Gendarmerie royale marocaine

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À l'indépendance du Maroc, la gendarmerie royale marocaine fut créée par le décret-loi (Dahir) du 29 avril 1957 et prit la relève de la légion de gendarmerie française du Maroc.

Le décret-loi reprend très largement le décret organique français du 20 mai 1903 et prolonge ainsi l'organisation, les principes d'action et les missions de l'ex-légion dissoute.

Depuis octobre 1999, la gendarmerie royale est membre de l'association des polices à statut militaire (FIEP).

Historique[modifier | modifier le code]

Avant 1900, le pouvoir de la police se confondait avec le pouvoir administratif. il n'existait à ce moment-là aucun corps constitué de police.

Par décret du 25/4/1927, la force publique est transformée en légion de gendarmerie à compter du 1/1/1928. En 1956, la gendarmerie dont les actions étaient encore peu axées sur la mission de la police judiciaire qui est depuis, devenue la mission essentielle comprenait :

  • Cinq compagnies qui sont devenues les Régions de la Gendarmerie Royale
  • Quinze sections qui sont devenues les compagnies de la Gendarmerie Royale
  • Cent trois brigades.

Gendarmerie mobile : Trois escadrons

  • Fés →procos
  • Casablanca →centre ville, près du commissariat
  • Rabat →pagnard

Personnel : 1500 personnes.

L'institution[modifier | modifier le code]

"La Gendarmerie Royale est une force publique chargée de veiller à la sûreté publique et d'assurer le maintien de l'ordre et l'exécution des lois." Telles sont la définition, la compétence et la mission générale que donne à cette institution son texte législatif de création, le Dahir 1-57-079 du 29 avril 1957. Les contours de cette définition et les modalités d'exécution sont explicités dans le Dahir 1-57-280 du 14 janvier 1958 qui est consacré au service de la Gendarmerie Royale. Ainsi, la gendarmerie Royale a le privilège d'exercer toute son activité dans un cadre juridique bien défini par des textes législatifs.

C'est une force statutairement militaire.

"La gendarmerie Royale fait partie intégrante des Forces Armées Royales". Ainsi, "les dispositions générales des lois et règlements militaires lui sont applicables, sauf modifications et exceptions motivées par la spécialité de son organisation et de son service.

" Elle est composée de militaires de carrière, de sous-officiers et d'officiers. Elle est militaire dans son organisation hiérarchique, dans ses moyens, dans son administration et dans sa forme de commandement.

Avant d'être un soldat de la loi, le gendarme est un soldat tout court. Tout en lui imposant des sujétions telles que le caractère apolitique et la disponibilité permanente, son statut militaire protège le militaire contre les déviations et contre une utilisation abusive de la part des autorités civiles d'emploi et lui confère fièreté et prestige.

Cependant, tout en étant militaire à part entière, au sein des forces armées, la Gendarmerie Royale n'est pas une armée comme les autres en raison du caractère mixte de son service à la fois militaire et civil.


Ministère de rattachement[modifier | modifier le code]

La gendarmerie royale marocaine fait partie intégrante des Forces armées royales (FAR).

Elle est rattachée pour emploi au roi du Maroc, chef suprême et chef de l'état-major général des forces armées royales et pour administration et gestion au secrétariat général pour l'administration de la défense nationale qui reçoit délégation du Premier ministre. Elle a assure d'ailleurs la sécurité du souverain.

Elle relève également :

  • du ministère de la Justice pour l'exercice de la police judiciaire ;
  • du ministère de l'Intérieur pour l'exercice de la police administrative[1].

Structures[modifier | modifier le code]

Missions[modifier | modifier le code]

Les principes d'action sur le service de la gendarmerie royale marocaine sont contenus dans le Dahir du Dahir du 14 janvier 1958[2].

L’une des caractéristiques principales, qui est d’ailleurs, propre à presque toutes les gendarmeries, consiste dans le paradoxe apparent entre la nature militaire de l’institution et son activité essentiellement civile.

Cette situation a pour corollaire une multiple dépendance quant à son emploi :

" En vue d’assurer l’exécution des missions qui lui incombent et celles des lois et règlements qu’elle est chargée de faire appliquer, la Gendarmerie Royale relève également des ministres :

De la Justice pour l’exercice de la police judiciaire, De l’Intérieur pour l’exercice de la police administrative. Cette armée de l’intérieur est un service public dont la mission s’étend avec la notion de l’ordre public. Ainsi, par sa vocation interministérielle, exerçant ses activités sur l’ensemble du territoire elle se trouve profondément intégrée à la vie nationale.

Parmi les missions fort nombreuses de la Gendarmerie Royale, les textes mettent particulièrement l’accent sur les missions de police :

Le service de la Gendarmerie a essentiellement pour objet  :

  • Assurer l’action directe de la police : Administrative, judiciaire et militaire
  • Prêter aux autorités qualifiées les concours prévus par le présent dahir ou par des textes particuliers… " art. 7 du Dahir 1-57-280 du 14/1/58.

Chef[modifier | modifier le code]

Au lendemain de l'indépendance du Maroc, Hosni Benslimane rejoint les forces armées royales (promotion Mohammed V) après une formation accélérée de neuf mois à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr. Il est nommé commandant de la « Compagnie mobile d'intervention » (CMI) en 1965, cette année a été marquée par les fameuses émeutes de Casablanca et le soulèvement de l'opposant Mehdi Benbarka à Paris. En 1967, il est nommé directeur général de la Sûreté nationale avant d'occuper le poste de gouverneur, entre 1971 et 1972, de Tanger et Kénitra. Au lendemain du coup d'État manqué des aviateurs contre le roi Hassan II en 1972, il est promu commandant de la Gendarmerie royale marocaine, poste qu'il occupe à ce jour.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Revues trimestrielles de la gendarmerie royales marocaine
  2. Dahir du 14 janvier 1958