Daft Punk

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Daft Punk

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Daft Punk au O2 Wireless Festival.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical House, électro-rock, eurodance, techno, disco, funk
Années actives Depuis 1993
Labels EMI, Virgin, Columbia
Site officiel daftpunk.com
Composition du groupe
Membres Thomas Bangalter
Guy-Manuel de Homem-Christo
Logo

Daft Punk est un groupe français de musique électronique, originaire de Paris[1]. Actifs depuis 1993, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo, les deux membres, ont allié à leurs sons electro, house et techno des tonalités rock, groove et disco. Le groupe participa à la création et à la démocratisation du mouvement de musique électronique baptisé French Touch. Ils font partie des artistes français s'exportant le mieux à l'étranger, et ce depuis la sortie de leur premier véritable succès, Da Funk en 1996. Une des originalités des Daft Punk est la culture de leur notoriété d'artistes indépendants et sans visage, portant toujours en public des casques et des costumes. Ils s'inspirent du film Phantom of the Paradise de Brian De Palma.

Bangalter et Homem-Christo étaient à l'origine les membres du groupe musical Darlin' (en hommage à la chanson des Beach Boys[2]), rapidement dissous, ce qui leur a donné l'occasion de composer leurs propres musiques. Le duo devient alors Daft Punk, et sort son premier album intitulé Homework en 1997, qui est particulièrement bien accueilli par les critiques. Leur second album commercialisé en 2001 intitulé Discovery est également un succès et comprend des succès tels que One More Time, Digital Love et Harder, Better, Faster, Stronger. Le duo a également composé la bande son du film Tron : L'Héritage. En janvier 2013, Daft Punk quitte EMI Records pour signer avec le label Columbia Records et sortir le 20 mai 2013 un album intitulé Random Access Memories qui remporte un important succès international et cinq Grammy Awards dont celui du meilleur album de l'année le 27 janvier 2014.

Historique[modifier | modifier le code]

Débuts (1987-1993)[modifier | modifier le code]

La rencontre de Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo a lieu en 1987 au lycée Carnot à Paris[3]. En 1991, les deux hommes fondent avec Laurent Brancowitz, futur membre du groupe Phoenix, un groupe de rock nommé Darlin', avec lequel ils enregistrent leur premier single, Darlin' sur le label indépendant anglais Duophonic. Le succès n'est pas au rendez-vous, le titre se vend à environ 1 500 exemplaires et le groupe n'a quasiment aucun impact sur la scène française. En mai 1993, une critique du magazine britannique Melody Maker qualifiera la musique du groupe de « daft punky trash »[4] (que l'on pourrait traduire par « punk idiot » ou « punk timbré »)[5]. En 1993, Thomas et Guy-Manuel fondent à Paris le duo Daft Punk[6].

En 1993, lors d'une rave party au parc Eurodisney, Daft Punk rencontre les responsables du label écossais Soma. Entre-temps, Thomas et Guy-Manuel ont commencé à travailler sur du matériel électronique tel que le sampleur. Le duo sort un an plus tard, sous le nom Daft Punk, le maxi 3 titres The New Wave. À défaut de succès retentissant, la « techno adolescente française » des Daft Punk retient l'attention de quelques journalistes et critiques anglais. L'année 1995 est celle de leur premier succès, le groupe sort le maxi électro-rock Da Funk / Rollin' & Scratchin'. Le titre rencontre le succès et se répand petit à petit dans les clubs d'Europe[7]. Toujours en 1995, Thomas crée son label, Roulé, sur lequel il sort le titre Trax On Da Rocks. Daft Punk fait alors la première partie des Chemical Brothers à Londres. En France, le groupe est repéré par la maison de disques Virgin ; c'est ainsi qu'il fait une apparition sur la compilation Sourcelab vol.2 du label Source (qui fait partie de Virgin) avec le titre Musique, en 1996. Source est dès lors le premier label à diffuser Daft Punk en France.

Années Homework (1993-1999)[modifier | modifier le code]

Le 7 janvier 1997, à la suite de la sortie du single Da Funk, Daft Punk sort son premier album Homework, caractérisé par la house et les rythmes techno inspirés de la scène de Chicago. Celui-ci rencontre le succès  : 2 millions d'exemplaires se vendent dans 35 pays différents en l'espace de 2 mois[8]. La presse généraliste et spécialisée fait l'éloge de l'album, qui conquiert la jeunesse internationale. Le titre Around the World entre dans les charts européens et nord-américains. La réalisation du clip, dans lequel on voit plusieurs groupes de personnages danser au rythme des différents instruments, est signée par le réalisateur Michel Gondry, et la chorégraphie par Blanca Li[9].

Le groupe acquiert dès lors une notoriété internationale, et entame sa première tournée mondiale de quarante dates d'octobre à décembre 1997. Le spectacle y est aléatoire, le concert durant parfois jusqu'à cinq heures. L'album de musique électronique Homework emblématique de la French touch démocratisa la « house filtrée », et ses conditions de mixage parfois aléatoires influèrent sur ce que les critiques appelleront le « son Daft Punk ». Le succès de cet album constitua un tremplin qui permit à d'autres groupes de la scène électronique française et mondiale de se révéler. 1997 est aussi l'année où Guy-Manuel de Homem-Christo lance son propre label Crydamoure[10].

Années Discovery (1999-2004)[modifier | modifier le code]

En 2001, Daft Punk sort son premier album live intitulé Alive 1997 enregistré à Birmingham en Angleterre[11], contenant une piste longue de 43 minutes sans pause, on y retrouve quelques tubes comme Da Funk, Daftendirekt, Rollin' & Scratchin', Alive, Around the Worldetc. En 2001, quatre ans après Homework, un 2e album intitulé Discovery est produit. À la fois encensé et critiqué, il entraîne des controverses aussi bien chez les fans de la première heure que chez les journalistes. Orienté Pop voire Disco, l'album contient de nombreux samples[12] et s'inspire de certaines références culturelles des années 1980. Il laisse aussi une place aux voix vocodées : Thomas et Guy-Manuel s'essayent au chant sur plusieurs titres tels que Digital Love et Harder, Better, Faster, Stronger. Le succès commercial est au rendez-vous. Le groupe obtient deux nominations au Grammy Award en 2001. Un peu plus tard, les critiques s'apaisent et l'album fait la quasi unanimité lorsque sort au cinéma le film d'animation Interstella 5555: The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem réalisé au Japon par Leiji Matsumoto, créateur de Albator. Le public découvre, par delà les images, une bande son imaginative et ludique, qui n'est autre que l'album Discovery.

En 2003 sort Daft Club, un album de remixes de titres des albums Homework et Discovery, réalisés par divers artistes comme Basement Jaxx et Slum Village, ou par Daft Punk eux-mêmes. Au début, l'idée du Daft Club est venue après la sortie de Discovery, les fans se voyaient distribuer des cartes de membres du Daft Club contenant un code personnel permettant de retirer des goodies sur l'ancien site des Daft Punk.

Années Human After All (2004-2008)[modifier | modifier le code]

Daft Punk en 2006.

Le 14 mars 2005 sort le 3e album de Daft Punk, Human After All. Alors que le duo revendique par le titre de l'album (Humains après tout en français) son « humanité », l'album semble évoquer la fuite de notre société vers la plus complète déshumanisation. Certains titres, comme The Prime Time of Your Life, Television Rules the Nation ou encore Technologic, dégagent quelques clés du concept de Human After All, que les deux musiciens refusent de commenter  : « Notre album parle de lui-même » est leur seule déclaration à ce propos[13]. Cependant, l'album reçoit un accueil contrasté et déchaîne une nouvelle fois les critiques d'une partie des fans qui regrettent Homework. Certains le trouvent trop répétitif, sans nouveauté (Robot Rock est ainsi une simple reprise du thème de la chanson Release the Beast de Breakwater) et sans vie (ce qui contraste avec le titre de l'album), alors que d'autres le voient comme un concept album fabuleux et novateur. À noter qu'un album intitulé Human After All: Remixes est sorti au Japon en 2006 et présente des remixes uniques de Human After All.

En 2006, le groupe sort son premier best of de ses trois précédents albums studio, disponible en deux versions  : Standard et Deluxe. Le CD est constitué de onze titres extraits des trois albums studio, de trois remixes réalisés par Daft Punk à l'époque de Homework, ainsi qu'un morceau daté des débuts mais inédit en album  : Musique. L'édition Deluxe regroupe le CD et un DVD contenant douze clips, dont deux inédits  : Robot Rock (Maximum Overdrive), et The Prime Time of Your Life dans un seul coffret.

Parallèlement, une tournée commence avec des dates aux États-Unis (Coachella Festival le samedi 29 avril 2006, devant 35 000 personnes), en Belgique (festival Pukkelpop le samedi 19 août 2006), au Japon, au Portugal (Festival Sudoeste) le 5 août 2006, mais aussi en France (les Eurockéennes de Belfort). Seulement neuf dates ont été prévues pour cette tournée. Le groupe se produit niché dans une pyramide au milieu de la scène, habillé de costumes de robots, entouré d'un jeu de lumières dantesque.

À l'occasion du Festival de Cannes 2006, Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo présentent au public leur premier long métrage (h 14), Daft Punk's Electroma, qui raconte la quête d'humanité de deux robots. La particularité commerciale de ce film est de n'être diffusé que dans un seul cinéma en France, le Cinéma du Panthéon à Paris, le samedi à minuit, et ce pendant un an. Le principe est en fait le même que celui des Midnight movies où des films expérimentaux étaient diffusés à minuit aux États-Unis dans les années 1970. La voiture utilisée dans le film a été mise en vente sur eBay en 2011 afin d'aider les sinistrés du Japon[14],[15].

Daft Punk en concert en 2007.

En 2007 sort l'album Alive 2007, qui leur vaudra une nomination dans la catégorie Spectacle Musical de l'année aux Victoires de la musique. Ils enregistrent le live à Paris-Bercy le 14 juin 2007; ce dernier comporte 12 titres remixés des 3 albums studio. L'album est présenté en 2 éditions : la première étant la version Normale avec un CD douze titres, et la deuxième, la version Deluxe avec un CD douze titres + 1 CD comprenant la piste Human After All / Together / One More Time / Music Sounds Better With You ainsi que 50 photos officielles prises au live + la vidéo d'Harder, Better, Faster, Stronger (Alive 2007) où les fans se sont vu remettre 250 caméras pour filmer la performance des Daft Punk au KeySpan Park à New York le 9 août 2007 sur un begin de Television Rules the Nation, clip dirigé par Olivier Gondry, le frère de Michel Gondry.

En 2008, ils sont nommés dans la catégorie Meilleur Spectacle Musical aux Victoires de la musique pour Alive 2007, devancés par Ze Tour de Michel Polnareff. En revanche, ils ont remporté deux Grammy Award en 2009 : l'un pour Alive 2007 dans la catégorie Meilleur album électronique ou dance et l'autre pour le single Harder Better Faster Stronger issu de ce même album dans la catégorie Meilleur single électronique ou dance[16].

Tron : L'Héritage (2008-2010)[modifier | modifier le code]

Les Daft Punk à la première de Tron

Le 4 mars 2009, il est annoncé que le groupe a été sélectionné pour composer la bande son de Tron : L'Héritage, en remplacement de Clay Duncan (et en reprenant une partie de son travail, et avec l'aide du studio de Hans Zimmer[17]), la suite du film de science-fiction Tron sorti en 1982[18]. Selon l'actrice Olivia Wilde (jouant dans le film), Daft Punk devait faire une apparition: « Ils sont venus sur le plateau », explique-t-elle, « et ils vont sans doute participer à la promotion du film, en particulier au Comic-Con ». Ceci a été confirmé lors de la diffusion de 7 minutes du film au Comic-Con 2010 où l'on pouvait les voir, ainsi que leurs costumes créés pour l'occasion[19],[20]. Au Comic-Con 2009, il fut annoncé que le duo avait composé vingt-quatre titres pour la musique de ce film[20]. Fin juillet 2009, Pitchfork, website américain traitant de l'actualité de la musique indépendante, affirme que Daft Punk serait tellement satisfait de leur musique produite pour Tron : L'Héritage qu'il envisagerait une tournée[21]. Toujours fin juillet 2009, un extrait de cette bande son, qui s'apparenterait à un thème principal[22], est mis en ligne par plusieurs sites de partage de musique et ainsi disponible à l'écoute gratuitement. Ces musiques sont finalement des faux. À l'occasion du Comic-Con 2010, 6 morceaux officiels de la bande originale du film furent dévoilés et mis en ligne par plusieurs sites spécialisés. Walt Disney Records a officialisé le premier single de la bande originale, le morceau Derezzed, en postant un clip vidéo[23]. Suivent les titres Outlands et Tron : L'Héritage (End Titles). L'album, finalement composé de vingt-deux pistes, est sorti mondialement le 6 décembre 2010[24].

En novembre 2010, le duo est également confirmé à la bande-son du jeu vidéo Tron: Evolution basé sur le film de science-fiction. Derezzed et The Grid seront ainsi disponibles dans le jeu[25]. Par ailleurs, le duo fait un caméo dans le film, apparaissant dans leurs propres rôles de DJs. L'album est proposé dans la catégorie « Meilleure bande sonore » pour la 54e cérémonie des Grammy Awards. Le 21 octobre 2010, le duo fait une apparition remarquée durant le dernier concert de la tournée américaine de Phoenix au Madison Square Garden à New York, où ils ont interprété plusieurs morceaux avec le groupe. En juillet 2010, le groupe Daft Punk est fait chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres[26]. Le 19 septembre 2011, sort un inédit enregistré en 1994, intitulé Drive.

Random Access Memories (2013)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Random Access Memories.

Après les rumeurs de 2012[27], le groupe change de maison de disque en 2013, signant avec le label Columbia Records[28]. Il dévoile un nouveau visuel et un extrait sonore inédit le 2 mars 2013, dans une courte publicité diffusée durant l'émission Saturday Night Live[29] sur la chaîne NBC (produite par Lorne Michaels), laissant planer l'hypothèse d'un nouvel album[30].

Le 23 mars 2013, le quatrième album est confirmé grâce à la possibilité de pré-commander l'album sur iTunes. Le même jour, un second teaser de 15 secondes apparaît, cette fois-ci directement sur le site officiel de Daft Punk, indiquant la date de sortie pour le 21 mai. Ce nouvel album s'intitule Random Access Memories et contient treize titres pour une durée totale de 74 minutes[31]. Le 13 avril 2013 à l'occasion du festival Coachella, un trailer du premier single issu du nouvel album intitulé Get Lucky est diffusé[32]. Selon la presse, l'album sera dévoilé le 17 mai lors du festival agricole de Wee Waa en Australie[33]. Le 19 avril 2013, le single Get Lucky est devoilé[34]. Ce titre est réalisé en collaboration avec Pharrell Williams et Nile Rodgers. En moins d'une journée, le single se classe numéro 1 des ventes iTunes mondiales. Il se retrouve aussi en première position des classements iTunes nationaux en France, aux États-Unis et au Royaume-Uni entre autres. Le 13 mai 2013, à la suite de la fuite d'une version en basse qualité sur internet, l'album est rendu disponible à l'écoute sur iTunes.

Ils produisent également quatre titres sur Yeezus le dernier album de Kanye West.

Avec cet album, le groupe remporte cinq Grammy Awards, en janvier 2014 : Album de l'année, Enregistrement de l'année, Meilleure performance pop de groupe (avec Pharrell Williams et Nile Rodgers), Meilleur album dance/electro et un prix technique pour le mastering[35].

Live[modifier | modifier le code]

Début 2006, le groupe a annoncé qu'il prévoyait un certain nombre de spectacles pour l'été. Le 29 avril 2006, Daft Punk donne son premier concert au Coachella Festival aux États-Unis avec des titres mixés par deux ou par trois. Ils y ont reçu un bon accueil du public pour leur première performance américaine depuis 1997[36]. Thomas Bangalter a alors déclaré qu'il y aurait un DVD live de leur récente performance[37]. Par la suite, il a souligné ses réticences pour cette réalisation, le duo estimant que les vidéos amateurs en ligne de leurs prestations étaient aussi bien que celles pouvant être réalisées de façon professionnelle[38]. Le 30 juin 2006, ils se produisent au festival des Eurockéennes de Belfort, sur la grande scène, à deux heures et demie du matin. Ils quittent les lieux une heure vingt plus tard, le pouce levé, à destination du public. Dans une interview accordée au Miami Herald, Guy-Manuel de Homem-Christo a déclaré que leur apparition du 11 novembre au Festival de musique de Bang était leur dernière représentation de 2006, mais qu'ils allaient organiser plusieurs autres spectacles à l'avenir[39]. Le groupe a plus tard précisé une date de représentation au Palais omnisports de Paris-Bercy pour juin 2007[40]. Ils ont aussi avancé des dates pour le RockNess Festival et le Wireless Festival en juin également[41],[42], en juillet pour le Oxegen Festival[43] et en août pour le Lollapalooza[44]. Daft Punk a ensuite annoncé une tournée mondiale appelée Alive 2007[40].

Daft Punk joue au Festival RockNess sur les bords du Loch Ness, en Écosse le 10 juin 2007, en ouverture dans un pavillon de toile dont la capacité atteint 10 000 personnes. Au grand mécontentement de la foule, le spectacle est retardé, mais l'arrivée du groupe calme l'assistance. En raison de la masse de spectateurs, certaines parties du pavillon sont retirées pour permettre à des milliers d'autres personnes de les voir depuis l'extérieur[45]. Le 16 juin 2007, Daft Punk ouvre la troisième journée de l'O2 Wireless Festival. The Times a décrit le set comme un « spectacle sensoriel mémorable, à la fois éblouissant et assourdissant »[46]. ThisisLondon a déclaré que c'était « un set d'euphorie electro acharnée presque sans faille »[47].

Concert à Bercy en 2007.
Le groupe en Californie, en 2007

Daft Punk ferme la scène 2 (de NME) au festival Oxegen le 8 juillet 2007. Leur set est précédé d'une projection de la bande-annonce de leur film Daft Punk's Electroma. Le magazine NME rapporte que leur performance était « robotique et spectaculaire »[48]. Shouthmouth la décrit comme « typiquement triomphante »[49]. Quatre jours plus tard, le duo joue au Traffic Torino Free Festival à Parco della Pellerina à Turin, en Italie[50]. Le duo est aussi l'attraction de la scène de AT&T le 3 août 2007, la première nuit du festival de Lollapalooza à Chicago. Ce concert leur vaut notamment les louanges de Pitchfork Media[51]. Le 9 août, ils jouent à KeySpan Park à Brooklyn, à New York. Daft Punk a par ailleurs composé la musique du défilé Louis Vuitton printemps/été 2008, qui s'est tenu le 7 octobre 2007[52]. Le 27 du même mois, ils participent au festival Vegoose à Las Vegas. Ils y apparaissent avec des groupes tels que Rage Against the Machine, Muse et Queens of the Stone Age[40]. À la fin du mois, Daft Punk a joué dans la ville de Mexico[53]. Le groupe a aussi joué le 2 novembre 2007 à l'Arena Monterrey à Monterrey au Mexique et à Guadalajara[54]. Modular Records annonce que le groupe apparaîtra en Australie en décembre 2007 pour un événement appelé Never Ever Land[55]. L'annonce a mis fin à des années de spéculation pendant lesquelles des rumeurs disaient que le groupe se rendrait en Australie pour y faire une série de performances live. Ils sont régulièrement assistés de Kavinsky et SebastiAn au cours de leurs prestations, les apparitions de ces derniers artistes ayant été annoncées comme des extensions de la tournée Alive 2007[40].

Une interview de Triple J avec Busy P révèle que l'apparition de Daft Punk à Sydney le 22 décembre sera la dernière pour 2007 et la dernière à inclure la pyramide lumineuse[56]. Les tickets pour la tournée australienne ne se sont jamais aussi vite vendus[57]. Le duo participe aussi à un webchat sur internet organisé par EMI, dans lequel Daft Punk déclare qu'il ne fera pas de tournée en 2008 et qu'il se concentrera plutôt sur de nouveaux projets[58]. Lors des Grammy Awards de 2008, Daft Punk fait son premier live à la télévision en accompagnant Kanye West pour interpréter Stronger le 10 février 2008, au Staples Center de Los Angeles[59]. Pour son apparition, il utilise des contrôleurs Lemur Input Device[60]. L'épouse de Thomas Bangalter, Élodie Bouchez, a assisté à l'événement[61].

Lors du final de la tournée américaine de Phoenix le 20 octobre 2010 au Madison Square Garden de New York, le groupe fait une apparition remarquée en fin de concert  : alors que Phoenix vient de terminer If I Ever Feel Better, Daft Punk apparait et réalise un duo surprise avec le groupe  : If I Ever Feel Better vs. Harder Better Faster Stronger/Around the World, suivi de Together/Human After All ; puis viennent les fameuses notes tirées de Rencontres du troisième type (Close Encounters of the Third Kind) qui annoncent une version spéciale de 1901 pour terminer le concert.

En janvier 2014, lors de la 56e cérémonie des Grammy Awards, Daft Punk se produit sur scène avec Nile Rodgers, Stevie Wonder, Pharrell Williams et d'autres musiciens dont certains avaient collaboré sur l'album Random Access Memories. Ils interprètent le titre Get Lucky en incluant des éléments mélodiques des musiques Freak Out de Chic et Another Star de Stevie Wonder.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie de Daft Punk.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Classement DJ Magazine[modifier | modifier le code]

Le magazine DJ Magazine effectue chaque année un classement « Top 100 DJs ». Voici la position qu'y prend le groupe.

Exploitation commerciale[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

DJ Hero[modifier | modifier le code]

Le groupe Daft Punk figure dans le jeu vidéo d'Activision DJ Hero, sorti en France le 29 octobre 2009[71], version « platines » de la licence Guitar Hero. Tout comme Metallica pour la version Guitar Hero, les musiciens de Daft Punk sont jouables et modélisés en 3D derrière leurs platines. La bande son possède plusieurs titres des deux androïdes dont voici la liste  :

  • Beastie BoysLee Majors Come Again vs. Daft Punk – Da Funk (produit et mixé par Cut Chemist)
  • Daft Punk - Around The World vs. Young MC - Bust A Move
  • Daft Punk - Da Funk vs. N.A.S.A. - Strange Enough ft. Karen O, ODB & Fatlip
  • Daft Punk - Megamix 1 (Technologic vs. Television Rules the Nation vs. Around the World)
  • Daft Punk - Megamix 2 (Robot Rock vs. Da Funk vs. Short Circuit)
  • Daft Punk - Robot Rock vs. Hashim - Al Naafiysh (The Soul) (produit et mixé par The Scratch Perverts)
  • Daft Punk - Robot Rock vs. Queen - We Will Rock You
  • Daft Punk - Short Circuit vs. Boogie Down Productions - Jack Of Spades
  • Daft Punk - Technologic vs. Gary Numan - Cars
  • Daft Punk - Television Rules the Nation vs. No Doubt - Hella Good
  • Queen – Another One Bites The Dust vs. Daft Punk – Da Funk

Activision utilise les robots durant la promotion du jeu : le jour de l'annonce de leur collaboration, une vidéo fut mise en ligne montrant les avatars 3D de Daft Punk interpréter une version raccourcie de We Will Robot Rock You devant une foule en délire[72],[73] ; puis un spot publicitaire pour la version Xbox 360 fut diffusé sur plusieurs chaînes de télévision aux alentours de sa sortie : reprenant les images du précédent trailer (mais sur le thème Megamix 1), l'image recule progressivement jusqu'à ce qu'on s'aperçoive qu'elle est reflétée sur leurs casques[74],[75]. L'éditeur est d'autant plus fier qu'il s'agit de la première collaboration du groupe dans un jeu vidéo, argument qu'il met en avant.

En revanche, ils ne sont pas présents dans DJ Hero 2, contrairement à Deadmau5 qui est le fer de lance de cet opus, à l'instar du groupe français pour le premier jeu. Un remix de Human After All par les DJ de FreeStyleGames y est néanmoins jouable.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Et puisqu'on parle de Wikipédia, si vous pouviez préciser que nous ne sommes absolument pas de Versailles… », Thomas Bangalter dans Télérama.
  2. Fiche de Darlin' sur Discogs.com.
  3. Rencontre de Daft Punk
  4. Scan de l'article du Melody Maker
  5. Gaenic 2002, p. 37
  6. (en) Sean Cooper, « Daft Punk - biography », sur Allmusic
  7. Gaenic 2002, p. 11
  8. rfimusique.com - Biographie - Daft Punk, consulté en juillet 2007.
  9. Gaenic 2002, p. 13
  10. Gaenic 2002, p. 35-36
  11. Gaenic 2002, p. 21-22
  12. Samples| Samples
  13. Les Inrockuptibles, mars 2005
  14. eBay - EMI Music Daft Punk 1987 Ferrari 412 from Electroma
  15. Directors' Fortnight | Daft Punk’s Electroma
  16. 20minutes.fr : Coldplay, Daft Punk, Adele, Robert Plant: les élus des Grammy Awards
  17. - La BO de Tron 2.0 par Daft Punk
  18. MCM - Daft Punk composent pour une célèbre souris
  19. « Les Daft Punk dans Tron 2 »
  20. a et b (en) « Slashfilm: Daft Punk’s Tron : L'Héritage Soundtrack to be Released November 23, Will Not Perform at Comic-Con »
  21. (en) Daft Punk to Tour Behind Tron ?, 23 juillet 2009
  22. « Écoutez le premier morceau de Daft Punk pour Tron 2 ! »,‎ 30 juillet 2009
  23. Le clip Derezzed
  24. (en) Daft Punk : "Tron : Legacy"
  25. Tron Evolution : les Daft Punk confirmés jeuxactu.com
  26. (fr) « Nominations ou promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres juillet 2010 », sur culture.gouv.fr, consulté le 4 mars 2011
  27. (en)« No End To The Hype: Daft Punk’s 4th LP »
  28. Daft Punk signe chez Columbia pour un nouvel album, Le Nouvel Observateur, 28 janvier 2013.
  29. (en)« Daft Punk Teases New Music in Mysterious Trailer During 'SNL' »
  30. Daft Punk, retour en 15 secondes, Joseph Ghosn, Le Nouvel Observateur, 4 mars 2013.
  31. (en)Daft Punk's New Album is Called Random Access Memories, Out May 21, Listed on iTunes, Amy Phillips and Evan Minsker, Pitchfork Media, 23 mars 2013.
  32. (en)Daft Punk preview new track Get Lucky at Coachella Festival, Caroline Westbrook, Metro, 13 avril 2013.
  33. Daft Punk lance son album au bout du bush australien, Marie Ottavi, Libération, 10 avril 2013
  34. Daft Punk : le single "Get lucky" enfin envoyé aux radios, Boris Tampigny, Metro, 19 avril 2013.
  35. Emmanuelle Jardonnet, « Grammy Awards : le sacre de Daft Punk », sur lemonde.fr,‎ 27 janvier 2014 (consulté le 27 janvier 2014)
  36. (en) Merry Swankster, « Coachella Spotlight Review: Daft Punk - 4.29.2006 », sur merryswankster.com,‎ 5 mai 2006 (consulté le 25 février 2006)
  37. « Interview sur French Touch Forum » (consulté le 7 mars 2007)
  38. (en) Spencer Patterson, « Las Vegas Weekly: Chatting with a robot », sur lasvegasweekly.com,‎ 25 octobre 2007 (consulté le 26 octobre 2007)
  39. (en) Michael Hamersly, « Ask the DJ » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), The Miami Herald, 10 Novembre 2006. Consulté le 6 Mars 2007
  40. a, b, c et d « MySpace officiel du groupe » (consulté le 31 août 2007)
  41. (en) « Rockness '07 » (consulté le 28 février 2007)
  42. (en) « Wireless Festival '07 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 16 juin 2007
  43. (en) « Oxegen '07 » (consulté le 24 février 2007)
  44. (en) « Lolla '07 » (consulté le 12 avril 2007)
  45. « Clash Magazine Rock Ness Review » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Décembre 2008, sur clashmagazine.com. Consulté le 17 juin 2007
  46. (en) « Wireless Festival review », sur Times Online (consulté le 6 juillet 2007)
  47. (en) « O2 Wireless Festival London 2007 review », sur ThisisLondon.co.uk (consulté le 6 juillet 2007)
  48. (en) « Daft Punk close Oxegen with robotic spectacular », sur NME.com (consulté le 12 juillet 2007)
  49. (en) « Daft Punk Closes Out Oxegen Festival », sur shoutmouth.com (consulté le 12 juillet 2007)
  50. « Daft Punk at Traffic Torino Free Festival » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Décembre 2008, sur trafficfestival.com. Consulté le 13 juillet 2007
  51. (en) Scott Plagenhoef, « Lollapalooza Report Friday », sur PitchforkMedia.com (consulté le 7 août 2007)
  52. (en) « Louis Vuitton Fashion Show » (consulté le 9 octobre 2007)
  53. (es) « Révision: Daft Punk Ciudad de México », sur vivirmexico.com (consulté le 6 novembre 2007)
  54. (en) « Daft Punk Monterrey Weekend: Part One », sur URB.com (consulté le 6 novembre 2007)
  55. (en) « Daft Punk ARE coming to Australia », sur inthemix.com.au (consulté le 30 août 2007)
  56. (en) « Daft Punk to Play Last Shows in Australia », sur abc.net.au (consulté le 19 octobre 2007)
  57. (en) « Zan Rowe Interviews Busy P on Triple j », sur triplej.net.au (consulté le 30 septembre 2007)
  58. (en) « "Technology cannot be trusted" », sur thedaftclub.com (consulté le 2 avril 2008)
  59. (en) « Daft Punk Make Surprise Grammy Appearance with Kanye West », sur NME.com (consulté le 10 février 2008)
  60. (en) « Daft Punk rock the Grammy Awards with 4 Lemurs », sur jazzmutant.com (consulté le 18 mars 20)
  61. (en) « Élodie Bouchez Arrives to the 50th Annual Grammy Awards », sur variety.com (consulté le 12 février 2007)
  62. « Top 100 DJs », DJ Mag.com Ltd (consulté le 27 octobre 2013)
  63. « Top 100 DJs », DJ Mag.com Ltd (consulté le 27 octobre 2013)
  64. « Top 100 DJs », DJ Mag.com Ltd (consulté le 27 octobre 2013)
  65. « Top 100 DJs », DJ Mag.com Ltd (consulté le 27 octobre 2013)
  66. « Top 100 DJs », DJ Mag.com Ltd (consulté le 27 octobre 2013)
  67. « TOP 100 DJ MAG 2012 », sur radiofg.com,‎ 13 mars 2013 (consulté le 4 avril 2013) : « et les indéboulonnables Daft Punk figure à la 44e place »
  68. « Top 100 DJs », DJ Mag.com Ltd (consulté le 27 octobre 2013)
  69. « Top 100 DJs », DJ Mag.com Ltd (consulté le 27 octobre 2013)
  70. http://lareclame.fr/67546+musique+audi+quattro
  71. Jeuxvideo.fr
  72. Site officiel de DJ Hero (14-09-2009)
  73. Vidéo YouTube du trailer
  74. Jeu Xbox
  75. Vidéo sur le page YouTube officielle du jeu

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tony Gaenic, Daft Punk de A à Z, l'Étudiant, coll. « les guides MusicBook »,‎ 2002, 115 p. (ISBN 978-2843430886)
  • Violaine Schütz, Daft Punk, l'histoire d'un succès planétaire, Scali,‎ 2008 (ISBN 2350122360)
  • Stéphane Jourdain, French Touch, le Castor Astral, coll. « Castormusic »,‎ 2005, 190 p. (ISBN 2-85920-609-4)
  • Peter Shapiro (trad. Pauline Bruchet), Modulations : une histoire de la musique électronique [« Modulations: a history of electronic music »], éditions Allia,‎ 2004, 340 p. (ISBN 9782844851475)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]