 le gouvernement de Margaret Thatcher prit des décisions contre les raves parties.

La fin du Second Summer of love[modifier | modifier le code]

La répression et le grand départ[modifier | modifier le code]

Margaret Thatcher avait interdit les raves et tout rassemblement de plus de 10 personnes autour de "musique répétitive".

Il y eut de violentes altercations entre les ravers et la police et les annulations de raves se faisaient de plus en plus fréquentes, à mesure que la répression devenait de plus en plus forte. Ceci incita les ravers à partir pour organiser des raves-parties ailleurs.

C'est ainsi qu'il y eut des raves partout en Europe, au début des années 90 jusqu’à 1995.

Certains continuèrent, prétextant une vieille loi sur le fait que l’État avait donné des terres pour que le peuple puisse se réunir et faire la fête ensemble, mais cela n'a pas fonctionné et ils durent arrêter.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Wayne Anthony, Class of 88, London: Virgin Books, 1998 (ISBN 0-7535-0240-2) ;
  • Jane Bussmann, Once in a Lifetime: The Crazy Days of Acid House and Afterwards, Virgin Books 1998 (ISBN 0753502607) ;
  • Matthew Collin, Altered States: The Story of Ecstasy and Acid House, London, 1997 ;
  • Sheryl Garratt, Adventures In Wonderland: A Decade Of Club Culture, Headline, 1999 ;
  • Simon Reynolds, Generation Ecstasy: into the world of techno and rave culture, New York: Little, Brown and Company, 1998 (ISBN 0-316-74111-6).

Vidéographie[modifier | modifier le code]

  • bienvenue au club un film de Dimitrie Pailhe et diffuser sur Arte
  • Techno Story diffuser sur la chaine histoire