Afrika Bambaataa

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Afrika Bambaataa

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Afrika Bambaataa à Tokyo en 2004 avec DJ Yutaka

Informations générales
Surnom Afrika Bambaataa
Nom de naissance inconnu
Naissance avril 1957
Manhattan, New York Drapeau des États-Unis
Activité principale DJ, producteur, activiste
Genre musical Hip-hop, Soul, Funk, électro, Rock, soca et salsa
Années actives De 1972 à aujourd'hui
Labels Tommy Boy Records
EMI
Winley Records
Capitol Records
DMC Records
Planet Rock Music

Afrika Bambaataa est un DJ américain, l'un des créateurs de la musique hip-hop[1] et le fondateur de la Zulu Nation[2]. Il refuse de révéler au public son nom véritable ainsi que sa date de naissance exacte. On sait qu'il est né à Manhattan, vraisemblablement en avril 1957, de parents originaires des Barbades et de la Jamaïque[3]. Selon certaines biographies, le nom de naissance d'Afrika Bambaataa serait Kevin Donovan. En réalité, ce dernier est un autre homme : le leader du groupe Harlem Underground Band[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Prologue[modifier | modifier le code]

Les pères fondateurs de la musique hip-hop sont Kool Herc, Grandmaster Flash et Afrika Bambaataa. Ce dernier est sans nul doute le plus mystérieux des trois. Il refuse de dévoiler son passé et reste discret sur le déroulement actuel de sa vie. Cette volonté accentue le flou autour d’un destin hors du commun. Bambaataa Kahim Aasmin fut un leader du gang des Black Spades, devint l'instigateur de l'art du Djing avant de se réinventer comme un missionnaire contre la violence en fondant la Zulu Nation[5]. On reviendra tout d'abord sur sa jeunesse dans le Bronx, puis on envisagera successivement son passé de gangster, sa vie de Dj, et pour finir sa volonté de diffuser la paix via son organisation. Retour sur la vie et sur l'œuvre de l'homme aux mille visages.

Une époque, un homme[modifier | modifier le code]

Le contexte socio-économique lors de la jeunesse d’Afrika Bambaattaa[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, dans les quartiers populaires de New York, parler d’avenir relevait du pessimisme. La situation des classes pauvres afro-américaines, hispano-américaines, juives et irlandaises était calamiteuse[6].

La presque île de Manhattan fut après la Seconde Guerre mondiale, le théâtre d’importants projets de rénovation urbaine. Délogés de leur habitation, ces minorités précaires se sont alors installées dans des logements sociaux situés à Brooklyn ou dans le Bronx[7].

Localisation géographique des arrondissements de Brooklyn et du Bronx dans la ville de New-York.

En parallèle, 40% du secteur industriel disparaissait[8]. Ce qui engendra une montée du chômage, de la délinquance, de la criminalité et de l’insécurité. Face à l’afflux massif des Noirs et des Hispaniques, certains Blancs formèrent des gangs. En réponse, une partie des nouveaux arrivants se mit à son tour à constituer des gangs de rue. Très rapidement, ces bandes organisées prendront une importance économique et sociale dramatique[7].

Le Bronx était en état de putréfaction. Chaque barre d’immeuble était contrôlée par un gang défendant son territoire afin de fournir une masse d’héroïnomane grossissante. Les affrontements armés entre ces différentes cliques faisaient de nombreux blessés et victimes. De plus, Matin Luther King et Malcom X, les leaders emblématiques de la lutte pour les droits civiques, avait été assassinés à la fin des années 1960. La communauté noire recherchait une voix : après un sombre passé comme « seigneur de la guerre » Afrika Bambaattaa va finir par hurler[6].

La naissance et la jeunesse d’Afrika Bambaataa[modifier | modifier le code]

Date de naissance[modifier | modifier le code]
  • Selon certains écrits et articles biographiques [9],[10],[11], il serait né en avril 1960.

Cette estimation semble fausse dans la mesure ou elle ne concorde pas avec le parcours de Bambaattaa[12],[13]. Si il était né en 1960, il aurait été membre des Black Spades à l'âge de neuf ans et en serait devenu un leader avant ses dix ans. L'année 1957 est donc plus plausible. Théorie confirmée par le fait que Bambaataa a célébré lors de jeunesse des fêtes d'anniversaire communes avec son ami Kool Herc à la période de la mi-avril. La date de naissance de Herc est, contrairement à la sienne, certaine.

Lieu de naissance[modifier | modifier le code]
  • Akrika Bambaataa est né dans l’arrondissement de Manhattan dans la ville de New York de l’Etat éponyme[14].
Nom de naissance[modifier | modifier le code]
  • Le mystère reste entier pour son nom véritable. Certaines biographies attribuent à Afrika Bambaataa le nom de Kevin Donovan. Vraisemblablement, cette dénomination est inexacte [15]. Kevin Donovan est une tout autre personne, un membre du Harlem Underground Band, groupe du label de Paul Winley (le premier producteur de Bambaataa).

D'ailleurs, le nom de Kevin Donovan apparaît en tant qu' "arrangeur" dans le premier disque de Bambaataa and Comic Force, "Zulu Nation Throwdown, Vol.1"

L’origine du pseudonyme[modifier | modifier le code]
  • C'est le film Shaka Zulu (1964) qui lui a inspiré son pseudonyme. Cette fiction relate la bataille de Rorke's Drift au Natal en Afrique du Sud en 1879 entre l'armée britannique et une tribu Zulu dirigé par un chef répondant au nom d'Afrika Bambaataa. Fasciné par la détermination et le courage du clan face à l'armée coloniale anglaise, notre homme décide de prendre le nom de leur dirigeant comme pseudonyme [16].
Son quartier[modifier | modifier le code]
  • Il a grandi et fut élevé par une mère infirmière dans le Bronx-Est, plus exactement dans l'une des tours des Bronx River Projects à proximité des James Monroe Houses, un autre grand ensemble[17].
Quartier de Soundview dans l'arrondissement du Bronx en 2008 : un aperçu du décor où grandit Afrika Bambaataa dans les années 1960 et 1970.
Son milieu familial[modifier | modifier le code]
  • Une partie de sa famille était des ardents militants et défenseurs de la cause noire. Certains d'entre eux étaient membres des Black Muslims. Bambaataa Bunchinji, l'oncle d'Afrika, était quant à lui un nationaliste noir engagé[18]. Ainsi, Bambaataa a dès son plus jeune âge été influencé par des idéologies politiques différentes mais toutes accées sur la recherche de la liberté des Noirs américains.

Un homme, mille visages[modifier | modifier le code]

Le visage du gangster[modifier | modifier le code]

En 1969, Afrika Bambatta a 12 ans. Les rues de Bronx River sont infestées par la criminalité et la délinquance. Par choix ou bien par nécessité, Bambatta intégra le gang P.O.W.E.R (« People’s Organization for War and Energetic Revolutionaries). Il quitta ce dernier pour rejoindre celui des Blacks Spades (Les Piques Noires) [19]. Son charisme et son don pour la parlote lui ont permis de se faire connaître et de devenir rapidement influent au sein de son gang mais aussi auprès d’autres groupes limitrophes. Bambaataa devient donc un « seigneur de la guerre » chargé d’augmenter l’influence des Blacks Spades. A de nombreuses reprises, il poussa alors son clan à affronter les autres bandes rivales dans ce but. Bien évidemment, il est très difficile de connaître la nature des infractions et le degré d’implication qu’aurait eu Bambaataa lorsqu’il était membre de cette bande organisée. Par contre il est possible de constater que les Spades devinrent lors de cette période l’organisation criminelle noire la plus étendue du Bronx[20]. Mais à l’occasion de rixes particulièrement violentes, Afrika commença à se remettre en question.

Le visage du Dj[modifier | modifier le code]

En 1971, une trêve fut signée entre les différents gangs du quartier de South Bronx, lieu et place des Spades. Cette « paix » fit prendre conscience à Bambaataa qu’il pouvait lui aussi, grâce à son sens de la communication et son aisance verbale, concilier les membres des différents gangs pour apporter à son quartier sérénité et quiétude[21]. Le mouvement crée par Kool Herc (l’inventeur du break) lui donna le moyen de parvenir à ses fins. Ainsi, il débuta comme Dj en organisant des block parties (des fêtes de quartier) dans un centre social. Voici comment Bambaataa décrit cet épisode de sa vie : « Quand je suis devenu Dj, j’avais déjà une armée avec moi, donc je savais que mes soirées allaient être noires de monde. » Et ce fut précisément le cas. Les fêtes de Bam polarisèrent une grande partie de la jeunesse pauvre du Bronx. Il arrivait même que des membres de gang ennemis se retrouvent côte à côte lors de ces évènements. Des beats cadencés, les figures des b-boys et des b-girls (les danseurs de break dance), une épaisse fumée planant dans l’air, de l’alcool, des gros lascars armés et des filles, voilà à quoi ressemblait ces rassemblements dans le modeste centre social du quartier d’Afrika. La musique hip hop naîtra et se diffusera grâce, en partie, à ces cérémonies [22]. La même année, Afrika Bambaataa fonda la Bronx River Organization. Cette dernière était destinée à se substituer au gang des Spades. Bam a propos des cette organisation : « Ceci est une organisation. Nous ne sommes pas un gang. Nous sommes une famille. Ne cherchez pas les emmerdes. Laissez les emmerdes venir à vous, et là battez vous comme des beaux diables. » Avant même la décadence des gangs de rue à partir des années 1975, Afrika fut le premier à tenter de proposer au jeunes pauvres une alternative à la vie ultra violente des bandes organisées[23]. En effet, L’Organisation servait essentiellement à préparer les soirées et les rassemblements. L’idée de Bambaattaa était d’occuper la jeunesse du Bronx et des environs à des activités artistiques dans un cadre communautaire. Peu importe d’où les jeunes venaient, peu importe qu’ils appartiennent à tel ou tel gang, ce qui comptait, c’était de danser sur des beats bien lourds.

Le visage de créateur de la musique hip hop[modifier | modifier le code]

Entre 1971 et 1975, entre ses 14 et 18 ans, Afrika Bambaattaa s’imposa comme le Dj le plus influent du South Bronx. Suivant le sillon creusé par le Dj Kool Herc, ses set-lists, ses « mixs », empruntaient à la fois à la salsa, au rock, à la soca mais surtout à la soul et au funk. C’est la diversité du répertoire musicale de Bambaataa qui permit au courant hip hop naissant de déployer ses ailes et de prendre son envol au dessus des quartiers pauvres de New York[16]. Les mixs du DJ enrichirent considérablement la break music et finiront même par la transcender. Il faut bien comprendre que c’est Bam qui a popularisé ce nouveau genre musical. Fort de ses nombreux contacts auprès des membres des autres gangs de New York, il a engendré ce qu’on appellera plus tard, le mouvement hip hop. Le chef d’œuvre d’Afrika, Planet Rock en 1982 eu un succès retentissant. Ce morceau marie des samples des morceaux Trans-Europe Express et Numbers de Kraftwerk. Sa tournée au début des années 1980 a permis de diffuser le hip-hop en Europe et donc de transformer ce mouvement new-yorkais en un mouvement mondial.

Un visage en deuil[modifier | modifier le code]

Le 6 janvier 1975 le cousin d’Afrika, Soulki, fut tué à la suite d’une fusillade avec les forces de l’ordre. Cet événement traumatisa le jeune homme et conditionna le reste de son existence. Il quitta le gang des Blacks Spades et partit en voyage à travers l’Europe et l’Afrique[24].

Le visage de la paix[modifier | modifier le code]

Durant l’année 1975 des épisodes exécrables ont marqué l’Histoire du Bronx. Suite à des interventions policières sanglantes, des émeutes éclatèrent et des attaques envers les forces de l’ordre survinrent. Choqué par la mort de son cousin, bouleversé par ses voyages et scandalisé par la situation dans laquelle se trouve son quartier, Bambaataa était bien décidé à transformer l’Organization. Il voulait en faire un groupe axé sur le mouvement hip hop et prônant la non violence. « Mon but était d’essayer de faire rentrer autant de gens que possible dans l’Organisation pour faire cesser la violence. Alors j’ai fait le tour des différents secteurs, en disant aux gens de se joindre à nous et de cesser la bagarre » déclara Afrika[25]. Il fonda alors la Zulu Nation. Très vite, cette dernière modifia le visage de Bronx et de ses environs. Contrairement à l’époque de l’Organization, le message de la Zulu Nation était clair : elle affirmait explicitement combattre les gangs. Grâce aux soirées et aux Maîtres de Cérémonie (les MC), grâce à la break music, à la break dance et au graffiti, grâce au Hip-Hop, elle se targuait de pacifier les quartiers en apportant sécurité et unité. Afrika s'appuya aussi sur la religion, plus exactement sur l'idéologie de la Nation of Islam, pour rassembler la communauté Noire autour de son projet. Pendant un certain temps, la Zulu Nation a réussi son pari. Elle arriva a désintéresser sérieusement des jeunes et des délinquants de la vie des gangs de rue. On peut dire qu’elle a participé activement au processus de déliquescence des organisations criminelles. C’est à partir de cette époque que le Hip-Hop est devenu plus qu’un mouvement artistique, c’est à partir de ce moment que le hip hop est devenu un choix d’existence. Adhérer à la Zulu Nation, c’était devenir quelqu’un, c’était être respecté pour ça. Le Bronx, « ce n’était plus l’endroit ou t’avais les vestes à la Hell’s Angel et où tu roulais des mécaniques dans des fringues aussi crado que possible rien que pour montrer que t’étais un hors-la-loi et que t’étais capable d’être l’enfoiré le plus dégueulasse de la zone » expliqua Afrika Bambaataa[26]. Pour cristalliser l'idéologie du groupe, un slogan devenu célèbre apparu : « Paix, amour, unité et éclate ».

Le visage du rédacteur[modifier | modifier le code]

« -1-La Zulu Nation n'est pas un gang. C'est une organisation d'individus à la recherche de succès, de la paix, de la connaissance, de la sagesse, de la compréhension et d'une manière de vie droite.

2- Les membres Zulus doivent chercher des façons de survivre positivement dans la société. Les activités négatives sont des actions qui relèvent du coté injuste des choses. La nature animale est une nature négative. [...]

5- Les Zulus ne devraient pas être associés à n'importe quelle organisation dont les fondations sont basées sur la négativité.

6- Les Zulus sont supposés être en paix avec eux-mêmes et les autres et ce, à n'importe quel moment.

7- Les Zulus ont appris à s'imposer dans leur croyance et croient en les lois du prophète Muwsa (Moïse). Œil pour œil et dent pour dent. [...]

14- Les Zulus doivent mener un style pacifique et travailler pour rester droit.

15- Les Zulus doivent chercher la connaissance de soi afin de s'élever au milieu de la jungle urbaine. [...]

20- L'anniversaire de la Zulu Nation est le 12 novembre. C'est une date officielle qui peut être célébrée durant la même semaine, le vendredi et le samedi, une fois le douze venu. »

Extrait des 20 préceptes de la Zulu Nation[2]

Au début des années 1980, après une période de déclin, la logique hors-la-loi et ses gangs réapparurent dans les rues du Bronx. Afrika se devait de donner un nouveau souffle à la Zulu Nation afin de ne pas revenir 10 ans en arrière. « Il fallait qu’on trouve quelque chose pour rétablir l’ordre. Alors, je me suis mis à réfléchir, et tout m’est revenu, toutes les leçons que j’avais comprises, les expériences que j’avais vécues. J’ai commencé à me poser pour écrire sérieusement des trucs que j’avais en tête. D’autres personnes se sont mises à dire : « Mais moi aussi, je pense ça ». Et à partir de là, j’ai commencé à emprunter des idées à tout le monde pour inventer nos propres leçons. Et ça a commencé à prendre, et les gens se sont mis à se contrôler davantage» [27]. C’est ainsi qu'Afrika Bambaattaa relate la manière dont il a rédigé les leçons, les « Infinity Lessons ». Ces dernières constituaient, et forment encore aujourd’hui, un véritable code composé de règles de conduite pour l’individu et pour la collectivité.

Conclusion[modifier | modifier le code]

Dire que le hip-hop tire ses origines du Bronx est un résumé trop lapidaire. En réalité, le mouvement Hip-Hop est véritablement né grâce aux block parties organisées par Afrika Bambaataa. Par ses talents de Dj, par son sens du contact et du partage, par son combat contre la logique belliqueuse des gangs, il sut rassembler une jeunesse aux appartenances diverses autour d'un foyer commun : le Hip-Hop. Ensuite, en fondant la Zulu Nation, il a fait des MC, des Dj, des graffeurs, des b-boys et des b-girls une seule et même famille unies face à l'adversité. De ses qualités de rassembleur, Jay McGluery, un ami de Bam, en témoigne : "Il y avait énormément de gangs, et il connaissait au moins cinq membres de chacun d'entre eux. À chaque fois qu'il avait un conflit, il essayait d'arranger le coup. La communication c'était son truc" (propos recueillis par le journaliste Steven Harger)[21]. D'un nouveau genre musical balbutiant, Bambaataa a réussi a en faire un mouvement mondial.

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Année Album Label
1983 Death Mix Winley Records
1985 Sun City EMI
1986 Planet Rock: The Album Tommy Boy Records
Beware (The Funk Is Everywhere) Tommy Boy Records
1987 Death Mix Throwdown Blatant
1988 The Light EMI America Records
1991 The Decade of Darkness 1990-2000 EMI America Records
1992 Don't Stop... Planet Rock (The Remix EP) Tommy Boy Records
1996 Jazzin (Khayan album) ZYX Music
Lost Generation Hottie
Warlocks and Witches, Computer Chips, Microchips and You Profile Records
1997 Zulu Groove (Compilation) Hudson Vandham
1999 Electro Funk Breakdown DMC
Return to Planet Rock Berger Music
2000 Hydraulic Funk Strictly Hype
Theme of the United Nations w/ DJ Yutaka Avex Trax
2001 Electro Funk Breakdown (Compilation) DMX
Looking for the Perfect Beat: 1980-1985 (Compilation) Tommy Boy Records
2004 Dark Matter Moving at the Speed of Light Tommy Boy Records
2005 Metal Tommy Boy Records
Metal Remixes Tommy Boy Records
2006 Death Mix "2" Winley Records

Singles[modifier | modifier le code]

Année Titre Label
1981 "Zulu Nation Throwdown" Winley Records
"Jazzy Sensation" Tommy Boy Records
1982 "Planet Rock" Tommy Boy Records
"Looking for the Perfect Beat" Tommy Boy Records
1983 "Renegades of Funk" Tommy Boy Records
"Wildstyle" Celluloïd Records
1984 "Unity" (with James Brown) Tommy Boy Records
"World Destruction" (with John Lydon) Atlantic Records
1986 "Bambaataa's Theme" Tommy Boy Records
1988 "Reckless" (with UB40) EMI
1990 "Just Get Up And Dance" EMI
1993 "Zulu War Chant" Profile Records
"What's the Name of this Nation?...Zulu" Profile Records
"Feeling Irie" DFC
1994 "Pupunanny" DFC
"Feel the Vibe" (with Khayan) DFC
1998 "Agharta - The City of Shamballa" (with WestBam) Low Spirit Recordings

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.rollingstone.com/music/artists/afrika-bambaataa/biography
  2. a et b http://www.theatresendracenie.com/educ_09_10/DP/DPhiphop.pdf
  3. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop (page 120)
  4. "Can't Stop Won't Stop">Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (Page 20)
  5. (en) H. Samy Alim, Roc the Mic Right. The Language of Hip Hop Culture, Routledge,‎ 2006, p. 26
  6. a et b http://thinktankdifferent.com/upload/publications/note/Note-RAP-S-E-Yahia.pdf (page 3)
  7. a et b http://www.urban-culture.fr/documentation/la-culture-hip-hop-a-la-rencontre-des-.pdf (page 15)
  8. "Can't Stop Won't Stop">Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (Page 24)
  9. Encyclopédie Universalis|http://www.universalis.fr/encyclopedie/afrika-bambaataa/
  10. http://www.answers.com/topic/afrika-bambaataa
  11. http://www.yasni.info/ext.php?url=http%3A%2F%2Fwww.musicianguide.com%2Fbiographies%2F1608003620%2FAfrika-Bambaataa.html&name=Gary+Jardim&showads=1&lc=fr-fr&lg=fr&rg=us&rip=fr
  12. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop (page 121)
  13. Steven Harger. "Afrika Bambaataa's Hip Hop", Village Voice
  14. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (page 121)
  15. Steven Harger "Afrika Bambaataa's Hip Hop", Village Voice.
  16. a et b http://www.theatresendracenie.com/educ_09_10/DP/DPhiphop.pdf. (Page 4)
  17. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (page 123)
  18. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (page 124)
  19. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop (page 127)
  20. http://www.urban-culture.fr/documentation/la-culture-hip-hop-a-la-rencontre-des-.pdf (page 18)
  21. a et b Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (page 128)
  22. name=http://thinktankdifferent.com/upload/publications/note/Note-RAP-S-E-Yahia.pdf (page 3)
  23. http://www.urban-culture.fr/documentation/la-culture-hip-hop-a-la-rencontre-des-.pdf
  24. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (page 130)
  25. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (pages 131 et 132)
  26. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (page 134)
  27. Can't Stop Won't Stop : Une histoire de la génération hip-hop. (page 140)